★ À maîtriser
📌 La microscopie optique et la microscopie électronique décrivent la morphologie, l’histochimie et l’histo-enzymologie localisent des constituants ou activités biochimiques, et l’immunohistologie, l’hybridation in situ et l’autoradiographie réalisent des analyses moléculaires in situ.
📌 La microscopie électronique à transmission visualise l’intérieur d’une couche de cellules, tandis que la microscopie électronique à balayage révèle les reliefs de surface.
Compléments
La taille moyenne des cellules est d’environ 5 à 20 μm, ce qui les rend invisibles à l’œil nu.
En microscopie optique, les coupes obtenues au microtome mesurent 2 à 10 μm et l’inclusion se fait généralement dans de la paraffine fondue chauffée à 56°C.
Fixer, inclure, couper, colorer, monter : le parcours d’une coupe en microscopie optique.
★ À maîtriser
Les épithéliums ne sont pas vascularisés et peuvent assurer la protection, l’absorption, l’excrétion ou le transport et le mouvement.
La membrane basale comprend une lame basale composée de lamina lucida et de lamina densa, ainsi qu’une lame réticulaire contenant des fibres de collagène de type III.
📌 La classification morphologique des épithéliums repose sur la forme des cellules — pavimenteuses, cubiques ou cylindriques — et sur leur disposition en une ou plusieurs couches, avec notamment des épithéliums simples, pseudostratifiés ou stratifiés.
📌 Les jonctions serrées rendent la barrière épithéliale imperméable, les jonctions d’ancrage assurent l’adhérence mécanique entre cellules ou à la matrice extracellulaire, et les jonctions communicantes permettent les échanges entre cellules.
Compléments
Les épithéliums simples se renouvellent par division des cellules voisines, alors que les épithéliums stratifiés se renouvellent par division de cellules souches au contact de la lame basale, suivie d’un déplacement vers la surface et d’une perte de contact avec celle-ci.
Les jonctions adhérentes relient les filaments d’actine de cellules adjacentes par des cadhérines et des caténines, tandis que les desmosomes relient leurs filaments intermédiaires par des cadhérines desmosomales.
Serrées = barrière ; ancrage = adhérence ; communicantes = échanges.
★ À maîtriser
Les microvillosités sont des spécialisations apicales immobiles soutenues par un squelette d’actine ; elles peuvent atteindre 3 000 par cellule intestinale et mesurent en moyenne 1 à 2 μm de long.
Les plaques membranaires de l’urothélium protègent contre la toxicité de l’urine et sa réabsorption ; elles se replient lorsque la vessie est vide et se déplient lorsqu’elle se remplit.
Les cils vibratiles déplacent notamment le mucus dans l’épithélium respiratoire et contribuent à la migration de l’ovocyte dans les trompes de Fallope.
Compléments
📌 Les stéréocils sont de très longues villosités immobiles présentes notamment à la surface de l’épididyme et des cellules ciliées de la cochlée, tandis que les cils vibratiles sont mobiles.
Les replis basolatéraux augmentent la surface d’échange et facilitent le transport actif d’ions et de liquides, notamment dans les cellules tubulaires rénales et les glandes sécrétrices.
Un cil comprend un axonème, un corpuscule basal et une racine ciliaire.
Une sécrétion exocrine est déversée vers une surface par un canal excréteur, une sécrétion endocrine rejoint le sang sans canal, et une sécrétion amphicrine est déversée à la fois dans les milieux extérieur et intérieur.
Les glandes séreuses sécrètent des protéines, les glandes muqueuses sécrètent un mucus visqueux et les glandes mixtes sécrètent deux produits de nature différente.
La sécrétion mérocrine libère le produit par exocytose au pôle apical, tandis que la sécrétion apocrine détache le produit avec une couronne de cytoplasme apical.
Exocrine vers une surface par un canal ; endocrine vers le sang sans canal.
★ À maîtriser
Les sécrétions exocrines gagnent la surface du corps ou une cavité en communication avec l’extérieur par un canal, les sécrétions endocrines rejoignent le sang sans canal et les sécrétions amphicrines sont déversées dans les milieux intérieur et extérieur.
La sécrétion mérocrine libère le produit par exocytose apicale, la sécrétion apocrine détache le produit avec une couronne de cytoplasme et la sécrétion holocrine élimine la cellule remplie de produit après destruction.
Les glandes exocrines situées dans le tissu conjonctif sous-jacent comportent généralement un canal excréteur non sécrétoire et un adénomère sécrétoire, tandis que les glandes intra-épithéliales sont situées dans l’épithélium de revêtement.
Compléments
📌 Les glandes endocrines, entourées d’un tissu conjonctif très vascularisé, sont organisées en cordons anastomosés dans les formes trabéculaires ou en lobules sphériques à épithélium cubique simple dans les formes folliculaires.
📌 Une glande amphicrine homotypique possède une seule sorte de cellules assurant les fonctions endocrine et exocrine, tandis qu’une glande hétérotypique possède des cellules endocrines et exocrines distinctes; le foie et le pancréas en sont respectivement des exemples.
Exocrine vers l’extérieur, endocrine vers le sang
★ À maîtriser
La matrice extracellulaire, synthétisée et détruite par les cellules du tissu conjonctif, en constitue le principal élément et détermine notamment sa solidité, son élasticité et sa rigidité.
Les fibres de collagène sont les plus abondantes et résistantes à l’étirement, les fibres de réticuline sont fines et courtes, et les fibres élastiques confèrent l’élasticité aux tissus.
La substance fondamentale contient de l’eau stabilisée par des glycosaminoglycanes, qui forme un gel où diffusent métabolites et nutriments, ainsi que des glycoprotéines structurales impliquées dans l’ancrage et la signalisation.
Les tissus conjonctifs lâches, pauvres en fibres et riches en substance fondamentale, facilitent le passage des vaisseaux et la diffusion des métabolites, tandis que les tissus denses, riches en fibres et pauvres en cellules, assurent une résistance ou une élasticité particulière.
Compléments
📌 Dans un tissu conjonctif dense non orienté, les faisceaux de collagène sont orientés dans toutes les directions et protègent, tandis que dans un tissu dense orienté, ils sont parallèles et résistent à la traction; les tissus denses élastiques sont notamment présents dans la paroi de l’aorte.
★ À maîtriser
La fécondation humaine a lieu dans l’ampoule, au tiers externe de la trompe utérine, et fusionne deux gamètes haploïdes de 23 chromosomes pour former un zygote diploïde de 46 chromosomes et totipotent.
La période de fécondabilité dure au maximum 5 jours; l’ovocyte survit au maximum 24 heures après l’ovulation et les spermatozoïdes survivent 3 à 4 jours dans le tractus génital féminin.
Chez la future fille, les ovogonies se multiplient puis deviennent des ovocytes primordiaux; dès la 12e semaine du développement, certains commencent la méiose I, qui se bloque en prophase I, et le stock d’ovocytes ayant commencé cette méiose est définitif à la naissance.
Sous l’effet du pic de LH, environ 36 heures avant l’ovulation, l’ovocyte achève la méiose I de façon asymétrique en formant un ovocyte secondaire et un premier globule polaire; après l’ovulation, il commence la méiose II et se bloque en métaphase II, stade nécessaire à la fécondation.
Dans les voies génitales féminines, la capacitation du spermatozoïde élimine ses facteurs décapacitants, déstabilise sa membrane par perte de cholestérol et lui confère un mouvement hyperactivé; elle est réversible et nécessaire aux réactions acrosomique et de fusion gamétique.
La liaison primaire du spermatozoïde à ZP3 déclenche la réaction acrosomique et la pénétration de la zone pellucide, puis la liaison secondaire se fait à ZP2; cette adhésion est spécifique d’espèce.
Compléments
📌 Pendant l’ovulation, les œstrogènes rendent la glaire cervicale plus abondante, aqueuse, filante et alcaline, ce qui facilite le passage des spermatozoïdes; avant l’ovulation, elle est acide, épaisse et compacte et freine leur pénétration et leur survie.
Capacitation, cumulus, zone pellucide, fusion
★ À maîtriser
La segmentation est une suite de mitoses symétriques, réductrices, asynchrones et à volume embryonnaire constant d’environ 120 à 150 μm; les blastomères obtenus sont non polarisés et totipotents.
À partir du stade de 16 à 32 cellules, la compaction aplatit les blastomères, rend leurs limites moins discernables et met en place une ségrégation de lignage entre cellules externes et internes.
📌 Les cellules externes polaires donnent le trophoblaste et le placenta et expriment préférentiellement le génome paternel, tandis que les cellules internes apolaires donnent la masse cellulaire interne et l’embryon et expriment préférentiellement le génome maternel; après compaction, elles sont pluripotentes.
Lors de la cavitation, la pompe Na+/K+ ATPase des cellules externes crée un gradient osmotique, l’eau traverse la zone pellucide via les aquaporines et les jonctions serrées limitent les fuites; les lacunes fusionnent en blastocèle, ce qui transforme la morula en blastocyste.
Le génome embryonnaire s’active à partir de J3 après la transition materno-embryonnaire; auparavant, le développement dépend de la traduction des ARNm stockés dans l’ovocyte.
Compléments
La première division de segmentation survient 30 à 36 heures après la fécondation et produit deux blastomères de taille égale; les divisions suivantes s’enchaînent environ toutes les 20 heures et conduisent au stade morula à 16 cellules.
L’éclosion du blastocyste résulte de l’augmentation du volume du blastocèle, des contractions d’expansion et de la digestion enzymatique de la zone pellucide par des protéases de type trypsine sécrétées par le trophoblaste; la rupture survient au pôle anti-embryonnaire.
La migration de l’embryon de l’ampoule tubaire à la cavité utérine se déroule de J1 à J5 et est facilitée par les contractions musculaires lisses tubaires, les mouvements ciliaires de l’épithélium tubaire et les sécrétions des glandes muqueuses de l’endomètre.
Environ 50 % des produits de conception sont éliminés au cours de la première semaine, notamment en cas d’anomalie génétique telle qu’une aneuploïdie chromosomique.
📌 Les jumeaux monozygotiques résultent de la division précoce d’un œuf, tandis que les jumeaux dizygotiques résultent de la fécondation de deux ovocytes par deux spermatozoïdes.
Segmentation, compaction, cavitation, éclosion
★ À maîtriser
L’activation du génome embryonnaire ne débute qu’à partir de J3.
L’activation du génome embryonnaire fait suite à la transition materno-embryonnaire.
Compléments
📌 Après la transition materno-embryonnaire, l’expression d’anomalies chromosomiques peut entraîner un arrêt du développement embryonnaire.
Jusqu’à J3, stock maternel ; après la transition, génome embryonnaire actif
📌 Les arrêts du développement ou fausses-couches très précoces, avant le retard de règle, peuvent survenir en cas d’anomalie génétique, notamment d’aneuploïdie chromosomique.
Monozygotes : division d’un œuf ; dizygotes : fécondation de deux ovocytes
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1. Quelle propriété et quels rôles peuvent caractériser les épithéliums ?
2. Quel rôle joue l’eau stabilisée par les glycosaminoglycanes dans la substance fondamentale ?
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De quoi les tissus sont-ils constitués ?
De cellules et de matrice extracellulaire.
Combien de familles de tissus distingue-t-on ?
Quatre familles.
Quelles méthodes réalisent des analyses moléculaires in situ ?
L’immunohistologie, l’hybridation in situ et l’autoradiographie.
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