★ À maîtriser
📌 La rhinite associe écoulement nasal antérieur, irritation nasale et éternuements, avec parfois une fièvre modérée, tandis que la rhinopharyngite ajoute une pharyngite à muqueuse érythémateuse et un écoulement nasal antérieur et postérieur.
📌 Les rhinites et rhinopharyngites évoluent le plus souvent de façon bénigne et spontanément résolutive ; le traitement est symptomatique par irrigation nasale au sérum physiologique et antipyrétiques si fièvre, tandis que l’adénoïdectomie est parfois indiquée en cas d’obstruction ORL chronique ou d’otites moyennes aiguës récidivantes.
Compléments
La rhinite reste nasale ; la rhinopharyngite atteint aussi le pharynx.
★ À maîtriser
La laryngite aiguë provoque typiquement une toux rauque et aboyante, avec une fièvre inconstante et une absence de dysphagie.
Les signes de gravité comprennent :
📌 Une laryngite avec signe de gravité impose l’hospitalisation, avec corticothérapie générale éventuellement inhalée, adrénaline inhalée, désobstruction rhinopharyngée, antipyrétiques et surveillance clinique ; sans signe de gravité, le traitement ambulatoire repose sur les corticoïdes oraux ou inhalés, la désobstruction rhinopharyngée, ou parfois l’absence de traitement.
Compléments
★ À maîtriser
La bronchite aiguë est le plus souvent d’origine virale et son bilan complémentaire est nécessaire en cas de répétition des épisodes ou d’évolution inhabituelle.
La bronchite aiguë associe typiquement toux, fièvre modérée et parfois rhinopharyngite ; l’auscultation retrouve des râles bronchiques, ou ronchi, et l’évolution est spontanément favorable.
📌 Une bronchite simple de l’enfant est traitée par antipyrétiques sans antibiotiques, avec réévaluation à J5 ; une forme sévère ou compliquée avec fièvre élevée ou persistante, expectoration purulente, mauvaise tolérance ou terrain à risque justifie une radiographie thoracique et une antibiothérapie par amoxicilline, céphalosporine ou macrolide.
Compléments
★ À maîtriser
Les virus responsables comprennent :
La bronchiolite évolue sur un mode épidémique et saisonnier, principalement de novembre à mars, avec une contagiosité importante par sécrétions nasopharyngées, manuportage ou matériel contaminé.
Compléments
Le virus de la bronchiolite demeure infectieux 30 heures sur les surfaces, 1 heure 30 sur les gants et 30 minutes sur les blouses ; le portage peut durer de quelques jours à 1 mois et les réinfections sont fréquentes.
🔄 L’évolution clinique se fait en deux temps :
La bronchiolite peut aussi provoquer une toux grasse parfois émétisante, une hypoxie, des difficultés alimentaires et des sibilants, parfois accompagnés de crépitants et de râles bronchiques à l’auscultation.
Novembre à mars : épidémie, contagion, réinfections.
★ À maîtriser
L’évaluation porte sur : l’état général, les fréquences et le rythme respiratoires, la fréquence cardiaque, les signes de lutte, la prise alimentaire, la saturation en oxygène en air ambiant si disponible
L’hospitalisation traditionnelle est systématique pour un nourrisson de moins de 6 semaines, un ancien prématuré de moins de 34 semaines d’âge gestationnel âgé de moins de 3 mois, une affection pulmonaire chronique grave, une cardiopathie congénitale ou un déficit immunitaire.
Une bronchiolite mal tolérée ou d’évolution incertaine justifie une orientation hospitalière si la fréquence respiratoire est au moins de 60/min, si la SaO2 est au plus de 94 % sans oxygène, ou en cas d’aspect toxique, de fièvre supérieure à 38,5 °C, de mauvaise prise du biberon, de vomissements ou de problème social.
Une bronchiolite d’emblée grave justifie une hospitalisation en réanimation en cas de SaO2 au plus de 94 % malgré l’oxygène, de fréquence respiratoire supérieure à 100/min ou inférieure à 20/min, de distension majeure, d’apnées, de bradycardie ou d’épuisement.
Compléments
📌 Une surveillance hospitalière de quelques heures aux urgences est indiquée pour les nourrissons âgés de 6 semaines à 3 mois, les anciens prématurés de moins de 37 semaines ou lorsque l’environnement, les facteurs sociaux ou la compréhension parentale posent problème.
★ À maîtriser
📌 À domicile, la prise en charge de la bronchiolite comprend une position proclive à 30°, une bonne hydratation orale avec biberons éventuellement fractionnés ou épaissis, une désobstruction rhinopharyngée au sérum physiologique et un environnement à 19-20 °C, aéré et sans tabac.
📌 Dans une forme mal tolérée, le traitement comprend de l’oxygène pour maintenir une SaO2 supérieure à 94 %, une hydratation et une alimentation adaptées, et une perfusion si la fatigue empêche l’alimentation suffisante.
Compléments
📌 Un essai de bronchodilatateurs inhalés en milieu hospitalier doit être arrêté en cas d’aggravation ou d’absence d’amélioration après deux aérosols espacés de 20 minutes ; en cas d’amélioration, il peut être poursuivi 4 à 6 heures, sans Atrovent ni prescription systématique de bêta-2 agoniste au retour à domicile.
La surveillance initiale en milieu hospitalier comprend fréquence cardiaque, fréquence respiratoire et SaO2 toutes les 3 à 4 heures, température toutes les 4 à 6 heures, alimentation et conscience ; si la fréquence respiratoire dépasse 60/min ou si la SaO2 initiale est inférieure à 94 %, la SaO2 est contrôlée au moins toutes les heures pendant les 4 premières heures.
Les mesures associées comprennent : la lutte contre le tabagisme passif, la maîtrise de la température et du chauffage, l’hygiène, la vigilance concernant les crèches, les collectivités et les lieux de promiscuité
★ À maîtriser
Les agents infectieux cités comprennent :
La pneumopathie de l’enfant se manifeste notamment par fièvre, toux et parfois détresse respiratoire ; avant 5 ans, elle peut aussi provoquer des douleurs abdominales et une polypnée supérieure à 40-50/min, et l’auscultation peut retrouver des crépitants ou une diminution du murmure vésiculaire.
📌 Le diagnostic de pneumopathie repose sur l’examen clinique, notamment la polypnée, et sa confirmation radiologique par radiographie thoracique de face en inspiration, qui peut montrer une atteinte systématisée ou diffuse, interstitielle ou alvéolaire.
📌 La prise en charge associe désobstruction rhinopharyngée, antipyrétiques, antibiothérapie probabiliste et réévaluation à H48 ; chez l’enfant sans signe de gravité, le traitement probabiliste dépend de l’âge, avec pénicilline éventuellement associée à un inhibiteur des bêta-lactamases avant 3 ans, et pénicilline et/ou macrolide après 3 ans.
Compléments
★ À maîtriser
La coqueluche est une infection strictement humaine, transmise d’une personne à l’autre et possible à tout âge ; elle est dangereuse chez le nourrisson de moins de 6 mois en raison du risque de décès et de séquelles neurologiques.
🔄 La maladie évolue en trois phases :
📌 La prise en charge de la coqueluche comprend isolement, position proclive dorsale, hydratation, surveillance continue, oxygène et ballon autoremplisseur à proximité, alimentation fractionnée ou entérale voire arrêt alimentaire avec perfusion, désobstruction rhinopharyngée, kinésithérapie douce non systématique, macrolide et surveillance clinique ; les contacts doivent être dépistés et traités.
Compléments
Début progressif, quintes d’état, convalescence prolongée.
★ À maîtriser
📌 La prévention primaire de la coqueluche repose sur trois injections vaccinales chez le nourrisson à 2, 4 et 11 mois, puis des rappels à 5-6 ans, chez les jeunes adultes et le personnel soignant ; la prévention secondaire repose sur l’isolement des cas et le dépistage et traitement des contacts par macrolides pendant 6 jours.
Compléments
Dans la première année, le BCG est proposé à 1 mois uniquement aux populations à risque ; à 2 mois, les vaccins indiqués sont l’hexavalent — diphtérie, tétanos, polio, Haemophilus influenzae B, coqueluche et hépatite B — et Prévenar 13, répétés à 4 et 11 mois.
Le calendrier cité prévoit le vaccin méningocoque B à 3, 5 et 12 mois, et le vaccin méningocoque ACWY à 6 et 12 mois.
Les vaccinations citées comprennent une première dose de ROR à 1 an puis une seconde 6 mois après, le vaccin HPV chez les filles de 11 à 14 ans, la grippe dès 6 mois en cas de pathologie sous-jacente et chez les professionnels de santé, et la varicelle dans des indications particulières.
Les rappels DTP sont prévus à 6, 11, 25, 45 et 65 ans, puis tous les 10 ans à partir de 75 ans ; les rappels coqueluche sont prévus à 6 et 11 ans et à 25 ans pour les futurs parents ou personnes en âge de procréer et l’entourage d’un nourrisson, tandis qu’un rattrapage méningocoque est prévu à l’adolescence.
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Qu’est-ce qu’une rhinite ?
Une inflammation des fosses nasales.
Quelles régions sont enflammées lors d’une rhinopharyngite ?
Les fosses nasales, le rhinopharynx et le pharynx.
Quelle est l’origine la plus fréquente des rhinites et rhinopharyngites ?
Une infection virale, notamment par les rhinovirus, le VRS, les virus influenzae ou parainfluenzae.
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