QCM : Législation pharmaceutique et officine (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la législation professionnelle pour une profession donnée ?

L’ensemble des règles applicables aux seuls établissements de santé
L’ensemble des obligations déontologiques encadrant les relations entre confrères
L’ensemble des compétences professionnelles reconnues par un diplôme
L’ensemble des lois et règles définissant les droits et devoirs liés à son exercice

L’ensemble des lois et règles définissant les droits et devoirs liés à son exercice

Explication

La législation professionnelle rassemble les lois et règles qui définissent les droits et devoirs liés à l’exercice d’une profession. Les règles propres aux établissements, les obligations déontologiques et les compétences diplômantes sont des notions plus restreintes ou différentes.

2. En classant les références d’un dossier professionnel, vous trouvez les articles L. 12 et R. 34 du CSP. Quelle référence relève de la partie réglementaire ?

Aucun des deux articles
Les deux articles
L’article R. 34
L’article L. 12

L’article R. 34

Explication

Les articles de la partie réglementaire du CSP sont précédés de la lettre « R », tandis que la partie législative porte la lettre « L ». L’article L. 12 relève donc de la partie législative, et le numéro d’article ne détermine pas la catégorie.

3. Quelle justification fonde le monopole pharmaceutique dans l’organisation professionnelle ?

L’ancienneté des officines et la tradition de vente des médicaments
La rentabilité des officines et la primauté des intérêts commerciaux
Les compétences des pharmaciens et la primauté de la santé publique
La concurrence entre distributeurs et la liberté du marché pharmaceutique

Les compétences des pharmaciens et la primauté de la santé publique

Explication

Le monopole est justifié par les compétences reconnues des pharmaciens et par la primauté de la santé publique sur la rentabilité. La rentabilité commerciale, l’ancienneté des officines et la liberté du marché ne constituent pas le fondement indiqué.

4. Une entreprise non pharmaceutique envisage de préparer des objets de pansement présentés comme conformes à la pharmacopée. Quelle règle s’applique en l’absence de dérogation ?

La préparation relève des fabricants de produits ménagers
La préparation est libre si la vente se fait en ligne
La préparation est réservée aux grossistes pharmaceutiques
La préparation est réservée aux pharmaciens

La préparation est réservée aux pharmaciens

Explication

L’article L4211-1 réserve aux pharmaciens la préparation des objets de pansement et des articles présentés comme conformes à la pharmacopée, sauf dérogation prévue par le code. La vente au détail ne change pas cette règle de préparation, et les produits ménagers relèvent d’une autre catégorie.

5. Un site internet propose au public des médicaments visés par l’article L4211-1. Quelle activité le monopole réserve-t-il aux pharmaciens ?

La préparation des médicaments, mais pas leur vente au public
La vente en gros, mais pas la vente au détail par internet
La vente au détail par internet et la dispensation au public
La vente au détail en officine, mais pas leur dispensation au public

La vente au détail par internet et la dispensation au public

Explication

Le monopole couvre la vente en gros, la vente au détail — y compris par internet — et toute dispensation au public des médicaments visés. Limiter la règle à la vente en gros, à la préparation ou à la vente en officine omet les activités explicitement concernées.

6. Lorsqu’un pharmacien délivre un médicament sur ordonnance, quels éléments caractérisent la dispensation ?

La préparation des doses et la délivrance, les conseils étant réservés au prescripteur
La vérification de l’ordonnance et la délivrance, sans préparation éventuelle ni conseil
La délivrance, l’analyse de l’ordonnance si elle existe, la préparation éventuelle des doses et les conseils de bon usage
La délivrance du médicament et son paiement, sans analyse ni conseil associé

La délivrance, l’analyse de l’ordonnance si elle existe, la préparation éventuelle des doses et les conseils de bon usage

Explication

La dispensation associe à la délivrance l’analyse de l’ordonnance si elle existe, la préparation éventuelle des doses et les informations nécessaires au bon usage. La simple remise, l’omission de l’analyse ou l’exclusion des conseils réduit à tort cet acte pharmaceutique.

7. Dans une officine, une dispensation attentive contribue principalement à quel résultat pour les patients ?

Une disparition de tout effet indésirable et une meilleure conservation des médicaments
Une meilleure efficacité des traitements et une diminution des risques iatrogènes
Un choix du traitement à la place du prescripteur et une diminution des consultations
Une fabrication plus rapide des médicaments et une diminution de leur coût

Une meilleure efficacité des traitements et une diminution des risques iatrogènes

Explication

Une dispensation de qualité favorise l’efficacité optimale des traitements et diminue les risques iatrogènes liés aux médicaments. Elle ne fabrique pas les médicaments, ne supprime pas tout effet indésirable et ne remplace pas la prescription.

8. Une entreprise souhaite importer un médicament puis le distribuer en gros. À quel régime ces activités sont-elles soumises ?

Au monopole pharmaceutique
Au régime de la dispensation au détail
À la seule autorisation du fabricant étranger
À une activité commerciale sans monopole pharmaceutique

Au monopole pharmaceutique

Explication

L’importation et la distribution en gros des médicaments font partie des activités soumises au monopole pharmaceutique. Réduire ce monopole à la dispensation au détail ou exclure l’importation méconnaît les activités concernées.

9. Une pharmacie cherche son fournisseur habituel en spécialités pharmaceutiques, qui fait le lien entre les laboratoires et les officines. Quel acteur joue ce rôle ?

Le pharmacien responsable du laboratoire
Le laboratoire pharmaceutique
L’officine elle-même
Le grossiste répartiteur

Le grossiste répartiteur

Explication

Les grossistes répartiteurs sont les principaux fournisseurs des officines en spécialités pharmaceutiques et servent d’intermédiaires entre laboratoires et pharmacies. Le laboratoire élabore les médicaments, tandis que l’officine est la destinataire de ces approvisionnements.

10. Quel établissement répond à la définition d’une officine selon le Code de la santé publique ?

Un établissement assurant la dispensation au détail des produits visés et l’exécution de préparations magistrales ou officinales
Un établissement réservé à la délivrance de médicaments prescrits, sans préparation
Un établissement assurant la fabrication industrielle et la vente en gros des médicaments
Un établissement consacré à la vente de matériel médical et à la location d’équipements

Un établissement assurant la dispensation au détail des produits visés et l’exécution de préparations magistrales ou officinales

Explication

Une officine est affectée à la dispensation au détail des médicaments, produits et objets visés par le Code, ainsi qu’à l’exécution de préparations magistrales ou officinales. La fabrication industrielle, la seule délivrance sur ordonnance ou la vente de matériel ne correspond pas à cette définition.

11. Une pharmacienne titulaire prévoit de s’absenter plusieurs jours. Quelle conduite respecte son obligation professionnelle ?

Transférer définitivement ses responsabilités à un autre professionnel
Laisser l’équipe exercer sans organiser de remplacement
Organiser son remplacement pendant son absence
Suspendre l’activité de l’officine sans prévoir de remplacement

Organiser son remplacement pendant son absence

Explication

Le pharmacien doit exercer personnellement la profession et organiser son remplacement en cas d’absence. Une délégation permanente, une fermeture présentée comme la règle ou l’absence de remplacement ne répond pas à cette obligation.

12. Une commune envisage la création d’une officine. Quel est l’objectif du maillage territorial qui encadre cette création ?

Garantir une répartition égale des laboratoires pharmaceutiques sur le territoire
Assurer une répartition harmonieuse des officines sur le territoire
Harmoniser les horaires d’ouverture des pharmacies d’une même région
Déterminer les modalités de propriété des locaux des officines

Assurer une répartition harmonieuse des officines sur le territoire

Explication

Le maillage territorial encadre notamment la création, le transfert, le regroupement et la cession des officines afin d’assurer une répartition harmonieuse sur le territoire. Il ne porte pas sur la répartition des laboratoires, la propriété des locaux ou les horaires.

13. Dans un territoire soumis au seuil général, la population atteint 7 000 habitants. En appliquant les seuils indiqués, quel effectif d’officines correspond au calcul démographique ?

Deux officines
Trois officines
Quatre officines
Une officine

Deux officines

Explication

Le seuil général prévoit une officine pour 2 500 habitants, puis une officine par tranche supplémentaire de 4 500 habitants. À 7 000 habitants, il y a le seuil initial de 2 500 habitants et une tranche supplémentaire de 4 500 habitants, soit deux officines.

14. Dans une officine, où faut-il ranger les stupéfiants et les produits hautement sensibles nécessitant une conservation au froid ?

Les stupéfiants entre +2 °C et +8 °C et les produits sensibles dans une armoire fermée à clef
Les deux catégories dans une enceinte réfrigérée entre +2 °C et +8 °C
Les stupéfiants dans une armoire fermée à clef et les produits sensibles entre +2 °C et +8 °C
Les deux catégories dans une armoire fermée à clef, à température ambiante

Les stupéfiants dans une armoire fermée à clef et les produits sensibles entre +2 °C et +8 °C

Explication

Les stupéfiants doivent être sécurisés dans une armoire fermée à clef, tandis que les produits hautement sensibles sont conservés entre +2 °C et +8 °C. L’inversion des conditions confond les deux catégories ; l’armoire à température ambiante ne respecte pas la conservation au froid ; la réfrigération des deux catégories attribue à tort cette condition aux stupéfiants.

15. Quel ouvrage de référence publié par l’ANSM rassemble des monographies de substances et est complété par le Formulaire national ?

Le Formulaire national
Le registre de l’Ordre des pharmaciens
Le dictionnaire des spécialités pharmaceutiques
La Pharmacopée française

La Pharmacopée française

Explication

La Pharmacopée française, publiée par l’ANSM, comprend des monographies de substances et est complétée par le Formulaire national des formules de préparations pharmaceutiques. Le Formulaire national est son complément, le dictionnaire concerne les spécialités et le registre de l’Ordre n’est pas cet ouvrage de référence.

16. Une équipe officinale prépare un médicament à l’officine et vérifie les ouvrages réglementaires applicables : quelle règle doit-elle suivre ?

Consulter la Pharmacopée uniquement dans les officines qui réalisent des préparations
Suivre le Formulaire national à titre indicatif, sans obligation de respecter ses formules
Respecter strictement les formules de la Pharmacopée et du Formulaire national, la Pharmacopée étant obligatoire dans chaque officine
Respecter les formules de la Pharmacopée, mais adapter librement celles du Formulaire national

Respecter strictement les formules de la Pharmacopée et du Formulaire national, la Pharmacopée étant obligatoire dans chaque officine

Explication

Les préparations officinales doivent respecter strictement les formules inscrites dans la Pharmacopée et le Formulaire national, et la Pharmacopée est obligatoire dans toutes les officines. L’adaptation libre, le caractère indicatif du Formulaire et l’obligation limitée à certaines officines contredisent ces règles.

17. Quel professionnel doit diriger une officine pour qu’elle fonctionne ?

Un pharmacien titulaire diplômé d’État docteur en pharmacie
Un gestionnaire titulaire d’un diplôme de gestion de pharmacie
Un pharmacien adjoint chargé de la dispensation
Un pharmacien titulaire sans diplôme d’État de docteur en pharmacie

Un pharmacien titulaire diplômé d’État docteur en pharmacie

Explication

Une officine doit être dirigée par un pharmacien titulaire ayant obtenu le diplôme d’État de docteur en pharmacie. Un gestionnaire non pharmacien, un titulaire dépourvu de ce diplôme ou un pharmacien adjoint ne satisfait pas à cette condition de direction.

18. Une pharmacienne française, inscrite à l’Ordre et agréée par l’ARS locale, possède une pharmacie et a six mois d’expérience ; elle envisage de devenir titulaire d’une seconde officine tout en exerçant une autre activité. Quelle conclusion s’impose au regard des conditions d’exercice ?

Elle ne remplit pas les conditions, car elle ne peut être propriétaire que d’une seule pharmacie et ne doit pas exercer une autre activité
Elle peut devenir titulaire d’une seconde pharmacie si elle la détient avec un associé
Elle remplit les conditions, car l’agrément de l’ARS autorise la détention de plusieurs pharmacies
Elle peut exercer une autre activité dès lors qu’elle reste inscrite à l’Ordre

Elle ne remplit pas les conditions, car elle ne peut être propriétaire que d’une seule pharmacie et ne doit pas exercer une autre activité

Explication

La titularité exige notamment d’être propriétaire ou copropriétaire d’une seule pharmacie et de ne pas exercer une autre activité ; les conditions indiquées ne sont donc pas remplies. La possibilité de s’associer n’autorise pas à détenir plusieurs pharmacies, et ni l’agrément de l’ARS ni l’inscription à l’Ordre ne neutralisent ces exigences.

19. Une officine atteint un chiffre d’affaires annuel de 2,7 millions d’euros hors taxes. Selon le seuil d’effectif fondé sur le chiffre d’affaires, combien de pharmaciens adjoints doit-elle employer ?

Deux pharmaciens adjoints
Aucun pharmacien adjoint
Un pharmacien adjoint
Trois pharmaciens adjoints

Deux pharmaciens adjoints

Explication

Le premier adjoint est requis lorsque le chiffre d’affaires atteint entre 1,3 et 2,6 millions d’euros, puis un adjoint supplémentaire est prévu par tranche de 1,3 million : à 2,7 millions, deux adjoints sont requis. Un seul adjoint ignore la tranche supplémentaire, tandis que trois adjoints comptent une tranche de trop et qu’aucun ne tient pas compte du seuil initial.

20. Dans une officine, un préparateur est au comptoir et s’apprête à délivrer un médicament. Quel rôle revient au pharmacien adjoint ?

Contrôler effectivement la délivrance
Vérifier les tâches administratives
Laisser le préparateur valider la délivrance
Gérer l’officine sans contrôler la délivrance

Contrôler effectivement la délivrance

Explication

Le pharmacien adjoint partage les responsabilités professionnelles du titulaire et contrôle effectivement les délivrances, notamment lorsque les préparateurs sont au comptoir. La vérification administrative confond les fonctions, la validation par le préparateur lui attribue un rôle qui ne peut remplacer celui du pharmacien, et la gestion n’épuise pas le rôle de contrôle de l’adjoint.

21. Un titulaire s’absente pendant cinq mois. Quelle condition s’applique au pharmacien chargé de le remplacer ?

Être diplômé en pharmacie, inscrit à l’Ordre et sans autre activité durant le remplacement
Être inscrit à l’Ordre et conserver une autre activité professionnelle
Être étudiant ayant validé sa cinquième année et inscrit à l’Ordre
Être diplômé en pharmacie, sans obligation d’inscription à l’Ordre

Être diplômé en pharmacie, inscrit à l’Ordre et sans autre activité durant le remplacement

Explication

Pour une absence de plus de quatre mois, le remplacement doit être assuré par un pharmacien diplômé inscrit à l’Ordre et n’exerçant pas d’autre activité pendant cette période. Le statut d’étudiant ou l’absence d’inscription ne répond pas à ces conditions, et le maintien d’une autre activité est incompatible avec la règle.

22. Quel diplôme un préparateur en pharmacie peut-il détenir depuis le remplacement du BP intervenu en 2021 ?

Le BP préparateur en pharmacie comme seul diplôme reconnu
Le certificat de remplacement délivré par l’Ordre
Le DEUST préparateur en pharmacie
Le doctorat en pharmacie

Le DEUST préparateur en pharmacie

Explication

Depuis le 5 juillet 2021, le DEUST préparateur en pharmacie a remplacé le BP comme diplôme de préparateur. Le doctorat concerne le pharmacien, le BP n’est plus l’unique diplôme pertinent et le certificat de remplacement correspond à une autre situation.

23. Une erreur commise dans une officine cause un dommage matériel à un patient, qui demande réparation. Quelle responsabilité correspond à cette demande ?

La responsabilité professionnelle devant l’Ordre
La responsabilité civile
La responsabilité pénale
La responsabilité disciplinaire

La responsabilité civile

Explication

La responsabilité civile vise à réparer les dommages causés à autrui ou à une chose, notamment ceux subis par un patient. La responsabilité pénale sanctionne une infraction, tandis que la responsabilité disciplinaire porte sur un manquement professionnel devant l’Ordre.

24. Un pharmacien manque à un devoir déontologique et son dossier est examiné par une chambre de discipline de l’Ordre. De quelle responsabilité relève cette procédure ?

La responsabilité civile
La responsabilité pénale
La responsabilité disciplinaire
La responsabilité contractuelle du salarié

La responsabilité disciplinaire

Explication

La responsabilité disciplinaire sanctionne le manquement d’un pharmacien à un devoir professionnel ou au code de déontologie devant les instances de l’Ordre. La responsabilité civile concerne la réparation d’un dommage, la pénale sanctionne une infraction légale et la procédure disciplinaire devant l’Ordre ne s’applique pas à l’ensemble du personnel.

25. Un étudiant travaillant en officine commet une infraction à une disposition légale. Quelle responsabilité peut être engagée à raison de cette infraction ?

La responsabilité disciplinaire de l’étudiant devant l’Ordre
La responsabilité civile du seul titulaire
La responsabilité pénale de l’étudiant
Aucune responsabilité liée à l’infraction

La responsabilité pénale de l’étudiant

Explication

La responsabilité pénale sanctionne l’auteur d’une infraction légale et peut concerner l’ensemble du personnel, y compris les étudiants. La responsabilité disciplinaire devant l’Ordre vise les pharmaciens, et le statut d’étudiant n’écarte pas la responsabilité pénale pour ses propres actes.

26. Un pharmacien travaille dans une pharmacie intégrée à une maison de retraite, au service des besoins de cet établissement. De quel type de pharmacie s’agit-il ?

Une pharmacie mutualiste
Une pharmacie à usage intérieur
Une pharmacie industrielle
Une officine de dispensation au détail

Une pharmacie à usage intérieur

Explication

Une pharmacie à usage intérieur se trouve au sein d’un établissement de santé ou médico-social. L’officine relève de la dispensation au détail, la pharmacie mutualiste est liée à une mutuelle et la pharmacie industrielle élabore et commercialise des médicaments.

27. Dans une entreprise pharmaceutique, une équipe conçoit la formule d’un médicament, le teste puis le commercialise. Quel type de pharmacie correspond à cette activité ?

Une pharmacie mutualiste
Une pharmacie industrielle
Une pharmacie à usage intérieur
Une officine

Une pharmacie industrielle

Explication

La pharmacie industrielle élabore la formule du médicament, le teste et le commercialise. Une pharmacie à usage intérieur répond aux besoins d’un établissement, une pharmacie mutualiste est réservée aux membres d’une mutuelle et une officine dispense des médicaments au détail.

28. Un pharmacien titulaire acquiert une officine, mais loue le local où elle est exploitée. Quelle interprétation de son statut commercial est correcte ?

L’officine constitue un fonds de commerce qui lui appartient, sans que le local lui appartienne nécessairement.
L’officine et le local forment un même bien commercial qui appartient au titulaire dès son inscription au registre du commerce.
L’officine appartient au titulaire parce qu’il est inscrit au tableau de l’Ordre, tandis que son inscription commerciale est facultative.
L’officine constitue un fonds de commerce qui appartient au propriétaire du local, même si le titulaire l’exploite.

L’officine constitue un fonds de commerce qui lui appartient, sans que le local lui appartienne nécessairement.

Explication

L’officine est assimilée à un fonds de commerce appartenant au titulaire, tandis que le local peut appartenir à une autre personne. Confondre le fonds avec le local transfère à tort la propriété au bailleur ; l’inscription à l’Ordre concerne le pharmacien et ne remplace pas l’inscription commerciale de l’officine ; attribuer le fonds au propriétaire du local confond également les deux biens.

29. Le titulaire d’une officine, inscrit à la section A, prévoit de s’absenter pendant une journée d’ouverture. Quelle organisation respecte les conditions d’exercice ?

Le titulaire assure lui-même la présence à l’officine durant toute la journée.
Un pharmacien adjoint de section D reprend le statut de titulaire pendant son absence.
L’officine reste ouverte sans présence d’un pharmacien pendant cette journée.
Un pharmacien remplaçant assure la présence pharmaceutique pendant son absence.

Un pharmacien remplaçant assure la présence pharmaceutique pendant son absence.

Explication

Pendant les heures d’ouverture, la présence du titulaire ou d’un pharmacien qui le remplace doit être assurée ; en cas d’absence, le titulaire doit donc organiser son remplacement dans les conditions légales. La section D correspond à l’adjoint, et non au statut du titulaire ; maintenir l’ouverture sans pharmacien méconnaît l’obligation de présence ; l’obligation d’exercer personnellement n’interdit pas le remplacement légal.

30. Une erreur de préparation commise par un préparateur entraîne un dommage à un client. Comment distinguer les responsabilités susceptibles d’être engagées ?

Le préparateur répond pénalement de son acte, tandis que les responsabilités pénale et disciplinaire du pharmacien couvrent automatiquement cet acte.
Le préparateur répond pénalement de tous les actes de l’officine, tandis que la responsabilité civile du pharmacien couvre cet acte.
Le préparateur répond pénalement de l’acte, tandis que la responsabilité civile du pharmacien ne couvre que ses propres actes.
Le préparateur répond pénalement de son acte, tandis que la responsabilité civile du pharmacien peut couvrir cet acte.

Le préparateur répond pénalement de son acte, tandis que la responsabilité civile du pharmacien peut couvrir cet acte.

Explication

La responsabilité pénale du préparateur porte sur ses propres actes, alors que la responsabilité civile du pharmacien peut s’étendre aux actes de ses collaborateurs. Confondre responsabilité pénale et responsabilité civile élargit à tort celle du préparateur ; limiter la responsabilité civile du pharmacien à ses seuls actes l’amenuise à tort ; étendre automatiquement ses responsabilités pénale et disciplinaire aux actes d’autrui méconnaît le rôle de ses propres manquements, notamment en matière de surveillance.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 67 flashcards sur Législation pharmaceutique et officine.

Que définit la législation professionnelle ?

Les droits et devoirs liés à l’exercice d’une profession.

Que regroupe le Code de la santé publique pour l’exercice en officine ?

Les lois et règles applicables à l’exercice pharmaceutique en officine.

Quelles activités le monopole pharmaceutique réserve-t-il aux pharmaciens, et pour quels motifs ?

Certaines activités définies par le CSP, en raison de leurs compétences et de la primauté de la santé publique sur la rentabilité.

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