Fiche de révision : Lymphatiques mammaires, diaphragme et poumons

Plan du Cours

  1. Organisation générale du thorax
  2. Cage thoracique et rachis
  3. Sternum
  4. Côtes et cartilages costaux
  5. Articulations du thorax
  6. Articulation costo-transversaire
  7. Muscles de la paroi thoracique
  8. Glande mammaire et examen clinique
  9. Structure et vascularisation du sein
  10. Anatomie du diaphragme
  11. Caractères généraux des poumons
  12. Anatomie du poumon droit
  13. Anatomie du poumon gauche
  14. Feuillets et parties de la plèvre
  15. Récessus et dôme pleural

1. Organisation générale du thorax

Notions clés & Définitions

  • Thorax : Région supérieure du tronc, située entre le cou et l’abdomen, à laquelle s’attachent le cou et les membres supérieurs.
  • Glande mammaire : Glande exocrine annexée à la paroi antérieure du thorax, qui se développe chez la femme à la puberté, involue à la ménopause et reste réduite chez l’homme et l’enfant.

★ À maîtriser

  • Le thorax entoure et protège les principaux organes des appareils circulatoire et respiratoire, et participe aux mouvements respiratoires.

Compléments

📌 Le thorax est cylindrique chez le nouveau-né et conique à base inférieure chez l’adulte, forme attribuée à la station debout et aux contraintes des muscles abdominaux.

  • La hauteur du thorax est de 12 cm en avant, de 27 cm en arrière et de 33 cm sur les côtés ; son diamètre sagittal est de 12 cm à la base et de 5 cm au sommet, et son diamètre transversal de 26 cm à la base et de 11 cm au sommet.

  • Le thorax est limité : en arrière par le rachis dorsal, en avant par le sternum, latéralement par les côtes et les cartilages costaux

  • L’orifice supérieur du thorax communique avec le cou, tandis que l’orifice inférieur est fermé par le diaphragme.

  • La cavité thoracique comprend deux cavités pleuropulmonaires latérales et un médiastin médian, et elle est séparée de la cavité abdominale par le diaphragme.

  • L’aréole est la région arrondie et pigmentée du sein, le mamelon est sa partie centrale surélevée où s’ouvrent les canaux galactophores, et le sillon sous-mammaire marque le dessous du sein.

2. Cage thoracique et rachis

Notions clés & Définitions

  • Rachis thoracique : Formé de 12 vertèbres thoraciques, de T1 à T12, et présentant une courbure concave en avant appelée cyphose thoracique.

★ À maîtriser

  • La cage thoracique a la forme d’un tronc de cône, avec une ouverture supérieure étroite et une ouverture inférieure beaucoup plus large.

Compléments

  • La face antérieure de la cage thoracique est formée du sternum et des cartilages costaux et mesure en moyenne 12 cm ; la face postérieure comprend les vertèbres thoraciques et la partie postérieure des côtes, tandis que les faces latérales convexes sont composées de la majeure partie des côtes.

  • L’ouverture supérieure est délimitée par :

    • le haut du sternum en avant
    • la première vertèbre thoracique en arrière
    • les premières côtes latéralement
  • L’ouverture inférieure est délimitée par le bas du sternum et les cartilages costaux des 7e côtes en avant, la 12e vertèbre thoracique et les 12e côtes en arrière, et les bords inférieurs du dernier cartilage latéralement.

  • Le rachis thoracique effectue trois types de mouvements :

    • flexion-extension
    • inclinaison latérale
    • rotation
  • Chaque vertèbre thoracique comprend :
    • un corps
    • deux pédicules
    • deux lames
    • un processus épineux
    • deux processus transverses
    • quatre processus articulaires
    • un foramen vertébral
  • Les vertèbres thoraciques T10, T11 et T12 ne possèdent qu’une seule fossette costale sur le corps vertébral, et les processus transverses de T11 et T12 sont dépourvus de fossette costale supérieure.

  • Les vertèbres thoraciques sont peu mobiles parce qu’elles sont enchâssées dans la cage thoracique, et l’arthrose y est donc moins fréquente.

  • Une côte s’articule avec les demi-facettes costales supérieure et inférieure de deux vertèbres voisines et avec la facette costale du processus transverse de la vertèbre inférieure.

3. Sternum

Notions clés & Définitions

  • Sternum : Os plat et symétrique de la paroi antérieure du thorax, formé par la fusion de six pièces embryologiques appelées sternèbres.

★ À maîtriser

  • Le sternum comprend trois parties :

    • le manubrium sternal, partie supérieure large et épaisse
    • le corps sternal, partie centrale allongée
    • le processus xiphoïde, petite pointe osseuse
  • Les bords latéraux du sternum portent 7 surfaces articulaires costales destinées aux cartilages costaux.

  • Le processus xiphoïde donne insertion en avant à la ligne blanche de l’abdomen et en arrière au diaphragme.

Compléments

  • La face antérieure du sternum est convexe de haut en bas ; les crêtes du manubrium donnent insertion au sterno-cléido-mastoïdien et au grand pectoral, tandis que les lignes sternales transverses du corps donnent insertion au grand pectoral.

  • La face postérieure du sternum est concave et donne insertion à plusieurs muscles.

  • Le manubrium sternal donne insertion aux muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien, tandis que le corps du sternum donne insertion au muscle transverse du thorax.

  • La 2e surface articulaire costale se situe à l’union du manubrium et du corps sternal, une jonction cartilagineuse.

  • La 7e surface articulaire costale se situe à la jonction du corps sternal et du processus xiphoïde.

  • L’angle de Louis, situé entre le manubrium et le corps du sternum, mesure 15°.

  • La ponction sternale permet de prélever la moelle osseuse afin d’étudier les trois lignées sanguines par myélogramme.

4. Côtes et cartilages costaux

Notions clés & Définitions

  • Côtes : Des os plats, longs et incurvés qui délimitent le thorax en arrière et latéralement, s’articulent en arrière avec la colonne vertébrale et se prolongent en avant par un cartilage costal.
  • Cartilages costaux : Des cartilages hyalins plus arrondis que les côtes qui forment la jonction mobile entre les côtes et le sternum.

★ À maîtriser

  • Les 12 côtes se répartissent en trois catégories :
    • vraies côtes 1 à 7
    • fausses côtes 8 à 10
    • côtes flottantes 11 et 12
  • D’arrière en avant, une côte présente :

    • une tête
    • un col
    • un corps
  • La tête costale présente deux surfaces articulaires séparées par une crête en contact avec le disque intervertébral ; la surface supérieure s’articule avec la vertèbre sus-jacente et la surface inférieure avec la vertèbre sous-jacente.

Compléments

  • Les vraies côtes s’articulent au sternum par l’intermédiaire d’un cartilage costal, les fausses côtes s’unissent au cartilage costal sus-jacent et les côtes flottantes se terminent par un cartilage libre.

  • Le tubercule costal s’articule avec le processus transverse d’une vertèbre thoracique ; sa surface articulaire est convexe et ovale pour les côtes 1 à 6, mais plane pour les côtes suivantes.

  • Le sillon costal se trouve sur la face interne du corps de la côte, et les bords supérieur et inférieur donnent insertion aux muscles intercostaux.

  • La première côte est courte, large et très incurvée, et sa tête ne possède qu’une surface articulaire destinée à la première vertèbre thoracique.

  • La première côte porte le tubercule du scalène antérieur sur son bord interne ; le scalène moyen s’insère en arrière de l’artère subclavière et le muscle sous-clavier, le dentelé antérieur et le petit dentelé s’y insèrent respectivement en avant, dans sa partie moyenne et dans sa partie postérieure.

  • La deuxième côte est deux fois plus longue que la première et porte le tubercule du dentelé antérieur sur sa partie moyenne ; le scalène postérieur s’insère sur sa face externe.

  • Les côtes 11 et 12 ne possèdent aucune tubérosité et leur tête présente une seule surface articulaire, destinée respectivement aux vertèbres thoraciques 11 et 12.

  • La longueur des cartilages costaux augmente de la première à la septième côte, puis diminue de la septième à la douzième.

  • Les cartilages costaux 1 et 2 sont orientés en bas et en dedans, le troisième est horizontal et tous les autres sont orientés en haut et en dedans.

  • Les cartilages costaux 6, 7, 8 et 9 s’articulent entre eux.

5. Articulations du thorax

★ À maîtriser

  • Les articulations sterno-costales unissent les sept premiers cartilages costaux au sternum ; la première est une synchondrose, tandis que les six autres sont des articulations synoviales planes.

  • Les articulations costo-chondrales sont des syndesmoses qui assurent la continuité solide entre la partie osseuse de la côte et le cartilage costal.

  • Chaque côte s’articule avec le rachis thoracique par une articulation de la tête costale unissant la tête, le disque intervertébral et les corps vertébraux, ainsi que par une articulation costo-transversaire unissant le tubercule costal au processus transverse de la vertèbre sous-jacente.

  • L’articulation costo-transversaire est ellipsoïde pour les côtes 1 à 6, synoviale plane pour les côtes 7 à 10 et fibreuse de type syndesmose, sans mobilité, pour les côtes 11 et 12.

Compléments

  • La première articulation sterno-costale se situe sous l’articulation sternoclaviculaire, la deuxième à la jonction manubrio-sternale, les articulations 3 à 6 sur les bords latéraux du sternum et la septième à la jonction entre le corps sternal et le processus xiphoïde.

  • Les articulations sterno-costales comprennent une capsule fibreuse, des ligaments sterno-costaux radiés antérieurs, des ligaments sterno-costaux intra-articulaires horizontaux et deux ligaments costo-xiphoïdiens résistants recouvrant la face antérieure de la septième articulation.

  • Les articulations interchondrales unissent les bords en contact des cartilages costaux 6 à 9 et sont des articulations synoviales planes à capsule renforcée par du tissu fibreux.

  • L’articulation de la tête costale comprend deux articulations synoviales planes ; ses surfaces vertébrales encadrent l’anneau fibreux du disque intervertébral et correspondent aux surfaces légèrement convexes de la tête costale.

  • Le ligament intra-articulaire de la tête costale s’étend du sommet de la tête costale au disque intervertébral et sépare l’articulation en deux cavités.

  • Le ligament radié comprend trois faisceaux :

    • le faisceau supérieur, tendu de la tête costale à la vertèbre sus-jacente
    • le faisceau moyen, tendu de la tête costale à l’anneau fibreux du disque intervertébral
    • le faisceau inférieur, tendu de la tête costale à la vertèbre sous-jacente

6. Articulation costo-transversaire

★ À maîtriser

  • L’articulation costo-transversaire met en présence la surface articulaire du tubercule costal et celle du processus transverse, toutes deux ovales, complétées par une capsule mince et une membrane synoviale.

Compléments

  • Le ligament costo-transversaire, très court et très résistant, relie horizontalement le col de la côte au processus transverse correspondant selon un trajet oblique vers le dedans.

  • Le ligament costo-transversaire supérieur, épais, résistant et large, relie le col de la côte au processus transverse sus-jacent selon un trajet oblique en haut et en arrière.

  • Le ligament costo-transversaire latéral est une longue bande fibreuse reliant le sommet du processus transverse à la partie externe du tubercule costal.

7. Muscles de la paroi thoracique

★ À maîtriser

  • Les muscles de la paroi antéro-latérale cités sont :
    • le grand pectoral
    • le petit pectoral
    • le sous-clavier
    • le deltoïde
    • le grand dentelé

📌 Les intercostaux externes sont obliques en bas et en avant, tandis que les intercostaux internes et intimes sont obliques en haut et en avant ; les intimes sont les plus profonds.

  • Dans chaque espace intercostal, le paquet vasculo-nerveux comprend, de haut en bas, la veine, l’artère et le nerf intercostal, dans un espace ostéo-musculaire situé entre les muscles intercostaux et les côtes.

Compléments

  • Le grand pectoral s’insère sur la lèvre externe du sillon intertuberculaire et comporte trois chefs : claviculaire, sternal et abdominal.

  • Le petit pectoral est un muscle profond qui s’insère du processus coracoïde aux 3e, 4e et 5e côtes.

  • Le deltoïde forme le moignon de l’épaule avec le sillon delto-pectoral, où chemine la veine céphalique, utilisée comme voie d’abord pour les cathéters de chimiothérapie.

  • Les muscles de la paroi postérieure cités sont :

    • les muscles spinaux
    • les petits dentelés postérieurs
    • l’angulaire de l’omoplate
    • le rhomboïde
    • le grand dorsal
    • le trapèze
  • L’artère intercostale naît de la face postéro-latérale de l’aorte, la veine intercostale se jette à droite dans la veine azygos et le nerf intercostal est la branche antérieure du nerf rachidien sortant d’un trou de conjugaison thoracique.

  • Le muscle transverse du thorax abaisse les cartilages costaux et agit donc comme un muscle expirateur.

📌 Les muscles sous-costaux stabilisent les côtes au niveau des articulations costo-vertébrales et n’interviennent pas dans la respiration.

8. Glande mammaire et examen clinique

★ À maîtriser

  • La glande mammaire est une glande exocrine et lactifère, présente chez les deux sexes mais plus développée chez la femme, et située à la partie antérolatérale de la paroi thoracique.
  • Un téton ombiliqué et un aspect de peau d’orange peuvent être des signes évocateurs d’une atteinte carcinomateuse du sein.

  • 🔄 L’examen du sein consiste à :

    1. palper ses quatre cadrans
    2. mobiliser la glande sur la paroi thoracique
    3. examiner le prolongement axillaire
    4. rechercher des adénopathies

Compléments

  • La glande mammaire mesure environ 12 cm de hauteur et 10 cm de largeur, pèse entre 200 et 800 g et est située entre la 3e et la 7e côte.

  • L’aréole, centrée par le téton, se trouve environ 1 cm en dedans de la ligne médio-claviculaire et mesure 3 à 4 cm de grand axe.

  • Le téton mesure 10 à 15 mm de grand axe et environ 1 cm de longueur lorsqu’il est en érection, état appelé thélotisme.

  • Le sillon sous-mammaire se situe au niveau du 6e espace intercostal et peut servir à dissimuler des cicatrices chirurgicales.

  • La manœuvre de Tillaux consiste à luxer le sein sur le muscle pectoral ; elle est impossible lorsqu’une masse mammaire est située en arrière du pectoral.

9. Structure et vascularisation du sein

Notions clés & Définitions

  • Acinus mammaire : Structure glandulaire cylindrique entourée d’une structure adventitielle fibro-élastique et bordée d’une assise de cellules cubiques qui sécrètent le lait primaire, ou colostrum.
  • Lymphœdème : Œdème lymphatique dû à l’absence de drainage lymphatique du sein.

★ À maîtriser

  • L’artère subclavière donne l’artère thoracique interne, qui donne des artères intercostales antérieures participant à la vascularisation mammaire par les 2e, 3e et 4e artères intercostales antérieures, réunies en une artère mammaire principale appelée artère de Salmon.
  • Le drainage lymphatique mammaire rejoint principalement la région axillaire, où le tissu lymphatique est développé et où surviennent fréquemment des métastases ganglionnaires.

  • Les relais de drainage comprennent :

    • le premier relais supéro-externe
    • les relais rétrosternaux
    • les relais sus-claviculaires
    • les relais inférieurs
  • 🔄 La technique du ganglion sentinelle suit ces étapes :

    1. Injecter un marqueur dans la tumeur avant l’intervention.
    2. Repérer pendant la chirurgie le premier relais ganglionnaire de la tumeur.
    3. Prélever ce lymphonœud.
    4. L’analyser en extemporané pour déterminer s’il est bénin ou malin.

Compléments

  • Les acini convergent par des conduits lactifères primaires puis principaux, au nombre d’environ 15 à 20, qui s’ouvrent vers le téton.

  • Les cellules myoépithéliales entourant les acini se contractent lors de la succion et contribuent à l’excrétion du lait.

  • La vascularisation artérielle du sein reçoit aussi une branche supérieure de l’artère acromio-thoracique et une à deux branches de l’artère thoracique latérale, formant un cercle artériel péri-aréolaire.

  • Le drainage veineux mammaire suit le trajet artériel et le drainage interne rejoint le système azygos, qui draine aussi l’espace épidural.

  • Le réseau lymphatique mammaire superficiel est péri-aréolaire, et son atteinte par une lymphangite carcinomateuse peut donner un aspect en peau d’orange.

10. Anatomie du diaphragme

Notions clés & Définitions

  • Diaphragme thoraco-abdominal : Cloison musculo-aponévrotique qui sépare le thorax de l’abdomen, formée d’une double coupole périphérique musculaire et d’un centre tendineux.

★ À maîtriser

  • Le diaphragme est le principal muscle inspiratoire et un muscle indispensable à l’inspiration.

  • Le diaphragme est innervé par le nerf phrénique issu du plexus cervical C4.

  • Les deux piliers du diaphragme forment un lit fibreux pour l’aorte et se rejoignent en haut pour former le ligament arqué médian, qui limite l’hiatus aortique.

  • L’hiatus aortique, situé en D12, laisse passer l’aorte thoracique qui devient abdominale et le conduit thoracique.

  • L’hiatus œsophagien, situé en D10, laisse passer l’œsophage et les nerfs vagues droit et gauche.

Compléments

  • Sa position et sa forme dépendent de :

    • la respiration
    • la position du corps
    • le volume des viscères
  • En expiration forcée, le diaphragme se projette au niveau du 4e espace intercostal à droite et du 5e espace intercostal à gauche.

  • La partie périphérique comprend :

    • une portion sternale
    • une portion chondro-costale
    • une portion lombaire
  • La portion chondro-costale s’insère sur la face interne des six dernières côtes : les trois sus-jacentes ont une insertion chondro-costale et les trois dernières une insertion uniquement costale.

  • Le pilier gauche du diaphragme atteint la face antérieure de L2, parfois L3, et est en rapport avec le muscle de Treitz, qui relie l’angle duodéno-jéjunal à ce pilier et joue un rôle suspenseur.

  • Le pilier droit descend jusqu’à L3 et au disque L3-L4 et est en rapport avec le ligament longitudinal antérieur de la colonne vertébrale.

  • Le hiatus costo-lombaire, situé dans la partie musculaire du diaphragme sur l’arcade du carré des lombes, peut être le siège d’une hernie pleurale liée aux rapports entre la plèvre et l’espace rétropéritonéal et à leurs différences de pression.

  • Le centre tendineux du diaphragme a la forme d’une feuille de trèfle à trois folioles et comporte deux bandelettes fibreuses qui délimitent l’orifice de la veine cave inférieure.

  • L’hiatus de la veine cave, situé en D8, laisse passer la veine cave inférieure.

11. Caractères généraux des poumons

Notions clés & Définitions

  • Poumons : Deux organes intrathoraciques qui assurent les échanges gazeux, ou hématose, et sont entourés par la plèvre.

★ À maîtriser

  • Chaque poumon comprend des lobes séparés par des scissures, des segments et des lobules, jusqu’aux alvéoles qui constituent les unités fonctionnelles pulmonaires.

  • Chaque segment pulmonaire est centré par une bronche segmentaire et l’artère qui l’accompagne, tandis que la veine se trouve en périphérie.

Compléments

  • Les poumons occupent les cavités pleuro-pulmonaires, parties latérales de la cavité thoracique situées de part et d’autre du médiastin.

  • Les éléments morphologiques décrits sont : une face latérale costale convexe, une face médiale médiastinale concave portant le hile, une base diaphragmatique concave, un sommet supérieur, un bord antérieur, un bord postérieur, un bord inférieur

  • Le hile pulmonaire est une dépression située sur la face médiale du poumon où passe le pédicule pulmonaire, et son pourtour correspond à la ligne de réflexion de la plèvre.

  • Le pédicule pulmonaire comprend des éléments nourriciers, constitués des artères, veines, lymphatiques et nerfs bronchiques, et des éléments fonctionnels participant à l’hématose : les bronches souches, l’artère pulmonaire et les veines pulmonaires.

12. Anatomie du poumon droit

★ À maîtriser

  • Le poumon droit est plus volumineux que le poumon gauche.

  • Le poumon droit est divisé en trois lobes par deux scissures : la grande scissure, oblique en bas et en avant, sépare le lobe inférieur des lobes moyen et supérieur, tandis que la petite scissure, horizontale, sépare les lobes supérieur et moyen.

Compléments

  • Le poumon droit assure 55 % des échanges gazeux.

  • Le pédicule pulmonaire droit contient : la bronche souche droite, une petite artère bronchique, l’artère pulmonaire droite, un peu en dessous de la bronche souche, les veines pulmonaires supérieure et inférieure, en avant, des lymphonœuds, des éléments nerveux

  • Les empreintes essentiellement veineuses comprennent :

    • la crosse de l’azygos
    • la veine cave supérieure
    • le tronc veineux brachio-céphalique droit
    • la veine cave inférieure
  • La base du poumon droit est barrée transversalement par la grande scissure et est en rapport avec le foie par l’intermédiaire du diaphragme.

  • Le lobe supérieur du poumon droit comprend les segments 1, 2 et 3, et le lobe moyen comprend les segments 4 et 5.

13. Anatomie du poumon gauche

Notions clés & Définitions

  • Pneumothorax : La présence d’air entre les deux feuillets de la plèvre.

★ À maîtriser

  • Le poumon gauche possède deux lobes, supérieur et inférieur, séparés par la grande scissure, ou scissure oblique, qui est orientée en bas et en avant.

  • Le lobe supérieur du poumon gauche comprend les segments 1, 2, 3, 4 et 5, tandis que le lobe inférieur comprend les segments 6, 7, 8, 9 et 10.

  • Le sommet pulmonaire dépasse le bord supérieur de la première côte et s’étend dans le creux sus-claviculaire.

  • Une tumeur de l’apex pulmonaire peut comprimer l’anastomose C8-T1 et provoquer des douleurs dans le bras, tableau appelé syndrome de Pancoast-Tobias.

Compléments

  • Les segments 4 et 5 du poumon gauche constituent la lingula.

  • Le pédicule pulmonaire gauche comprend : la bronche souche gauche, deux artères bronchiques, l’artère pulmonaire gauche située au-dessus de la bronche souche, les veines pulmonaires supérieure et inférieure, des lymphonœuds, des éléments nerveux

  • Les empreintes vasculaires de la face médiale du poumon gauche sont essentiellement artérielles, notamment celles du ventricule gauche, de la crosse aortique et de l’artère subclavière gauche.

  • Le dôme pleural est proche de la veine jugulaire, de sorte qu’une ponction jugulaire expose au risque de perforation pleurale et de pneumothorax.

  • En arrière du dôme pleural, la racine inférieure du plexus brachial, formée notamment par l’anastomose C8-T1, entretient un rapport étroit avec lui.

📌 Devant une névralgie brachiale C8-T1, une radiographie pulmonaire est indiquée pour rechercher une tumeur de l’apex pulmonaire.

14. Feuillets et parties de la plèvre

Notions clés & Définitions

  • Plèvre : Une membrane séreuse à deux feuillets qui enveloppe chacun des poumons, les plèvres droite et gauche étant indépendantes l’une de l’autre.

★ À maîtriser

📌 Le feuillet viscéral enveloppe le poumon et s’insinue dans les scissures interlobaires, tandis que le feuillet pariétal tapisse la face profonde de la cavité thoracique.

  • Les feuillets viscéral et pariétal se continuent au niveau du hile pulmonaire par une ligne de réflexion et délimitent la cavité pleurale, normalement virtuelle.

Compléments

  • La cavité pleurale devient réelle en présence d’air, comme dans le pneumothorax, ou de liquide, comme dans l’hémothorax ou le pyothorax.

  • La plèvre viscérale est pratiquement indissociable du parenchyme pulmonaire, tandis que la plèvre pariétale est séparée de la paroi thoracique par le fascia endothoracique.

  • La plèvre pariétale comprend trois parties :

    • la plèvre costale
    • la plèvre diaphragmatique
    • la plèvre médiastinale

15. Récessus et dôme pleural

★ À maîtriser

  • Les cinq récessus pleuraux sont :

    • le récessus costo-médiastinal ventral
    • le récessus costo-médiastinal dorsal
    • le récessus costo-diaphragmatique
    • le récessus médiastino-diaphragmatique
    • le récessus supérieur, ou dôme pleural
  • Le récessus costo-diaphragmatique est le point déclive de la plèvre, descend plus bas à droite qu’à gauche et se projette vers la 12e côte en arrière ; le bord inférieur du poumon reste à 4 à 5 cm de son fond.

Compléments

  • Le récessus costo-médiastinal ventral s’étend de l’articulation sterno-claviculaire au 7e espace intercostal ; ses culs-de-sac droit et gauche ne se rejoignent pas, ce qui rend possible la sternotomie médiane avec un risque pleural à la partie moyenne du sternum.

  • Le récessus costo-médiastinal dorsal descend verticalement de la première côte au 11e espace intercostal et recouvre le bord postérieur du poumon.

  • Lors d’un épanchement liquidien pleural, les culs-de-sac se comblent, surtout le récessus costo-diaphragmatique, qui est le mieux exploré par un téléthorax de face.

  • L’appareil suspenseur du dôme pleural comprend trois ligaments :

    • le ligament vertébro-pleural
    • le ligament transverso-pleural
    • le ligament costo-pleural

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Lymphatiques mammaires, diaphragme et poumons avec 47 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle région du tronc correspond au thorax ?

2. Lors d’un mouvement respiratoire, quel rôle le thorax remplit-il en plus de protéger les organes ?

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Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce que le thorax ?

La région supérieure du tronc entre le cou et l’abdomen, à laquelle s’attachent le cou et les membres supérieurs.

Quels appareils le thorax protège-t-il et à quel mouvement participe-t-il ?

Il protège les organes des appareils circulatoire et respiratoire et participe aux mouvements respiratoires.

Quelle forme générale présente la cage thoracique ?

Un tronc de cône, à ouverture supérieure étroite et ouverture inférieure plus large.

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