★ À maîtriser
📌 Le stress ponctuel, parfois bénéfique, comporte les phases d’alarme et de résistance, tandis que le stress chronique ajoute une phase d’épuisement et peut devenir désadaptatif.
Lors de la phase d’alarme, le système sympathique stimule les médullosurrénales, qui libèrent immédiatement de l’adrénaline et de la noradrénaline ; l’adrénaline augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle, provoque une mydriase et ralentit la digestion.
Lors de la phase de résistance, l’axe hypothalamo-hypophysaire libère successivement la CRH par l’hypothalamus puis l’ACTH par l’hypophyse, ce qui participe à la libération de cortisol et d’aldostérone.
Compléments
Le cortisol favorise la néoglucogenèse à partir du glycérol, parfois des protéines musculaires, et exerce également des effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs.
L’aldostérone favorise la rétention hydrosodée en augmentant la récupération d’eau rénale vers le sang, le sodium suivant l’eau, ce qui augmente la volémie et la pression artérielle.
Selon Le MONDE, depuis la pandémie, les instaurations d’antidépresseurs ont augmenté de 23 %, celles d’anxiolytiques de 15 % et celles d’hypnotiques de 26 %.
Alarme → résistance → épuisement : l’adaptation peut céder à la chronicité.
★ À maîtriser
📌 L’anxiété est considérée comme pathologique lorsqu’elle est fréquente, de forte intensité ou qu’elle handicape la vie quotidienne.
📌 La phobie est une crainte persistante et irraisonnée d’un objet ou d’une situation, contrairement à la peur qui prépare à gérer une situation : la phobie conduit à rejeter l’affrontement de son objet.
📌 Le trouble anxieux généralisé correspond à une anxiété excessive et persistante ressentie dans les activités quotidiennes pendant au moins 6 mois.
Compléments
La peur prépare à affronter ; la phobie pousse à éviter.
★ À maîtriser
La prise en charge peut associer :
Les antidépresseurs cités comme ayant une AMM dans le traitement de l’anxiété sont :
📌 Les antidépresseurs utilisés comme traitements de fond de l’anxiété ont une latence d’action de 2 à 4 semaines, tandis que les anxiolytiques sont utilisés pour les crises et doivent ensuite rester discontinus et au besoin.
Les benzodiazépines potentialisent les récepteurs GABA-A postsynaptiques, favorisent l’entrée d’ions chlorure, hyperpolarisent le neurone et inhibent l’apparition d’un potentiel d’action.
Les benzodiazépines ont des propriétés anxiolytiques, hypnotiques et sédatives, myorelaxantes et anticonvulsivantes.
Compléments
📌 L’arrêt des benzodiazépines doit être progressif et réalisé en concertation avec un professionnel de santé, car un arrêt brutal peut provoquer un syndrome de sevrage et leur usage prolongé expose à la dépendance.
★ À maîtriser
Un cycle de sommeil dure entre 90 et 120 minutes et se répète environ 4 à 6 fois par nuit.
Le sommeil lent comprend trois stades :
Compléments
📌 Le sommeil lent profond est le plus réparateur et prédomine en première moitié de nuit, tandis que le sommeil paradoxal prédomine en fin de nuit et s’accompagne notamment de rêves et de mouvements rapides des yeux.
Sommeil lent en trois stades, puis sommeil paradoxal.
★ À maîtriser
📌 Les insomnies aiguës ou passagères durent moins de 3 mois, tandis que les insomnies chroniques persistent au moins 3 mois.
Compléments
L’insomnie d’ajustement peut être provoquée par :
Le syndrome des jambes sans repos se manifeste par une envie irrépressible de bouger les jambes, parfois les bras, associée à des fourmillements ou des douleurs, et le soulagement survient au mouvement ou à l’étirement.
★ À maîtriser
📌 Les benzodiazépines hypnotiques et apparentés doivent être pris au besoin, à la dose la plus faible possible et pendant la période la plus courte possible ; leur usage expose notamment à la dépendance et à la dépression respiratoire.
Compléments
La mélatonine LP se prend 1 à 2 heures avant le coucher, tandis que les formes à libération immédiate se prennent 30 à 45 minutes avant le coucher.
Le daridorexant, seul antagoniste des récepteurs à l’orexine commercialisé en France en 2024 selon le cours, bloque les récepteurs OX1R et OX2R et prolonge le sommeil sans modifier ses stades.
★ À maîtriser
📌 La mélatonine agit comme agoniste des récepteurs MT1 et MT2, impliqués dans le cycle du sommeil, et contribue à la régulation circadienne ainsi qu’à l’endormissement.
Compléments
📌 En automédication, il est recommandé de ne pas enchaîner plus d’une boîte de mélatonine sans une pause thérapeutique d’au moins 15 jours.
La mélatonine monte le soir, culmine entre 2 h et 4 h, puis décroît.
★ À maîtriser
📌 Le somnambulisme correspond à des mouvements inconscients pendant le sommeil, souvent avec les yeux ouverts, sans souvenir au réveil, tandis que le cauchemar entraîne un réveil avec souvenir du rêve.
📌 La narcolepsie associe une somnolence diurne excessive et irrépressible à une mauvaise qualité du sommeil ; la cataplexie, perte du tonus musculaire, caractérise le type 1 mais pas le type 2.
Compléments
📌 Les crampes des membres inférieurs sont des contractions douloureuses du mollet pendant le sommeil et constituent un trouble différent du syndrome des jambes sans repos.
Cauchemar : souvenir au réveil ; somnambulisme : absence de souvenir.
★ À maîtriser
📌 La dépression est distinguée de la déprime par sa sévérité et sa durée, la dépression étant caractérisée par des symptômes persistant au moins 15 jours.
Le diagnostic d’état dépressif caractérisé repose sur la persistance pendant au moins 15 jours de deux symptômes principaux de l’hypothymie.
La dépression est associée à une diminution de la neurotransmission de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline.
Compléments
Les symptômes dépressifs se répartissent en atteintes émotionnelles, psychomotrices et physiques.
La sévérité de la dépression est classée comme légère avec 2 symptômes secondaires, moyenne avec 3 et sévère avec 4, en présence de 2 symptômes principaux.
★ À maîtriser
📌 L’association de plusieurs médicaments augmentant la sérotonine expose à un syndrome sérotoninergique potentiellement vital, qui impose l’arrêt immédiat du traitement.
Compléments
L’action pharmacologique des ISRS apparaît après environ 2 semaines.
Les antidépresseurs tricycliques bloquent la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline et possèdent aussi des actions antihistaminique H1, alpha-bloquante et anticholinergique.
📌 Les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A peuvent traiter la dépression en dernière intention, car ces médicaments présentent de nombreuses interactions.
★ À maîtriser
La phase maniaque se caractérise par une humeur exaltée ou irritable et une activité accrue, ou une obstination à poursuivre un objectif, durant au moins 1 semaine.
Les sels de lithium stabilisent l’humeur en prenant la place du sodium dans le système nerveux central, ce qui stabilise les membranes et diminue l’excitabilité neuronale.
Compléments
📌 Le traitement par lithium nécessite une surveillance de la lithiémie et de la fonction rénale afin d’éviter un surdosage pouvant entraîner convulsions, coma ou arythmie.
📌 Le valpromide et le divalproate de sodium sont tératogènes et contre-indiqués pendant la grossesse.
Manie : exaltation ; dépression : tristesse profonde.
★ À maîtriser
📌 Un patient névrosé est perturbé mais conserve un rapport conscient à la réalité, contrairement au patient psychotique.
📌 La thérapie cognitivo-comportementale est le traitement de première intention de la névrose.
Compléments
Les troubles névrotiques comprennent notamment :
La prise en charge de la névrose peut aussi inclure des conseils d’hygiène de vie, une activité sportive régulière et des méthodes de relaxation et de respiration.
Névrose : rapport à la réalité conservé ; psychose : rapport différent à la réalité.
★ À maîtriser
📌 La TCC est le traitement de première intention de la névrose, et la MBCT, également appelée MBSR dans le cours, repose sur la respiration, la méditation et les étirements.
📌 Lorsque le travail psychologique est insuffisant ou impossible, un traitement médicamenteux par benzodiazépines anxiolytiques ou antidépresseurs peut être mis en place.
Compléments
Névrose : conscience du trouble ; psychose : perte du discernement du réel
★ À maîtriser
Les symptômes psychotiques sont classés en :
Les symptômes négatifs comprennent :
Compléments
Les idées délirantes décrites comprennent :
Les symptômes désorganisés associent un discours pouvant devenir incohérent à des comportements étranges, et la catatonie peut se manifester par une posture rigide et une résistance aux mouvements imposés.
Les troubles cognitifs psychotiques peuvent réduire l’attention, la concentration, la résolution de problèmes, la compréhension du point de vue d’autrui et l’apprentissage par l’expérience.
P-N-D-C : symptômes positifs, négatifs, désorganisés et cognitifs
★ À maîtriser
Les bouffées délirantes sont des épisodes aigus de délires ou d’hallucinations chez une personne sans antécédent psychique, et elles constituent le début d’une schizophrénie dans deux tiers des cas ou d’un trouble bipolaire dans un tiers des cas.
Les neuroleptiques classiques bloquent les récepteurs D2 de la voie mésolimbique, ce qui réduit les hallucinations et les idées délirantes mais peut diminuer le plaisir et la motivation.
Le blocage D2 mésocortical par les neuroleptiques classiques peut amplifier le ralentissement psychique et le repli sur soi.
Le blocage D2 de la voie nigro-striée par les neuroleptiques classiques peut provoquer un syndrome extrapyramidal avec dyskinésies.
📌 Le syndrome malin des neuroleptiques est une urgence vitale pouvant associer rigidité musculaire, convulsions, agitation ou coma, hyperthermie brutale supérieure à 40 °C et fréquence cardiaque ou respiratoire élevée avec tension artérielle labile.
Compléments
La schizophrénie est associée à un amincissement du cortex et de l’hippocampe, à une hypertrophie des ventricules et à des perturbations des transmissions dopaminergique mésolimbique, glutamatergique et sérotoninergique mésocorticale.
Le blocage dopaminergique de la voie tubéro-infundibulaire peut augmenter la prolactine et provoquer notamment une galactorrhée ou une gynécomastie.
Les effets indésirables des neuroleptiques classiques comprennent :
Les effets indésirables spécifiques des antipsychotiques atypiques comprennent des troubles métaboliques, un allongement du QT et, avec la clozapine, un risque d’agranulocytose nécessitant une NFS tous les 7 jours.
Blocage D2 mésolimbique → diminution des symptômes positifs
★ À maîtriser
📌 Le TDAH est mis en évidence lorsque les symptômes débutent avant 12 ans, persistent plus de 6 mois et constituent un handicap dans la vie quotidienne.
📌 Avant 6 ans, la thérapie psychoéducative est la seule thérapie autorisée en France pour traiter le TDAH, et elle implique les parents ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire.
Compléments
📌 La prescription de méthylphénidate est limitée à 28 jours, sans chevauchement sauf mention contraire du prescripteur, et le nom de la pharmacie doit figurer sur l’ordonnance pour la prise en charge.
IHI : inattention, hyperactivité, impulsivité
★ À maîtriser
Compléments
Idiopathique : cause non apparente ; symptomatique : cause connue
Les crises focales touchent une seule zone cérébrale, tandis que les crises généralisées s’étendent du foyer épileptogène à d’autres régions jusqu’à concerner l’ensemble du cerveau.
Lors d’une crise focale simple, le patient reste conscient et peut décrire ses sensations, tandis qu’une crise focale complexe altère plus ou moins la conscience et laisse un souvenir imprécis.
Les crises d’absence généralisées provoquent une brève perte de contact, durant quelques secondes, et touchent préférentiellement les enfants de 5 à 12 ans ; elles disparaissent souvent à l’adolescence.
Une crise tonico-clonique dure généralement de 2 à 10 minutes et comporte une phase tonique, une phase clonique puis une phase résolutive.
📌 Lors d’une crise, il faut rester avec le patient, le déplacer s’il risque de se blesser, le rassurer après la crise et ne pas le maintenir ni s’opposer à ses mouvements ; si la crise dure plus de 5 à 10 minutes ou se répète fréquemment sans résolution, il faut appeler le 15.
Le bilan diagnostique de l’épilepsie comprend l’interrogatoire du patient et de son entourage, la recherche d’antécédents et de signes post-crise, l’EEG, l’IRM et, si nécessaire, des analyses biologiques.
Dans l’épilepsie, le système excitateur comprend l’acétylcholine, l’adrénaline, le glutamate et l’aspartate, tandis que le système inhibiteur comprend le GABA, la sérotonine et la glycine.
Le déséquilibre des systèmes excitateurs et inhibiteurs entraîne une surexcitation neuronale, une augmentation de l’activité des canaux sodiques et calciques, une entrée accrue de Na⁺ et de Ca²⁺, puis des potentiels d’action désorganisés et trop intenses.
Les antiépileptiques diminuent l’hyperexcitabilité neuronale en bloquant les canaux sodiques et calciques, en inhibant les récepteurs NMDA et AMPA des acides aminés excitateurs, ou en renforçant l’action inhibitrice du GABA.
Le traitement antiépileptique commence par une monothérapie adaptée au type d’épilepsie, à l’âge et au sexe du patient ; après un échec, une seconde monothérapie est instaurée, et les associations ne sont proposées qu’après deux échecs de monothérapie.
La dysesthésie modifie la sensibilité, l’hyperesthésie l’augmente excessivement, l’hyperalgie accroît la douleur face à un stimulus douloureux, l’allodynie fait apparaître une douleur face à un stimulus normalement non douloureux et l’hyperpathie provoque une réaction douloureuse maximale et parfois répétée.
Une douleur neuropathique doit être évoquée devant des symptômes chroniques et persistants après guérison du membre traumatisé, notamment des brûlures, des sensations d’électricité, des spasmes ou une réticence aux mouvements.
Le traitement médicamenteux des douleurs neuropathiques privilégie les monothérapies en première intention et peut essayer une autre molécule en monothérapie si la première ne soulage pas efficacement.
La gabapentine est utilisée pour les douleurs neuropathiques périphériques, tandis que la prégabaline est utilisée pour les douleurs périphériques et/ou centrales.
Dans le gate control, la substance P et le glutamate augmentent la transmission du message douloureux, tandis que les enképhalines, opioïdes endogènes, en diminuent l’intensité en bloquant la libération de ces neuromédiateurs.
Tonique → clonique → résolutive
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1. Quelle distinction caractérise le stress ponctuel par rapport au stress chronique ?
2. Lors d’une phase d’alarme, quelle réponse physiologique résulte de la libération d’adrénaline ?
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Quelles phases caractérisent le stress ponctuel ?
Les phases d’alarme et de résistance.
Quelle phase supplémentaire caractérise le stress chronique ?
La phase d’épuisement.
Quelles hormones les médullosurrénales libèrent-elles en phase d’alarme ?
L’adrénaline et la noradrénaline.
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