Fiche de révision : Névrose, psychose et troubles neurologiques

Plan du Cours

  1. Phases et effets du stress
  2. Anxiété et troubles anxieux
  3. Prise en charge de l’anxiété
  4. Cycle et architecture du sommeil
  5. Insomnies et leurs causes
  6. Traitements de l’insomnie
  7. Mélatonine et traitements de l’insomnie
  8. Parasomnies et hypersomnies
  9. Dépression et diagnostic
  10. Traitements de la dépression
  11. Troubles bipolaires et thymorégulateurs
  12. Névrose et prise en charge
  13. Névrose et traitements
  14. Psychose et manifestations cliniques
  15. Antipsychotiques et voies cérébrales
  16. TDAH et prise en charge
  17. Épilepsie et ses causes
  18. Types de crises épileptiques

1. Phases et effets du stress

★ À maîtriser

📌 Le stress ponctuel, parfois bénéfique, comporte les phases d’alarme et de résistance, tandis que le stress chronique ajoute une phase d’épuisement et peut devenir désadaptatif.

  • Lors de la phase d’alarme, le système sympathique stimule les médullosurrénales, qui libèrent immédiatement de l’adrénaline et de la noradrénaline ; l’adrénaline augmente le rythme cardiaque et la pression artérielle, provoque une mydriase et ralentit la digestion.

  • Lors de la phase de résistance, l’axe hypothalamo-hypophysaire libère successivement la CRH par l’hypothalamus puis l’ACTH par l’hypophyse, ce qui participe à la libération de cortisol et d’aldostérone.

Compléments

  • Le cortisol favorise la néoglucogenèse à partir du glycérol, parfois des protéines musculaires, et exerce également des effets anti-inflammatoires et immunosuppresseurs.

  • L’aldostérone favorise la rétention hydrosodée en augmentant la récupération d’eau rénale vers le sang, le sodium suivant l’eau, ce qui augmente la volémie et la pression artérielle.

  • Selon Le MONDE, depuis la pandémie, les instaurations d’antidépresseurs ont augmenté de 23 %, celles d’anxiolytiques de 15 % et celles d’hypnotiques de 26 %.

Astuce mémo

Alarme → résistance → épuisement : l’adaptation peut céder à la chronicité.

2. Anxiété et troubles anxieux

Notions clés & Définitions

  • Anxiété : Sentiment de nervosité, d’inquiétude ou de malaise face à une menace présente ou éventuelle, qui prépare l’organisme à y répondre.

★ À maîtriser

📌 L’anxiété est considérée comme pathologique lorsqu’elle est fréquente, de forte intensité ou qu’elle handicape la vie quotidienne.

  • Les principaux troubles anxieux cités sont :
    • La crise d’angoisse ou trouble panique
    • Les phobies spécifiques
    • Le trouble anxieux généralisé
    • Le trouble de stress post-traumatique

📌 La phobie est une crainte persistante et irraisonnée d’un objet ou d’une situation, contrairement à la peur qui prépare à gérer une situation : la phobie conduit à rejeter l’affrontement de son objet.

📌 Le trouble anxieux généralisé correspond à une anxiété excessive et persistante ressentie dans les activités quotidiennes pendant au moins 6 mois.

Compléments

  • Le trouble de stress post-traumatique peut toucher les victimes comme les témoins d’un événement traumatisant ; environ 20 % des personnes atteintes voient leur trouble devenir chronique.

Astuce mémo

La peur prépare à affronter ; la phobie pousse à éviter.

3. Prise en charge de l’anxiété

★ À maîtriser

  • La prise en charge peut associer :

    • Conseils hygiénodiététiques
    • Psychothérapie cognitive et comportementale
    • Traitements médicamenteux
    • Thérapies complémentaires
  • Les antidépresseurs cités comme ayant une AMM dans le traitement de l’anxiété sont :

    • L’escitalopram, ISRS
    • La paroxétine, ISRS
    • La venlafaxine, IRSNA
    • La duloxétine, IRSNA

📌 Les antidépresseurs utilisés comme traitements de fond de l’anxiété ont une latence d’action de 2 à 4 semaines, tandis que les anxiolytiques sont utilisés pour les crises et doivent ensuite rester discontinus et au besoin.

  • Les benzodiazépines potentialisent les récepteurs GABA-A postsynaptiques, favorisent l’entrée d’ions chlorure, hyperpolarisent le neurone et inhibent l’apparition d’un potentiel d’action.

  • Les benzodiazépines ont des propriétés anxiolytiques, hypnotiques et sédatives, myorelaxantes et anticonvulsivantes.

Compléments

📌 L’arrêt des benzodiazépines doit être progressif et réalisé en concertation avec un professionnel de santé, car un arrêt brutal peut provoquer un syndrome de sevrage et leur usage prolongé expose à la dépendance.

4. Cycle et architecture du sommeil

Notions clés & Définitions

  • Sommeil : État de conscience séparant deux périodes d’éveil, caractérisé par une diminution temporaire et réversible de la vigilance et du tonus musculaire ainsi que par un ralentissement des fonctions biologiques.

★ À maîtriser

  • L’horloge circadienne qui régule le cycle veille-sommeil est synchronisée sur 24 heures et étroitement régulée par la lumière perçue par les yeux.
  • Un cycle de sommeil dure entre 90 et 120 minutes et se répète environ 4 à 6 fois par nuit.

  • Le sommeil lent comprend trois stades :

    • Sommeil très léger
    • Sommeil léger
    • Sommeil profond

Compléments

📌 Le sommeil lent profond est le plus réparateur et prédomine en première moitié de nuit, tandis que le sommeil paradoxal prédomine en fin de nuit et s’accompagne notamment de rêves et de mouvements rapides des yeux.

Astuce mémo

Sommeil lent en trois stades, puis sommeil paradoxal.

5. Insomnies et leurs causes

Notions clés & Définitions

  • Insomnie : Caractérisée par des difficultés d’endormissement, une diminution du temps de sommeil et parfois une altération de sa qualité ou de son caractère réparateur.

★ À maîtriser

📌 Les insomnies aiguës ou passagères durent moins de 3 mois, tandis que les insomnies chroniques persistent au moins 3 mois.

  • 🔄 Le syndrome d’apnée du sommeil peut entraîner :
    1. Une obstruction pharyngée en position allongée
    2. Des pauses respiratoires et des tachycardies nocturnes
    3. Une perturbation du sommeil lent profond et de la récupération

Compléments

  • L’insomnie d’ajustement peut être provoquée par :

    • Un choc émotionnel
    • Une hospitalisation
    • Une perte d’emploi
  • Le syndrome des jambes sans repos se manifeste par une envie irrépressible de bouger les jambes, parfois les bras, associée à des fourmillements ou des douleurs, et le soulagement survient au mouvement ou à l’étirement.

6. Traitements de l’insomnie

★ À maîtriser

  • Les traitements médicamenteux de l’insomnie cités comprennent :
    • Les benzodiazépines hypnotiques et apparentés
    • Les antihistaminiques H1 de la famille des phénothiazines
    • La mélatonine
    • Les antagonistes des récepteurs à l’orexine
    • La miansérine hors AMM

📌 Les benzodiazépines hypnotiques et apparentés doivent être pris au besoin, à la dose la plus faible possible et pendant la période la plus courte possible ; leur usage expose notamment à la dépendance et à la dépression respiratoire.

  • La mélatonine est produite dans la glande pinéale à partir de la sérotonine, elle-même issue du tryptophane, et sa synthèse augmente lorsque la luminosité baisse.

Compléments

  • La mélatonine LP se prend 1 à 2 heures avant le coucher, tandis que les formes à libération immédiate se prennent 30 à 45 minutes avant le coucher.

  • Le daridorexant, seul antagoniste des récepteurs à l’orexine commercialisé en France en 2024 selon le cours, bloque les récepteurs OX1R et OX2R et prolonge le sommeil sans modifier ses stades.

7. Mélatonine et traitements de l’insomnie

★ À maîtriser

  • La synthèse de mélatonine augmente lorsque la luminosité baisse, atteint un pic entre 2 h et 4 h du matin, puis diminue jusqu’à un minimum vers 12 h.

📌 La mélatonine agit comme agoniste des récepteurs MT1 et MT2, impliqués dans le cycle du sommeil, et contribue à la régulation circadienne ainsi qu’à l’endormissement.

  • Le daridorexant (QUVIVIQ®), antagoniste des récepteurs OX1R et OX2R, est indiqué en deuxième intention après échec des autres traitements pour une insomnie persistant depuis au moins 3 mois.

Compléments

📌 En automédication, il est recommandé de ne pas enchaîner plus d’une boîte de mélatonine sans une pause thérapeutique d’au moins 15 jours.

Astuce mémo

La mélatonine monte le soir, culmine entre 2 h et 4 h, puis décroît.

8. Parasomnies et hypersomnies

Notions clés & Définitions

  • Parasomnies : Comportements indésirables survenant lors de l’endormissement ou pendant le sommeil, le plus souvent moteurs et généralement sans souvenir au réveil.
  • Hypersomnie : Somnolence diurne excessive et irrépressible, avec ou sans durée de sommeil prolongée.

★ À maîtriser

📌 Le somnambulisme correspond à des mouvements inconscients pendant le sommeil, souvent avec les yeux ouverts, sans souvenir au réveil, tandis que le cauchemar entraîne un réveil avec souvenir du rêve.

📌 La narcolepsie associe une somnolence diurne excessive et irrépressible à une mauvaise qualité du sommeil ; la cataplexie, perte du tonus musculaire, caractérise le type 1 mais pas le type 2.

Compléments

  • Les terreurs nocturnes provoquent des hurlements et une agitation importante pendant le sommeil, avec un comportement de peur et un réveil difficile.

📌 Les crampes des membres inférieurs sont des contractions douloureuses du mollet pendant le sommeil et constituent un trouble différent du syndrome des jambes sans repos.

Astuce mémo

Cauchemar : souvenir au réveil ; somnambulisme : absence de souvenir.

9. Dépression et diagnostic

Notions clés & Définitions

  • Dépression : Tristesse douloureuse persistante et perte de motivation et de plaisir sur une longue période.

★ À maîtriser

📌 La dépression est distinguée de la déprime par sa sévérité et sa durée, la dépression étant caractérisée par des symptômes persistant au moins 15 jours.

  • Le diagnostic d’état dépressif caractérisé repose sur la persistance pendant au moins 15 jours de deux symptômes principaux de l’hypothymie.

  • La dépression est associée à une diminution de la neurotransmission de la sérotonine, de la dopamine et de la noradrénaline.

Compléments

  • Les symptômes dépressifs se répartissent en atteintes émotionnelles, psychomotrices et physiques.

  • La sévérité de la dépression est classée comme légère avec 2 symptômes secondaires, moyenne avec 3 et sévère avec 4, en présence de 2 symptômes principaux.

10. Traitements de la dépression

★ À maîtriser

  • Les ISRS augmentent la concentration synaptique de sérotonine en bloquant sa recapture par les transporteurs SERT du neurone présynaptique.

📌 L’association de plusieurs médicaments augmentant la sérotonine expose à un syndrome sérotoninergique potentiellement vital, qui impose l’arrêt immédiat du traitement.

  • Les IRSNa augmentent les concentrations synaptiques de sérotonine et de noradrénaline en bloquant leur recapture par les transporteurs SERT et NET.

Compléments

  • L’action pharmacologique des ISRS apparaît après environ 2 semaines.

  • Les antidépresseurs tricycliques bloquent la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline et possèdent aussi des actions antihistaminique H1, alpha-bloquante et anticholinergique.

📌 Les inhibiteurs sélectifs de la MAO-A peuvent traiter la dépression en dernière intention, car ces médicaments présentent de nombreuses interactions.

  • La durée habituelle du traitement médicamenteux de la dépression est de 6 à 12 mois, et peut aller jusqu’à 2 ans en cas de récidive.

11. Troubles bipolaires et thymorégulateurs

Notions clés & Définitions

  • Trouble bipolaire : Affection mentale caractérisée par une alternance cyclique d’épisodes maniaques d’exaltation intense et d’épisodes dépressifs de tristesse profonde.
  • Normothymiques : Médicaments qui normalisent l’humeur vers l’euthymie et sont aussi appelés régulateurs ou thymorégulateurs.

★ À maîtriser

  • La phase maniaque se caractérise par une humeur exaltée ou irritable et une activité accrue, ou une obstination à poursuivre un objectif, durant au moins 1 semaine.

  • Les sels de lithium stabilisent l’humeur en prenant la place du sodium dans le système nerveux central, ce qui stabilise les membranes et diminue l’excitabilité neuronale.

Compléments

📌 Le traitement par lithium nécessite une surveillance de la lithiémie et de la fonction rénale afin d’éviter un surdosage pouvant entraîner convulsions, coma ou arythmie.

📌 Le valpromide et le divalproate de sodium sont tératogènes et contre-indiqués pendant la grossesse.

Astuce mémo

Manie : exaltation ; dépression : tristesse profonde.

12. Névrose et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • Névrose : Pathologie psychiatrique sans cause organique dont l’individu est conscient, liée à un niveau d’angoisse irrationnel pouvant handicaper le quotidien.

★ À maîtriser

📌 Un patient névrosé est perturbé mais conserve un rapport conscient à la réalité, contrairement au patient psychotique.

📌 La thérapie cognitivo-comportementale est le traitement de première intention de la névrose.

Compléments

  • Les troubles névrotiques comprennent notamment :

    • les TOC
    • les troubles anxieux
    • les troubles phobiques
    • les troubles de stress post-traumatique
    • certaines formes de dépression
  • La prise en charge de la névrose peut aussi inclure des conseils d’hygiène de vie, une activité sportive régulière et des méthodes de relaxation et de respiration.

Astuce mémo

Névrose : rapport à la réalité conservé ; psychose : rapport différent à la réalité.

13. Névrose et traitements

Notions clés & Définitions

  • Névrose : Pathologie psychiatrique sans cause organique, dont l’individu reste conscient, liée à une angoisse irrationnelle pouvant handicaper le quotidien.

★ À maîtriser

📌 La TCC est le traitement de première intention de la névrose, et la MBCT, également appelée MBSR dans le cours, repose sur la respiration, la méditation et les étirements.

📌 Lorsque le travail psychologique est insuffisant ou impossible, un traitement médicamenteux par benzodiazépines anxiolytiques ou antidépresseurs peut être mis en place.

  • L’arrêt des benzodiazépines doit être progressif : diminuer la posologie, espacer les prises, recourir si besoin à des thérapies complémentaires, puis arrêter les anxiolytiques.

Compléments

  • La pratique sportive recommandée pour l’hygiène de vie dans la névrose est d’au moins 30 minutes, 3 à 5 fois par semaine.

Astuce mémo

Névrose : conscience du trouble ; psychose : perte du discernement du réel

14. Psychose et manifestations cliniques

Notions clés & Définitions

  • Psychose : Pathologie mentale sévère au cours de laquelle l’individu ne peut plus discerner le réel de l’irréel et devient incapable d’accomplir les actions du quotidien.
  • Délire : Idée fausse que le patient maintient malgré les preuves qui la contredisent.
  • Hallucination : Perception sensorielle qui n’est pas perçue par une autre personne.

★ À maîtriser

  • Les symptômes psychotiques sont classés en :

    • symptômes positifs ou productifs
    • symptômes négatifs ou déficitaires
    • symptômes désorganisés
    • symptômes cognitifs
  • Les symptômes négatifs comprennent :

    • l’émoussement affectif
    • la pauvreté du discours
    • l’anhédonie
    • l’asocialité

Compléments

  • Les idées délirantes décrites comprennent :

    • les idées de persécution
    • les idées de référence
    • les idées de vol ou d’intrusion de la pensée
  • Les symptômes désorganisés associent un discours pouvant devenir incohérent à des comportements étranges, et la catatonie peut se manifester par une posture rigide et une résistance aux mouvements imposés.

  • Les troubles cognitifs psychotiques peuvent réduire l’attention, la concentration, la résolution de problèmes, la compréhension du point de vue d’autrui et l’apprentissage par l’expérience.

Astuce mémo

P-N-D-C : symptômes positifs, négatifs, désorganisés et cognitifs

15. Antipsychotiques et voies cérébrales

Notions clés & Définitions

  • Schizophrénie : Pathologie psychotique associant hallucinations, idées délirantes, discours désorganisé et déficience cognitive qui affecte les relations sociales et professionnelles.

★ À maîtriser

  • Les bouffées délirantes sont des épisodes aigus de délires ou d’hallucinations chez une personne sans antécédent psychique, et elles constituent le début d’une schizophrénie dans deux tiers des cas ou d’un trouble bipolaire dans un tiers des cas.

  • Les neuroleptiques classiques bloquent les récepteurs D2 de la voie mésolimbique, ce qui réduit les hallucinations et les idées délirantes mais peut diminuer le plaisir et la motivation.

  • Le blocage D2 mésocortical par les neuroleptiques classiques peut amplifier le ralentissement psychique et le repli sur soi.

  • Le blocage D2 de la voie nigro-striée par les neuroleptiques classiques peut provoquer un syndrome extrapyramidal avec dyskinésies.

📌 Le syndrome malin des neuroleptiques est une urgence vitale pouvant associer rigidité musculaire, convulsions, agitation ou coma, hyperthermie brutale supérieure à 40 °C et fréquence cardiaque ou respiratoire élevée avec tension artérielle labile.

  • Les antipsychotiques atypiques antagonisent principalement les récepteurs D2 et 5HT2A, réduisent les symptômes positifs et, selon le cours, préservent mieux la motivation que les neuroleptiques classiques.

Compléments

  • La schizophrénie est associée à un amincissement du cortex et de l’hippocampe, à une hypertrophie des ventricules et à des perturbations des transmissions dopaminergique mésolimbique, glutamatergique et sérotoninergique mésocorticale.

  • Le blocage dopaminergique de la voie tubéro-infundibulaire peut augmenter la prolactine et provoquer notamment une galactorrhée ou une gynécomastie.

  • Les effets indésirables des neuroleptiques classiques comprennent :

    • des effets extrapyramidaux
    • une sédation
    • des effets atropiniques
    • une hypotension orthostatique
    • un allongement du QT
    • une diminution du seuil épileptogène
  • Les effets indésirables spécifiques des antipsychotiques atypiques comprennent des troubles métaboliques, un allongement du QT et, avec la clozapine, un risque d’agranulocytose nécessitant une NFS tous les 7 jours.

Astuce mémo

Blocage D2 mésolimbique → diminution des symptômes positifs

16. TDAH et prise en charge

Notions clés & Définitions

  • TDAH : Trouble du développement neurologique associant inattention, hyperactivité et impulsivité, parfois sous forme mixte ou avec un seul de ces symptômes.

★ À maîtriser

  • Le TDAH touche 5 % des enfants et 3 à 4 % des adultes.

📌 Le TDAH est mis en évidence lorsque les symptômes débutent avant 12 ans, persistent plus de 6 mois et constituent un handicap dans la vie quotidienne.

📌 Avant 6 ans, la thérapie psychoéducative est la seule thérapie autorisée en France pour traiter le TDAH, et elle implique les parents ainsi qu’une équipe pluridisciplinaire.

  • À partir de 6 ans, si la TCC ne suffit pas, le méthylphénidate peut être envisagé ; il bloquerait la recapture de la noradrénaline et de la dopamine.

Compléments

📌 La prescription de méthylphénidate est limitée à 28 jours, sans chevauchement sauf mention contraire du prescripteur, et le nom de la pharmacie doit figurer sur l’ordonnance pour la prise en charge.

Astuce mémo

IHI : inattention, hyperactivité, impulsivité

17. Épilepsie et ses causes

Notions clés & Définitions

  • Épilepsie : Trouble cérébral chronique caractérisé par la répétition de crises dues à une décharge électrique anormale et excessive de neurones du cortex cérébral.
  • Seuil épileptogène : Niveau d’activité électrique cérébrale au-delà duquel se déclenche une crise d’épilepsie.

★ À maîtriser

  • Les causes d’épilepsie sont classées en :
    • épilepsie idiopathique : absence de lésion cérébrale apparente et de cause évidente
    • épilepsie cryptogénique : cause supposée mais non prouvée par les examens médicaux
    • épilepsie symptomatique : cause connue et documentée

Compléments

  • Une crise d’épilepsie peut survenir au cours de la vie chez 2 % des adultes.

Astuce mémo

Idiopathique : cause non apparente ; symptomatique : cause connue

18. Types de crises épileptiques

Notions clés & Définitions

  • Mononeuropathie : Douleur neuropathique qui ne concerne qu’un seul nerf, comme dans le syndrome du canal carpien ou une hernie discale simple.

Points essentiels

  • Les crises focales touchent une seule zone cérébrale, tandis que les crises généralisées s’étendent du foyer épileptogène à d’autres régions jusqu’à concerner l’ensemble du cerveau.

  • Lors d’une crise focale simple, le patient reste conscient et peut décrire ses sensations, tandis qu’une crise focale complexe altère plus ou moins la conscience et laisse un souvenir imprécis.

  • Les crises d’absence généralisées provoquent une brève perte de contact, durant quelques secondes, et touchent préférentiellement les enfants de 5 à 12 ans ; elles disparaissent souvent à l’adolescence.

  • Une crise tonico-clonique dure généralement de 2 à 10 minutes et comporte une phase tonique, une phase clonique puis une phase résolutive.

📌 Lors d’une crise, il faut rester avec le patient, le déplacer s’il risque de se blesser, le rassurer après la crise et ne pas le maintenir ni s’opposer à ses mouvements ; si la crise dure plus de 5 à 10 minutes ou se répète fréquemment sans résolution, il faut appeler le 15.

  • Le bilan diagnostique de l’épilepsie comprend l’interrogatoire du patient et de son entourage, la recherche d’antécédents et de signes post-crise, l’EEG, l’IRM et, si nécessaire, des analyses biologiques.

  • Dans l’épilepsie, le système excitateur comprend l’acétylcholine, l’adrénaline, le glutamate et l’aspartate, tandis que le système inhibiteur comprend le GABA, la sérotonine et la glycine.

  • Le déséquilibre des systèmes excitateurs et inhibiteurs entraîne une surexcitation neuronale, une augmentation de l’activité des canaux sodiques et calciques, une entrée accrue de Na⁺ et de Ca²⁺, puis des potentiels d’action désorganisés et trop intenses.

  • Les antiépileptiques diminuent l’hyperexcitabilité neuronale en bloquant les canaux sodiques et calciques, en inhibant les récepteurs NMDA et AMPA des acides aminés excitateurs, ou en renforçant l’action inhibitrice du GABA.

  • Le traitement antiépileptique commence par une monothérapie adaptée au type d’épilepsie, à l’âge et au sexe du patient ; après un échec, une seconde monothérapie est instaurée, et les associations ne sont proposées qu’après deux échecs de monothérapie.

  • La dysesthésie modifie la sensibilité, l’hyperesthésie l’augmente excessivement, l’hyperalgie accroît la douleur face à un stimulus douloureux, l’allodynie fait apparaître une douleur face à un stimulus normalement non douloureux et l’hyperpathie provoque une réaction douloureuse maximale et parfois répétée.

  • Une douleur neuropathique doit être évoquée devant des symptômes chroniques et persistants après guérison du membre traumatisé, notamment des brûlures, des sensations d’électricité, des spasmes ou une réticence aux mouvements.

  • Le traitement médicamenteux des douleurs neuropathiques privilégie les monothérapies en première intention et peut essayer une autre molécule en monothérapie si la première ne soulage pas efficacement.

  • La gabapentine est utilisée pour les douleurs neuropathiques périphériques, tandis que la prégabaline est utilisée pour les douleurs périphériques et/ou centrales.

  • Dans le gate control, la substance P et le glutamate augmentent la transmission du message douloureux, tandis que les enképhalines, opioïdes endogènes, en diminuent l’intensité en bloquant la libération de ces neuromédiateurs.

Astuce mémo

Tonique → clonique → résolutive

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Névrose, psychose et troubles neurologiques avec 62 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction caractérise le stress ponctuel par rapport au stress chronique ?

2. Lors d’une phase d’alarme, quelle réponse physiologique résulte de la libération d’adrénaline ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Névrose, psychose et troubles neurologiques avec 92 flashcards interactives.

Quelles phases caractérisent le stress ponctuel ?

Les phases d’alarme et de résistance.

Quelle phase supplémentaire caractérise le stress chronique ?

La phase d’épuisement.

Quelles hormones les médullosurrénales libèrent-elles en phase d’alarme ?

L’adrénaline et la noradrénaline.

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