QCM : Pharmacologie et pharmacocinétique (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine étudie le devenir et les effets des médicaments chez l’être humain ainsi que leur usage ?

La pharmacodynamie
La pharmacologie
La pharmacoéconomie
La pharmacocinétique

La pharmacologie

Explication

La pharmacologie porte sur le devenir et les effets des médicaments chez l’être humain, ainsi que sur leur usage. La pharmacodynamie concerne les effets, la pharmacoéconomie les conséquences économiques et la pharmacocinétique le devenir des molécules.

2. Une équipe suit la concentration d’une molécule dans l’organisme, puis mesure les effets produits par son administration : quelles disciplines correspondent à ces deux démarches, dans cet ordre ?

Essais cliniques, puis pharmacocinétique
Pharmacodynamie, puis pharmacocinétique
Pharmacocinétique, puis pharmacodynamie
Pharmacovigilance, puis pharmacodynamie

Pharmacocinétique, puis pharmacodynamie

Explication

La pharmacocinétique étudie le devenir des molécules dans l’organisme, tandis que la pharmacodynamie examine les effets pharmacologiques induits. Inverser ces démarches confond devenir et effets; la pharmacovigilance porte sur les risques indésirables et les essais cliniques évaluent l’efficacité.

3. Une substance est administrée à un animal afin de modifier une fonction physiologique par une action métabolique : relève-t-elle de la définition d’un médicament ?

Non, car une substance doit guérir une maladie
Oui, car la définition couvre l’animal et l’action métabolique
Non, car seule une action pharmacologique est visée
Non, car la définition ne concerne que l’être humain

Oui, car la définition couvre l’animal et l’action métabolique

Explication

La définition inclut l’usage chez l’être humain ou l’animal pour modifier les fonctions physiologiques par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. La restriction à l’être humain, à l’action pharmacologique ou à la guérison seule réduit indûment cette définition.

4. Pour visualiser une structure lors d’un examen, prévenir une infection, réduire une douleur et guérir une infection, quels produits correspondent respectivement à ces usages ?

Produit de contraste iodé, antibiotique, antalgique, vaccin
Produit de contraste iodé, vaccin, antalgique, antibiotique
Antalgique, vaccin, produit de contraste iodé, antibiotique
Vaccin, produit de contraste iodé, antibiotique, antalgique

Produit de contraste iodé, vaccin, antalgique, antibiotique

Explication

Les produits de contraste iodés servent au diagnostic, les vaccins à la prévention, les antalgiques au traitement symptomatique et les antibiotiques à la guérison d’une infection. Intervertir contraste et vaccin confond diagnostic et prévention; intervertir antalgique et antibiotique confond soulagement et traitement curatif.

5. Deux substances apparentées chimiquement sont examinées : la 5-fluorocytosine et le 5-fluorouracile. Quelle conclusion pharmacologique est correcte ?

La 5-fluorocytosine est antidiabétique et le 5-fluorouracile antibiotique
La 5-fluorocytosine est anticancéreuse et le 5-fluorouracile antifongique
La 5-fluorocytosine est antifongique et le 5-fluorouracile anticancéreux
Les deux substances sont antifongiques en raison de leur parenté

La 5-fluorocytosine est antifongique et le 5-fluorouracile anticancéreux

Explication

Une parenté chimique ne garantit pas un même effet pharmacologique : la 5-fluorocytosine est un antifongique et le 5-fluorouracile un anticancéreux. Les attribuer aux indications inverses intervertit leurs effets, tandis que leur attribuer une même classe néglige la distinction pharmacologique.

6. Un médicament est préparé à l’avance, conditionné de façon particulière, doté d’un nom spécial, fabriqué industriellement et autorisé par une AMM : quel statut décrit cette préparation ?

Une substance active non conditionnée
Un médicament générique sans AMM
Une spécialité pharmaceutique
Une préparation magistrale

Une spécialité pharmaceutique

Explication

Une spécialité pharmaceutique est préparée à l’avance, possède un conditionnement et une dénomination spécifiques, est fabriquée industriellement et soumise à une AMM. La préparation magistrale ne correspond pas à ce statut industriel, et l’absence d’AMM ou de conditionnement contredit ses critères.

7. Quel acronyme résume les étapes de la pharmacocinétique que sont l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination ?

ABME
AMDE
ADDE
ADME

ADME

Explication

ADME désigne l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination. AMDE inverse la distribution et la métabolisation, ADDE répète l’élimination à la place de la métabolisation, et ABME substitue la biodisponibilité à la distribution.

8. Dans une expérience, un principe actif traverse une membrane du compartiment le plus concentré vers le moins concentré, sans apport d’ATP; le passage ne diminue pas lorsque la concentration augmente. Quel mécanisme est observé ?

Une diffusion passive non saturable
Un transport actif saturable
Un transport actif suivant le gradient
Une diffusion facilitée saturable

Une diffusion passive non saturable

Explication

La diffusion passive suit le gradient de concentration, ne consomme pas d’énergie et n’est pas saturable. Le transport actif utilise de l’ATP et peut être saturable, la diffusion facilitée implique des protéines, et le passage contre le gradient inverse le sens décrit.

9. Un médicament est déplacé à travers la membrane contre son gradient de concentration par une protéine transmembranaire, avec consommation d’ATP. Quel mécanisme explique ce passage ?

La diffusion facilitée
Le transport actif
Le passage intercellulaire direct
La diffusion passive

Le transport actif

Explication

Le transport actif utilise une protéine transmembranaire et de l’ATP, ce qui permet notamment de déplacer une molécule contre son gradient. La diffusion passive ne nécessite pas d’énergie, la diffusion facilitée suit le gradient, et le passage intercellulaire direct ne correspond pas au mécanisme décrit.

10. Après sa libération et sa dissolution, quelle étape désigne le passage du principe actif à travers des membranes biologiques puis dans la circulation générale ?

La distribution dans les tissus
La dissolution du principe actif
L’absorption, ou résorption
L’élimination de l’organisme

L’absorption, ou résorption

Explication

L’absorption, ou résorption, correspond au passage du principe actif dans la circulation générale après sa libération, sa dissolution et le franchissement de membranes. La distribution concerne son déplacement dans l’organisme, l’élimination son évacuation, et la dissolution est une étape préalable.

11. Une dose administrée est de 200 mg et 80 mg atteignent la circulation générale. Quelle fraction de la dose correspond à la biodisponibilité F ?

0,4, soit 40 %
0,6, soit 60 %
2,5, soit 250 %
0,8, soit 80 %

0,4, soit 40 %

Explication

La biodisponibilité est la fraction de la dose administrée qui atteint la circulation générale : F=80/200=0,4F=80/200=0,4, soit 40 %. Le rapport inversé donne 2,5, la différence des quantités donne 60 %, et 80 % confond la quantité reçue avec la fraction de la dose.

12. Une équipe compare un comprimé et une gélule contenant le même médicament, tous deux administrés par voie orale, afin d’évaluer leurs biodisponibilités et d’estimer un rapport de doses. Quelle comparaison réalise-t-elle ?

La vitesse de dissolution seule
La fraction de dose éliminée
La biodisponibilité relative
La biodisponibilité absolue

La biodisponibilité relative

Explication

La biodisponibilité relative compare deux formes d’un même médicament administrées par la même voie et peut aider à déterminer un rapport de doses. La biodisponibilité absolue rapporte la fraction atteignant la circulation à la dose administrée; les deux autres réponses ne désignent pas cette comparaison.

13. Lorsqu’un médicament rejoint le compartiment plasmatique, quelles voies de distribution sont possibles dans ce compartiment ?

Dissolution dans l’eau, distribution dans les tissus ou élimination par les reins
Distribution dans les éléments figurés ou liaison aux protéines plasmatiques, sans dissolution dans l’eau
Dissolution dans l’eau ou liaison aux protéines plasmatiques, sans distribution dans les cellules sanguines
Dissolution dans l’eau, distribution dans les éléments figurés ou liaison aux protéines plasmatiques

Dissolution dans l’eau, distribution dans les éléments figurés ou liaison aux protéines plasmatiques

Explication

Dans le plasma, un principe actif peut se dissoudre dans l’eau, se distribuer dans les éléments figurés du sang ou se lier aux protéines plasmatiques. La liaison protéique seule omet deux voies, l’absence de distribution sanguine exclut une voie possible et l’élimination rénale ne décrit pas une voie de répartition plasmatique.

14. Que représente le volume de distribution d’un médicament ?

Un volume de plasma réel contenant la totalité de la dose administrée
Un volume apparent théorique reliant la dose totale aux concentrations plasmatiques et tissulaires
Un volume anatomique réel dans lequel le médicament est mesuré à concentration uniforme
Une quantité totale de médicament nécessaire pour obtenir une concentration tissulaire donnée

Un volume apparent théorique reliant la dose totale aux concentrations plasmatiques et tissulaires

Explication

Le volume de distribution est un volume apparent théorique dans lequel semble se répartir la dose pour que les concentrations plasmatique et tissulaire soient égales; il renseigne sur l’importance de la distribution tissulaire. Le traiter comme une mesure anatomique réelle, un volume plasmatique ou une quantité de médicament confond sa nature et sa signification.

15. Chez une patiente dont la concentration plasmatique de protéines a changé, et qui prend un médicament pouvant concurrencer un autre pour leur liaison, quels facteurs peuvent modifier la liaison du principe actif aux protéines plasmatiques ?

L’affinité et les compétitions, mais pas les variations de concentration protéique
L’affinité, la concentration protéique, l’état physiopathologique et les compétitions
L’affinité, la concentration protéique et l’état physiopathologique, mais pas les compétitions
La concentration protéique et les compétitions, mais pas l’affinité du principe actif

L’affinité, la concentration protéique, l’état physiopathologique et les compétitions

Explication

La liaison dépend de l’affinité du principe actif, de la concentration des protéines, des variations physiologiques ou pathologiques et des compétitions avec des produits endogènes ou d’autres médicaments. Négliger l’un de ces facteurs réduit à tort les déterminants possibles de la liaison.

16. Comment définir la métabolisation, aussi appelée biotransformation ?

Une élimination physique d’une espèce chimique hors de l’organisme
Une conversion chimique irréversible d’une espèce chimique en une autre
Un déplacement physique d’une espèce chimique vers un autre compartiment
Une liaison réversible entre une espèce chimique et une protéine

Une conversion chimique irréversible d’une espèce chimique en une autre

Explication

La métabolisation est une conversion chimique irréversible d’une espèce en une autre. Une liaison réversible, un déplacement entre compartiments ou une élimination physique ne correspondent pas à cette définition.

17. Un patient reçoit un médicament actif qui est transformé par biotransformation. Quelle évolution de l’activité du médicament et de ses produits est possible ?

Il donne un métabolite actif; un promédicament reste inactif après biotransformation
Il donne un métabolite inactif; un promédicament doit être transformé pour libérer un métabolite actif
Il peut donner un métabolite actif ou inactif; un promédicament, lui, doit être transformé pour libérer un métabolite actif
Il doit être transformé pour libérer un métabolite actif; un promédicament est déjà actif

Il peut donner un métabolite actif ou inactif; un promédicament, lui, doit être transformé pour libérer un métabolite actif

Explication

Un médicament actif peut être transformé en métabolite actif ou inactif, tandis qu’un promédicament est inactif et doit être biotransformé pour libérer un métabolite actif. Les réponses qui imposent un seul devenir au médicament actif ou inversent le statut du promédicament confondent ces deux cas.

18. Lors de la phase I, un principe actif subit une hydroxylation. Quel effet caractéristique cette réaction a-t-elle sur le principe actif ?

Elle élimine le principe actif sans modifier son hydrophilie
Elle augmente son hydrophilie par une réaction de conjugaison
Elle diminue son hydrophilie par une réaction d’oxydation
Elle augmente son hydrophilie par une réaction d’oxydation

Elle augmente son hydrophilie par une réaction d’oxydation

Explication

L’hydroxylation est une réaction d’oxydation de phase I qui augmente l’hydrophilie du principe actif. La conjugaison correspond à une autre catégorie de transformation, la diminution d’hydrophilie inverse l’effet attendu et l’élimination n’est pas la réaction décrite.

19. Après la biotransformation d’un médicament par des enzymes, quel type de métabolite peut être formé ?

Un métabolite toujours toxique
Un métabolite actif ou inactif
Un médicament inchangé uniquement
Un métabolite toujours actif

Un métabolite actif ou inactif

Explication

Les enzymes de biotransformation peuvent produire des métabolites actifs ou inactifs. « Toujours actif » néglige les métabolites inactifs, « médicament inchangé » confond transformation et absence de transformation, et « toujours toxique » attribue une toxicité systématique.

20. Quel organe est le principal lieu de biotransformation des médicaments, sans en être le lieu exclusif ?

Le rein
Le poumon
Le foie
Le tube digestif

Le foie

Explication

Le foie est le principal lieu de biotransformation, mais celle-ci peut aussi avoir lieu dans d’autres tissus, notamment le rein, le tube digestif et le poumon. « Le rein » et « le tube digestif » sont des lieux possibles, mais non le principal ; « le poumon » confond également un lieu secondaire avec le principal.

21. Un patient reçoit deux médicaments et sa réponse au traitement change parce que l’un modifie l’activité des cytochromes P450. Quel mécanisme d’interaction peut expliquer ce changement ?

Une compétition pour les récepteurs ou une modification de leur sensibilité
Une accélération de l’absorption ou un ralentissement du transit intestinal
Une induction de leur synthèse ou une inhibition de leur activité
Une augmentation de la filtration ou une inhibition de la sécrétion rénale

Une induction de leur synthèse ou une inhibition de leur activité

Explication

Les interactions médicamenteuses peuvent modifier la réponse en induisant la synthèse des cytochromes P450 ou en inhibant leur activité. La filtration rénale, les récepteurs et l’absorption digestive sont d’autres mécanismes possibles de variation, mais ne décrivent pas celui visé ici.

22. Un médicament actif est pris avec un inhibiteur enzymatique, puis avec un inducteur enzymatique. Quel effet général peut-on prévoir, en tenant compte du fait que le médicament n’est pas un promédicament ?

L’inhibition et l’induction réduisent toutes deux l’efficacité, sans pouvoir provoquer de toxicité
L’inhibition peut réduire l’efficacité ; l’induction peut la renforcer, avec une toxicité possible dans les deux cas
L’inhibition peut renforcer l’efficacité ; l’induction réduit l’efficacité sans égard à la toxicité du métabolite
L’inhibition peut renforcer l’efficacité ou provoquer une toxicité ; l’induction peut réduire l’efficacité ou, si le métabolite est toxique, provoquer une toxicité

L’inhibition peut renforcer l’efficacité ou provoquer une toxicité ; l’induction peut réduire l’efficacité ou, si le métabolite est toxique, provoquer une toxicité

Explication

Pour un médicament actif, l’inhibition enzymatique peut renforcer l’effet ou entraîner une toxicité, tandis que l’induction peut réduire l’efficacité ou entraîner une toxicité si le métabolite est toxique. L’inversion des effets confond les deux mécanismes ; l’exception des promédicaments ne s’applique pas ici, et l’induction peut bien être associée à la toxicité d’un métabolite toxique.

23. Pour rechercher des médicaments ou leurs traces dans le cadre d’analyses toxicologiques, quelle matrice est privilégiée en raison de la principale voie d’élimination ?

L’urine
Les cheveux
Les fèces
La salive

L’urine

Explication

L’élimination rénale est la principale voie d’élimination des médicaments, et l’urine est la matrice de choix pour les analyses toxicologiques. La salive, les fèces et les cheveux peuvent être associés à d’autres voies ou prélèvements, mais ne constituent pas la matrice privilégiée indiquée.

24. Quels sont les trois processus qui contribuent à l’excrétion rénale des médicaments ?

Filtration glomérulaire, sécrétion biliaire et élimination pulmonaire
Filtration glomérulaire, sécrétion tubulaire et réabsorption tubulaire
Sécrétion tubulaire, excrétion biliaire et réabsorption tubulaire
Filtration glomérulaire, clairance plasmatique et métabolisation hépatique

Filtration glomérulaire, sécrétion tubulaire et réabsorption tubulaire

Explication

L’excrétion rénale repose sur la filtration glomérulaire, la sécrétion tubulaire et la réabsorption tubulaire. La clairance est une mesure de l’épuration plasmatique, tandis que les voies biliaire et pulmonaire ne sont pas des processus d’excrétion rénale.

25. Pour un médicament, la quantité filtrée est de 120 mg120\,\text{mg}, la quantité sécrétée de 35 mg35\,\text{mg} et la quantité réabsorbée de 25 mg25\,\text{mg}. Quelle quantité est excrétée par le rein ?

130 mg130\,\text{mg}
110 mg110\,\text{mg}
180 mg180\,\text{mg}
155 mg155\,\text{mg}

$$130\,\text{mg}$$

Explication

La quantité excrétée est la quantité filtrée plus la quantité sécrétée moins la quantité réabsorbée : 120+35−25=130 mg120+35-25=130\,\text{mg}. Additionner la réabsorption donne 180 mg180\,\text{mg}, soustraire la sécrétion donne 110 mg110\,\text{mg}, et l’ignorer donne 155 mg155\,\text{mg}.

26. Après des administrations répétées d’un médicament, que permet d’estimer sa demi-vie d’élimination ?

Le moment où la concentration maximale est atteinte et celui où débute la sécrétion rénale
Le volume de plasma épuré par unité de temps et la vitesse d’absorption digestive
Le moment où l’état d’équilibre est atteint et celui où le médicament est éliminé de l’organisme
La quantité filtrée à chaque passage rénal et la proportion liée aux protéines plasmatiques

Le moment où l’état d’équilibre est atteint et celui où le médicament est éliminé de l’organisme

Explication

La demi-vie est le temps nécessaire pour diviser par deux la concentration plasmatique ; elle permet de prévoir l’atteinte de l’état d’équilibre après des administrations répétées et l’élimination du médicament. Le volume de plasma épuré relève de la clairance, tandis que la concentration maximale et la filtration ne définissent pas la demi-vie.

27. Quels sont les quatre grands types de récepteurs que les médicaments peuvent cibler ?

Récepteurs couplés aux protéines G, récepteurs-canaux, enzymes et transporteurs
Récepteurs couplés aux protéines G, canaux ioniques, transporteurs et récepteurs nucléaires
Récepteurs-canaux, pompes ioniques, récepteurs à activité enzymatique et récepteurs nucléaires
Récepteurs couplés aux protéines G, récepteurs-canaux, récepteurs à activité enzymatique et récepteurs nucléaires

Récepteurs couplés aux protéines G, récepteurs-canaux, récepteurs à activité enzymatique et récepteurs nucléaires

Explication

Les quatre grandes catégories sont les récepteurs couplés aux protéines G, les récepteurs-canaux, ceux à activité enzymatique et les récepteurs nucléaires. Les canaux ioniques, les pompes et les transporteurs sont d’autres cibles possibles, mais ne remplacent pas ces catégories de récepteurs.

28. Un médicament agit sur une protéine membranaire dont la structure interne hydrophile laisse passer préférentiellement certains ions et dont l’ouverture peut être déclenchée par une contrainte mécanique. Quelle est cette cible ?

Un transporteur membranaire
Un canal ionique
Un récepteur nucléaire
Une pompe ionique

Un canal ionique

Explication

Un canal ionique est une glycoprotéine membranaire dotée d’une structure interne hydrophile, sélective pour certains ions et sensible notamment au voltage ou à un stress mécanique. Un transporteur assure un passage membranaire, tandis qu’une pompe utilise de l’énergie et qu’un récepteur nucléaire régule l’expression des gènes.

29. Chez un patient atteint de diabète de type 1, l’administration d’insuline compense une substance défaillante. Quel mécanisme d’action décrit cette intervention ?

Une interaction physico-chimique
Une modification des échanges ioniques
Un effet de substitution
Une interaction avec un agent infectieux

Un effet de substitution

Explication

L’effet de substitution consiste à remplacer une substance ou un type cellulaire défaillant, comme l’insuline dans le diabète de type 1. Une interaction physico-chimique agit sans liaison à une cible, tandis que les autres mécanismes concernent les échanges ioniques ou un agent infectieux.

30. Une équipe mesure d’abord si un composé se lie à un récepteur, puis vérifie s’il déclenche une réponse pharmacologique. Quelle distinction décrit correctement ces deux évaluations ?

L’étude de liaison mesure l’effet pharmacologique, et l’étude fonctionnelle mesure la fixation à la cible
L’étude de liaison mesure la sélectivité, et l’étude fonctionnelle mesure l’occupation des récepteurs
L’étude de liaison mesure la fixation à la cible, et l’étude fonctionnelle mesure l’effet pharmacologique
L’étude de liaison mesure l’affinité, et l’étude fonctionnelle mesure la concentration du composé

L’étude de liaison mesure la fixation à la cible, et l’étude fonctionnelle mesure l’effet pharmacologique

Explication

Une étude de liaison évalue la capacité du principe actif à se fixer à une cible moléculaire, alors qu’une étude fonctionnelle évalue sa capacité à induire un effet pharmacologique. Inverser ces rôles confond fixation et réponse.

31. Deux ligands sont évalués sur la même cible moléculaire. L’un se fixe plus facilement que l’autre dans les conditions comparables de l’étude. Quelle propriété explique directement cette différence de liaison ?

L’efficacité du ligand à produire un effet
L’affinité du ligand pour la cible
La sélectivité du ligand entre plusieurs cibles
Le caractère in vitro de l’étude

L’affinité du ligand pour la cible

Explication

La capacité d’un principe actif à se lier à une cible dépend de l’affinité du ligand pour cette cible. L’efficacité décrit la production d’un effet, tandis que la sélectivité compare la préférence entre cibles.

32. Deux ligands ont des constantes de dissociation respectives de Kd=2 nMK_d = 2\,\text{nM} et Kd=20 nMK_d = 20\,\text{nM} pour la même cible. Lequel présente la plus forte affinité ?

Le ligand dont Kd=2 nMK_d = 2\,\text{nM}
Le ligand dont Kd=20 nMK_d = 20\,\text{nM}
Les deux ligands, avec une affinité identique
Impossible à déterminer sans connaître leur effet pharmacologique

Le ligand dont $$K_d = 2\,\text{nM}$$

Explication

Plus la constante de dissociation Kd est faible, plus l’affinité du ligand pour la cible est élevée : le ligand à 2 nM2\,\text{nM} a donc la plus forte affinité. Une valeur plus élevée de Kd correspond à une affinité plus faible; l’effet pharmacologique n’est pas nécessaire pour comparer ces affinités.

33. Un ligand se lie à un récepteur et peut produire un effet d’intensité variable. Quelle propriété permet de le distinguer comme agoniste entier, agoniste partiel ou antagoniste ?

Son effet maximal
Sa concentration efficace 50
Son activité intrinsèque
Son affinité pour le récepteur

Son activité intrinsèque

Explication

L’activité intrinsèque décrit la capacité d’un ligand lié au récepteur à produire un effet et permet de distinguer ces catégories. La concentration efficace 50 mesure la puissance, l’affinité concerne la liaison et l’effet maximal quantifie l’efficacité.

34. Dans une expérience, une concentration de 4 µmol/L d’un agoniste produit la moitié de son effet maximal. Quelle valeur caractérise sa puissance selon cette expérience ?

Une activité intrinsèque de 4 µmol/L
Une CE50 de 4 µmol/L
Une CE50 correspondant à la concentration d’effet maximal
Un effet maximal de 4 µmol/L

Une CE50 de 4 µmol/L

Explication

La CE50 est la concentration d’agoniste qui induit 50 % de l’effet maximal ; ici, elle vaut 4 µmol/L. L’effet maximal est une intensité d’effet, tandis que l’activité intrinsèque désigne la capacité à produire un effet.

35. Un composé se fixe à un récepteur sans produire d’effet pharmacologique propre. Quelle caractéristique décrit son activité intrinsèque ?

Elle est maximale
Elle est nulle
Elle dépend de la CE50
Elle est faible mais non nulle

Elle est nulle

Explication

Un antagoniste n’entraîne pas d’effet pharmacologique propre et son activité intrinsèque est nulle. Une activité faible mais non nulle correspondrait à une capacité d’activation, tandis que la CE50 concerne la puissance.

36. Pour choisir une dose, un clinicien considère l’intervalle de concentrations associé à un bon rapport entre bénéfice et risque d’effet indésirable. De quelle notion s’agit-il ?

L’index thérapeutique
La concentration toxique
La marge thérapeutique
La dose létale 50

La marge thérapeutique

Explication

La marge thérapeutique est l’intervalle de concentrations associé à un bon rapport bénéfice-risque. La DL50 est une dose entraînant la mort de 50 % des cellules, l’index thérapeutique est un ratio de doses et la concentration toxique ne décrit pas à elle seule cet intervalle.

37. Un patient reçoit un médicament dont la marge thérapeutique est étroite. Quelle démarche permet de guider l’ajustement de sa dose ?

Ajuster la dose à partir de sa dose létale 50
Surveiller les symptômes sans mesurer sa concentration
Effectuer un suivi thérapeutique de sa concentration plasmatique ou sanguine
Déterminer sa concentration efficace 50 pour chaque administration

Effectuer un suivi thérapeutique de sa concentration plasmatique ou sanguine

Explication

Pour un médicament à marge thérapeutique étroite, le suivi thérapeutique de la concentration plasmatique ou sanguine permet d’ajuster les doses. La seule surveillance des symptômes ou le recours à la DL50 ne remplace pas ce suivi.

38. Pour un médicament, la DL50 est de 120 mg et la DE50 de 15 mg. Quelle est la valeur de son index thérapeutique ?

105 mg
135 mg
0,125
8

8

Explication

L’index thérapeutique est le ratio IT=DL50DE50IT=\frac{DL_{50}}{DE_{50}} ; le calcul donne 12015=8\frac{120}{15}=8. La valeur 0,125 inverse le ratio, tandis que 135 et 105 résultent respectivement d’une addition et d’une soustraction.

39. Une équipe examine une substance illicite afin d’en repérer et d’en surveiller le potentiel addictif. Quel champ de la pharmacologie correspond à ce travail ?

La pharmacovigilance
La pharmacoépidémiologie
La pharmacodynamie
L’addictovigilance

L’addictovigilance

Explication

L’addictovigilance détecte, évalue et surveille le potentiel addictif des médicaments et des substances illicites. La pharmacodynamie étudie les effets pharmacologiques, la pharmacovigilance porte sur les risques indésirables et la pharmacoépidémiologie caractérise les usages dans les populations.

40. Dans un classement fondé sur la taille et la structure, quelle association place correctement le paracétamol et un anticorps monoclonal ?

Paracétamol : petite molécule organique ; anticorps monoclonal : médicament oligonucléotidique de grande taille
Paracétamol : petite molécule organique ; anticorps monoclonal : médicament protéique de grande taille
Paracétamol : médicament protéique de grande taille ; anticorps monoclonal : petite molécule organique
Paracétamol : médicament oligonucléotidique de grande taille ; anticorps monoclonal : médicament protéique

Paracétamol : petite molécule organique ; anticorps monoclonal : médicament protéique de grande taille

Explication

Le paracétamol est un médicament organique de petite taille, tandis que les anticorps monoclonaux sont des médicaments protéiques de plus grande taille. Les classer comme protéique et organique inverse les catégories, et l’oligonucléotidique est une catégorie distincte des médicaments protéiques.

41. Un médicament présente une fraction libre et une fraction liée aux protéines plasmatiques. Quelle fraction peut diffuser dans les tissus et exercer l’activité pharmacologique ?

La fraction liée
La fraction liée libérée après élimination
La fraction plasmatique totale
La fraction libre

La fraction libre

Explication

La forme libre diffuse dans les tissus et porte l’activité pharmacologique. La forme liée est inactive et ne diffuse pas ; la liaison aux protéines plasmatiques, elle, est saturable.

42. Dans une expérience de toxicologie, 50 % des animaux d’un groupe meurent après administration d’une dose donnée. Comment cette dose est-elle désignée ?

La dose létale 50 (DL50)
La dose entraînant 50 % de survie
La dose efficace 50 (DE50)
La concentration efficace 50 (CE50)

La dose létale 50 (DL50)

Explication

La DL50 est la dose qui entraîne la mort de 50 % des animaux d’un groupe expérimental. La DE50 désigne une dose efficace, tandis que la CE50 est une concentration efficace ; 50 % de survie ne correspond pas à la définition demandée.

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Que comprend l’étude de la pharmacologie chez l’être humain ?

Le devenir, les effets et l’usage des médicaments.

Qu’étudie la pharmacocinétique dans l’organisme ?

Le devenir des molécules.

Qu’étudie la pharmacodynamie après l’administration de principes actifs ?

Les effets pharmacologiques induits.

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