Fiche de révision : Physiologie et histologie

Plan du Cours

  1. Métabolisme énergétique et thermorégulation
  2. Digestion et adaptation alimentaire
  3. Circulation et fonctionnement cardiovasculaire
  4. Respiration et échanges gazeux
  5. Osmorégulation et excrétion azotée
  6. Défis osmotiques selon l’environnement
  7. Reproduction et puberté
  8. Réponses physiologiques à l’exercice
  9. Digestion des macronutriments
  10. Électrocardiogramme et régulation cardiaque
  11. Échanges respiratoires et équilibre acido-basique
  12. Histologie digestive et hépatique
  13. Axes hypothalamo-hypophysaires
  14. Désordres endocriniens et diagnostic
  15. Réponses cardiovasculaires à l’exercice
  16. Équilibre hydrique et métabolisme énergétique
  17. Ventilation et digestion pendant l’effort
  18. Physiologie intégrée et applications

1. Métabolisme énergétique et thermorégulation

Notions clés & Définitions

  • Métabolisme énergétique : Ensemble des réactions chimiques du corps impliquées dans le stockage et l’utilisation de l’énergie.

★ À maîtriser

📌 Le catabolisme dégrade des molécules et produit de l’énergie, tandis que l’anabolisme construit des molécules et stocke de l’énergie.

  • L’ATP (adénosine triphosphate) est le transporteur universel d’énergie.

  • En présence d’oxygène, l’oxydation du glucose comprend la glycolyse, la transformation du pyruvate en acétyl-CoA, le cycle de Krebs et la phosphorylation oxydative, pour un maximum de 32 ATP par glucose.

📌 En absence d’oxygène, le pyruvate est converti en lactate, ce qui régénère le NAD⁺ et permet à la glycolyse de continuer avec un rendement de 2 ATP par glucose.

Compléments

  • La thermorégulation face au froid mobilise la vasoconstriction, le frisson, la thermogenèse sans frisson par découplage mitochondrial dans la graisse brune, le comportement comme l’hibernation et l’isolation par la graisse, la fourrure ou les poils.

Astuce mémo

Catabolisme : dégradation et libération d’énergie ; anabolisme : construction et stockage.

2. Digestion et adaptation alimentaire

Notions clés & Définitions

  • Axe intestin-cerveau : Communication entre l’intestin, le microbiote et le cerveau.

★ À maîtriser

  • Dans le tube digestif, la bouche assure le traitement mécanique et peut amorcer la digestion de l’amidon par l’amylase, l’œsophage transporte les aliments, l’estomac les stocke et digère les protéines, le duodénum reçoit les enzymes pancréatiques et la bile, le jéjunum est le principal site de digestion et d’absorption, l’iléon absorbe la bile, le cæcum fermente et le côlon réabsorbe l’eau et les sels.

Compléments

📌 La fermentation antérieure se déroule avant l’intestin grêle et est efficace, tandis que la fermentation postérieure a lieu plus tard dans le tube digestif et est rapide ; le cheval digère moins efficacement que le mouton.

📌 Les animaux herbivores possèdent des chambres de fermentation élargies où des microbes digèrent la cellulose, et leur alimentation peu énergétique leur impose généralement davantage de temps consacré à l’alimentation.

  • Le palais secondaire sépare les voies respiratoire et alimentaire, permettant de s’alimenter tout en respirant.

📌 Les poissons, amphibiens et reptiles ont généralement des dents homodontes de forme similaire renouvelées sur plusieurs générations, tandis que les mammifères ont des dents hétérodontes de types différents et diphyodontes, formées en deux générations.

3. Circulation et fonctionnement cardiovasculaire

Notions clés & Définitions

  • Système porte : Un système porte fait passer le sang d’un lit capillaire à une veine porte, puis à un second lit capillaire avant son retour au cœur.

★ À maîtriser

📌 La circulation simple fait passer le sang une fois par le cœur à chaque circuit complet, tandis que la circulation double sépare les circulations pulmonaire et systémique et permet de maintenir une basse pression pulmonaire et une pression systémique élevée.

  • Le débit cardiaque est le volume de sang pompé par minute et vérifie CO=HR×SVCO = HR \times SV, où HR est la fréquence cardiaque et SV le volume d’éjection systolique.

  • Les veines ont une paroi mince et une forte compliance, contiennent environ 60 % du volume sanguin et servent de réservoir de volume, alors que les artères élastiques servent de réservoir de pression.

📐 Formule - Le débit sanguin est déterminé par le gradient de pression et la résistance selon F=ΔPRF = \frac{\Delta P}{R}.

Compléments

  • Le cœur des poissons comprend une oreillette et un ventricule sans séparation, celui des amphibiens deux oreillettes et un ventricule avec séparation partielle, et celui des mammifères deux oreillettes et deux ventricules avec séparation complète.

  • Le système porte hépatique dirige le sang du tube digestif vers le foie avant son retour à la circulation générale, notamment parce que certains nutriments peuvent être toxiques.

  • Les mammifères ne possèdent pas de système porte rénal, car leur pression systémique élevée rend efficace la filtration rénale.

📌 Les capillaires continus laissent passer de petites molécules hydrosolubles et des molécules liposolubles, tandis que les capillaires fenêtrés possèdent des ouvertures permettant le passage de grosses molécules hydrosolubles.

Astuce mémo

Veine = réservoir de volume ; artère = réservoir de pression.

4. Respiration et échanges gazeux

★ À maîtriser

📌 La ventilation déplace l’air ou l’eau, la respiration externe échange les gaz entre l’environnement et le sang, le transport déplace O₂ et CO₂ dans le corps, la respiration interne échange les gaz entre le sang et les tissus et la respiration cellulaire utilise O₂ et glucose pour produire de l’énergie, du CO₂ et de l’eau.

📐 Formule - La loi de Fick exprime le débit de diffusion selon Deˊbit=kA(P2−P1)D\text{Débit} = \frac{kA(P_2-P_1)}{D}, où k est le coefficient de diffusion, A la surface, la différence de pression partielle est P2−P1P_2-P_1 et D l’épaisseur de la membrane.

  • L’augmentation de la surface d’échange et la diminution de l’épaisseur de la membrane améliorent la diffusion des gaz.

  • Dans les branchies des poissons, l’eau et le sang circulent en sens opposés, ce qui maintient un gradient de pression partielle sur toute la surface d’échange et permet à l’oxygène de diffuser continuellement vers le sang.

Compléments

📌 Les pneumocytes de type I sont très minces et favorisent la diffusion des gaz, tandis que les pneumocytes de type II produisent le surfactant qui réduit la tension superficielle et aide à maintenir les alvéoles ouvertes.

📌 Les amphibiens ventilent leurs poumons par pompage buccal, en modifiant le volume et la pression de la cavité buccale, tandis que les reptiles utilisent l’aspiration par modification du volume de la cavité corporelle.

  • Les oiseaux assurent un flux d’air unidirectionnel à travers les régions d’échange gazeux, adapté aux besoins élevés en oxygène du vol et du vol en altitude.

5. Osmorégulation et excrétion azotée

Notions clés & Définitions

  • Osmorégulation : Maintien d’un équilibre approprié entre l’eau et les ions dissous dans l’organisme.

★ À maîtriser

📌 Un osmorégulateur maintient une concentration osmotique interne relativement indépendante de l’environnement au prix d’une dépense énergétique, tandis qu’un osmoconformeur laisse sa concentration interne suivre celle de l’environnement en dépensant moins d’énergie.

  • En eau douce, l’eau entre dans le poisson et les ions en sortent ; le poisson élimine l’excès d’eau par une urine abondante et diluée et récupère activement des ions, notamment par les branchies.

  • En eau de mer, l’eau sort du téléostéen marin et les ions y entrent ; le poisson boit de l’eau de mer, sécrète activement les ions notamment par les branchies et produit une urine concentrée.

  • Les déchets azotés se distinguent par leur toxicité, leur besoin en eau et les animaux qui les utilisent :

    • L’ammoniac est très toxique, demande beaucoup d’eau et est courant chez les animaux aquatiques.
    • L’urée est moins toxique, demande une quantité modérée d’eau et est utilisée par les mammifères et les requins.
    • L’acide urique est peu toxique, demande un minimum d’eau et est utilisé par les oiseaux et les reptiles.

Compléments

📌 Un animal euryhalin tolère une large gamme de salinités, tandis qu’un animal sténohalin ne tolère qu’une gamme étroite.

  • L’eau douce a une concentration inférieure à 5 mOsm, l’eau de mer environ 1 000 mOsm et la concentration interne typique d’un poisson environ 300 à 400 mOsm.

📌 Les ionocytes des branchies captent des ions chez les poissons d’eau douce et les sécrètent chez les poissons marins.

📌 Seuls les mammifères et les oiseaux possèdent une anse de Henle, et une anse plus longue permet de produire une urine plus concentrée.

Astuce mémo

Poisson d’eau douce : l’eau entre ; téléostéen marin : l’eau sort.

6. Défis osmotiques selon l’environnement

★ À maîtriser

  • L’excrétion des déchets azotés s’accompagne souvent d’une excrétion d’eau, de sorte que la stratégie d’élimination de l’azote influence l’équilibre hydrique.

📌 L’ammoniac nécessite beaucoup d’eau pour être excrété, tandis que l’acide urique en nécessite très peu.

  • Les animaux terrestres risquent de perdre de l’eau dans leur environnement et doivent présenter des adaptations limitant ces pertes.

  • De nombreux animaux marins doivent limiter un apport excessif de sels et d’ions.

📌 Chez les poissons d’eau douce, l’eau entre dans l’animal et les ions sont perdus ; les adaptations citées sont une urine diluée, une captation active des ions et une faible consommation d’eau, voire son absence.

📌 Chez les poissons marins, l’eau sort de l’animal et les ions sont gagnés ; les adaptations citées sont la consommation d’eau de mer, la sécrétion active des ions et une urine concentrée.

Compléments

  • Modifier la forme des déchets azotés permet à un animal de s’adapter à la disponibilité en eau de son environnement.

  • Chez les reptiles, les oiseaux et les mammifères, une peau relativement imperméable contenant des phospholipides ou de la kératine réduit l’évaporation.

  • Les structures d’excrétion des sels citées sont : les glandes rectales chez les requins, les ionocytes des branchies chez les téléostéens marins, les glandes lacrymales chez les tortues marines, les glandes linguales chez les crocodiles marins, les glandes à sel chez les oiseaux

  • Chez les mammifères, le défi terrestre est de limiter les pertes d’eau, notamment grâce à l’anse de Henle et à la production d’une urine concentrée.

  • Chez les oiseaux, les adaptations citées à la conservation de l’eau et à la gestion du sel sont l’excrétion d’acide urique et les glandes à sel.

Astuce mémo

Eau douce : l’eau entre ; milieu marin : les ions entrent

7. Reproduction et puberté

★ À maîtriser

  • 🔄 La chaîne reliant thermorégulation et osmorégulation est :
    1. la production de chaleur métabolique
    2. la perte de chaleur par évaporation
    3. la perte d’eau
    4. le défi osmorégulatoire

📌 Le cycle ovarien décrit les événements de l’ovaire, tandis que le cycle menstruel inclut les changements de l’utérus et de l’endomètre.

  • Chez la femme, l’axe GnRH → FSH/LH → ovaire stimule le développement folliculaire et la production d’hormones stéroïdes ovariennes, puis les changements reproductifs cycliques, l’ovulation et la phase lutéale.

📌 La spermatogenèse est continue et produit plusieurs spermatozoïdes de manière symétrique, tandis que l’ovogenèse est cyclique, repose sur une réserve ovarienne finie et est asymétrique.

  • La puberté correspond à une augmentation de l’activité de l’axe GnRH → FSH/LH → gonades, accompagnée d’une hausse de l’activité gonadique, de la production de stéroïdes sexuels, de la maturation des organes reproducteurs et de l’acquisition de la capacité reproductive.

Compléments

  • Chez l’homme, la GnRH stimule la sécrétion de FSH et de LH ; la FSH agit sur les cellules de Sertoli et la LH sur les cellules de Leydig, qui produisent la testostérone.

  • La myostatine, produite par le muscle squelettique, inhibe la croissance et la différenciation des cellules musculaires.

Astuce mémo

Le cycle ovarien concerne l’ovaire ; le cycle menstruel inclut l’endomètre.

8. Réponses physiologiques à l’exercice

★ À maîtriser

  • L’ATP est la source directe d’énergie de la contraction musculaire, mais ses réserves sont très limitées et sont rapidement reconstituées par la phosphocréatine (CP).

📌 À faible intensité, le métabolisme aérobie utilise principalement les acides gras et les cétones, tandis qu’à intensité plus élevée la glycolyse anaérobie produit rapidement de l’ATP à partir du glycogène et forme de l’acide lactique.

📌 Au début de l’exercice, le déficit en O₂ correspond à l’incapacité de la consommation d’oxygène à atteindre immédiatement le niveau requis, tandis que la dette en O₂ désigne le maintien d’une consommation élevée après l’exercice.

📐 Formule - Le débit cardiaque est le produit de la fréquence cardiaque par le volume d’éjection systolique : CO=HR×SVCO = HR \times SV.

  • Quand l’intensité de l’exercice augmente, la fréquence cardiaque, le volume d’éjection systolique, le débit cardiaque et l’extraction musculaire d’O₂ augmentent, de même que la différence artérioveineuse en O₂.

Compléments

📐 Formule - La ventilation minute est le produit de la fréquence respiratoire par le volume courant : VE=RR×VTVE = RR \times VT.

  • Pendant l’exercice, la fréquence respiratoire et le volume courant augmentent, ce qui accroît la ventilation minute ; son augmentation est d’abord rapide, puis ralentit vers un plateau.

📌 La pression systolique correspond à l’éjection du sang par le cœur, tandis que la pression diastolique correspond à la phase de relaxation et de remplissage.

  • La résistance vasculaire fait perdre de l’énergie au sang et provoque une baisse de pression le long de la circulation, avec une chute importante au niveau des artérioles.

📐 Formule - La pression artérielle moyenne est le produit du débit cardiaque par la résistance périphérique totale : MAP=CO×TPRMAP = CO \times TPR.

  • L’entraînement d’endurance diminue la fréquence cardiaque et augmente le volume d’éjection systolique, permettant au cœur de pomper davantage de sang à chaque battement.

Astuce mémo

Intensité accrue → fréquence cardiaque et débit cardiaque augmentent.

9. Digestion des macronutriments

★ À maîtriser

📌 La bile émulsifie physiquement les gouttelettes de graisse mais ne les digère pas chimiquement, tandis que la lipase dégrade chimiquement les triglycérides en molécules plus petites.

  • La digestion des protéines transforme les protéines en polypeptides, puis en peptides plus petits et enfin en acides aminés, grâce à la pepsine gastrique et aux enzymes pancréatiques et intestinales.

Compléments

  • La pepsine commence la digestion des protéines dans l’estomac et fonctionne le mieux en milieu acide, son activité diminuant lorsque le pH s’éloigne de son optimum.
  • La bile est produite par le foie, stockée dans la vésicule biliaire et contient des sels biliaires qui dispersent les graisses en gouttelettes plus petites.

  • La digestion des glucides transforme les polysaccharides en glucides plus petits puis en monosaccharides ; l’amylase l’initie et les enzymes de la bordure en brosse l’achèvent.

📌 Le suc gastrique commence la digestion des protéines, le suc pancréatique poursuit la digestion des protéines, glucides et lipides, et le suc intestinal achève la digestion en produits absorbables.

Astuce mémo

Estomac → pancréas → bordure en brosse : digestion des protéines.

10. Électrocardiogramme et régulation cardiaque

Notions clés & Définitions

  • Électrocardiogramme : L’électrocardiogramme enregistre les différences de potentiel à la surface de la peau dues à l’activité électrique du cœur, mais ne mesure pas directement la contraction mécanique.

★ À maîtriser

  • L’onde P correspond à la dépolarisation des oreillettes, le complexe QRS à la dépolarisation des ventricules et l’onde T à la repolarisation des ventricules.

  • Le nœud AV retarde la conduction entre l’activation des oreillettes et celle des ventricules, laissant aux oreillettes le temps de contribuer au remplissage ventriculaire avant la contraction des ventricules.

Compléments

📌 Les dérivations I, II et III d’Einthoven utilisent respectivement les électrodes négative et positive suivantes : bras droit et bras gauche ; bras droit et jambe gauche ; bras gauche et jambe gauche ; la jambe droite sert de référence.

📐 Formule - La fréquence cardiaque se calcule en divisant 60 par la durée du cycle en secondes : HR=60dureˊe du cycle en secondesHR = \frac{60}{\text{durée du cycle en secondes}}.

  • Lors du passage de la position couchée à la station debout, la gravité réduit d’abord le retour veineux ; le baroréflexe détecte le changement de pression artérielle et ajuste l’activité cardiovasculaire.

Astuce mémo

Nœud SA → oreillettes → nœud AV → ventricules.

11. Échanges respiratoires et équilibre acido-basique

Notions clés & Définitions

  • Capacité vitale : La capacité vitale est le volume maximal d’air expiré après une inspiration maximale et correspond à la somme du volume de réserve inspiratoire, du volume courant et du volume de réserve expiratoire : VC=IRV+VT+ERVVC = IRV + VT + ERV.

★ À maîtriser

📌 Chez les insectes, les trachées et trachéoles acheminent directement l’oxygène aux tissus ; chez les poissons, les branchies assurent les échanges avec l’eau et le sang transporte les gaz ; chez l’humain, les poumons échangent les gaz et le sang les transporte.

  • L’accumulation de dioxyde de carbone stimule fortement l’augmentation de la ventilation humaine ; dans les conditions étudiées, son influence est supérieure à celle d’une baisse de l’oxygène.

📌 Le plasma est obtenu à partir de sang qui n’a pas coagulé et contient du fibrinogène, tandis que le sérum est obtenu après coagulation et contient beaucoup moins de fibrinogène fonctionnel.

  • Les poumons éliminent le CO₂ ; retirer davantage de CO₂ déplace vers la gauche la réaction qui le relie à l’acide carbonique et aux ions H⁺, réduisant ainsi les H⁺.

  • Les reins régulent l’excrétion des acides et des bases en excrétant notamment des H⁺ tamponnés et du NH₄⁺, ou du bicarbonate en cas d’excès de base.

Compléments

  • Les spiracles régulent l’entrée d’air dans le système trachéen des insectes et contribuent à limiter les pertes d’eau.

  • Les branchies des poissons extraient efficacement l’oxygène grâce à une grande surface, une barrière de diffusion mince et un échange à contre-courant.

  • Le KOH absorbe le CO₂ dans un respiromètre à locuste, ce qui permet d’estimer la consommation d’oxygène à partir de la diminution du volume gazeux.

  • Lors de la coagulation, le fibrinogène est converti en fibrine, dont les filaments forment un maillage qui contribue à constituer et stabiliser le caillot.

📐 Formule - L’hématocrite est la proportion du volume sanguin occupée par les globules rouges : Hct=Vglobules rougesVsang total×100%Hct = \frac{V_{globules\ rouges}}{V_{sang\ total}} \times 100\%.

  • L’albumine est la principale protéine plasmatique contribuant à la pression colloïdo-osmotique, tandis que l’hémoglobine transporte l’oxygène dans les globules rouges.

  • Les reins excrètent les acides sous forme de H⁺ libre, de H⁺ lié au phosphate sous forme de H₂PO₄⁻, et de NH₄⁺ formé lorsque NH₃ capte un H⁺.

📌 L’urine humaine présentée a un pH de 6, une excrétion d’ammonium relativement élevée et une concentration de bicarbonate plus faible que l’échantillon d’urine de vache, dont le pH est de 9, l’ammonium très faible et le bicarbonate élevé.

Astuce mémo

Éliminer davantage de CO₂ → déplacer la réaction vers la gauche → réduire H⁺.

12. Histologie digestive et hépatique

★ À maîtriser

  • Dans l’intestin grêle, les villosités et microvillosités augmentent la surface disponible pour le transport et l’absorption des nutriments digérés.

📌 Le pancréas exocrine comprend les acini et les conduits qui sécrètent des enzymes digestives vers le duodénum, tandis que le pancréas endocrine comprend les îlots de Langerhans qui libèrent des hormones dans le sang.

Compléments

  • Les entérocytes portent une bordure en brosse de microvillosités, les cellules caliciformes sécrètent du mucus et les cryptes produisent de nouvelles cellules souches pour le renouvellement épithélial.

📌 Le plexus sous-muqueux de Meissner contribue à réguler les sécrétions intestinales, l’activité liée à l’absorption et le débit sanguin local, tandis que le plexus myentérique d’Auerbach régule la motilité gastro-intestinale.

  • Les acini pancréatiques produisent notamment l’amylase, la lipase, les protéases et les nucléases, sous stimulation de la CCK.

  • Les îlots de Langerhans produisent notamment l’insuline, le glucagon, la somatostatine et le polypeptide pancréatique ; une glycémie élevée stimule la sécrétion d’insuline.

  • Dans le foie, le sang des branches de la veine porte et de l’artère hépatique traverse les sinusoïdes entre les hépatocytes avant de rejoindre la veine centrale, tandis que la bile circule des hépatocytes vers les canalicules puis les voies biliaires des espaces portes.

📌 L’artère hépatique apporte du sang riche en oxygène, tandis que la veine porte hépatique apporte du sang riche en nutriments.

13. Axes hypothalamo-hypophysaires

Points essentiels

  • 🔄 La réponse au stress suit cette chaîne :
    1. L’hypothalamus libère la CRH.
    2. La CRH stimule la libération d’ACTH.
    3. L’ACTH agit sur la glande surrénale.
    4. La surrénale augmente la libération de cortisol.
  • En environnement froid, l’augmentation de TRH et/ou la diminution de somatostatine peut accroître la sécrétion hypophysaire de TSH, qui stimule la thyroïde à libérer T3 et T4 afin d’augmenter le métabolisme basal.

📌 La GHRH hypothalamique stimule la sécrétion d’hormone de croissance (GH), tandis que la somatostatine (GHIH) l’inhibe ; la GH stimule la croissance des cellules musculaires et osseuses.

📌 La dopamine inhibe la sécrétion de prolactine, tandis que la TRH la stimule ; la prolactine agit ensuite sur les glandes mammaires.

Astuce mémo

CRH → ACTH → cortisol : du stress à la surrénale

14. Désordres endocriniens et diagnostic

★ À maîtriser

📌 Un enfant de petite taille avec une IGF-1 basse malgré une GH élevée peut présenter un récepteur de la GH déficient.

  • L’acromégalie, qui survient après la fermeture des plaques de croissance et se manifeste notamment par l’augmentation de la taille des mains et des pieds, peut être due à une sécrétion accrue de GH ou à des récepteurs de GH hypersensibles ; la somatostatine peut être utilisée pour la traiter.

  • Après injection de TRH, une TSH sérique qui reste basse indique un défaut de l’antéhypophyse, puisque la TRH stimule directement ses cellules sécrétrices de TSH.

Compléments

  • Une tumeur hypophysaire sécrétant de l’ACTH peut entraîner une concentration sanguine et urinaire élevée de cortisol et une concentration d’ACTH supérieure à la normale.

📌 Une tumeur du cortex surrénalien peut provoquer une cortisolémie élevée et une concentration d’ACTH diminuée.

  • Une fréquence cardiaque augmentée n’est pas un symptôme d’hypothyroïdie, tandis qu’un métabolisme basal bas en est un signe.

  • La neurohypophyse stocke la vasopressine (ADH) et l’ocytocine, qui sont synthétisées dans l’hypothalamus.

  • L’augmentation de l’hormone thyroïdienne dans le sang diminue l’activité des cellules hypophysaires qui sécrètent la TSH.

  • Les cellules de Leydig sécrètent la testostérone en réponse à la LH.

Astuce mémo

GH élevée sans IGF-1 : sécrétion présente, réponse tissulaire défaillante

15. Réponses cardiovasculaires à l’exercice

★ À maîtriser

  • Après l’interruption temporaire du débit sanguin musculaire, l’accumulation de métabolites locaux provoque une augmentation transitoire du débit sanguin au-dessus du niveau de repos, appelée hyperémie active.

  • Pendant l’exercice, le débit cardiaque augmente notamment grâce à l’augmentation de la fréquence cardiaque, du volume d’éjection systolique et du retour veineux.

Compléments

  • Les contractions des muscles squelettiques constituent la principale cause de l’augmentation du retour veineux pendant le cyclisme.

  • Après l’arrêt de l’exercice, la consommation d’oxygène peut rester élevée en raison de la restauration des réserves de glycogène et de créatine phosphate.

  • La consommation d’oxygène mesurée en comparant l’oxygène inspiré et expiré permet de réaliser une calorimétrie indirecte.

  • La vasoconstriction est la première réponse indiquée lorsque l’organisme entre dans une pièce froide.

Astuce mémo

Métabolites accumulés → vasodilatation musculaire

16. Équilibre hydrique et métabolisme énergétique

★ À maîtriser

📌 La sueur est hypo-osmotique par rapport au plasma, car des solutés sont réabsorbés activement dans les canaux sudoripares.

📌 Un sprint mobilise principalement la glycolyse anaérobie, tandis que l’effort précédant le sprint repose surtout sur la lipolyse aérobie.

  • L’oxydation aérobie du glucose produit 32 molécules d’ATP, tandis que son métabolisme anaérobie en produit 2.

Compléments

  • Une boisson hyperosmotique peut diminuer quelque peu la quantité de liquide corporel, car les selles contiennent alors davantage d’eau.

  • La caféine peut stimuler la sécrétion de liquide dans l’intestin grêle et ainsi aggraver la déshydratation au lieu de remplacer les pertes dues à la transpiration.

  • Pendant le jeûne et l’aviron, la dégradation du glycogène intervient après 16 heures de jeûne.

  • Boire une grande quantité d’eau distillée diminue l’osmolarité du liquide extracellulaire et fait gonfler les cellules.

  • En hypoxie, le pyruvate est converti en lactate dans le cytosol.

17. Ventilation et digestion pendant l’effort

★ À maîtriser

  • Au début de l’effort, l’augmentation de la ventilation pulmonaire résulte principalement de l’augmentation du volume courant.

  • L’augmentation du volume courant est le moyen le plus efficace indiqué pour augmenter la ventilation alvéolaire.

Compléments

📌 La diarrhée pendant l’exercice peut résulter d’un transit intestinal accéléré, qui réduit la réabsorption de l’eau.

  • La caféine peut favoriser la sécrétion de liquides dans l’intestin grêle et contribuer à la déshydratation pendant l’exercice.

  • Le mucus produit par les cellules caliciformes protège les microvillosités intestinales et facilite le transport du chyme dans l’intestin.

18. Physiologie intégrée et applications

★ À maîtriser

  • L’excrétion urinaire vérifie la relation Excreˊtion=filtration−reˊabsorption+seˊcreˊtion\text{Excrétion} = \text{filtration} - \text{réabsorption} + \text{sécrétion}.

📌 Une substance librement filtrée et complètement réabsorbée a une excrétion urinaire nulle.

📌 Chez les poissons d’eau douce, l’eau entre par osmose et les sels sont perdus ; ces poissons produisent une urine diluée et absorbent activement des ions.

  • La systole ventriculaire éjectrice correspond à la phase où les valves sigmoïdes aortique et pulmonaire sont ouvertes et les valves atrioventriculaires fermées.

Compléments

  • Chez l’humain, la filtration glomérulaire est d’environ 180 L par jour.

  • L’appareil juxtaglomérulaire comprend notamment la macula densa et des cellules granulaires, et implique la rénine et les prostaglandines dans la régulation rénale.

  • Les longues anses de Henle du rat-kangourou lui permettent de produire une urine hyperosmotique.

📌 Les téléostéens marins boivent de l’eau de mer, perdent de l’eau par osmose et excrètent activement des sels.

  • Chez les humains, une augmentation des quantités urinaires de NH₄⁺ et d’urée sans modification de la concentration saline est associée à une alimentation riche en viande.

  • La capacité vitale comprend :

    • le volume de réserve expiratoire
    • le volume courant
    • le volume de réserve inspiratoire
  • La ventilation alvéolaire se calcule à partir de la fréquence respiratoire multipliée par le volume courant moins l’espace mort.

📌 Pour les protéines, l’énergie brute est de 23,6 kJ/g, l’énergie digestible de 21,9 kJ/g et l’énergie métabolisable de 17 kJ/g.

  • Pendant un exercice intense, la concentration sanguine de HCO₃⁻ diminue.

  • Si la transmission du signal entre le nœud sinusal et le nœud atrioventriculaire est bloquée, les ventricules se contractent à une fréquence plus faible que normalement.

📌 L’occlusion temporaire d’un vaisseau musculaire entraîne une accumulation locale de métabolites ; après sa levée, le débit sanguin dépasse brièvement son niveau de repos.

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2. Quelle distinction décrit correctement le catabolisme et l’anabolisme ?

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Que regroupe le métabolisme énergétique ?

Les réactions chimiques du corps impliquées dans le stockage et l’utilisation de l’énergie.

Que produit le catabolisme en dégradant des molécules ?

De l’énergie.

Que construit l’anabolisme et que fait-il de l’énergie ?

Il construit des molécules et stocke de l’énergie.

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