Fiche de révision : Sémiologie respiratoire

Plan du Cours

  1. Inspection respiratoire
  2. Palpation et percussion thoraciques
  3. Auscultation normale et technique
  4. Bruits respiratoires anormaux
  5. Épanchement pleural et pneumothorax
  6. Atteintes pulmonaires et bronchiques

1. Inspection respiratoire

Notions clés & Définitions

  • Balancement thoraco-abdominal : Mouvement de détresse respiratoire où, à l’inspiration, le thorax se soulève tandis que l’abdomen se creuse.

★ À maîtriser

  • Une fréquence respiratoire normale se situe entre 14 et 20 cycles par minute.

📌 Une fréquence supérieure à 24 cycles par minute correspond à une tachypnée ou polypnée, tandis qu’une fréquence inférieure à 12 cycles par minute correspond à une bradypnée.

  • Le diaphragme assure l’inspiration et l’expiration est normalement passive, par retour à l’équilibre du poumon et de la cage thoracique.

  • La cyanose est une coloration bleutée liée à une désaturation et à une hypoxie, débutant généralement aux lèvres ou à l’extrémité des doigts.

Compléments

  • L’inspection respiratoire commence dès l’entrée dans la chambre du patient.

  • La contraction inspiratoire du sterno-cléido-mastoïdien produit un tirage sus-sternal, toujours pathologique.

  • La dépression intrathoracique inspiratoire creuse les espaces intercostaux en cas de difficulté respiratoire et produit un tirage intercostal.

  • La contraction des muscles abdominaux à l’expiration est pathologique.

  • L’immobilité d’un hémithorax peut s’observer lors d’un pneumothorax.

  • La respiration paradoxale est généralement accompagnée d’une polypnée et traduit une détresse respiratoire.

  • L’hypercapnie peut provoquer agitation, sueurs et confusion.

2. Palpation et percussion thoraciques

★ À maîtriser

  • Pour rechercher les vibrations vocales, l’examinateur pose les mains sur le thorax et demande au patient de dire « 33 », puis compare la transmission des vibrations de la gorge aux mains.

📌 Les vibrations vocales sont diminuées ou abolies lorsqu’un liquide ou de l’air pleural gêne leur transmission, mais elles sont augmentées en cas de condensation.

📌 Le tympanisme traduit la présence normale d’air dans la cage thoracique, l’hypertympanisme est un bruit plus fort associé au pneumothorax, et la matité est anormale et peut traduire une condensation ou un épanchement pleural.

Compléments

  • La palpation des côtes recherche notamment une douleur pouvant évoquer une fracture costale.

  • La mobilité diaphragmatique s’examine en plaçant la main sous la cage thoracique afin de sentir le diaphragme se contracter à l’inspiration.

  • La percussion thoracique s’effectue en posant deux doigts sur la cage thoracique et en les percutant avec les doigts de l’autre main au niveau interphalangien.

  • La hernie pulmonaire survient souvent après une intervention chirurgicale.

Astuce mémo

L’air transmet moins les vibrations vocales en cas de pneumothorax ; la condensation les augmente.

3. Auscultation normale et technique

Notions clés & Définitions

  • Murmure vésiculaire : Bruit normal de l’air circulant dans la trachée et les grosses bronches, atténué par l’air alvéolaire.

★ À maîtriser

  • Pour une auscultation de qualité, le patient respire profondément, bouche ouverte, et l’examinateur ausculte plusieurs sites symétriques à droite et à gauche, en avant et en arrière.

Compléments

  • Les lobes supérieurs se projettent en haut et en avant, les lobes inférieurs en bas et en arrière, et le lobe moyen droit en bas et en avant.

4. Bruits respiratoires anormaux

★ À maîtriser

  • Les crépitants sont des bruits anormaux entendus uniquement à l’inspiration.

📌 Les crépitants secs évoquent une atteinte interstitielle comme une fibrose, tandis que les crépitants humides évoquent du liquide dans les alvéoles et les bronchioles, notamment lors d’un œdème aigu pulmonaire ou d’une pneumonie.

  • Les sibilants sont des bruits anormaux uniquement expiratoires, dus à une réduction du calibre des bronchioles qui gêne le passage de l’air.

  • Le souffle tubaire est un bruit anormal entendu aux deux temps respiratoires, produit par l’air des grosses bronches qui n’est pas atténué, notamment en cas de condensation alvéolaire comme une atélectasie ou une pneumonie.

  • Les ronchi sont des bruits entendus aux deux temps respiratoires, produits par un flux turbulent rencontrant des sécrétions dans les grosses bronches et modifiés par la toux.

  • Le silence auscultatoire correspond à l’abolition du murmure vésiculaire et est toujours anormal ; il peut être lié à un pneumothorax, un épanchement pleural, un emphysème ou un bronchospasme majeur lors d’un asthme aigu grave.

Compléments

  • Un squeak est un sifflement bref au début de l’expiration.

  • Le souffle amphorique est un bruit anormal entendu aux deux temps respiratoires, comparable à un souffle sur un goulot de bouteille et associé à un pneumothorax complet.

  • Le frottement pleural est un bruit râpeux entendu aux deux temps respiratoires, associé à un épanchement pleural de faible abondance.

📌 Une diminution du murmure vésiculaire peut être normale en cas d’obésité ou anormale en cas de pneumothorax, d’épanchement pleural ou d’emphysème.

Astuce mémo

Crépitants à l’inspiration, sibilants à l’expiration.

5. Épanchement pleural et pneumothorax

Notions clés & Définitions

  • Épanchement pleural : Présence de liquide entre les plèvres viscérale et pariétale.
  • Pneumothorax : Présence d’air dans la cavité pleurale, entre les plèvres viscérale et pariétale.

★ À maîtriser

  • Un épanchement pleural entraîne une diminution ou une abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire, une matité à la percussion et peut produire un frottement pleural.

  • Les signes cliniques du pneumothorax comprennent :

    • Une immobilité d’un hémithorax.
    • Une diminution ou abolition des vibrations vocales.
    • Un hypertympanisme à la percussion.
    • Une diminution ou abolition du murmure vésiculaire.
    • Un souffle amphorique.

Compléments

  • Chez un patient assis ou debout, le liquide pleural se situe en bas des poumons ; chez un patient couché, il se situe en arrière des poumons.

  • Dans un pneumothorax, l’air occupe toute la cavité thoracique, de sorte que les anomalies peuvent être entendues sur toute la hauteur du poumon.

Astuce mémo

Le liquide pleural déclive ; l’air du pneumothorax occupe toute la hauteur thoracique.

6. Atteintes pulmonaires et bronchiques

Notions clés & Définitions

  • Atélectasie : Condensation d’une partie du poumon ou d’un lobe, généralement due à un corps étranger ou à une tumeur qui bloque le passage de l’air.
  • Pneumonie franche lobaire aiguë : Infection localisée dans une zone du poumon, avec réaction inflammatoire et production de pus.
  • Œdème aigu pulmonaire cardiogénique : Décompensation cardiaque gauche avec baisse du débit cardiaque et accumulation de sang en amont du cœur gauche.
  • Pneumonie interstitielle : Production anormale de collagène et rigidification du poumon.

★ À maîtriser

  • Les signes cliniques de l’atélectasie comprennent :

    • Une augmentation des vibrations vocales.
    • Une matité à la percussion.
    • Un souffle tubaire.
  • L’œdème aigu pulmonaire cardiogénique donne des vibrations vocales normales, un tympanisme, des crépitants humides et parfois des sibilants chez la personne âgée ; les anomalies sont bilatérales, symétriques et remontent.

  • La BPCO peut se manifester par une diminution du murmure vésiculaire, des sibilants et des ronchi.

  • L’asthme se manifeste par des sibilants diffus.

Compléments

  • Lors d’une pneumonie franche lobaire aiguë, les vibrations vocales sont normales ou augmentées car les alvéoles remplies de pus transmettent mieux le bruit.

  • Lors d’une pneumonie franche lobaire aiguë, la percussion peut produire une matité ou un tympanisme selon la sévérité de la pneumonie.

  • La pneumonie franche lobaire aiguë peut produire des crépitants humides, un souffle tubaire ou des ronchi.

  • La pneumonie interstitielle se manifeste par des crépitants secs, plutôt aux bases pulmonaires.

Tableaux de synthèse

Signes comparés des atteintes pleurales

SigneÉpanchement pleuralPneumothorax
Contenu pleuralLiquide entre les deux plèvresAir dans la cavité pleurale
Vibrations vocalesDiminuées ou aboliesDiminuées ou abolies
PercussionMatitéHypertympanisme
AuscultationMurmure diminué ou aboli ; frottement possibleMurmure diminué ou aboli ; souffle amphorique
RépartitionDéclive, ou postérieure en décubitusAnomalies possibles sur toute la hauteur pulmonaire

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Sémiologie respiratoire avec 20 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. La répartition du liquide pleural dépend de la position du patient :

2. Parmi les propositions suivantes concernant les crépitants secs et humides, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Sémiologie respiratoire avec 43 flashcards interactives.

Entre quelles valeurs se situe une fréquence respiratoire normale ?

Entre 14 et 20 cycles par minute.

Quel terme désigne une fréquence respiratoire supérieure à 24 cycles par minute ?

Une tachypnée ou polypnée.

Quel muscle assure l’inspiration lors de la respiration normale ?

Le diaphragme.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches