★ À maîtriser
📌 La prescription antalgique doit suivre une évaluation adaptée et tenir compte des contre-indications, des comorbidités et des effets secondaires prévisibles à prévenir.
Compléments
📌 Le traitement doit préserver autant que possible la lucidité, l’autonomie et la validité du patient.
📌 Connaître le délai d’action selon la voie d’administration aide à prévenir la douleur provoquée.
Repérer, évaluer, traiter, puis réévaluer
★ À maîtriser
Les paliers OMS ont été conçus pour les douleurs cancéreuses et classent les antalgiques selon l’intensité douloureuse.
En 1986, l’OMS a classé les antalgiques en trois paliers selon l’intensité des douleurs cancéreuses.
Le palier I regroupe les antalgiques non opioïdes pour une douleur de faible à moyenne intensité, avec une EN entre 1 et 4.
Le palier II regroupe les opioïdes faibles pour une douleur moyenne à intense, avec une EN entre 4 et 7.
Le palier III regroupe les opioïdes forts pour une douleur intense, avec une EN supérieure à 7.
Compléments
Les paliers OMS suivent l’intensité ; Lussier et Beaulieu suivent la physiopathologie
Les antalgiques non opioïdes comprennent :
Les opioïdes faibles comprennent :
Les opioïdes forts cités sont :
★ À maîtriser
📌 La prescription des antalgiques doit reposer sur une évaluation régulière de la douleur, notamment avec l’EVA ou l’EVS, et être adaptée au type de douleur.
📌 La posologie doit être ajustée selon l’efficacité du traitement et l’apparition d’effets indésirables, en évaluant la balance bénéfices-risques et les contre-indications.
Compléments
📌 La prescription antalgique nécessite une vigilance concernant le mésusage et l’addiction.
Associer des mécanismes antalgiques → effets additifs ou synergiques et moindre recours théorique aux opioïdes
★ À maîtriser
📌 Dans la douleur neuropathique, il faut traiter la cause si possible, par exemple le diabète, le zona ou une tumeur.
📌 La prise en charge de la douleur neuropathique associe des moyens médicamenteux et non médicamenteux et nécessite une évaluation initiale approfondie ainsi qu’une information précise sur les objectifs.
📌 Un traitement neuropathique doit être commencé progressivement, pris systématiquement, accompagné d’informations sur ses effets attendus et indésirables, et arrêté progressivement.
Compléments
📌 Le choix d’un traitement neuropathique dépend du rapport bénéfice-sécurité, des comorbidités et du profil du patient, notamment son âge et ses antécédents.
📌 Un traitement neuropathique débuté et efficace doit être poursuivi pendant au moins 6 mois.
★ À maîtriser
Pour une douleur neuropathique périphérique localisée, la première ligne comprend des emplâtres de lidocaïne, de 1 à 3 emplâtres 12 heures par jour, ou le TENS au moins 30 minutes par jour.
Pour une autre douleur neuropathique périphérique ou centrale, la première ligne comprend un IRSNA — duloxétine 60–120 mg/j ou venlafaxine 150–225 mg/j —, la gabapentine 1200–3600 mg/j ou les antidépresseurs tricycliques 10–150 mg/j.
En deuxième ligne pour une douleur neuropathique périphérique localisée, les options comprennent des patchs de capsaïcine à 8 % (1–4 patchs tous les 3 mois) ou la toxine botulique A (50–300 unités tous les 3 mois).
En deuxième ligne pour une autre douleur neuropathique périphérique ou centrale, les options comprennent la prégabaline 150–600 mg/j, le tramadol 100–400 mg/j ou l’association d’antidépresseurs et de gabapentinoïdes.
La troisième ligne peut inclure la rTMS de M1 (>5 Hz, >1200 impulsions par séance), la stimulation médullaire pour le FBSS et la polyneuropathie diabétique, ou des opioïdes forts seuls ou associés en l’absence d’alternative, à moins de 150 MME/j après évaluation du risque d’abus.
Compléments
Première, deuxième, puis troisième ligne
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le TENS est inutile en l’absence de fibres sensitives de gros calibre à stimuler.
★ À maîtriser
Dans les douleurs nociplastiques, aucun médicament n’est recommandé en première intention et la prise en charge privilégie les stratégies non médicamenteuses.
La prise en charge nociplastique est personnalisée et multidisciplinaire ; expliquer le dysfonctionnement des voies de la douleur et reconnaître la douleur font partie intégrante du traitement.
L’éducation thérapeutique doit débuter dès le diagnostic afin de favoriser la compréhension des symptômes et de leur mécanisme, l’observance et l’autonomie.
Les premières consultations doivent écouter et rassurer le patient, poser un diagnostic, expliquer la physiopathologie et la prise en charge globale, puis soutenir la reprise d’activité physique et répondre aux peurs et croyances.
Compléments
L’activité physique adaptée est efficace sur la douleur et le handicap fonctionnel dans la fibromyalgie selon la recommandation EULAR 2016.
Les autres approches citées comprennent :
📌 En cas d’échec des mesures non médicamenteuses, la prise en charge nociplastique doit être réévaluée et orientée selon les symptômes.
En cas d’anxiété ou de troubles cognitifs, des thérapies psycho-comportementales telles que la thérapie cognitive et comportementale, la méditation et la relaxation peuvent être proposées.
En cas de syndrome dépressif caractérisé, un antidépresseur tricyclique ou un IRSNA peut être envisagé, avec une prise en charge psychologique ou psychiatrique si nécessaire.
Certains antiépileptiques peuvent être envisagés en cas de douleurs ou de troubles du sommeil sévères insuffisamment améliorés par les mesures non médicamenteuses.
Une douleur nociplastique marquée par un fort retentissement fonctionnel peut justifier une prise en charge multidisciplinaire en centre de la douleur.
Une douleur nociplastique associée à une douleur nociceptive relève aussi de la prise en charge classique de la pathologie rhumatismale.
Un thermostat douloureux déréglé : expliquer son fonctionnement aide à rassurer le patient
Les traitements non médicamenteux sont présentés comme aussi importants que les traitements médicamenteux, surtout dans les douleurs chroniques.
Les traitements physiques cités comprennent : la kinésithérapie avec étirements et renforcement, le massage, l’activité physique, la chaleur ou le froid, l’ergothérapie, l’ostéopathie, l’acupuncture
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1. Quelle séquence guide la prise en charge initiale d’une douleur ?
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Par quoi commence la prise en charge de la douleur ?
Par un diagnostic précis, étiologique et topographique.
Quels objectifs thérapeutiques suivent le diagnostic de la douleur ?
Traiter la cause et la douleur.
De quoi la prescription antalgique doit-elle tenir compte ?
Des contre-indications, des comorbidités et des effets secondaires prévisibles à prévenir.
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