QCM : Processus cognitifs et fonctions exécutives (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme le modèle de Norman et Shallice propose-t-il pour expliquer le contrôle attentionnel du fonctionnement exécutif ?

L’activation et la régulation de schémas appris de pensées et d’actions
La conservation et la restitution d’informations dans différents systèmes de mémoire
La coordination des mouvements par des réponses motrices déclenchées par les stimuli
La sélection d’informations sensorielles en fonction de leur importance perceptive

L’activation et la régulation de schémas appris de pensées et d’actions

Explication

Le modèle explique le contrôle attentionnel exécutif par l’activation et la régulation de schémas de pensées et d’actions appris. La sélection d’informations sensorielles relève de la définition de l’attention, pas du mécanisme central de ce modèle.

2. Dans le modèle de Norman et Shallice, que désigne un schéma de pensées et d’actions ?

Une représentation temporaire qui conserve les informations perçues pendant une durée limitée
Une série d’idées ou une séquence d’actions apprises qui oriente le comportement selon la situation
Un mécanisme supérieur qui planifie consciemment les réponses aux situations nouvelles
Une règle de sélection qui maintient une information pertinente dans la conscience

Une série d’idées ou une séquence d’actions apprises qui oriente le comportement selon la situation

Explication

Un schéma est une série d’idées ou une séquence d’actions acquises qui guide le comportement en fonction de la situation. Le mécanisme de planification consciente correspond plutôt au système attentionnel superviseur.

3. Une personne mobilise une procédure pour résoudre un problème complexe : à quel niveau de schéma cette activité correspond-elle ?

À un schéma de bas niveau, associé à l’exécution d’actions simples
À un schéma automatique, associé à la sélection d’informations sensorielles
À un schéma familier, associé à l’inhibition des actions concurrentes
À un schéma de haut niveau, associé à la résolution de problèmes complexes

À un schéma de haut niveau, associé à la résolution de problèmes complexes

Explication

Les schémas de haut niveau concernent la résolution de problèmes complexes, alors que les schémas de bas niveau portent sur les actions simples. La sélection et l’inhibition des schémas sont des fonctions du gestionnaire de conflits, et non des catégories de niveau de schéma.

4. Face à une situation nouvelle, quel mécanisme peut prendre la main sur le gestionnaire de conflits pour planifier consciemment et adapter ou créer des schémas ?

Un schéma de bas niveau
Une séquence d’action familière
Le gestionnaire de conflits
Le système attentionnel superviseur

Le système attentionnel superviseur

Explication

Le système attentionnel superviseur est le mécanisme supérieur capable d’intervenir dans les situations nouvelles, de planifier consciemment et d’adapter ou de créer des schémas. Le gestionnaire de conflits régule surtout des schémas dans des actions automatiques et familières.

5. Quelle description rend compte de l’attention et de ses principales composantes ?

La capacité à sélectionner une information et à la maintenir dans la conscience, comprenant notamment l’alerte et l’attention divisée
La capacité à enregistrer, conserver et restituer des informations, comprenant la mémoire sensorielle et la mémoire à long terme
La capacité à préparer et reconnaître des actions en comprenant le comportement d’autrui
La capacité à organiser des objets en une scène et à manipuler mentalement un objet absent

La capacité à sélectionner une information et à la maintenir dans la conscience, comprenant notamment l’alerte et l’attention divisée

Explication

L’attention consiste à sélectionner une information et à la maintenir dans la conscience ; ses composantes incluent notamment l’alerte, la vigilance et l’attention divisée. L’enregistrement, la conservation et la restitution des informations définissent plutôt la mémoire.

6. Quelle fonction caractérise la mémoire et quels systèmes en font partie ?

Enregistrer, conserver et restituer des informations, avec des systèmes sensoriel, à court terme et à long terme
Réguler les conduites interpersonnelles et adapter les interactions à une situation sociale
Organiser les objets en une scène cohérente et imaginer un objet absent dans l’espace
Sélectionner une information et la maintenir consciente, avec des systèmes d’alerte et de vigilance

Enregistrer, conserver et restituer des informations, avec des systèmes sensoriel, à court terme et à long terme

Explication

La mémoire permet d’enregistrer, de conserver et de restituer des informations ; elle comprend les systèmes sensoriel, à court terme et à long terme. La sélection et le maintien d’informations dans la conscience relèvent de l’attention.

7. Laquelle de ces descriptions correspond à la cognition motrice ?

La capacité à sélectionner des informations et à les maintenir dans la conscience selon leur pertinence
La capacité à conserver des informations et à les restituer après une période de stockage
L’incarnation de la cognition dans l’action et la participation du système moteur à des traitements mentaux, comme la prédiction et l’imitation
L’ensemble des processus cognitifs mobilisés dans les relations interpersonnelles et la régulation des interactions sociales

L’incarnation de la cognition dans l’action et la participation du système moteur à des traitements mentaux, comme la prédiction et l’imitation

Explication

La cognition motrice désigne l’ancrage de la cognition dans l’action et le rôle du système moteur dans divers traitements, dont la prédiction et l’imitation. Les processus liés aux relations interpersonnelles et à la régulation des interactions définissent plutôt la cognition sociale.

8. Quel est l’objet central de la cognition sociale ?

Les processus moteurs engagés dans la préparation, la production et la reconnaissance des actions
Les opérations mnésiques qui enregistrent, conservent et restituent différentes informations
Les processus cognitifs des relations interpersonnelles et les compétences qui régulent les conduites et interactions sociales
Les capacités attentionnelles qui sélectionnent une information et la maintiennent dans la conscience

Les processus cognitifs des relations interpersonnelles et les compétences qui régulent les conduites et interactions sociales

Explication

La cognition sociale rassemble les processus cognitifs impliqués dans les relations interpersonnelles et les compétences nécessaires à la régulation des conduites et des interactions. La préparation et la reconnaissance des actions relèvent plutôt de la cognition motrice.

9. Quelle fonction exécutive permet de suspendre une réponse habituelle ou automatisée, ou d’empêcher des informations inappropriées d’entrer en mémoire de travail ?

La flexibilité cognitive
La mise à jour
L’inhibition
La planification

L’inhibition

Explication

L’inhibition supprime temporairement une réponse dominante ou bloque l’entrée d’informations inappropriées en mémoire de travail. La mise à jour, elle, remplace des informations conservées par des informations entrantes plus récentes et pertinentes.

10. Une personne résiste à une pensée sans rapport avec la tâche, mais contrôle mal un mouvement automatique. Quelle distinction entre les formes d’inhibition s’applique ?

L’inhibition cognitive remplace les informations devenues inadaptées, tandis que l’inhibition motrice réoriente l’attention vers une autre tâche.
L’inhibition motrice écarte les informations mentales non pertinentes, tandis que l’inhibition cognitive contrôle les comportements moteurs automatiques.
L’inhibition cognitive écarte les informations mentales non pertinentes, tandis que l’inhibition motrice contrôle les comportements moteurs automatiques.
L’inhibition motrice organise une séquence d’actions vers un but, tandis que l’inhibition cognitive maintient l’effort dans le temps.

L’inhibition cognitive écarte les informations mentales non pertinentes, tandis que l’inhibition motrice contrôle les comportements moteurs automatiques.

Explication

L’inhibition cognitive permet de résister aux informations mentales non pertinentes pour la tâche, alors que l’inhibition motrice contrôle les comportements moteurs automatiques. La réponse qui inverse ces rôles confond les deux formes d’inhibition.

11. Pendant une tâche, une personne remplace une donnée devenue moins pertinente par une information entrante plus récente et utile. Quel processus décrit cette opération ?

L’inhibition d’une réponse automatisée
La mise à jour en mémoire de travail
La flexibilité entre deux catégories de réponses
La planification d’une séquence d’actions

La mise à jour en mémoire de travail

Explication

La mise à jour remplace les informations conservées par des éléments entrants plus récents et pertinents pour la tâche. L’inhibition peut écarter une information inappropriée, mais ne correspond pas au remplacement décrit ici.

12. Lorsqu’une règle change, une personne abandonne la stratégie devenue inadéquate et adopte une nouvelle catégorie de réponses. Quelle capacité est mobilisée ?

La planification
La flexibilité cognitive
La mise à jour en mémoire de travail
L’inhibition motrice

La flexibilité cognitive

Explication

La flexibilité cognitive permet de réorienter l’attention, de se désengager d’une représentation liée à une tâche et de passer à une autre. La mise à jour concerne plutôt le remplacement des informations conservées en mémoire de travail.

13. Après une lésion de la partie antérieure du lobe frontal gauche, quel profil de résolution de problèmes est fréquemment observé ?

Les tâches bien apprises sont difficiles, tandis que les problèmes nouveaux restent relativement préservés.
Les problèmes nouveaux sont préservés, tandis que les tâches bien apprises sont affectées.
Les problèmes nouveaux et les tâches bien apprises sont affectés dans la même mesure.
Les problèmes nouveaux sont difficiles, tandis que les tâches bien apprises restent relativement préservées.

Les problèmes nouveaux sont difficiles, tandis que les tâches bien apprises restent relativement préservées.

Explication

Ces lésions sont fréquemment associées à des difficultés face aux problèmes nouveaux, avec une préservation relative des tâches bien apprises. Le profil inverse ne correspond pas à cette association.

14. Par rapport aux jeunes adultes, quel profil caractérise généralement les personnes âgées lorsqu’elles résolvent des problèmes, surtout sous contrainte de vitesse ?

Elles sont plus rapides, font moins de mouvements et d’erreurs, et appliquent plus difficilement les règles logiques.
Elles sont plus lentes, font davantage de mouvements et d’erreurs, et appliquent plus difficilement les règles logiques.
Elles sont plus rapides, font davantage de mouvements et d’erreurs, et appliquent plus facilement les règles logiques.
Elles sont plus lentes, font moins de mouvements et d’erreurs, et appliquent plus facilement les règles logiques.

Elles sont plus lentes, font davantage de mouvements et d’erreurs, et appliquent plus difficilement les règles logiques.

Explication

Les personnes âgées tendent à être plus lentes, à nécessiter davantage de mouvements et à commettre plus d’erreurs; elles comprennent et appliquent aussi plus difficilement les règles logiques, surtout lorsque la vitesse est exigée. L’option qui leur attribue une application plus facile des règles contredit ce profil.

15. Chez les enfants et adolescents avec TDA/H, quelle difficulté correspond à une manifestation fréquente ?

Maintenir l’attention et l’effort, tout en inhibant les comportements impulsifs et en régulant les comportements appropriés.
Initier et réguler des comportements appropriés, inhiber l’impulsivité et maintenir l’attention et l’effort dans le temps.
Résoudre les tâches bien apprises, comprendre les règles logiques et augmenter la vitesse d’exécution.
Remplacer des informations en mémoire de travail, organiser des séquences d’actions et changer de catégorie de réponses.

Initier et réguler des comportements appropriés, inhiber l’impulsivité et maintenir l’attention et l’effort dans le temps.

Explication

Les manifestations fréquentes incluent des difficultés à initier et réguler des comportements appropriés, à inhiber l’impulsivité et à maintenir attention et effort. L’option qui décrit surtout des opérations de mise à jour, de planification et de flexibilité ne résume pas ces manifestations.

16. Dans la schizophrénie, comment peuvent se présenter les difficultés de planification, d’inhibition et d’abstraction ?

Elles relèvent d’un dysfonctionnement général sans différence possible entre les domaines.
Elles concernent l’abstraction et la planification, tandis que l’inhibition reste préservée.
Elles peuvent être propres à un domaine ou relever d’un dysfonctionnement général.
Elles concernent la planification et l’inhibition, tandis que l’abstraction reste préservée.

Elles peuvent être propres à un domaine ou relever d’un dysfonctionnement général.

Explication

Dans la schizophrénie, les difficultés peuvent être spécifiques à l’un des domaines exécutifs cités ou s’inscrire dans un dysfonctionnement général. Les réduire à une combinaison fixe de domaines écartés ou préservés n’est pas justifié.

17. Quel ensemble de difficultés exécutives peut concerner des personnes avec un TSA ?

Planifier et inhiber les réponses, abstraire les règles, puis présenter soit des difficultés ciblées, soit un dysfonctionnement général.
Initier les comportements appropriés, inhiber l’impulsivité et maintenir l’attention et l’effort dans le temps.
Résoudre des problèmes, produire des comportements réfléchis et appropriés, persister dans les tâches pertinentes, s’autocontrôler et mentaliser.
Résoudre des problèmes, inhiber des habitudes, construire de nouvelles réponses, préserver l’attention et améliorer nettement les signes cognitifs.

Résoudre des problèmes, produire des comportements réfléchis et appropriés, persister dans les tâches pertinentes, s’autocontrôler et mentaliser.

Explication

Dans les TSA, les difficultés peuvent toucher la résolution de problèmes, les comportements réfléchis et appropriés, la persistance, l’autocontrôle et la mentalisation. L’ensemble portant sur les habitudes, la lenteur exécutive et l’attention préservée correspond plutôt au profil associé à la maladie de Parkinson.

18. Quel profil exécutif peut être observé dans la maladie de Parkinson ?

Difficulté à maintenir l’attention et l’effort, impulsivité fréquente, avec lenteur exécutive et mémoire de travail préservée.
Difficulté à inhiber les habitudes et à construire de nouvelles réponses, lenteur exécutive, avec attention et mémoire de travail parfois préservées.
Difficulté de planification, d’inhibition et d’abstraction, relevant parfois d’un domaine précis ou d’un dysfonctionnement général.
Difficulté à résoudre les problèmes nouveaux, avec préservation relative des tâches bien apprises et amélioration par traitement cognitif.

Difficulté à inhiber les habitudes et à construire de nouvelles réponses, lenteur exécutive, avec attention et mémoire de travail parfois préservées.

Explication

La maladie de Parkinson peut s’accompagner de difficultés à inhiber les habitudes et à construire de nouvelles réponses, ainsi que d’une lenteur exécutive, alors que l’attention et la mémoire de travail peuvent être conservées. Le profil de difficultés attentionnelles et d’impulsivité évoque plutôt les manifestations du TDA/H.

19. Quel effet peut avoir une consommation chronique d’alcool sur les capacités exécutives après l’arrêt de la consommation ?

Elle peut dégrader la planification et l’inhibition pendant la consommation, puis rétablir les capacités exécutives après l’arrêt.
Elle peut laisser persister des déficits de planification et d’inhibition, dans un contexte de dégradation exécutive globale.
Elle peut préserver globalement les capacités exécutives, tout en affectant la résolution des problèmes nouveaux.
Elle peut laisser persister des déficits d’attention et de mémoire de travail, tandis que la planification et l’inhibition s’améliorent.

Elle peut laisser persister des déficits de planification et d’inhibition, dans un contexte de dégradation exécutive globale.

Explication

L’alcool et les stupéfiants dégradent globalement les capacités exécutives, et des déficits de planification et d’inhibition peuvent persister après l’arrêt d’une consommation chronique d’alcool. L’idée d’un rétablissement complet de ces capacités dès l’arrêt contredit cette persistance possible.

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Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Processus cognitifs et fonctions exécutives.

Selon Norman et Shallice, quelle année est associée à leur modèle du contrôle attentionnel exécutif ?

1986.

Selon Norman et Shallice (1986), sur quoi repose le contrôle attentionnel du fonctionnement exécutif ?

Sur l’activation et la régulation de schémas appris de pensées et d’actions.

Que sont les schémas de pensées et d’actions ?

Des idées et des séquences d’actions apprises qui orientent le comportement selon la situation.

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