QCM : Réglementation de la recherche clinique (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif général de la recherche clinique lorsqu’elle étudie de nouvelles stratégies de soins ?

Remplacer les soins courants par des traitements expérimentaux
Faire évoluer la prise en charge des patients et contribuer au progrès médical
Recueillir des données sans chercher à améliorer les soins
Valider la rentabilité des traitements avant leur diffusion

Faire évoluer la prise en charge des patients et contribuer au progrès médical

Explication

La recherche clinique vise à améliorer la prise en charge, produire de nouvelles connaissances et contribuer au progrès médical. La collecte seule, la rentabilité commerciale et le remplacement des soins ne résument pas cet objectif.

2. Quels principes éthiques fondamentaux encadrent la recherche impliquant des êtres humains ?

Autonomie, bienfaisance, égalité des résultats et justice
Autonomie, confidentialité, non-malfaisance et justice
Autonomie, bienfaisance, responsabilité et justice
Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice

Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance et justice

Explication

Les quatre principes fondamentaux sont l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice. La confidentialité, l’égalité des résultats et la responsabilité professionnelle ne remplacent pas ces principes dans cette liste.

3. Une équipe prépare une étude qui pourrait présenter des risques pour les participants et recueillir des données identifiantes. Quelle démarche correspond aux objectifs de l’encadrement de la recherche ?

Protéger les données, mais écarter l’évaluation des bénéfices et des risques pour les participants
Informer les participants et évaluer les bénéfices, sans prendre en compte leur vie privée
Évaluer bénéfices et risques, informer et recueillir le consentement, protéger les données personnelles
Évaluer les risques, recueillir un accord oral et rendre les données accessibles à l’équipe entière

Évaluer bénéfices et risques, informer et recueillir le consentement, protéger les données personnelles

Explication

L’encadrement protège la santé par l’évaluation des bénéfices et des risques, l’autonomie par l’information et le consentement, et la vie privée par la protection des données. L’accord sans information, l’absence d’évaluation ou la négligence de la vie privée omettent ces protections.

4. Quel événement de 1947 a consacré le consentement libre et éclairé comme condition essentielle de la recherche impliquant la personne humaine ?

Le Code de Nuremberg
Un référentiel de l’Association Médicale Mondiale
La Déclaration d’Helsinki
Un code national de réglementation clinique

Le Code de Nuremberg

Explication

Le Code de Nuremberg, adopté en 1947, a consacré le consentement libre et éclairé comme condition essentielle de la recherche impliquant la personne humaine. La Déclaration d’Helsinki date de 1964, tandis que les deux autres formulations ne désignent pas le texte fondateur visé.

5. Une équipe étudie un médicament déjà autorisé, utilisé conformément à son autorisation de mise sur le marché, et n’ajoute que des procédures de suivi présentant des risques minimes. Quelle catégorie correspond à cette étude ?

Un essai clinique portant sur un médicament expérimental non autorisé
Une étude clinique sans qualification d’essai clinique
Un essai clinique à faible niveau d’intervention
Un essai clinique nécessitant des procédures de surveillance à risque élevé

Un essai clinique à faible niveau d’intervention

Explication

Un essai à faible niveau d’intervention porte sur des médicaments déjà autorisés, utilisés selon leur autorisation ou des données solides, avec des procédures imposant des risques ou contraintes minimes. Un médicament non autorisé ou des procédures à risque élevé ne correspondent pas à cette catégorie; la qualification d’étude clinique seule ne tient pas compte des critères spécifiques.

6. Dans une demande d’essai multinational, quelle organisation réglementaire s’applique à l’évaluation scientifique et aux échéances ?

Une évaluation scientifique indépendante dans chaque État, avec des calendriers nationaux
Une évaluation centralisée par le promoteur, sans État membre rapporteur
Une évaluation harmonisée sans calendrier commun de décision
Une évaluation scientifique harmonisée, avec un État membre rapporteur et des délais communs

Une évaluation scientifique harmonisée, avec un État membre rapporteur et des délais communs

Explication

Le règlement harmonise l’évaluation scientifique entre États membres, désigne un État membre rapporteur et prévoit des délais communs d’évaluation et de décision. Une évaluation indépendante ou sans calendrier commun contredit cette organisation; confier l’évaluation au promoteur confond son rôle avec celui des autorités.

7. En février 2024, un promoteur prépare une demande pour un nouvel essai clinique de médicament. Par quel dispositif et selon quel cadre doit-il la soumettre ?

Par une procédure nationale, selon l’ancienne directive
Par le portail CTIS, selon le règlement européen
Par une procédure nationale, selon le règlement européen
Par le portail CTIS, selon l’ancienne directive

Par le portail CTIS, selon le règlement européen

Explication

Depuis le 31 janvier 2023, les demandes d’essais cliniques de médicaments sont soumises selon le règlement européen via CTIS. L’ancienne directive concernait la transition des essais déjà approuvés, et la date du 31 janvier 2025 était leur échéance de mise en conformité, pas le début des nouvelles soumissions.

8. Une entreprise établie hors d’Europe traite des données personnelles de résidents européens. Quel cadre s’applique à ce traitement ?

Le RGPD, applicable aux données personnelles de résidents européens même si l’entité est hors d’Europe
Le RGPD, applicable uniquement aux organismes établis dans l’Union européenne
Le RGPD, applicable aux données de santé mais pas aux autres données personnelles
Le RGPD, applicable aux organismes hors d’Europe à partir du 25 mai 2025

Le RGPD, applicable aux données personnelles de résidents européens même si l’entité est hors d’Europe

Explication

Le RGPD encadre le traitement et la circulation des données personnelles, y compris lorsqu’une entité située hors d’Europe traite les données de résidents européens; il est entré en vigueur le 25 mai 2018. Limiter son champ à l’établissement européen ou aux seules données de santé méconnaît son périmètre.

9. Laquelle de ces propositions rassemble les quatre principes clés du RGPD ?

Accord à la conservation, transparence de l’information, droits des personnes et responsabilités de l’organisme
Consentement à chaque utilisation, anonymisation, accès aux données et contrôle par une autorité
Accord à la collecte, transparence de l’information, droit à l’effacement et sécurité technique
Durée de conservation, confidentialité, portabilité des données et responsabilité des personnes

Accord à la conservation, transparence de l’information, droits des personnes et responsabilités de l’organisme

Explication

Les quatre principes sont l’accord à la conservation des données, la transparence de l’information, les droits des personnes et les responsabilités de l’organisme traitant. Le droit à l’effacement, la sécurité technique ou la portabilité ne remplacent pas ces principes dans cette liste.

10. Un fabricant destine un logiciel à être utilisé chez l’être humain pour prévenir une maladie. Quelle caractéristique permet de le considérer comme un dispositif médical ?

Son utilisation par un professionnel de santé suffit à lui conférer ce statut
Il doit agir directement pour traiter une maladie ou une blessure
Sa destination définie par le fabricant comprend la prévention d’une maladie
Sa commercialisation dans l’Union européenne établit à elle seule ce statut

Sa destination définie par le fabricant comprend la prévention d’une maladie

Explication

Un logiciel peut être un dispositif médical lorsque le fabricant le destine à un usage chez l’être humain, notamment pour prévenir une maladie. L’usage par un professionnel, le traitement direct et la seule commercialisation ne remplacent pas la destination médicale définie par le fabricant.

11. Une équipe soumet plusieurs participants humains à une procédure systématique afin d’évaluer la sécurité d’un dispositif médical. De quel type de démarche s’agit-il ?

Une recherche interventionnelle portant sur un médicament
Un essai technique du dispositif sans participants
Une surveillance après commercialisation sans investigation
Une investigation clinique du dispositif médical

Une investigation clinique du dispositif médical

Explication

Une investigation clinique est systématique, implique un ou plusieurs participants humains et vise à évaluer la sécurité ou les performances d’un dispositif médical. La surveillance courante, les essais purement techniques et les recherches portant sur un médicament ne correspondent pas à cette définition.

12. Un fabricant prépare la mise sur le marché d’un dispositif médical innovant qui n’est ni implantable ni de classe III. Quelle exigence clinique s’applique ?

Le fabricant doit conduire une investigation clinique uniquement s’il est implantable
Le fabricant peut se dispenser d’investigation clinique puisqu’il n’est pas de classe III
Le fabricant doit conduire une investigation clinique pour tout dispositif médical
Le fabricant doit conduire une investigation clinique en raison de son caractère innovant

Le fabricant doit conduire une investigation clinique en raison de son caractère innovant

Explication

Le caractère innovant constitue à lui seul l’un des cas où le fabricant doit conduire des investigations cliniques. L’exigence ne se limite pas aux dispositifs implantables et ne s’étend pas automatiquement à tous les dispositifs médicaux.

13. Quel énoncé décrit correctement la loi Jardé et son entrée en vigueur ?

La loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 est entrée en vigueur le 5 mars 2012
La loi n° 2016-300 du 5 mars 2012 est entrée en vigueur en 2016
Le règlement 2017/745 du 5 avril 2017 est entré en vigueur en 2016
La loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 est entrée en vigueur en 2016

La loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 est entrée en vigueur en 2016

Explication

La loi Jardé porte le numéro 2012-300, date du 5 mars 2012, et est entrée en vigueur en 2016. Le 5 mars 2012 est sa date d’adoption, tandis que le règlement 2017/745 relève de la réglementation des dispositifs médicaux.

14. Une étude prévoit une intervention sur les participants qui ne fait pas partie de leur prise en charge habituelle. Quelle catégorie de recherche impliquant la personne humaine correspond à cette situation ?

La catégorie 1
La catégorie 3
Une catégorie déterminée par le seul type de produit étudié
La catégorie 2

La catégorie 1

Explication

La catégorie 1 concerne une recherche interventionnelle ajoutant une intervention qui n’est pas justifiée par la prise en charge habituelle. La catégorie 2 porte sur des risques et contraintes minimes, tandis que la catégorie 3 est non interventionnelle et suit la pratique habituelle.

15. Une recherche ajoute aux soins habituels un prélèvement figurant sur la liste réglementaire et ne comportant que des risques et contraintes minimes. Quelle catégorie Jardé s’applique ?

La catégorie 1
La catégorie 2
La catégorie 3
Une catégorie indépendante du niveau de risque et de contrainte

La catégorie 2

Explication

La catégorie 2 correspond à une recherche interventionnelle comportant uniquement des risques et contraintes minimes, avec des interventions inscrites sur la liste réglementaire. La catégorie 1 implique une intervention non justifiée par les soins habituels, et la catégorie 3 ne comporte pas d’intervention supplémentaire ou inhabituelle.

16. Dans une étude, les participants reçoivent les soins habituels, sans acte supplémentaire ni procédure inhabituelle, et la recherche n’ajoute ni risque ni contrainte. Quelle catégorie s’applique ?

La catégorie 1
La catégorie 3
La catégorie 2
Une catégorie qui dépend du caractère innovant du dispositif étudié

La catégorie 3

Explication

La catégorie 3 est non interventionnelle : les actes et produits restent conformes à la pratique habituelle et aucune procédure supplémentaire ou inhabituelle n’est ajoutée. La catégorie 2 comporte une intervention à risques et contraintes minimes, tandis que la catégorie 1 ajoute une intervention non justifiée par les soins habituels.

17. Un promoteur prépare une RIPH de catégorie 1 et souhaite la démarrer. Quelles démarches réglementaires doit-il avoir accomplies ?

Obtenir l’autorisation de l’ANSM et un avis favorable du CPP
Informer l’ANSM et obtenir un avis favorable du CPP
Obtenir l’autorisation de l’ANSM sans avis du CPP
Obtenir un avis favorable du CPP sans démarche auprès de l’ANSM

Obtenir l’autorisation de l’ANSM et un avis favorable du CPP

Explication

Le démarrage d’une RIPH de catégorie 1 requiert à la fois l’autorisation de l’ANSM et un avis favorable du CPP. L’information de l’ANSM correspond aux catégories 2 et 3, tandis que l’absence d’avis du CPP ou de démarche auprès de l’ANSM omet une exigence.

18. Une personne est sollicitée pour participer à une RIPH de catégorie 3. Quelle modalité encadre sa participation ?

Elle donne un consentement libre, éclairé et exprès, oral ou écrit
Elle donne un consentement libre, éclairé et écrit
Elle reçoit une information et peut s’opposer à sa participation
Elle participe sans information si elle ne formule pas d’opposition

Elle reçoit une information et peut s’opposer à sa participation

Explication

En catégorie 3, la personne est informée et peut s’opposer à sa participation. Le consentement écrit caractérise la catégorie 1, tandis que le consentement exprès oral ou écrit relève de la catégorie 2 ; l’absence d’information ne respecte pas la règle.

19. Un établissement mène une enquête de satisfaction auprès de patients, sans intervention sur leur prise en charge. À quelle catégorie générale ce projet correspond-il ?

Une étude sur une collection biologique constituée
Une RIPH de catégorie 3
Une RIPH de catégorie 1
Une étude hors loi Jardé

Une étude hors loi Jardé

Explication

Les enquêtes de satisfaction auprès des patients font partie des études hors loi Jardé. Une enquête n’est pas, par sa nature, une recherche interventionnelle ni une étude portant sur une collection biologique.

20. Un promoteur réalise une étude rétrospective sur des données médicales entrant dans le champ des études hors loi Jardé. Quelle démarche institutionnelle est requise ?

Solliciter un avis du CPP sans inscrire l’étude dans un registre
Obtenir un avis du CPP et inscrire l’étude dans un registre
Inscrire l’étude dans un registre sans solliciter d’avis du CPP
Conduire l’étude sans avis du CPP ni inscription dans un registre

Inscrire l’étude dans un registre sans solliciter d’avis du CPP

Explication

Les études hors loi Jardé ne nécessitent pas d’avis du CPP, mais le promoteur doit les inscrire dans un registre. L’avis du CPP n’est donc pas la démarche requise, et l’inscription ne doit pas être omise.

21. Une équipe réutilise des données déjà recueillies, sans collecter de nouvelles informations auprès des participants, et la MR-004 ne s’applique pas à son projet. Quel cadre doit-elle suivre ?

Informer individuellement ou collectivement, respecter le droit de non-opposition et appliquer la MR-004
Informer les participants sans leur reconnaître de droit de non-opposition et saisir le CESREES et la CNIL
Informer individuellement ou collectivement, respecter le droit de non-opposition et saisir le CESREES et la CNIL
Recueillir un consentement écrit à une nouvelle collecte et saisir le CESREES et la CNIL

Informer individuellement ou collectivement, respecter le droit de non-opposition et saisir le CESREES et la CNIL

Explication

Pour la réutilisation sans nouvelle collecte, l’information individuelle ou collective et le droit de non-opposition s’appliquent ; lorsque la MR-004 ne s’applique pas, le projet relève du circuit CESREES et CNIL. Appliquer la MR-004 malgré son inapplicabilité inverse le critère, et une nouvelle collecte avec consentement écrit ne décrit pas cette situation.

22. Après l’obtention de l’AMM, une équipe suit l’utilisation d’un traitement chez des patients en conditions réelles, sans mener une expérimentation. À quelle phase du développement cela correspond-il ?

À la phase IV, observationnelle
À la phase II, expérimentale
À la phase III, expérimentale
À la phase préclinique, expérimentale

À la phase IV, observationnelle

Explication

La phase IV observe le traitement en conditions réelles après l’AMM, tandis que les phases I à III sont expérimentales. La phase préclinique précède les essais chez l’humain; la phase III ne désigne pas le suivi observationnel après l’AMM.

23. Un nouveau médicament est administré pour la première fois à des volontaires sains afin d’évaluer sa tolérance et son devenir dans l’organisme. De quelle phase s’agit-il ?

De la phase préclinique
De la phase IV
De la phase II
De la phase I

De la phase I

Explication

La phase I correspond à la première administration chez l’humain, généralement à des volontaires sains, et évalue notamment la tolérance et la pharmacocinétique. La phase préclinique précède l’humain, la phase II concerne des patients et la phase IV observe le traitement après l’AMM.

24. Quel énoncé décrit correctement la Déclaration d’Helsinki ?

Un référentiel éthique international contraignant élaboré par l’Association Médicale Mondiale en 1975
Un référentiel éthique international non contraignant élaboré par l’Association Médicale Mondiale en 2016
Un référentiel éthique international non contraignant élaboré par l’Association Médicale Mondiale en 1964
Un règlement international contraignant élaboré par l’Organisation mondiale de la Santé en 1964

Un référentiel éthique international non contraignant élaboré par l’Association Médicale Mondiale en 1964

Explication

La Déclaration d’Helsinki a été élaborée par l’Association Médicale Mondiale en 1964 comme référentiel éthique non contraignant. L’Organisation mondiale de la Santé est une attribution erronée, le caractère contraignant confond éthique et obligation juridique, et 2016 renvoie à la Déclaration de Taipei.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Réglementation de la recherche clinique.

Quels objectifs la recherche clinique poursuit-elle ?

Elle améliore la prise en charge des patients, apporte de nouvelles connaissances et favorise le progrès médical.

Quels sont les quatre principes éthiques fondamentaux de la recherche impliquant des êtres humains ?

L’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice.

Comment l’encadrement de la recherche protège-t-il la santé des participants ?

En évaluant les bénéfices et les risques.

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