QCM : Représentations et contrôle moteur (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel processus permet à l’organisme de prendre connaissance du monde à partir des informations élaborées par ses sens ?

La perception
L’action
La catégorisation
La représentation mentale

La perception

Explication

La perception regroupe les mécanismes par lesquels l’organisme prend connaissance du monde à partir des informations sensorielles. La catégorisation regroupe des réalités en classes, la représentation mentale symbolise une réalité absente et l’action produit un comportement observable.

2. Un enfant apprend à regrouper plusieurs animaux présentant des caractéristiques communes sous une même classe et leur associe des réponses semblables. Quel processus met-il en œuvre ?

La représentation mentale
L’action
La catégorisation
La perception

La catégorisation

Explication

La catégorisation regroupe des réalités en classes d’équivalence auxquelles peuvent être associées des cognitions ou des comportements identiques. La perception concerne la prise d’information par les sens, la représentation mentale une réalité absente et l’action un comportement observable.

3. Une personne se trouve ailleurs, mais peut se figurer mentalement sa chambre sans recevoir d’informations sensorielles provenant de cette pièce. De quoi s’agit-il ?

D’une catégorisation
D’une action
D’une représentation mentale
D’une perception

D’une représentation mentale

Explication

Une représentation mentale est un équivalent symbolique d’une réalité absente des systèmes sensoriels. La perception dépend des informations sensorielles, la catégorisation regroupe des réalités en classes et l’action désigne un comportement observable.

4. En préparant un trajet, Léa visualise la forme d’un carrefour, se dit « carrefour » et comprend que, si elle atteint ce carrefour, elle devra tourner. Quelle analyse distingue correctement ces trois représentations ?

L’image est propositionnelle, le mot est analogique et la règle est conceptuelle
L’image est conceptuelle, le mot est propositionnel et la règle est analogique
L’image est analogique, le mot est propositionnel et la règle est conceptuelle
L’image est analogique, le mot est conceptuel et la règle est propositionnelle

L’image est analogique, le mot est conceptuel et la règle est propositionnelle

Explication

Une représentation analogique conserve des caractéristiques perceptives, une représentation conceptuelle ou verbale mobilise une catégorie et un mot, et une représentation propositionnelle exprime une relation logique. La confusion entre image et catégorie inverse les deux premières formes; traiter la règle comme une image ou une étiquette méconnaît sa structure relationnelle.

5. Dans un raisonnement, une élève sait que « si le voyant est rouge, la machine s’arrête » et constate que le voyant est rouge. Quelle conclusion le modus ponens autorise-t-il ?

La machine s’arrête
La machine continue de fonctionner
Le voyant est rouge parce que la machine s’arrête
La machine s’arrête seulement si un autre voyant s’allume

La machine s’arrête

Explication

Le modus ponens permet de déduire B lorsqu'A implique B et qu'A est vrai; ici, la règle et le voyant rouge conduisent à conclure que la machine s’arrête. Inverser l’implication attribue à tort le voyant rouge à l’arrêt, nier la conséquence contredit la déduction, et ajouter un autre voyant invente une condition.

6. Une étudiante imagine le trajet de son bras avant de le faire, visualise ensuite la pièce où elle va entrer et se répète le mot « bibliothèque ». Quelles formes de représentations mentales ces exemples illustrent-ils respectivement ?

Imagée, motrice et verbale
Verbale, imagée et motrice
Motrice, imagée et verbale
Motrice, verbale et imagée

Motrice, imagée et verbale

Explication

Une représentation mentale peut être liée à une action, à une image ou aux mots : les trois exemples correspondent donc respectivement aux formes motrice, imagée et verbale. Inverser l’action et l’image confond les deux premières formes, tandis que placer le mot dans la catégorie imagée confond langage et visualisation.

7. Un enfant cherche une balle que l’on a cachée sous une couverture, bien qu’il ne puisse plus la voir. Quelle compréhension manifeste-t-il ?

Le mot « balle » évoque un objet absent
L’enfant reproduit une action observée auparavant
La balle est reconnaissable quand elle réapparaît
La balle continue d’exister hors de sa perception

La balle continue d’exister hors de sa perception

Explication

La permanence de l’objet consiste à comprendre qu’un objet continue d’exister même lorsqu’il n’est plus perceptible. La reconnaissance visuelle concerne l’objet visible, l’imitation différée la reproduction d’une action après un délai, et l’évocation verbale le recours à un mot.

8. Un enfant voit un adulte faire tourner une toupie, puis reproduit ce geste le lendemain alors que l’adulte est absent. Quel phénomène observe-t-on ?

L’imitation différée d’une action observée
L’imitation immédiate d’une action observée
La permanence d’un objet devenu invisible
L’évocation verbale d’une action passée

L’imitation différée d’une action observée

Explication

L’imitation différée est la reproduction d’une action observée auparavant après un délai, même en l’absence du modèle. L’imitation immédiate omet le délai, la permanence de l’objet porte sur l’existence d’un objet absent, et l’évocation verbale ne consiste pas à reproduire le geste.

9. Avant qu’une personne saisisse une tasse, son système nerveux prépare les commandes qui organiseront le mouvement. Quelle conception de la motricité cela illustre-t-il ?

Une théorie fondée sur un mouvement non préparé
Une théorie descriptive sans organisation préalable
Une théorie prescriptive de la motricité
Une théorie où les muscles préparent les commandes

Une théorie prescriptive de la motricité

Explication

Une théorie prescriptive considère que des représentations mentales organisent le mouvement avant son exécution en préparant des commandes destinées aux muscles. L’idée d’un mouvement non préparé écarte cette organisation préalable, tandis que les deux autres réponses déplacent la préparation vers les muscles ou réduisent la théorie à une description.

10. Pour coordonner un geste de saisie, une représentation motrice doit préciser l’activation des muscles ainsi que leur séquence et leur synchronisation. Que spécifie-t-elle ?

Dans quel ordre traiter les sensations, puis quels muscles mobiliser
Combien de temps dure le geste, sans préciser le moment d’activation
Quelle force produire, sans préciser la séquence d’activation
Quels muscles activer, dans quel ordre et à quel moment

Quels muscles activer, dans quel ordre et à quel moment

Explication

Les représentations motrices précisent notamment quels muscles activer, dans quel ordre et à quel moment. Se limiter à la force, à l’ordre des informations sensorielles ou à la durée totale du geste ne reprend pas ces trois éléments de l’organisation musculaire.

11. Une personne doit atteindre un petit repère sans le dépasser. Quel compromis entre vitesse et précision est généralement attendu ?

Elle conserve la même vitesse, quelle que soit la précision demandée.
Elle ralentit son geste pour améliorer sa précision.
Elle retarde le début du geste sans modifier sa vitesse d’exécution.
Elle accélère son geste tout en améliorant sa précision.

Elle ralentit son geste pour améliorer sa précision.

Explication

Un mouvement plus précis exige généralement une exécution plus lente, tandis qu’un mouvement plus rapide risque de perdre en précision. Accélérer pour gagner en précision inverse le compromis, et retarder le départ concerne la préparation plutôt que la vitesse d’exécution.

12. Deux cibles ont la même taille, mais l’une est plus éloignée. D’après la loi de Fitts, quel effet cette distance supplémentaire a-t-elle généralement sur le temps nécessaire pour l’atteindre ?

Le temps nécessaire au mouvement augmente.
Le temps de réaction augmente, mais pas le temps du mouvement.
Le temps nécessaire au mouvement reste inchangé.
Le temps nécessaire au mouvement diminue.

Le temps nécessaire au mouvement augmente.

Explication

La loi de Fitts, proposée par Paul Fitts en 1954, relie le temps nécessaire au mouvement notamment à la distance jusqu’à la cible et à sa taille. Une cible plus éloignée augmente généralement ce temps; le temps de réaction désigne, lui, le délai avant le début du mouvement.

13. Pendant un geste exécuté en boucle ouverte, une rétroaction sensorielle signale une déviation alors que le mouvement est en cours. Quel rôle cette rétroaction joue-t-elle sur la commande en cours ?

Elle remplace la commande préparée par une nouvelle commande.
Elle corrige immédiatement la commande motrice en cours.
Elle suspend le geste jusqu’au retour à la position initiale.
Elle ne corrige pas la commande motrice en cours.

Elle ne corrige pas la commande motrice en cours.

Explication

Dans une boucle ouverte, les rétroactions sensorielles produites pendant le mouvement ne corrigent pas la commande motrice en cours d’exécution. Une correction immédiate correspondrait à un contrôle avec rétroaction, tandis que l’arrêt du geste n’est pas impliqué par la définition.

14. Dans la définition de Keele en 1968, qu’est-ce qu’un programme moteur ?

Une série de corrections musculaires déclenchées par les rétroactions pendant une séquence.
Une commande destinée à un muscle isolé, sans organisation préalable de la séquence.
Un mouvement improvisé dont les commandes se forment au fur et à mesure de son exécution.
Une série de commandes musculaires organisée avant une séquence et exécutée sans influence des rétroactions périphériques.

Une série de commandes musculaires organisée avant une séquence et exécutée sans influence des rétroactions périphériques.

Explication

Pour Keele, un programme moteur est une série de commandes musculaires organisée avant le début d’une séquence puis exécutée sans influence des rétroactions périphériques. La correction sensorielle continue et l’improvisation ne correspondent pas à cette définition.

15. Une personne peut porter sa main à sa bouche avec précision les yeux fermés. Quelle conclusion cet exemple appuie-t-il au sujet de la vision ?

L’exécution de certains gestes précis dépend directement de la vision.
L’exécution de certains gestes précis se fait sans information sensorielle disponible.
L’exécution de certains gestes précis ne dépend pas directement de la vision.
L’exécution de certains gestes précis dépend uniquement d’une correction visuelle.

L’exécution de certains gestes précis ne dépend pas directement de la vision.

Explication

La précision de certains gestes les yeux fermés suggère qu’ils ne dépendent pas directement de la vision pendant leur exécution. Cela ne signifie pas que toute information sensorielle disparaît : la proprioception reste disponible.

16. Après le même signal, une personne prépare tantôt un mouvement simple, tantôt une séquence de plusieurs gestes ordonnés. Pour quelle tâche le temps entre le signal et le début du mouvement devrait-il être plus long ?

Pour la séquence de plusieurs gestes ordonnés.
Pour le geste qui dure le plus longtemps après son commencement.
Pour le geste dirigé vers la cible la plus grande.
Pour le mouvement simple préparé en réponse au signal.

Pour la séquence de plusieurs gestes ordonnés.

Explication

Le temps de réaction mesure le délai entre l’apparition du signal et le début du mouvement; il correspond au temps de préparation. Une séquence plus complexe à préparer tend à augmenter ce délai, contrairement à la durée d’exécution du geste.

17. Lors d’une expérience, une activation musculaire prévue persiste alors qu’un dispositif empêche le bras de se déplacer comme attendu. Quelle interprétation soutient le mieux l’hypothèse des programmes moteurs ?

L’activité musculaire mesurée indique que le bras s’est déplacé comme prévu.
Les commandes motrices sont élaborées après l’arrêt du mouvement.
Certaines commandes sont préparées à l’avance et ne dépendent pas entièrement des rétroactions.
Toutes les commandes sont ajustées en fonction du déplacement effectivement réalisé.

Certaines commandes sont préparées à l’avance et ne dépendent pas entièrement des rétroactions.

Explication

Le maintien du patron d’activation malgré l’empêchement du mouvement suggère que certaines commandes sont préparées à l’avance et ne dépendent pas entièrement des rétroactions sensorielles. L’activité enregistrée ne prouve pas que le déplacement a eu lieu, et elle n’indique pas une préparation après le geste.

18. Où se trouve l’organisation prédéterminée des commandes motrices appelée programme moteur ?

Dans les muscles qui exécutent le mouvement.
Dans les informations sensorielles reçues pendant le mouvement.
Dans le système nerveux central.
Dans l’environnement où le mouvement produit un résultat.

Dans le système nerveux central.

Explication

Un programme moteur est une organisation prédéterminée des commandes motrices stockée dans le système nerveux central. Les muscles exécutent ces commandes, tandis que l’environnement et les informations sensorielles ne constituent pas leur lieu de stockage.

19. Qui propose en 1971 une théorie du contrôle moteur en boucle fermée permettant de corriger un mouvement pendant son exécution grâce aux afférences sensorielles ?

Schmidt
Adams
Keele
Raibert

Adams

Explication

Adams propose en 1971 le contrôle en boucle fermée, qui permet de corriger le mouvement à partir des afférences sensorielles. Keele est associé à la programmation motrice, Schmidt à une conception hybride et Raibert à une expérience sur l’écriture.

20. Une personne commence à déplacer un objet, reçoit des informations sensorielles sur sa trajectoire et constate un écart par rapport au but. Quelle étape de la boucle fermée suit la comparaison entre le but et le résultat ?

Achever le mouvement avant de recevoir des informations
Corriger le mouvement si nécessaire
Définir un nouvel objectif sans comparer les résultats
Préparer toute l’action avant de la commencer

Corriger le mouvement si nécessaire

Explication

Dans la boucle fermée, le système compare le résultat obtenu à l’objectif et corrige le mouvement si nécessaire. Préparer l’action avant son exécution relève de la programmation motrice, tandis que recevoir les informations sensorielles précède la comparaison.

21. Une personne prépare d’abord le geste qu’elle va effectuer, puis ajuste sa trajectoire en cours d’exécution à partir d’informations sensorielles. Quelle distinction décrit ces deux opérations ?

La régulation et la programmation désignent toutes deux la préparation avant le mouvement
La programmation prépare l’action ; la régulation vérifie et corrige le mouvement en cours
La régulation prépare l’action ; la programmation vérifie et corrige le mouvement en cours
La programmation reçoit les feedbacks ; la régulation définit l’objectif sans ajustement

La programmation prépare l’action ; la régulation vérifie et corrige le mouvement en cours

Explication

La programmation motrice organise l’action avant le mouvement, tandis que la régulation utilise les informations sensorielles pour vérifier et corriger le geste pendant son exécution. Inverser ces rôles confond les deux notions, et la régulation ne se réduit pas à la préparation.

22. Quelle conception du contrôle moteur Schmidt propose-t-il en 1975 ?

Une conception fondée sur la seule programmation préalable du mouvement
Une conception fondée sur la seule correction sensorielle en cours de mouvement
Une conception hybride associant préparation et régulation sensorielle
Une conception limitée à l’exécution de mouvements continus

Une conception hybride associant préparation et régulation sensorielle

Explication

La conception hybride de Schmidt associe la préparation du mouvement à sa régulation grâce aux informations sensorielles. La préparation seule correspond à une approche centrée sur la programmation, et la correction sensorielle seule ne rend pas compte de cette combinaison.

23. Un chercheur veut expliquer comment le cerveau peut éviter de stocker un programme distinct pour chaque geste et permettre des mouvements réussis dans des situations inédites. Quel problème la théorie des schémas de Schmidt vise-t-elle à résoudre ?

La répétition d’un geste identique dans des conditions familières
Le stockage des programmes moteurs et la réussite de mouvements nouveaux
Le choix des muscles à activer pour chaque mouvement particulier
La correction des erreurs sensorielles pendant un mouvement déjà appris

Le stockage des programmes moteurs et la réussite de mouvements nouveaux

Explication

La théorie des schémas vise à répondre au problème du stockage des programmes moteurs et à expliquer la réussite de mouvements dans des situations nouvelles. La correction en temps réel appartient à la régulation en boucle fermée, tandis que répéter un geste familier ne couvre pas la question de la nouveauté.

24. Une même classe de gestes est réalisée dans des conditions différentes, mais un élément de son organisation demeure relativement stable. Comment nomme-t-on cet élément ?

Un programme moteur propre à chaque variation
Un invariant moteur
Un programme moteur généralisé
Un feedback sensoriel ponctuel

Un invariant moteur

Explication

Un invariant moteur est un élément qui reste relativement stable malgré les changements des conditions de réalisation d’une même classe de mouvements. Un programme distinct pour chaque variation n’est pas un invariant, et un feedback ponctuel est une information sensorielle, non un élément stable de l’organisation.

25. Une personne conserve en mémoire une organisation générale pour une catégorie d’actions et l’adapte à plusieurs variations, au lieu d’apprendre un programme distinct pour chacune. De quoi s’agit-il ?

D’un programme moteur spécifique à chaque variation
D’un programme moteur généralisé
D’un feedback sensoriel associé à une réalisation
D’un invariant moteur pris isolément

D’un programme moteur généralisé

Explication

Un programme moteur généralisé est une organisation correspondant à une catégorie d’actions et conservée en mémoire à long terme, plutôt qu’un programme séparé pour chaque variation. Un invariant désigne un élément relativement stable de l’action, tandis qu’un feedback est une information sensorielle liée à l’exécution.

26. Une personne sait lancer une balle, mais doit adapter son geste pour atteindre une cible située plus loin. Quel mécanisme spécifie les paramètres du programme moteur généralisé pour cette situation particulière ?

Le schéma de reconnaissance
Le schéma de rappel
Le programme moteur généralisé
Les invariants du mouvement

Le schéma de rappel

Explication

Le schéma de rappel applique des règles pour spécifier les paramètres du programme moteur généralisé selon les exigences de la situation. Le programme moteur généralisé fournit l’organisation générale, le schéma de reconnaissance évalue les conséquences sensorielles et les invariants décrivent les caractéristiques stables.

27. Quelles caractéristiques restent relativement stables dans un programme moteur généralisé ?

La durée absolue, la force absolue et le résultat désiré
La force absolue, la durée relative et les informations proprioceptives
L’ordre des séquences, leur durée relative et leur intensité relative
Les conditions initiales, les conséquences sensorielles et l’ordre des phases

L’ordre des séquences, leur durée relative et leur intensité relative

Explication

Le programme moteur généralisé conserve l’ordre des séquences de contraction ainsi que leurs durées et intensités relatives. La durée et la force absolues sont des paramètres, tandis que les conditions initiales et les informations sensorielles relèvent d’autres éléments du contrôle du mouvement.

28. Après un lancer, une joueuse compare les sensations de son geste et la trajectoire obtenue à ce qu’elle avait anticipé. Quel système de règles l’aide à juger si les conséquences correspondent à ses attentes ?

La proprioception
Le schéma de rappel
Le programme moteur généralisé
Le schéma de reconnaissance

Le schéma de reconnaissance

Explication

Le schéma de reconnaissance évalue les informations sensorielles liées au mouvement et aide à vérifier si ses conséquences correspondent à ce qui était attendu. Le schéma de rappel règle les paramètres, la proprioception renseigne sur le corps et le programme moteur généralisé fournit une organisation générale.

29. Un joueur observe la trajectoire de la balle et entend le bruit de son impact pour savoir si son lancer a atteint la cible. De quel type d’informations sensorielles s’agit-il principalement ?

Un feedback moteur
Des informations extéroceptives
Des informations proprioceptives
Des informations kinesthésiques

Des informations extéroceptives

Explication

L’extéroception reçoit des informations venant de l’environnement, notamment visuelles et auditives. La proprioception renseigne sur la position et le mouvement du corps, le feedback désigne un retour d’information et la kinesthésie concerne la perception du mouvement.

30. Après un mouvement, une personne reçoit des informations sur ce qui s’est passé pendant l’action et sur ses conséquences. Comment appelle-t-on ce retour d’information ?

La programmation motrice
Le schéma de reconnaissance
Le feedback
La proprioception

Le feedback

Explication

Le feedback est un retour d’information sur le mouvement et ses conséquences, utile pour connaître ce qui se passe pendant et après l’action. La programmation prépare l’action, la proprioception renseigne sur le corps et le schéma de reconnaissance compare les informations attendues et reçues.

31. Une lanceuse compare la trajectoire qu’elle attendait avec celle qu’elle observe réellement et constate que la balle est partie trop à gauche. Quel mécanisme l’aide à repérer cet écart ?

La régulation motrice
Le schéma de reconnaissance
La programmation motrice
Le schéma de rappel

Le schéma de reconnaissance

Explication

Le schéma de reconnaissance met en relation les informations sensorielles attendues et celles qui sont réellement reçues afin de repérer un écart. La programmation prépare l’action, la correction en cours relève de la régulation et le schéma de rappel adapte le programme aux conditions présentes.

32. Pendant qu’une personne trace lentement une ligne, elle utilise les informations sensorielles pour vérifier sa trajectoire et la rectifier. Quelle fonction exerce-t-elle ?

La programmation motrice
La régulation motrice
Le schéma de reconnaissance
La sélection du programme moteur généralisé

La régulation motrice

Explication

La régulation motrice utilise les informations sensorielles pour évaluer le mouvement et le corriger lorsque c’est possible. La programmation motrice prépare l’action, la sélection du programme en détermine l’organisation générale et le schéma de reconnaissance compare les informations attendues et reçues.

33. Lors d’un lancer, une personne définit son objectif, choisit l’organisation générale du geste, l’adapte à la situation, exécute le mouvement, puis exploite les retours sensoriels. Quelle étape vient après l’exécution ?

Sélectionner un programme moteur généralisé
Définir l’intention et le résultat désiré
Paramétrer le programme avec le schéma de rappel
Réguler l’action grâce aux feedbacks

Réguler l’action grâce aux feedbacks

Explication

Le modèle suit cinq étapes : intention, sélection du programme moteur généralisé, paramétrage par le schéma de rappel, exécution, puis régulation grâce aux feedbacks. Placer l’intention, la sélection ou le paramétrage après l’exécution inverse l’ordre du processus.

34. Une personne lance des balles de tailles différentes : les gestes varient en force, mais conservent un même ordre général de phases et des relations temporelles semblables. Quel élément fournit cette organisation commune ?

La régulation motrice
Le schéma de rappel
Le programme moteur généralisé
L’intention d’action

Le programme moteur généralisé

Explication

Le programme moteur généralisé fournit l’organisation commune d’une famille de mouvements, notamment l’ordre des phases et leurs relations temporelles relatives. Le schéma de rappel ajuste les paramètres, la régulation évalue et corrige l’action, et l’intention définit le but recherché.

35. Pendant un lancer, Léa ressent le mouvement de son bras et observe la trajectoire de la balle, puis son entraîneur lui donne un conseil. Quelle information est un feedback intrinsèque ?

L’information sur l’entrée de la balle dans le panier
Le conseil donné par son entraîneur
L’évaluation de la technique par un observateur
La sensation du mouvement de son bras

La sensation du mouvement de son bras

Explication

Un feedback intrinsèque provient directement des systèmes sensoriels de la personne, comme la sensation du mouvement du bras. Le conseil de l’entraîneur et l’évaluation de l’observateur sont extrinsèques, tandis que l’entrée dans le panier décrit le résultat.

36. Après un tir, un joueur apprend que la balle a manqué le panier, sans recevoir d’information sur sa technique. De quel type de feedback s’agit-il ?

D’un feedback intrinsèque
D’un feedback sur la cinématique
De la connaissance du résultat
De la connaissance de la performance

De la connaissance du résultat

Explication

La connaissance du résultat renseigne sur l’issue de l’action par rapport au but environnemental, ici le fait que la balle ait manqué le panier. La connaissance de la performance et la cinématique portent sur la manière dont le mouvement a été réalisé.

37. Un entraîneur indique à une nageuse que sa main entre dans l’eau trop près de sa tête. Quel type d’information lui fournit-il ?

La connaissance du résultat
Une information sur le but environnemental
Un feedback intrinsèque
La connaissance de la performance

La connaissance de la performance

Explication

La connaissance de la performance, ou connaissance de l’exécution, décrit la manière dont le mouvement a été réalisé, notamment ses caractéristiques cinématiques. La connaissance du résultat concerne l’issue de l’action, tandis que le feedback intrinsèque désigne une information provenant des sens de la personne.

38. Une personne doit lancer une balle vers des cibles situées à différentes distances. Selon Schmidt, sur quels paramètres musculaires doit-elle apprendre à agir en fonction du résultat visé et des conditions ?

La fréquence et la durée des feedbacks
La hauteur et l’orientation de la cible
La vitesse et la trajectoire de la balle
La durée et la force des contractions

La durée et la force des contractions

Explication

Pour apprendre un mouvement, il faut notamment déterminer la durée et la force appropriées des contractions musculaires selon le résultat recherché et les conditions de réalisation. La trajectoire de la balle et les feedbacks peuvent informer l’apprentissage, mais ne sont pas ces paramètres musculaires.

39. Après plusieurs lancers à des distances variées, une joueuse relie la distance visée, la commande de son bras et les retours reçus afin d’élaborer un principe réutilisable. Quel processus réalise-t-elle ?

La connaissance du résultat d’un lancer
La répétition d’une commande motrice identique
La stabilisation des paramètres d’une action
L’abstraction à partir de plusieurs expériences

L’abstraction à partir de plusieurs expériences

Explication

L’abstraction consiste à tirer des principes généraux de plusieurs expériences en reliant le but, la commande motrice et les feedbacks. La répétition identique ne suffit pas à décrire cette extraction, et l’analyse du résultat seul omet les autres éléments de la relation.

40. Une joueuse s’entraîne à lancer depuis un point fixe vers une cible qui conserve la même position. Quel apprentissage est prioritaire dans cette situation ?

Déduire une règle à partir de buts changeants
Stabiliser les paramètres de l’action
Modifier le but recherché à chaque essai
Construire des règles d’adaptation aux conditions variables

Stabiliser les paramètres de l’action

Explication

Quand le résultat désiré et les conditions initiales restent identiques, l’apprentissage vise à stabiliser les paramètres de l’action. Les règles d’adaptation correspondent au cas où les conditions ou les buts varient, et changer le but ferait sortir de la situation décrite.

41. Une personne doit frapper une balle alors que sa trajectoire et sa vitesse varient de façon imprévisible. À quelle catégorie appartient cette habileté ?

Une habileté répétitive
Une habileté ouverte
Une habileté prévisible
Une habileté fermée

Une habileté ouverte

Explication

Une habileté ouverte exige d’adapter le mouvement à un environnement changeant ou incertain. L’habileté fermée correspond à un environnement stable, tandis que la répétition d’une tâche ne définit pas à elle seule la catégorie de l’habileté.

42. Une entraîneuse fait varier la distance des cibles et le poids des balles tout en faisant pratiquer des lancers appartenant à la même famille d’actions. Quel type de pratique organise-t-elle ?

Une pratique variable
Une pratique bloquée
Une pratique à conditions constantes
Une pratique de tâches distinctes

Une pratique variable

Explication

La pratique variable fait réaliser une même famille d’actions dans des conditions différentes afin d’apprendre à adapter les paramètres du mouvement. La pratique bloquée répète la même tâche dans les mêmes conditions; changer de tâche ne correspond pas à la définition visée.

43. Un débutant maîtrise encore mal un geste; son entraîneur envisage de varier les conditions d’entraînement pour favoriser le transfert à des situations nouvelles. Quelle démarche correspond le mieux aux conditions favorables à cet objectif ?

Maintenir les conditions identiques afin d’éviter toute adaptation
Multiplier les variations, même si elles s’éloignent de la tâche
Introduire des variations sans tenir compte de la maîtrise du geste
Choisir des variations pertinentes et consolider d’abord une base suffisante

Choisir des variations pertinentes et consolider d’abord une base suffisante

Explication

La pratique variable peut favoriser l’adaptation à des situations nouvelles si les variations sont pertinentes pour la tâche et si la personne possède une base suffisante. Des variations sans lien avec la tâche négligent leur pertinence; ignorer la maîtrise de départ néglige la base requise; refuser toute variation supprime le principe de pratique variable.

44. Une débutante apprend un geste technique complexe et peine à coordonner ses différentes phases. Quelle organisation de l’entraînement convient le mieux pendant la construction du programme moteur généralisé ?

Commencer dans des conditions relativement stables, puis ajouter progressivement de la variabilité
Faire varier dès le départ plusieurs conditions pour accélérer l’adaptation
Se concentrer d’abord sur les paramètres précis sans stabiliser le patron
Conserver des conditions stables même après la maîtrise de l’organisation générale

Commencer dans des conditions relativement stables, puis ajouter progressivement de la variabilité

Explication

Des conditions relativement stables aident à acquérir l’organisation générale du mouvement pendant la construction du programme moteur généralisé; la variabilité peut ensuite être introduite progressivement. Une forte variation initiale peut compliquer cette acquisition, tandis que maintenir la stabilité après cette étape ou privilégier d’abord les paramètres précis ne suit pas la démarche décrite.

45. Un débutant apprend un lancer, mais ses phases s’enchaînent dans le désordre. Quel feedback l’entraîneur devrait-il privilégier à ce stade ?

La durée précise de chaque contraction musculaire
Les paramètres détaillés avant l’ordre des phases
La force exacte à produire pendant le lancer
Le timing et l’organisation générale du patron moteur

Le timing et l’organisation générale du patron moteur

Explication

Au début de l’apprentissage, les feedbacks doivent d’abord aider à maîtriser le timing et l’organisation générale du patron moteur; les indications précises sur les paramètres deviennent plus pertinentes ensuite. Se concentrer d’abord sur la force, la durée des contractions ou d’autres réglages précis inverse cet ordre.

46. Selon Schmidt (1993), quelle description correspond à l’apprentissage moteur ?

La réalisation visible d’un mouvement, indépendamment de l’évolution des compétences
Des opérations liées à la pratique ou à l’expérience qui entraînent des changements relativement permanents des compétences motrices
Une modification immédiate de la performance, sans lien nécessaire avec l’expérience
Une réussite observée lors d’une seule exécution particulièrement réussie

Des opérations liées à la pratique ou à l’expérience qui entraînent des changements relativement permanents des compétences motrices

Explication

Pour Schmidt, l’apprentissage moteur résulte de la pratique ou de l’expérience et produit des changements relativement permanents des compétences. Une réussite ponctuelle confond apprentissage et performance, une modification sans expérience omet le rôle de la pratique, et l’exécution visible ne décrit pas à elle seule un changement de capacité.

47. Une personne doit adapter un geste appris à une nouvelle situation. Dans la théorie de Schmidt, quels éléments permettent de préparer et d’ajuster le geste, puis d’en évaluer le résultat ?

Des règles mémorisées pour organiser le geste, une évaluation sensorielle et une adaptation indépendante des conditions présentes
Une organisation générale mémorisée, des informations sensorielles pour choisir les paramètres et des règles pour évaluer le résultat
Une organisation générale mémorisée, des règles d’adaptation aux conditions présentes et une évaluation fondée sur les informations sensorielles
Une organisation générale mémorisée et des règles d’adaptation, sans mécanisme d’évaluation sensorielle du mouvement

Une organisation générale mémorisée, des règles d’adaptation aux conditions présentes et une évaluation fondée sur les informations sensorielles

Explication

La théorie associe une organisation générale stockée en mémoire, des règles qui l’adaptent aux conditions présentes et des mécanismes d’évaluation utilisant les informations sensorielles. L’option qui fait choisir les paramètres par les informations sensorielles confond adaptation et évaluation; celle qui dissocie l’adaptation des conditions présentes déforme le rôle des règles; celle qui omet l’évaluation sensorielle laisse de côté un élément du modèle.

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Selon Bonnet (2002), qu’est-ce que la perception ?

L’ensemble des mécanismes par lesquels l’organisme connaît le monde grâce aux informations élaborées par ses sens.

Selon Bonnet, qui a défini la perception et en quelle année ?

Bonnet, 2002.

Qu’est-ce que la catégorisation ?

Le regroupement de réalités en classes d’équivalence.

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