★ À maîtriser
De la surface vers la profondeur, la peau comprend l’épiderme (environ 0,1 mm), la jonction dermo-épidermique, le derme (environ 2 mm) et l’hypoderme.
Les quatre couches de l’épiderme, du bas vers le haut, sont :
🔄 Le renouvellement d’un kératinocyte suit ces étapes :
Compléments
De la surface vers la profondeur : épiderme, derme, hypoderme.
★ À maîtriser
📌 La glande sébacée et la glande sudoripare apocrine sont rattachées au follicule pileux, tandis que la glande eccrine possède son propre canal qui s’ouvre à la surface de la peau.
📌 L’altération ou la perte de la barrière cutanée expose aux pertes hydro-électrolytiques, à la déshydratation et aux infections ou surinfections cutanées.
📌 L’hyperséborrhée est un excès de production de sébum qui favorise l’acné, avec des comédons rétentionnels et des lésions inflammatoires.
Compléments
Les fibroblastes produisent les fibres du derme, notamment le collagène et les fibres élastiques ; leur production diminue avec l’âge, contribuant aux rides et à la fragilité cutanée.
L’hypoderme amortit les chocs, isole du froid et constitue une réserve d’énergie.
L’ongle remplit plusieurs fonctions : protéger le bout des doigts, servir de plan fixe de contre-pression pour la sensibilité tactile, faciliter la prise fine, avoir un rôle agressif ou esthétique
Les ongles poussent d’environ 1 mm par semaine aux mains et 0,25 mm par semaine aux pieds ; une matrice abîmée peut entraîner une repousse déformée.
Il existe environ 3 à 5 millions de glandes eccrines, actives dès la naissance et stimulées notamment par la chaleur, les émotions, l’activité intellectuelle et les aliments épicés.
Apocrine dans le follicule, eccrine directement à la surface.
★ À maîtriser
📌 L’immunité innée est immédiate et non spécifique, sans mémoire, tandis que l’immunité acquise est spécifique, retardée de 1 à 7 jours et dotée d’une mémoire.
L’immunité innée mobilise des cellules prêtes à agir, l’inflammation, la phagocytose et des molécules comme les cytokines, les chimiokines et le complément ; l’immunité acquise mobilise les lymphocytes T et B ainsi que les anticorps.
Les cellules dendritiques de Langerhans phagocytent des éléments étrangers, migrent vers un ganglion lymphatique et y présentent l’antigène aux lymphocytes pour les activer.
Les lymphocytes B produisent des anticorps spécifiques de l’antigène, tandis que les lymphocytes T produisent des cytokines et peuvent tuer des cellules infectées.
Compléments
Les kératinocytes contribuent à l’immunité par leur cohésion, la production de peptides antimicrobiens comme les défensines et la libération de cytokines et de chimiokines.
Les mastocytes libèrent de l’histamine, responsable du prurit et de l’urticaire.
L’innée agit immédiatement sans mémoire ; l’acquise est retardée et mémorise.
★ À maîtriser
L’eczéma de contact se déroule en deux étapes : au premier contact, l’allergène sensibilise le système immunitaire et entraîne la formation de lymphocytes T spécifiques sans symptôme ; lors d’un nouveau contact, ces lymphocytes déclenchent l’inflammation eczémateuse.
La lésion d’eczéma aigu évolue successivement de l’érythème aux vésicules, puis au suintement après éclatement des vésicules, et enfin aux croûtes lorsque le liquide sèche.
Les lésions d’eczéma de contact apparaissent 1 à 5 jours après le contact et évoluent par poussées au gré des contacts avec l’allergène.
🔄 Les patch-tests se déroulent ainsi :
📌 Le traitement de l’eczéma de contact repose sur l’éviction de l’allergène identifié et sur des dermocorticoïdes forts en crème, appliqués une fois par jour sur les lésions suintantes.
Compléments
L’eczéma de contact est une hypersensibilité retardée de type IV, dont la réaction apparaît plusieurs jours après le contact.
L’eczéma de contact provoque des plaques à contours émiettés et prurigineuses, d’abord situées au contact de l’allergène, avec une extension à distance possible.
Les allergènes classiques et leurs sources comprennent : le nickel : bijoux fantaisie et boutons de jean, les chromates : cuirs et ciments, la colophane : pansements adhésifs et colles, le cobalt : métaux et bijoux, les colorants, parfums et baume du Pérou : cosmétiques et produits parfumés, le henné noir contenant de la paraphénylènediamine : tatouages éphémères et teintures
Sensibilisation au premier contact, révélation au contact suivant.
★ À maîtriser
La dyshidrose provoque de petites vésicules très prurigineuses, surtout sur les faces latérales des doigts, les paumes et les plantes, et peut gêner les activités quotidiennes et professionnelles.
L’eczéma nummulaire se manifeste par des plaques rondes, bien limitées, en forme de pièces de monnaie, surtout sur les membres et notamment les membres inférieurs.
La dermatite atopique touche jusqu’à 15 % des enfants, se développe sur un terrain génétiquement prédisposé, est favorisée par la xérose et peut être aggravée par le stress, la poussière, le pollen, le tabac et les irritants comme la laine.
Compléments
Le nourrisson présente des lésions sur les zones convexes ; l’enfant plus grand, dans les plis.
★ À maîtriser
📌 Chez le nourrisson, la dermatite atopique débute vers 3 mois par des lésions rouges, suintantes et croûteuses des zones convexes du visage ; chez l’enfant de plus de 2 ans, les lésions sont souvent sèches et lichénifiées, notamment dans les plis de flexion.
La dermatite atopique débute avant 1 an dans 75 % des cas et guérit dans l’enfance dans 90 % des cas ; elle évolue par poussées entrecoupées de rémissions et peut être aggravée par l’hiver, les infections et le stress.
La surinfection à staphylocoque provoque une impétiginisation avec des croûtes jaunâtres, tandis que la surinfection herpétique peut entraîner un syndrome de Kaposi-Juliusberg avec vésicules ou pustules diffuses et fièvre, constituant une urgence dermatologique.
Un patient atteint de dermatite atopique doit éviter le contact avec une personne ayant un herpès en poussée en raison du risque de syndrome de Kaposi-Juliusberg.
Le traitement quotidien de la dermatite atopique repose sur des émollients réguliers pour lutter contre la xérose et restaurer la barrière cutanée.
Les poussées de dermatite atopique sont traitées en première intention par des dermocorticoïdes dont la puissance est adaptée à l’âge et à la localisation ; le tacrolimus peut être utilisé en cas de résistance ou en relais, mais pas sur des lésions très inflammatoires car il est irritant.
Compléments
Les critères mineurs de dermatite atopique comprennent la xérose cutanée, le double pli sous les paupières inférieures appelé signe de Dennie-Morgan, les eczématides et les fissures sous-auriculaires ; la diapositive indique qu’il faut réunir au moins trois critères dans chaque colonne.
Chez l’adolescent, la dermatite atopique peut persister ou débuter à cet âge et présenter des atteintes similaires à celles de l’enfant, parfois associées à une pulpite, une dyshidrose ou un eczéma nummulaire ; chez l’adulte, elle touche notamment le visage, le cou et les plis, avec une peau sèche et rouge.
Herpès en poussée au contact d’une dermatite atopique → risque de syndrome de Kaposi-Juliusberg.
★ À maîtriser
📌 Une plaie aiguë est une plaie récente qui cicatrise normalement, tandis qu’une plaie chronique ne cicatrise pas au bout de 4 à 6 semaines.
La cicatrisation comprend quatre phases successives mais chevauchantes : phase vasculaire, phase inflammatoire, phase de réparation proliférative et phase de maturation ou remodelage.
Après une lésion vasculaire, les vaisseaux se contractent en moins de 30 secondes, le clou plaquettaire se forme en environ 5 minutes, puis le caillot de fibrine se forme en environ 6 à 10 minutes et stabilise le clou.
Lors de l’hémostase secondaire, la thrombine transforme le fibrinogène soluble en fibrine ; la polymérisation de la fibrine forme un caillot insoluble qui stabilise le clou plaquettaire.
Les polynucléaires neutrophiles arrivent en premier dans la phase inflammatoire, suivis des monocytes qui deviennent des macrophages ; ils éliminent les débris, limitent l’infection et libèrent des médiateurs qui recrutent les fibroblastes et les kératinocytes.
La réparation du derme forme un tissu de granulation en 10 à 15 jours ; les fibroblastes migrent dans la plaie dès la 48e heure et produisent notamment la matrice extracellulaire.
Compléments
Un chantier : arrêter le saignement, nettoyer, reconstruire, puis faire les finitions.
★ À maîtriser
Pendant la réparation, les fibroblastes produisent la matrice extracellulaire, les myofibroblastes rapprochent les berges et les nouveaux vaisseaux nourrissent la plaie.
L’épithélialisation commence par la multiplication des kératinocytes dès H2, suivie de leur migration dès H24 du bord vers le centre de la plaie.
La maturation remodèle la matrice pendant plusieurs mois après la fermeture, au-delà de 6 mois, et augmente progressivement la résistance de la cicatrice.
Compléments
Granulation, épithélialisation, puis maturation
★ À maîtriser
Les facteurs locaux comprennent :
Les facteurs généraux comprennent :
📌 Une cicatrice hypertrophique reste dans les limites de la plaie initiale et s’améliore souvent spontanément, tandis qu’une chéloïde dépasse ces limites, reste surélevée et récidive fréquemment après exérèse.
Compléments
Hypertrophique dans les limites, chéloïde au-delà
★ À maîtriser
📌 L’ulcère veineux, associé à l’insuffisance veineuse, est généralement superficiel, grand, peu douloureux et situé près des malléoles, tandis que l’ulcère artériel est profond, petit, très douloureux et souvent associé à des pouls absents.
L’angiodermite nécrotique associe une nécrose noire, une douleur extrême et une bordure livédoïde violacée, survenant dans un contexte d’hypertension artérielle non contrôlée.
L’évaluation d’un patient porteur d’une plaie comprend l’interrogatoire sur son apparition, son évolution, ses symptômes, ses antécédents, son mode de vie, ses traitements et les soins déjà réalisés, puis l’examen des constantes, de la plaie, de sa peau périphérique, des pouls et de l’état général.
Compléments
Veineux : grand et malléolaire ; artériel : petit et douloureux
★ À maîtriser
🔄 Le mécanisme de l’escarre suit cette séquence :
Les principales zones d’appui sont :
Compléments
Compression prolongée → ischémie → nécrose
★ À maîtriser
Le traitement d’une plaie repose sur trois piliers :
🔄 Le soin d’une plaie comprend les étapes suivantes :
📌 La colonisation correspond à la présence de bactéries sur la plaie sans signes infectieux, tandis que l’infection implique leur invasion des tissus et des signes cliniques ou généraux.
📌 Un prélèvement et des antibiotiques par voie générale sont indiqués en cas de signes infectieux locaux, régionaux, généraux ou biologiques, et non pour une simple colonisation.
Les couleurs indiquent :
Les hydrogels apportent de l’eau et servent à ramollir une plaie sèche, une nécrose ou de la fibrine sèche avant la détersion.
Compléments
📌 Les hydrocolloïdes absorbent peu à modérément, les hydrocellulaires fortement, les alginates fortement et les hydrofibres très fortement, jusqu’à 30 fois leur capacité de référence.
Noir, jaune, rouge, rose : déterger puis protéger
★ À maîtriser
📌 La contention est indiquée notamment dans l’insuffisance veineuse lorsque l’IPS est compris entre 0,8 et 1,3, mais elle est contre-indiquée en cas d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.
📌 Une brûlure du deuxième degré superficiel est très douloureuse et cicatrise en 10 à 14 jours, tandis qu’une brûlure du deuxième degré profond est moins douloureuse et cicatrise en 21 à 35 jours, avec risque de séquelles importantes.
Compléments
★ À maîtriser
📌 La surface d’une brûlure s’évalue avec la règle des 9 de Wallace chez l’adulte, en excluant les brûlures du 1er degré du calcul.
Compléments
La paume de la main du patient, doigts compris, représente 1 % de sa surface corporelle et permet notamment d’estimer les petites zones brûlées.
Chez le petit enfant, la tête représente jusqu’à 19 % de la surface corporelle et les jambes une proportion plus faible que chez l’adulte.
Le 1er degré atteint l’épiderme et provoque un érythème douloureux suivi d’une desquamation, avec guérison sans cicatrice en 4 à 5 jours.
Le 2e degré superficiel atteint l’épiderme et le derme superficiel, avec des phlyctènes douloureuses et une guérison en 10 à 14 jours, parfois accompagnée de dyschromie.
Le 2e degré profond atteint le derme profond et peut présenter des zones blanchâtres, une hypoesthésie, des poils restant accrochés et une absence de blanchiment à la vitropression; la cicatrisation prend 21 à 35 jours et peut laisser des cicatrices hypertrophiques ou rétractiles.
Une brûlure du 2e degré profond doit être traitée comme un 3e degré; si l’anesthésie persiste à 48 h, le tissu est probablement nécrosé et une excision suivie d’une greffe est indiquée.
Le 3e degré détruit et nécrose toute la peau, qui devient noire, cartonnée et insensible, sans possibilité de cicatrisation spontanée; une prise en charge en centre spécialisé et une greffe de peau sont nécessaires.
Le 2e degré profond paraît moins douloureux, mais il est plus grave que le superficiel.
★ À maîtriser
Compléments
Les facteurs qui augmentent la mortalité comprennent :
Une brûlure du visage ou du cou expose à l’asphyxie par œdème des voies aériennes, une brûlure génitale au risque septique et à l’obstruction urinaire, une brûlure péri-articulaire aux cicatrices rétractiles et à la perte d’amplitude, et une brûlure des mains ou des pieds à une atteinte fonctionnelle.
Une brûlure circulaire peut agir comme un garrot lorsqu’elle gonfle autour d’un membre ou gêner la respiration lorsqu’elle entoure le cou.
Brûlure circulaire → gonflement → effet de garrot ou gêne respiratoire.
★ À maîtriser
📌 Une plaie qui ne guérit pas malgré des soins adaptés doit faire évoquer un cancer et conduire à une biopsie.
La contention est indiquée en cas d’insuffisance veineuse, de lymphœdème ou de plaie exsudative, et contre-indiquée en cas d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, qui nécessite de vérifier l’index de pression systolique.
La contention se pose avant le lever, des orteils au genou en incluant le talon avec un étirement constant, puis se retire au coucher.
Compléments
📌 Une plaie malodorante peut être traitée par charbon, une plaie infectée ou colonisée par le pyocyanique par argent ou acide lactique, et un hyperbourgeonnement par corticoïdes locaux ou nitrate d’argent.
📌 Une bande à étirement court, inférieur à 120 %, correspond à la contention, tandis qu’une bande à étirement long, supérieur à 120 %, correspond à la compression.
| Critère | Veineux | Artériel |
|---|---|---|
| Terrain | Insuffisance veineuse | Facteurs de risque cardiovasculaire |
| Aspect | Superficiel, grand, peu douloureux | Profond, petit, très douloureux |
| Localisation ou signe | Autour des malléoles | Plus haut sur la jambe; pouls souvent absents |
| Peau périphérique | Œdème, dermite ocre, eczéma possible | Fine, luisante, dépilée; ongles abîmés |
| Degré | Atteinte et signes | Évolution |
|---|---|---|
| Premier | Épiderme; érythème douloureux | Guérison sans cicatrice en 4 à 5 jours |
| Deuxième superficiel | Épiderme et derme superficiel; phlyctènes et douleur intense | Guérison en 10 à 14 jours |
| Deuxième profond | Derme profond; zones blanchâtres et sensibilité diminuée | Cicatrisation en 21 à 35 jours et risque de séquelles |
| Troisième | Toute la peau; nécrose insensible | Pas de cicatrisation spontanée; greffe nécessaire |
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1. Concernant l’étendue et le poids de la peau :
2. De la surface vers la profondeur, quelles structures se succèdent dans la peau ?
Mémorisez les concepts clés de Système tégumentaire et eczéma avec 92 flashcards interactives.
Quel organe recouvre le corps et se prolonge par les muqueuses externes ?
La peau.
Quelle surface approximative la peau couvre-t-elle ?
Environ 2 m².
Dans quel ordre les couches de la peau se succèdent-elles en profondeur ?
Épiderme, jonction dermo-épidermique, derme, hypoderme.
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