QCM : Thromboses et troubles circulatoires (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une patiente présente une jambe rouge, chaude et légèrement tuméfiée ; une compression veineuse locale est aussi suspectée. Quelles propositions sont exactes ?

La stase entraîne une hyperperméabilité vasculaire indépendante des lésions et de l’hypoxie.
À l’effort, le débit sanguin musculaire peut augmenter jusqu’à vingt fois.
La rougeur active persiste à la vitropression, comme celle d’une hémorragie cutanée.
La stase dilate les artérioles et les capillaires, sans concerner les veines.
Une compression par une tumeur peut provoquer une stase veineuse locale.

Une compression par une tumeur peut provoquer une stase veineuse locale.

Explication

La compression par une tumeur est une cause reconnue de stase veineuse. La rougeur de l’hyperhémie active disparaît à la vitropression, la stase dilate les veines, veinules et capillaires, et son hyperperméabilité est liée aux lésions vasculaires dans un contexte d’hypoxie chronique. Pendant l’effort, la quantité de sang musculaire peut augmenter jusqu’à cinquante fois.

2. Une personne atteinte d’hypertension portale présente des anomalies abdominales et une stase pulmonaire chronique. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La stase pulmonaire chronique produit des poumons violacés, lourds et humides avec microhémorragies.
La stase hépatique chronique entraîne une stéatose centrolobulaire et une fibrose réversible.
L’hypertension portale peut s’accompagner d’ascite et de circulation porto-systémique collatérale.
La stase pulmonaire chronique se caractérise par des poumons bruns sans fibrose ni sidérophages.
Une stase hépatique aiguë peut provoquer une nécrose hémorragique centrolobulaire.

L’hypertension portale peut s’accompagner d’ascite et de circulation porto-systémique collatérale. · Une stase hépatique aiguë peut provoquer une nécrose hémorragique centrolobulaire.

Explication

L’hypertension portale peut provoquer une ascite et des collatérales porto-systémiques. Une stase pulmonaire chronique donne une induration brune avec fibrose et sidérophages, tandis que les poumons lourds, violacés et humides avec microhémorragies évoquent la stase aiguë. Une stase hépatique aiguë sévère peut entraîner une nécrose hémorragique centrolobulaire ; la forme chronique associe notamment stéatose médiolobulaire et fibrose aux stades avancés.

3. Chez une personne immobilisée, une pression prolongée entre une saillie osseuse et le lit entraîne une lésion cutanée. Concernant l’ischémie et les mécanismes en cause :

Une obstruction par fibrine peut provoquer une ischémie artérielle par atteinte pariétale.
Une compression des capillaires dermiques provoque une escarre par obstruction d’un tronc veineux.
L’ischémie correspond à une diminution ou à un arrêt de l’apport sanguin régional.
Un spasme artériel constitue une cause fonctionnelle d’ischémie d’origine artérielle.
L’escarre est une nécrose ischémique cutanée liée à la compression des capillaires dermiques.

L’ischémie correspond à une diminution ou à un arrêt de l’apport sanguin régional. · Un spasme artériel constitue une cause fonctionnelle d’ischémie d’origine artérielle. · L’escarre est une nécrose ischémique cutanée liée à la compression des capillaires dermiques.

Explication

L’ischémie est la diminution ou l’arrêt de l’apport sanguin, et un spasme constitue une cause fonctionnelle artérielle. La fibrine peut obstruer les capillaires, notamment dans la coagulation intravasculaire disséminée, plutôt que provoquer une atteinte pariétale artérielle. L’escarre résulte de la compression des capillaires dermiques entre une saillie osseuse et un plan dur ; elle ne découle pas de l’obstruction d’un tronc veineux.

4. Après une occlusion veineuse, un patient risque une ischémie et des lésions d’organes. Quelles propositions sont exactes ?

Une occlusion veineuse peut provoquer un œdème comprimant les artères et réduire l’apport sanguin.
Le tissu rénal tolère l’hypoxie pendant six heures avant d’être lésé.
Une thrombose de la veine mésentérique peut entraîner un infarctus intestinal.
Une torsion du cordon spermatique peut provoquer un infarctus blanc du testicule.
Les neurones tolèrent généralement l’hypoxie pendant trois à cinq minutes avant des lésions irréversibles.

Une occlusion veineuse peut provoquer un œdème comprimant les artères et réduire l’apport sanguin. · Une thrombose de la veine mésentérique peut entraîner un infarctus intestinal. · Les neurones tolèrent généralement l’hypoxie pendant trois à cinq minutes avant des lésions irréversibles.

Explication

L’occlusion d’un tronc veineux entraîne une stase, une hausse de pression et un œdème susceptible de comprimer les artères, réduisant ainsi l’apport sanguin. Les neurones tolèrent l’hypoxie environ trois à cinq minutes, tandis que le rein y résiste trente à cinquante minutes. Une thrombose de la veine mésentérique peut provoquer un infarctus intestinal, et la torsion du cordon spermatique est associée à un infarctus hémorragique du testicule.

5. Concernant les facteurs et les formes d’installation de l’ischémie :

La résistance des tissus à l’hypoxie participe à la gravité des conséquences ischémiques.
Les poumons et le foie disposent de voies artérielles alternatives face à une ischémie.
Les artères rénales et l’artère centrale de la rétine sont des artères terminales.
Les conséquences dépendent de l’état du sang et de l’appareil cardiovasculaire, ainsi que des tissus.
Une installation lente favorise une circulation collatérale et une scléroatrophie progressive.

La résistance des tissus à l’hypoxie participe à la gravité des conséquences ischémiques. · Les poumons et le foie disposent de voies artérielles alternatives face à une ischémie. · Les artères rénales et l’artère centrale de la rétine sont des artères terminales. · Les conséquences dépendent de l’état du sang et de l’appareil cardiovasculaire, ainsi que des tissus. · Une installation lente favorise une circulation collatérale et une scléroatrophie progressive.

Explication

La gravité dépend notamment de l’état du sang et du système cardiovasculaire, de la résistance tissulaire à l’hypoxie, de la vascularisation et de la vitesse d’installation. Une ischémie lente favorise les collatérales et la scléroatrophie ; les poumons et le foie ont des voies alternatives, contrairement aux territoires rénal et rétinien à artères terminales.

6. Chez un patient présentant du sang émis par l’anus, quelle(s) proposition(s) exacte(s) permet(tent) de distinguer les hémorragies digestives et interstitielles ?

Une ecchymose mesure au moins un centimètre et présente un contour irrégulier.
Le méléna correspond à une hémorragie digestive basse avec du sang frais.
Une hématémèse oriente vers une hémorragie digestive haute.
L’hématochézie indique surtout une hémorragie digestive haute.
Le purpura désigne une hémorragie interstitielle de un à deux millimètres.

Une ecchymose mesure au moins un centimètre et présente un contour irrégulier. · Une hématémèse oriente vers une hémorragie digestive haute.

Explication

L’ecchymose mesure au moins un centimètre et présente un contour irrégulier. Le méléna signale une hémorragie digestive haute, et non basse avec du sang frais. L’hématémèse oriente vers une hémorragie digestive haute. L’hématochézie indique surtout une hémorragie digestive basse, mais peut aussi accompagner une hémorragie haute abondante. Le purpura mesure au moins 3 mm, tandis que les pétéchies mesurent 1 à 2 mm.

7. À propos du devenir d’un foyer hémorragique et des épanchements dans les cavités préformées :

Les macrophages dégradent les hématies extravasées et le fer peut être stocké.
Une partie de l’anneau porphyrinique est transformée en biliverdine puis en bilirubine.
L’hémopéricarde correspond à un épanchement sanguin dans la cavité péricardique.
Un hématome enkysté peut être entouré d’une paroi fibreuse et contenir un liquide citrin.
L’hémarthrose désigne un épanchement sanguin dans une cavité articulaire.

Les macrophages dégradent les hématies extravasées et le fer peut être stocké. · Une partie de l’anneau porphyrinique est transformée en biliverdine puis en bilirubine. · L’hémopéricarde correspond à un épanchement sanguin dans la cavité péricardique. · Un hématome enkysté peut être entouré d’une paroi fibreuse et contenir un liquide citrin. · L’hémarthrose désigne un épanchement sanguin dans une cavité articulaire.

Explication

L’hémopéricarde siège dans la cavité péricardique et l’hémarthrose dans une cavité articulaire. Les macrophages dégradent les hématies ; le fer peut être stocké sous forme de ferritine ou d’hémosidérine, et l’anneau porphyrinique contribue à la formation de biliverdine puis de bilirubine. Un gros hématome partiellement résorbé peut s’enkyster avec une paroi fibreuse et un contenu citrin.

8. Une hémorragie aiguë massive survient chez un patient, tandis qu’un autre présente un hémopéricarde. Quelles propositions décrivent des conséquences possibles des hémorragies ?

Un hémopéricarde peut empêcher le remplissage cardiaque pendant la diastole.
Une hémorragie massive aiguë peut provoquer un choc hémorragique ou la mort.
Un hémothorax comprime les hémisphères cérébraux et entraîne leur atrophie.
Des hémorragies moyennes répétées peuvent provoquer une anémie ferriprive.
Une hémorragie rétinienne peut entraîner une cécité.

Un hémopéricarde peut empêcher le remplissage cardiaque pendant la diastole. · Une hémorragie massive aiguë peut provoquer un choc hémorragique ou la mort. · Des hémorragies moyennes répétées peuvent provoquer une anémie ferriprive. · Une hémorragie rétinienne peut entraîner une cécité.

Explication

Une hémorragie massive aiguë peut entraîner un choc hémorragique ou la mort, alors que des pertes moyennes répétées peuvent causer une anémie ferriprive. L’hémopéricarde peut provoquer une tamponnade en gênant le remplissage diastolique, et une hémorragie rétinienne peut entraîner la cécité. C’est l’hématome sous-dural, et non l’hémothorax, qui peut comprimer les hémisphères cérébraux.

9. Concernant la thrombose et les mécanismes qui la favorisent :

Les lésions endothéliales diminuent l’adhésion plaquettaire en masquant le collagène sous-endothélial.
Le ralentissement du flux augmente la dilution des facteurs procoagulants et l’afflux des inhibiteurs de coagulation.
La turbulence favorise le rapprochement des plaquettes de l’endothélium en réduisant la vitesse sanguine.
La thrombose correspond à la coagulation du sang dans l’appareil cardiovasculaire d’un individu vivant.
La triade de Virchow associe des modifications endothéliales, une altération du flux et l’hypercoagulabilité sanguine.

La thrombose correspond à la coagulation du sang dans l’appareil cardiovasculaire d’un individu vivant. · La triade de Virchow associe des modifications endothéliales, une altération du flux et l’hypercoagulabilité sanguine.

Explication

La thrombose est une coagulation intravasculaire survenant chez un individu vivant, et la triade de Virchow réunit les trois facteurs cités. Les lésions exposent le collagène et favorisent l’adhésion plaquettaire ; le ralentissement réduit la dilution des facteurs et l’afflux d’inhibiteurs, tandis que la turbulence lèse l’endothélium.

10. Une personne porteuse d’une thrombophilie héréditaire présente des épisodes veineux répétés. Concernant les thrombophilies :

L’immobilisation prolongée relève des thrombophilies secondaires à faible risque thrombotique.
Les déficits en antithrombine III, protéine C ou protéine S figurent parmi les thrombophilies primaires rares.
Le facteur V de Leiden augmente le risque de thrombose surtout chez les sujets hétérozygotes.
Une mutation du gène de la prothrombine concerne 1 à 2 % de la population et triple le risque veineux.
Le facteur V de Leiden est la thrombophilie héréditaire la plus fréquente, avec des récidives rapportées chez 60 % des porteurs.

Les déficits en antithrombine III, protéine C ou protéine S figurent parmi les thrombophilies primaires rares. · Une mutation du gène de la prothrombine concerne 1 à 2 % de la population et triple le risque veineux. · Le facteur V de Leiden est la thrombophilie héréditaire la plus fréquente, avec des récidives rapportées chez 60 % des porteurs.

Explication

Le facteur V de Leiden est la thrombophilie héréditaire la plus fréquente et des récidives sont rapportées chez 60 % des porteurs ; le risque est élevé chez les homozygotes. La mutation de la prothrombine concerne 1 à 2 % de la population et triple le risque veineux, tandis que plusieurs déficits cités sont des thrombophilies primaires rares. L’immobilisation prolongée est classée à risque élevé, et le risque élevé lié au facteur V de Leiden concerne les homozygotes.

11. Un thrombus est observé dans une artère de moyen calibre où le flux est rapide. Concernant les types de thrombus :

Un thrombus rouge riche en hématies est favorisé par le flux artériel rapide plutôt que par la stase.
L’obstruction artérielle par un thrombus provoque une embolie, tandis que son embolisation entraîne une ischémie.
Un thrombus artériel pariétal siège typiquement dans les artères de calibre moyen plutôt que dans l’aorte.
Un thrombus blanc, riche en plaquettes et en fibrine, est favorisé par l’écoulement rapide artériel.
Un caillot post-mortem adhère à la paroi et présente une consistance ferme, mate et sèche.

Un thrombus blanc, riche en plaquettes et en fibrine, est favorisé par l’écoulement rapide artériel.

Explication

Les thrombus blancs, riches en plaquettes et en fibrine, se forment dans les territoires à écoulement rapide comme les artères. Les thrombus rouges sont favorisés par la stase ; le caillot post-mortem est non adhérent, élastique et gélatineux. Les thrombus artériels sont pariétaux dans l’aorte et les grosses artères, occlusifs dans les artères de moyen calibre ; l’obstruction entraîne une ischémie et l’embolisation peut provoquer un infarctus.

12. Une patiente présente une thrombose pelvienne après une intervention chirurgicale, tandis qu’un autre patient a une thrombose portale liée à un cancer. Concernant ces thromboses :

La thrombose de la veine porte et de ses branches provoque typiquement un syndrome post-thrombotique.
La thrombose veineuse profonde peut se compliquer d’une embolie pulmonaire potentiellement fatale ou d’un syndrome post-thrombotique.
La chirurgie, l’accouchement et les inflammations pelviennes peuvent favoriser une thrombose des veines pelviennes.
L’inflammation et le cancer prédisposent aux thromboses portales, susceptibles d’entraîner une hypertension portale.
Les thromboses pelviennes sont favorisées par des tumeurs malignes du rein, du col utérin ou de la vessie.

La thrombose veineuse profonde peut se compliquer d’une embolie pulmonaire potentiellement fatale ou d’un syndrome post-thrombotique. · La chirurgie, l’accouchement et les inflammations pelviennes peuvent favoriser une thrombose des veines pelviennes. · L’inflammation et le cancer prédisposent aux thromboses portales, susceptibles d’entraîner une hypertension portale.

Explication

Les complications de la thrombose veineuse profonde comprennent l’embolie pulmonaire, qui peut être fatale, et le syndrome post-thrombotique. Les thromboses pelviennes sont favorisées notamment par la chirurgie, l’accouchement et les inflammations pelviennes ; les tumeurs concernées incluent la prostate, le col utérin et la vessie. Les thromboses portales sont favorisées par l’inflammation ou le cancer et peuvent entraîner une hypertension portale, et non un syndrome post-thrombotique typique.

13. Concernant les thromboses veineuses profondes et atypiques :

Le signe de Trousseau peut toucher des veines profondes ou superficielles.
Chez un nourrisson déshydraté, une thrombose du sinus longitudinal supérieur peut être aseptique.
Une thrombose des capillaires peut apparaître au cours d’une coagulation intravasculaire disséminée.
Le signe de Trousseau désigne des thromboses répétées et imprévisibles chez certains patients atteints de cancer.
Une thrombose septique du sinus longitudinal supérieur est typiquement associée au marasme infantile.

Le signe de Trousseau peut toucher des veines profondes ou superficielles. · Chez un nourrisson déshydraté, une thrombose du sinus longitudinal supérieur peut être aseptique. · Une thrombose des capillaires peut apparaître au cours d’une coagulation intravasculaire disséminée. · Le signe de Trousseau désigne des thromboses répétées et imprévisibles chez certains patients atteints de cancer.

Explication

La déshydratation sévère du nourrisson peut favoriser une thrombose aseptique du sinus longitudinal supérieur, et le signe de Trousseau correspond à des thromboses répétées et imprévisibles associées à certains cancers. Une thrombose capillaire peut survenir lors d’une coagulation intravasculaire disséminée ; le marasme est associé à la forme aseptique, tandis que méningite et sinusite favorisent la forme septique. Les thromboses du signe de Trousseau concernent les veines profondes ou superficielles.

14. Au cours de l’organisation d’un thrombus, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le tissu de granulation mature est plus vascularisé et plus inflammatoire que le tissu initial.
L’incorporation du thrombus dans la paroi et son recouvrement endothélial réduisent le risque d’embolie.
La reperméation peut reprendre partiellement la circulation grâce à la lyse et à la contraction du thrombus.
La cicatrice organisée supprime l’obstacle vasculaire et prévient l’ischémie.
Les cellules endothéliales issues des vasa vasorum forment des néovaisseaux dans le tissu conjonctif néoformé.

L’incorporation du thrombus dans la paroi et son recouvrement endothélial réduisent le risque d’embolie. · La reperméation peut reprendre partiellement la circulation grâce à la lyse et à la contraction du thrombus. · Les cellules endothéliales issues des vasa vasorum forment des néovaisseaux dans le tissu conjonctif néoformé.

Explication

L’organisation attache et incorpore le thrombus à la paroi, puis le recouvre d’endothélium, ce qui diminue le risque embolique ; les vasa vasorum contribuent à la formation de néovaisseaux. Le tissu de granulation mature est moins vascularisé et moins inflammatoire que le tissu initial, tandis que la reperméation peut associer lyse partielle, anastomoses des néovaisseaux et contraction. La cicatrice reste un obstacle permanent susceptible d’entraîner ischémie et stase.

15. Lors de l’évolution d’un thrombus, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le ramollissement puriforme correspond à une liquéfaction infectieuse du thrombus par des germes.
Un thrombus veineux en propagation progresse vers le cœur dans le sens antérograde.
Un thrombus volumineux riche en leucocytes peut se liquéfier en un liquide jaunâtre et stérile.
Un thrombus artériel se propage vers le cœur dans le sens antérograde.
Le ramollissement purulent découle d’une infection et peut provoquer une embolie septique.

Un thrombus veineux en propagation progresse vers le cœur dans le sens antérograde. · Un thrombus volumineux riche en leucocytes peut se liquéfier en un liquide jaunâtre et stérile. · Le ramollissement purulent découle d’une infection et peut provoquer une embolie septique.

Explication

Le ramollissement puriforme résulte de l’action des enzymes protéolytiques des leucocytes sur la fibrine et produit un liquide jaunâtre, visqueux mais stérile ; sa confusion avec une liquéfaction infectieuse est incorrecte. Le ramollissement purulent est lié à une infection et peut entraîner une embolie septique. La propagation veineuse est antérograde vers le cœur, alors que la propagation artérielle est rétrograde vers le cœur.

16. Un embole provenant d’une veine profonde de la jambe suit les cavités droites jusqu’à l’artère pulmonaire. Concernant les trajets emboliques :

L’embolie paradoxale constitue le type d’embolie le plus fréquent.
Le passage d’un embole veineux vers le réseau artériel définit une embolie directe.
Un trajet conforme au sens normal de la circulation correspond à une embolie directe.
L’embole peut gagner l’artère pulmonaire après passage par la veine cave inférieure.
Un embole provenant de la valve mitrale peut rejoindre les artères systémiques par l’aorte.

Un trajet conforme au sens normal de la circulation correspond à une embolie directe. · L’embole peut gagner l’artère pulmonaire après passage par la veine cave inférieure. · Un embole provenant de la valve mitrale peut rejoindre les artères systémiques par l’aorte.

Explication

L’embolie directe suit le trajet normal de la circulation et constitue le type le plus fréquent ; un embole veineux de jambe peut emprunter la veine cave inférieure, puis les cavités droites jusqu’à l’artère pulmonaire. Un embole mitral peut passer par le ventricule gauche et l’aorte vers les artères systémiques. Le passage du système veineux au système artériel définit une embolie paradoxale, qui est rare.

17. Chez un jeune patient présentant une embolie artérielle sans thrombose systémique démontrée, quelles propositions concernant l’embolie paradoxale sont exactes ?

Les petits emboles gazeux ou graisseux sont arrêtés par les capillaires pulmonaires.
L’absence de thrombose systémique démontrée écarte l’hypothèse d’une embolie paradoxale.
La cause habituelle est une thrombose veineuse profonde des membres supérieurs.
Une fistule artérioveineuse rend le passage paradoxal moins probable.
Une communication anormale entre les cavités cardiaques peut favoriser le passage paradoxal d’un embole.

Une communication anormale entre les cavités cardiaques peut favoriser le passage paradoxal d’un embole.

Explication

Une communication anormale entre les cavités cardiaques peut permettre le passage d’un embole du système veineux vers le système artériel. L’origine habituelle est une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs, et une embolie artérielle sans thrombose systémique démontrée peut faire suspecter ce mécanisme. De petits emboles gazeux ou graisseux peuvent traverser les capillaires pulmonaires, et une fistule artérioveineuse favorise l’embolie paradoxale.

18. Un patient présente une obstruction embolique de 65 % de la circulation pulmonaire, avec un thrombus à la bifurcation artérielle. Concernant cette situation :

Une embolie pulmonaire massive peut provoquer une mort subite par défaillance aiguë du cœur droit.
Une obstruction pulmonaire massive est définie par une atteinte d’au moins 80 % de la circulation pulmonaire.
Les thromboembolies veineuses atteignent la circulation systémique et entraînent principalement des infarctus rénaux.
Les veines profondes des membres inférieurs sont les sources de thromboembolie veineuse dans plus de 80 % des cas.
Un thrombus en selle se place à cheval sur la bifurcation du tronc de l’artère pulmonaire.

Une embolie pulmonaire massive peut provoquer une mort subite par défaillance aiguë du cœur droit. · Les veines profondes des membres inférieurs sont les sources de thromboembolie veineuse dans plus de 80 % des cas. · Un thrombus en selle se place à cheval sur la bifurcation du tronc de l’artère pulmonaire.

Explication

Une obstruction d’au moins 60 % peut être massive et entraîner une mort subite, notamment par défaillance aiguë du cœur droit; les veines profondes des membres inférieurs sont les sources dans plus de 80 % des cas. Un thrombus en selle siège à la bifurcation du tronc pulmonaire. Les emboles veineux gagnent la circulation pulmonaire, et le seuil indiqué pour une embolie massive est 60 %, non 80 %.

19. Chez un patient ayant une maladie cardiaque préexistante, une embolie pulmonaire moyenne survient. Quelles propositions caractérisent les conséquences possibles des embolies pulmonaires ?

Une maladie thromboembolique silencieuse témoigne généralement d’une embolie pulmonaire massive.
Une embolie moyenne préserve l’absence d’infarctus même lorsque la fonction cardiovasculaire est altérée.
Des embolies petites, multiples et répétées peuvent provoquer un cœur pulmonaire sans hypertension pulmonaire préalable.
Une petite embolie terminale entraîne généralement une hypertension pulmonaire avant tout infarctus pulmonaire.
Une embolie moyenne peut provoquer un infarctus pulmonaire chez un patient atteint d’une maladie cardiaque préexistante.

Une embolie moyenne peut provoquer un infarctus pulmonaire chez un patient atteint d’une maladie cardiaque préexistante.

Explication

Une embolie moyenne peut provoquer un infarctus chez les patients présentant une maladie pulmonaire ou cardiaque préexistante. Une petite embolie terminale peut causer un infarctus; les embolies petites, répétées et multiples conduisent à une hypertension pulmonaire puis à un cœur pulmonaire. Une embolie moyenne n’exclut donc pas l’infarctus en cas de maladie préexistante, tandis que les formes silencieuses sont associées à de petits emboles.

20. Après une fracture fermée du fémur, un patient développe des troubles respiratoires et neurologiques plusieurs heures plus tard. À propos de l’embolie graisseuse :

Des gouttelettes graisseuses atteignent les capillaires pulmonaires et peuvent rejoindre la circulation cérébrale par des shunts artérioveineux.
Une fracture fermée d’un os long peut être suivie d’une embolie graisseuse.
Le syndrome peut apparaître après plusieurs heures et associer choc, insuffisance respiratoire et pétéchies.
Le diagnostic microscopique repose sur des colorations standard réalisées sur des coupes fixées en paraffine.
Une embolie graisseuse liée à un traumatisme osseux survient avant tout intervalle libre de plusieurs heures.

Des gouttelettes graisseuses atteignent les capillaires pulmonaires et peuvent rejoindre la circulation cérébrale par des shunts artérioveineux. · Une fracture fermée d’un os long peut être suivie d’une embolie graisseuse. · Le syndrome peut apparaître après plusieurs heures et associer choc, insuffisance respiratoire et pétéchies.

Explication

Les gouttelettes de graisse peuvent gagner les capillaires pulmonaires puis la circulation cérébrale par des shunts artérioveineux, et une fracture fermée d’un os long constitue une circonstance possible. Le syndrome peut apparaître après un intervalle libre de plusieurs heures et associer choc, insuffisance respiratoire et pétéchies. Le diagnostic microscopique utilise des coupes en congélation et des colorations spéciales comme le Sudan; un intervalle libre est décrit.

21. Un plongeur est remonté trop rapidement et présente des douleurs articulaires et une détresse respiratoire. Concernant l’embolie gazeuse :

La décompression rapide libère en bulles l’air dissous dans le plasma lorsque la pression diminue.
La maladie chronique de décompression se manifeste principalement par des foyers de nécrose pulmonaire.
La forme aiguë peut associer douleurs musculaires ou articulaires, ischémie focale et détresse respiratoire.
Une chirurgie sous circulation extracorporelle ou une hémodialyse peut favoriser une embolie gazeuse.
L’embolie gazeuse correspond à la présence de bulles de gaz dans le sang et reste rare.

La décompression rapide libère en bulles l’air dissous dans le plasma lorsque la pression diminue. · La forme aiguë peut associer douleurs musculaires ou articulaires, ischémie focale et détresse respiratoire. · Une chirurgie sous circulation extracorporelle ou une hémodialyse peut favoriser une embolie gazeuse. · L’embolie gazeuse correspond à la présence de bulles de gaz dans le sang et reste rare.

Explication

L’embolie gazeuse est rare et correspond à des bulles de gaz dans le sang; elle peut survenir lors d’une circulation extracorporelle ou d’une hémodialyse. Une baisse rapide de pression libère l’air dissous sous forme de bulles, et la forme aiguë peut entraîner douleurs, ischémie focale et détresse respiratoire. La forme chronique est associée à des foyers multiples de nécrose osseuse, non pulmonaire.

22. Concernant les infarctus blancs et cérébraux :

Les reins, la rate et le myocarde font partie des organes propices à l’infarctus blanc.
La thrombose et l’embolie figurent parmi les causes artérielles fréquentes d’infarctus.
L’infarctus blanc est aussi qualifié de pâle ou d’anémique.
Au début, les infarctus sont tuméfiés et rougeâtres en raison d’une infiltration locale de sang.
Un infarctus correspond à une nécrose provoquée par un mécanisme ischémique.

Les reins, la rate et le myocarde font partie des organes propices à l’infarctus blanc. · La thrombose et l’embolie figurent parmi les causes artérielles fréquentes d’infarctus. · L’infarctus blanc est aussi qualifié de pâle ou d’anémique. · Au début, les infarctus sont tuméfiés et rougeâtres en raison d’une infiltration locale de sang. · Un infarctus correspond à une nécrose provoquée par un mécanisme ischémique.

Explication

L’infarctus est une nécrose ischémique, et l’infarctus blanc est dit pâle ou anémique. Thrombose et embolie sont des causes artérielles fréquentes ; l’infiltration initiale de sang explique l’aspect tuméfié et rougeâtre. Les reins, la rate et le myocarde sont des sites classiques de l’infarctus blanc.

23. Un infarctus blanc est examiné après 24 heures, puis son évolution est suivie : quelles propositions sont exactes ?

Les macrophages infiltrent habituellement la lésion dès les deux à trois premiers jours.
Après 24 heures, il peut être pâle, bien limité et entouré d’un cadre rouge.
Dans le cerveau, l’infarctus blanc se transforme en cicatrice fibreuse ferme et rétractile.
Après quatre à six semaines, il devient généralement une cicatrice fibreuse rétractile.
Dans le rein, sa forme typique est sphérique, avec une pointe dirigée vers le hile.

Après 24 heures, il peut être pâle, bien limité et entouré d’un cadre rouge. · Après quatre à six semaines, il devient généralement une cicatrice fibreuse rétractile.

Explication

Après 24 heures, l’infarctus blanc typique est pâle, bien limité et bordé de rouge ; dans le rein, il est conique, et non sphérique. L’évolution habituelle aboutit à une cicatrice fibreuse rétractile en quatre à six semaines, tandis que les neutrophiles apparaissent d’abord à deux ou trois jours et les macrophages à cinq ou sept jours. L’infarctus cérébral forme plutôt un kyste liquidien.

24. À propos des infarctus rouges pulmonaires et intestinaux :

Une restauration du flux sanguin après une nécrose ischémique peut favoriser un infarctus rouge.
La stase veineuse préalable rend moins probable la survenue d’un infarctus rouge.
Dans le poumon, la lésion typique est sphérique, à base hilaire et à pointe pleurale.
Une thromboembolie pulmonaire petite ou moyenne peut provoquer un infarctus pulmonaire, notamment sur poumon malade.
Les infarctus pulmonaires se situent souvent aux bases des lobes inférieurs et sont multiples.

Une restauration du flux sanguin après une nécrose ischémique peut favoriser un infarctus rouge. · Une thromboembolie pulmonaire petite ou moyenne peut provoquer un infarctus pulmonaire, notamment sur poumon malade. · Les infarctus pulmonaires se situent souvent aux bases des lobes inférieurs et sont multiples.

Explication

La restauration du flux après une nécrose, comme l’occlusion veineuse ou une stase préexistante, peut favoriser un infarctus rouge. Un infarctus pulmonaire peut suivre une thromboembolie petite ou moyenne, surtout en présence d’une maladie pulmonaire ; il est souvent multiple et basal. La stase veineuse est un facteur favorisant, et la lésion pulmonaire est triangulaire, à base pleurale et pointe hilaire.

25. Un patient présente un infarctus pulmonaire récent et une ischémie intestinale : quelles propositions sont exactes ?

L’infarctus pulmonaire récent évolue vers une cicatrice contenant principalement du tissu adipeux.
Une baisse du débit cardiaque lors d’un choc protège l’intestin d’une ischémie infarcie.
La plèvre sus-jacente à un infarctus pulmonaire récent peut porter un dépôt de fibrine.
Une thrombose de l’artère mésentérique supérieure peut causer un infarctus intestinal.
L’infarctus pulmonaire récent peut provoquer une nécrose hémorragique des parois alvéolaires.

La plèvre sus-jacente à un infarctus pulmonaire récent peut porter un dépôt de fibrine. · Une thrombose de l’artère mésentérique supérieure peut causer un infarctus intestinal. · L’infarctus pulmonaire récent peut provoquer une nécrose hémorragique des parois alvéolaires.

Explication

L’infarctus pulmonaire récent entraîne une nécrose hémorragique touchant notamment les parois alvéolaires, puis évolue vers une cicatrice fibreuse ; la plèvre porte un dépôt de fibrine. Une thrombose de l’artère mésentérique supérieure peut provoquer un infarctus intestinal. Une baisse du débit cardiaque en situation d’hypotension ou de choc favorise l’ischémie intestinale, et non une protection.

26. Un infarctus intestinal transmural est identifié chez un patient : quelles propositions caractérisent correctement sa gravité et son évolution ?

L’infarctus transmural présente des limites diffuses dans les occlusions artérielles et nettes dans les occlusions veineuses.
L’infarctus muqueux et sous-muqueux atteint les couches superficielles et a des conséquences moins graves.
L’infarctus intestinal transmural concerne une seule couche de la paroi et épargne les autres.
L’envahissement bactérien d’un infarctus transmural peut conduire à une gangrène puis à une perforation.
Une péritonite constitue une étape précédant l’envahissement bactérien et la gangrène intestinale.

L’infarctus muqueux et sous-muqueux atteint les couches superficielles et a des conséquences moins graves. · L’envahissement bactérien d’un infarctus transmural peut conduire à une gangrène puis à une perforation.

Explication

L’infarctus muqueux et sous-muqueux reste superficiel et entraîne des conséquences moins graves. Dans l’infarctus transmural, l’envahissement bactérien peut provoquer une gangrène, puis une perforation, une péritonite et le décès. Les limites sont nettes lors d’une occlusion artérielle et diffuses lors d’une occlusion veineuse ; la lésion transmurale atteint toutes les couches et la péritonite survient après la perforation.

27. Concernant la coagulation intravasculaire disséminée :

La CID se caractérise par la formation de thrombus dans les artères de gros calibre.
La CID, appelée coagulopathie de consommation, complique diverses maladies associées à une activation accrue de la thrombine.
La CID est une maladie distincte, indépendante des affections associées à une activation accrue de la thrombine.
La CID correspond à un état thrombo-hémorragique pouvant être aigu, subaigu ou chronique.
La libération de thromboplastine tissulaire et les dommages endothéliaux constituent ses principaux mécanismes.

La CID, appelée coagulopathie de consommation, complique diverses maladies associées à une activation accrue de la thrombine. · La CID correspond à un état thrombo-hémorragique pouvant être aigu, subaigu ou chronique. · La libération de thromboplastine tissulaire et les dommages endothéliaux constituent ses principaux mécanismes.

Explication

La CID est un état thrombo-hémorragique de durée variable, avec activation excessive de la coagulation et thrombus de la microcirculation. C’est une complication, non une maladie distincte ; ses principaux mécanismes sont la libération de thromboplastine tissulaire et les lésions endothéliales, et les thrombus siègent dans la microcirculation.

28. Quelles manifestations anatomopathologiques peuvent accompagner un choc ?

Une nécrose tubulaire aiguë et un syndrome de Waterhouse-Friderichsen figurent parmi les lésions possibles.
Le poumon de choc associe un œdème et un exsudat fibrineux intra-alvéolaire formant des membranes hyalines.
Les lésions microscopiques comprennent des microthromboses, des micronécroses et des microhémorragies.
Le choc peut provoquer une nécrose myocardique sous-endocardique et des lésions hépatiques centrolobulaires.
Le cerveau, le cœur, le poumon, le rein, les surrénales et le tube digestif sont fréquemment atteints.

Une nécrose tubulaire aiguë et un syndrome de Waterhouse-Friderichsen figurent parmi les lésions possibles. · Le poumon de choc associe un œdème et un exsudat fibrineux intra-alvéolaire formant des membranes hyalines. · Les lésions microscopiques comprennent des microthromboses, des micronécroses et des microhémorragies. · Le choc peut provoquer une nécrose myocardique sous-endocardique et des lésions hépatiques centrolobulaires. · Le cerveau, le cœur, le poumon, le rein, les surrénales et le tube digestif sont fréquemment atteints.

Explication

Le choc s’accompagne de microthromboses, micronécroses et microhémorragies, et atteint fréquemment les organes énumérés. Il peut aussi entraîner des membranes hyalines pulmonaires, une nécrose myocardique sous-endocardique, des lésions hépatiques centrolobulaires, une nécrose tubulaire aiguë et un syndrome de Waterhouse-Friderichsen.

29. Un œdème localisé est examiné afin d’en préciser la nature et l’étendue. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une augmentation de la pression colloïdo-osmotique plasmatique favorise le déplacement du fluide hors des vaisseaux.
Un œdème correspond à une accumulation excessive de liquide dans l’espace extracellulaire.
L’anasarque désigne un œdème limité à un territoire, sans atteinte séreuse ou viscérale.
Un œdème localisé atteint le tissu sous-cutané et les viscères de façon généralisée.
Un œdème inflammatoire contient un exsudat riche en protéines.

Un œdème correspond à une accumulation excessive de liquide dans l’espace extracellulaire. · Un œdème inflammatoire contient un exsudat riche en protéines.

Explication

L’œdème est une accumulation excessive de liquide extracellulaire, et sa forme inflammatoire contient un exsudat riche en protéines. L’atteinte du tissu sous-cutané et des viscères définit l’œdème généralisé, tandis que l’anasarque associe des composantes sous-cutanée, séreuse et viscérale ; l’augmentation de la pression colloïdo-osmotique plasmatique aide à retenir le fluide dans les vaisseaux.

30. Parmi les propositions suivantes concernant les œdèmes spécialisés, lesquelles sont exactes ?

L’œdème pulmonaire hémodynamique résulte d’une diminution de la pression hydrostatique veineuse et capillaire pulmonaire.
Un œdème rénal généralisé est plutôt matinal, blanc et mou dans les tissus lâches.
Un œdème lymphatique localisé est blanc, froid et ferme à la palpation.
L’œdème pulmonaire correspond à une accumulation de liquide dans le tissu sous-cutané et les cavités séreuses.
Un œdème cardiaque généralisé est généralement blanc, chaud et ferme, surtout au réveil.

Un œdème rénal généralisé est plutôt matinal, blanc et mou dans les tissus lâches. · Un œdème lymphatique localisé est blanc, froid et ferme à la palpation.

Explication

L’œdème lymphatique localisé est blanc, froid et ferme ; l’œdème rénal est plutôt matinal, blanc et mou dans les tissus lâches. L’œdème pulmonaire siège dans les interstices et les alvéoles, et sa forme hémodynamique fréquente est liée à une hausse de la pression hydrostatique pulmonaire ; l’œdème cardiaque est vespéral, puis permanent, bleu, froid et mou.

31. Un patient présente un œdème pulmonaire dont les signes radiologiques précèdent l’atteinte alvéolaire. Concernant cet œdème :

L’épaississement des parois alvéolaires peut se manifester par des lignes B de Kerley.
La coupe des poumons peut laisser s’écouler un liquide mousseux blanc ou faiblement hémorragique.
Les régions apicales des lobes supérieurs sont les plus atteintes par gravité.
L’œdème alvéolaire apparaît avant l’œdème interstitiel dans son évolution.
Une sténose des veines pulmonaires peut diminuer la pression hydrostatique capillaire.

L’épaississement des parois alvéolaires peut se manifester par des lignes B de Kerley. · La coupe des poumons peut laisser s’écouler un liquide mousseux blanc ou faiblement hémorragique.

Explication

L’œdème débute dans l’interstitium : l’épaississement septal est visible sous forme de lignes B de Kerley, avant l’atteinte alvéolaire. Une sténose des veines pulmonaires fait partie des causes hémodynamiques, mais elle augmente la pression en amont ; le liquide de coupe est mousseux et les lésions prédominent aux bases des lobes inférieurs.

32. Concernant les distinctions entre œdèmes cérébraux et lymphœdèmes, quelles propositions sont exactes ?

Le lymphœdème primaire est causé par l’occlusion acquise de voies lymphatiques préexistantes.
Le lymphœdème secondaire découle du blocage ou de l’interruption de voies lymphatiques préexistantes.
L’œdème cytotoxique atteint surtout la substance blanche après une augmentation de perméabilité vasculaire.
L’œdème vasogénique atteint surtout la substance blanche par augmentation de perméabilité de la barrière hémato-encéphalique.
Le lymphœdème correspond à une accumulation interstitielle de liquide dépourvue de protéines.

Le lymphœdème secondaire découle du blocage ou de l’interruption de voies lymphatiques préexistantes. · L’œdème vasogénique atteint surtout la substance blanche par augmentation de perméabilité de la barrière hémato-encéphalique.

Explication

L’œdème vasogénique touche surtout la substance blanche lorsque la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique augmente ; l’œdème cytotoxique concerne surtout la substance grise et implique une accumulation intracellulaire après lésion membranaire. Le lymphœdème secondaire suit le blocage ou l’interruption de voies préexistantes, tandis que le lymphœdème primaire relève d’une anomalie du développement ; le liquide accumulé contient des protéines.

33. Chez cinq patients en état de choc, quelle association entre le mécanisme observé et le type de choc est exacte ?

Un choc lié à une infection est attribué exclusivement aux endotoxines bactériennes.
Une arythmie entraînant une défaillance circulatoire évoque un choc cardiogénique.
Une vasodilatation responsable d’une mauvaise perfusion évoque un choc hypovolémique.
Une tamponnade cardiaque responsable du choc évoque un choc cardiogénique.
Une hémorragie massive responsable d’une perte de fluide externe évoque un choc hypovolémique.

Une arythmie entraînant une défaillance circulatoire évoque un choc cardiogénique. · Une hémorragie massive responsable d’une perte de fluide externe évoque un choc hypovolémique.

Explication

Une hémorragie massive entraîne une perte externe de fluide, caractéristique du choc hypovolémique, et une arythmie peut provoquer un choc cardiogénique. La vasodilatation relève du choc distributif, tandis qu’une tamponnade provoque un choc obstructif. Le choc septique découle d’une réponse dérégulée à l’infection et n’est pas exclusivement lié aux endotoxines.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Thromboses et troubles circulatoires.

Que désigne l’hyperhémie ?

Une augmentation de la quantité de sang dans une région du corps.

Quelle quantité de sang augmente lors d’une hyperhémie active ?

La quantité de sang artériel.

Quel effet l’hyperhémie active exerce-t-elle sur les artérioles et les capillaires ?

Elle les dilate et ouvre des capillaires inactifs.

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