QCM : Troubles cognitifs et relation soignante (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle attitude aide le soignant à établir une relation de qualité avec une personne présentant un TNCM ?

Privilégier une posture directive pour obtenir rapidement une réponse précise
Interpréter les comportements sans vérifier ce que la personne cherche à exprimer
Centrer l’échange sur les déficits afin de prévenir toute erreur éventuelle
Considérer la personne avant sa maladie et s’appuyer sur ses capacités restantes

Considérer la personne avant sa maladie et s’appuyer sur ses capacités restantes

Explication

Une relation de qualité repose sur la reconnaissance de la personne, de ses capacités restantes et de ses intentions, en adaptant la posture grâce à l’observation. Une approche centrée sur les déficits néglige les ressources et les besoins d’expression de la personne.

2. Quelle est la fonction principale de la validation de l’émotion dans une attitude professionnelle sécurisante ?

Reconnaître le vécu de la personne sans chercher d’abord à corriger les faits
Obtenir rapidement l’adhésion de la personne en insistant sur la nécessité du soin
Démontrer calmement que l’interprétation de la personne repose sur une erreur
Réduire l’échange affectif afin de maintenir une distance professionnelle stable

Reconnaître le vécu de la personne sans chercher d’abord à corriger les faits

Explication

Valider l’émotion reconnaît ce que la personne ressent et contribue à diminuer son insécurité sans la confronter sur la réalité des faits. Demander son adhésion par insistance risque au contraire d’augmenter la tension et de compromettre le consentement.

3. Selon Paul Ekman, laquelle des émotions suivantes appartient aux six émotions de base ?

La honte
La culpabilité
La surprise
La solitude

La surprise

Explication

Paul Ekman inclut la surprise parmi les six émotions de base, avec la joie, la tristesse, la peur, la colère et le dégoût. La culpabilité, la honte et la solitude peuvent être des états affectifs importants, mais elles ne figurent pas dans cette liste.

4. Que désigne la relation d’aide dans le contexte des soins ?

Une méthode directive consistant à décider des soins afin de garantir la participation de la personne
Une démarche professionnelle centrée sur la personne, fondée sur l’écoute et visant son autonomie
Une intervention technique destinée à résoudre rapidement les difficultés rencontrées par la personne
Une relation affective visant à remplacer les proches lorsque la personne se sent vulnérable

Une démarche professionnelle centrée sur la personne, fondée sur l’écoute et visant son autonomie

Explication

La relation d’aide accompagne la personne en écoutant son vécu, en favorisant la confiance, l’expression des difficultés, l’autonomie et la participation. Une approche directive ou centrée sur la substitution des proches ne respecte pas cette finalité d’accompagnement.

5. Quelle caractéristique distingue la résistance physique agressive des autres catégories de résistance aux soins ?

Elle exprime un désaccord verbal sans intention de nuire
Elle entraîne une immobilité rigide sans geste dirigé
Elle consiste à repousser un bras sans attaquer directement
Elle implique une attaque physique directe contre le soignant

Elle implique une attaque physique directe contre le soignant

Explication

La résistance physique agressive se caractérise par une attaque directe, comme un coup, un claquement ou une morsure. La résistance physique active peut aussi comporter un contact avec le soignant, mais elle consiste à repousser ou retenir son bras sans attaque directe.

6. Quelle démarche permet le mieux d’interpréter un comportement difficile chez une personne présentant un TNCM ?

Interrompre rapidement l’échange pour réduire la durée du soin
Attribuer la réaction à un trait stable de la personnalité
Observer le contexte et rechercher les facteurs déclenchants
Comparer la réaction avec les comportements habituels du service

Observer le contexte et rechercher les facteurs déclenchants

Explication

L’observation du contexte et la recherche des facteurs déclenchants aident à comprendre ce que la personne tente d’exprimer ou d’obtenir. Comparer les réactions peut apporter un indice, mais ne remplace pas l’analyse des circonstances précises du comportement.

7. Une personne endeuillée dit vouloir retrouver une vie quotidienne stable tout en conservant un lien symbolique avec le défunt. Quelle intervention correspond le mieux à une tâche de Worden ?

L’amener à remplacer rapidement ses souvenirs par de nouvelles activités
L’encourager à attendre que les phases émotionnelles se succèdent spontanément
L’aider à accepter la réalité de la perte et à réorganiser sa vie
L’inviter à rechercher les signes d’un attachement qui devrait disparaître

L’aider à accepter la réalité de la perte et à réorganiser sa vie

Explication

Le modèle de Worden présente le deuil comme un ensemble de tâches actives, dont l’acceptation de la perte et l’adaptation à une vie sans le défunt. Les phases émotionnelles successives relèvent plutôt du modèle de Kübler-Ross, tandis que l’attachement n’a pas à disparaître.

8. Quelle perte progressive caractérise le deuil blanc ?

Le contact avec une personne décédée depuis plusieurs années
La capacité de ressentir toute émotion après un décès
La relation antérieure avec une personne encore vivante
Le soutien social disponible après une perte brutale

La relation antérieure avec une personne encore vivante

Explication

Le deuil blanc désigne la perte progressive de la relation antérieure avec une personne encore vivante, notamment lorsqu’elle souffre d’une maladie neurodégénérative. Le deuil différé concerne plutôt l’absence initiale de tristesse visible, avec un risque de décompensation ultérieure.

9. Lorsqu’un déclin cognitif progresse et entraîne une perte d’autonomie dans les activités quotidiennes, quelle conséquence justifie davantage l’hypothèse d’un trouble neurocognitif majeur ?

Une atteinte de plusieurs fonctions cognitives compromet progressivement l’autonomie
Un ralentissement de l’attention laisse globalement intactes les activités quotidiennes
Une diminution de la mémoire récente reste compensée par les connaissances acquises
Une récupération des oublis grâce à des indices préserve le fonctionnement habituel

Une atteinte de plusieurs fonctions cognitives compromet progressivement l’autonomie

Explication

Un trouble neurocognitif majeur associe un déclin cognitif important touchant plusieurs fonctions à une perturbation de la vie quotidienne et à une perte progressive d’autonomie. Le vieillissement cognitif normal peut ralentir l’attention ou la mémoire récente, mais l’autonomie demeure globalement préservée.

10. Une personne se raidit et reste immobile lorsque le soignant approche pour effectuer un soin, sans tenter de le frapper ni de le repousser. Comment cette réaction doit-elle être classée ?

Comme une résistance physique active
Comme une résistance physique passive
Comme une résistance verbale agressive
Comme une résistance physique agressive

Comme une résistance physique passive

Explication

L’immobilité rigide ou la posture raide, sans comportement nocif envers le soignant, correspondent à une résistance physique passive. La résistance physique active implique plutôt de repousser ou de retenir avec force le bras du soignant, sans attaque directe.

11. Quel modèle du deuil décrit quatre tâches actives d’adaptation après une perte ?

Le modèle de Bowlby
Le modèle de Paul Ekman
Le modèle de Kübler-Ross
Le modèle de Worden

Le modèle de Worden

Explication

Le modèle de Worden présente quatre tâches que la personne endeuillée accomplit activement pour s’adapter à la perte. Le modèle de Bowlby décrit plutôt quatre phases liées à l’attachement, tandis que Kübler-Ross décrit des stades émotionnels.

12. En quoi la désescalade face à une personne agressive se distingue-t-elle d’une maîtrise physique de la situation ?

Elle privilégie le calme, les limites et le dialogue, avec un recours à l’aide selon le danger
Elle consiste à interrompre toute communication afin de réduire les stimulations présentes dans l’environnement
Elle demande au soignant de maintenir la personne sur place jusqu’à la disparition complète de son agitation
Elle repose sur une confrontation directe destinée à obtenir rapidement l’obéissance de la personne

Elle privilégie le calme, les limites et le dialogue, avec un recours à l’aide selon le danger

Explication

La désescalade reconnaît et valide l’émotion, maintient des limites et préserve le dialogue tout en assurant la sécurité par la distance et l’appel à l’aide. La maîtrise physique n’est pas la réponse habituelle et ne peut être envisagée que dans le cadre d’une formation et d’une procédure adaptées.

13. Une personne a du mal à raconter ce qu’elle ressent et reste silencieuse après une question du soignant. Quelle technique favorise le mieux la poursuite de l’échange ?

Reformuler immédiatement son vécu en proposant une interprétation
Changer de sujet afin d’éviter une situation émotionnellement difficile
Utiliser un silence attentif en lui laissant le temps de répondre
Multiplier les questions fermées pour obtenir rapidement des précisions

Utiliser un silence attentif en lui laissant le temps de répondre

Explication

Le silence attentif permet à la personne de mobiliser ses idées et d’exprimer progressivement son vécu, tandis que le soignant reste disponible et observateur. Les questions fermées peuvent fournir une information précise, mais elles risquent ici de limiter l’expression et la réflexion.

14. Lorsqu’une personne repousse la main du soignant pendant un soin, quelle démarche applique une attitude professionnelle sécurisante ?

Accélérer les gestes afin de terminer le soin plus rapidement
Corriger immédiatement l’interprétation erronée de la personne
Rappeler fermement la nécessité du soin pour obtenir l’obéissance
Vérifier la douleur, l’anxiété et la compréhension avant de poursuivre

Vérifier la douleur, l’anxiété et la compréhension avant de poursuivre

Explication

Une attitude sécurisante consiste à rechercher ce que le comportement exprime, notamment une douleur, une anxiété ou une incompréhension, avant d’agir. Rappeler fermement la nécessité du soin risque d’augmenter la tension au lieu de respecter le rythme et les besoins de la personne.

15. En quoi l’intelligence émotionnelle se distingue-t-elle d’une simple maîtrise de ses propres émotions dans les soins ?

Elle consiste à appliquer des techniques identiques face à chaque émotion
Elle intègre aussi la perception et la gestion des émotions d’autrui
Elle vise principalement à exprimer spontanément ses ressentis personnels
Elle repose surtout sur la neutralisation des réactions émotionnelles visibles

Elle intègre aussi la perception et la gestion des émotions d’autrui

Explication

L’intelligence émotionnelle comprend la capacité de percevoir, comprendre, utiliser et gérer ses propres émotions ainsi que celles des autres. La maîtrise de ses réactions personnelles n’en représente donc qu’une composante, et non l’ensemble.

16. Quelle comparaison distingue le mieux les troubles cognitifs du trouble neurocognitif majeur de leurs manifestations psychologiques et comportementales ?

Les premiers touchent les fonctions mentales, tandis que les secondes modifient l’humeur ou les conduites
Les premiers concernent l’humeur, tandis que les secondes perturbent la mémoire et le langage
Les premiers apparaissent lors des soins, tandis que les secondes résultent d’un vieillissement sans maladie
Les premiers se limitent à l’espace, tandis que les secondes se limitent aux capacités de raisonnement

Les premiers touchent les fonctions mentales, tandis que les secondes modifient l’humeur ou les conduites

Explication

Les signes cognitifs concernent notamment la mémoire, l’attention, le langage et le raisonnement, alors que les manifestations psychologiques et comportementales incluent l’anxiété, les hallucinations, l’agitation ou l’errance. La deuxième proposition inverse ces deux catégories en attribuant les fonctions cognitives aux manifestations comportementales.

17. Quelle est la fonction principale des questions ouvertes dans une relation de communication avec une personne soignée ?

Vérifier systématiquement l’exécution d’une consigne donnée
Obtenir rapidement une réponse précise et limitée
Réduire la durée de l’échange en guidant la réponse
Favoriser l’expression et soutenir la réflexion de la personne

Favoriser l’expression et soutenir la réflexion de la personne

Explication

Les questions ouvertes permettent à la personne de développer sa pensée et de mieux exprimer son vécu. Les questions fermées sont davantage adaptées lorsqu’il faut obtenir une information précise, mais elles peuvent restreindre l’échange.

18. Quelle est la fonction principale de la négociation lorsqu’une personne refuse un soin proposé ?

Reporter toute décision afin de préserver le déroulement habituel des soins
Remplacer l’explication du soin par des consignes brèves et directives
Trouver une modalité acceptable qui respecte ses besoins et son consentement
Obtenir l’exécution du soin en réduisant progressivement ses possibilités de refus

Trouver une modalité acceptable qui respecte ses besoins et son consentement

Explication

La négociation vise à rechercher une solution acceptable en tenant compte des besoins, du confort et du consentement de la personne. Une approche directive qui cherche à obtenir le soin ne respecte pas le principe de décision du patient.

19. Quel enchaînement décrit correctement l’évolution possible d’un deuil différé ou suspendu ?

Anesthésie affective durable, puis apparition d’une maladie somatique certaine
Expression immédiate des émotions, puis résolution rapide de la souffrance
Souffrance intense dès le début, puis blocage progressif du travail de deuil
Absence initiale de tristesse visible, puis risque de décompensation ultérieure

Absence initiale de tristesse visible, puis risque de décompensation ultérieure

Explication

Le deuil différé ou suspendu se caractérise par une absence initiale de tristesse visible, avec un risque de décompensation ultérieure. Le deuil inhibé correspond plutôt au blocage de l’expression émotionnelle et à l’anesthésie affective.

20. Quelles attitudes facilitatrices caractérisent l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers dans la relation d’aide ?

La directivité, l’évaluation rapide et la standardisation des réponses
La sympathie, la protection constante et la décision à la place de la personne
L’empathie, la congruence et la considération positive inconditionnelle
L’autorité, la neutralité distante et la correction des croyances erronées

L’empathie, la congruence et la considération positive inconditionnelle

Explication

L’approche centrée sur la personne repose sur l’empathie, la congruence et la considération positive inconditionnelle afin de soutenir l’autonomie dans un climat de confiance. La directivité et la décision à la place de la personne contredisent le rôle d’accompagnateur valorisé par cette approche.

21. Pourquoi une bonne gestion des émotions par le soignant peut-elle réduire le risque d’épuisement professionnel ?

Elle diminue les réactions impulsives et améliore la gestion des situations difficiles
Elle permet de maintenir une distance relationnelle en limitant l’écoute du patient
Elle remplace l’analyse des besoins par une réponse affective immédiate
Elle supprime les émotions pénibles vécues par le soignant pendant les soins

Elle diminue les réactions impulsives et améliore la gestion des situations difficiles

Explication

La gestion émotionnelle favorise des réactions plus réfléchies, améliore la communication et contribue ainsi à réduire l’épuisement professionnel. La maîtrise émotionnelle ne supprime pas les émotions pénibles, mais aide à les comprendre et à y répondre de façon adaptée.

22. Quelle caractéristique distingue le vieillissement cognitif normal d’un trouble neurocognitif majeur ?

Les capacités intellectuelles restent inchangées, mais les comportements sociaux deviennent inadaptés
Les oublis récents disparaissent lorsque la personne reçoit des consignes répétées
Les difficultés cognitives progressent et rendent les activités quotidiennes plus dépendantes
L’autonomie quotidienne reste globalement préservée malgré certains ralentissements cognitifs

L’autonomie quotidienne reste globalement préservée malgré certains ralentissements cognitifs

Explication

Le vieillissement normal peut ralentir le traitement de l’information et réduire légèrement l’attention ou la mémoire récente, tout en préservant globalement l’autonomie. La perte d’autonomie et la perturbation importante de la vie quotidienne caractérisent plutôt un trouble neurocognitif majeur.

23. Quel ensemble de manifestations constitue un signe d’alerte d’un deuil pathologique ?

Une tristesse passagère, une fatigue légère et un besoin de solitude
Une nostalgie modérée, une baisse d’appétit et des souvenirs fréquents
Une émotion fluctuante, une irritabilité ponctuelle et un sommeil variable
Une culpabilité excessive, un isolement et des pensées suicidaires

Une culpabilité excessive, un isolement et des pensées suicidaires

Explication

La culpabilité excessive, l’isolement et les idées suicidaires figurent parmi les signes d’alerte d’un deuil pathologique. Une tristesse ou une fatigue modérée peuvent accompagner un deuil sans constituer, à elles seules, un indice de pathologie.

24. Que caractérise principalement le deuil traumatique ?

Il bloque l’expression émotionnelle par un contrôle affectif marqué
Il correspond à une absence initiale de tristesse visible
Il survient après un décès brutal, inattendu ou violent
Il apparaît après une perte progressive d’autonomie relationnelle

Il survient après un décès brutal, inattendu ou violent

Explication

Le deuil traumatique est associé à un décès brutal, inattendu ou violent, qui peut perturber fortement le processus d’adaptation. L’absence initiale de tristesse évoque plutôt un deuil différé, tandis que le blocage de l’expression émotionnelle correspond au deuil inhibé.

25. Quel enchaînement associe correctement chaque modèle du deuil à sa manière de décrire le processus d’adaptation ?

Kübler-Ross décrit des stades émotionnels, Bowlby des phases liées à l’attachement et Worden des tâches actives d’adaptation
Kübler-Ross décrit des tâches d’adaptation, Bowlby des stades émotionnels et Worden des phases liées à l’attachement
Kübler-Ross décrit des phases liées à l’attachement, Bowlby des tâches d’adaptation et Worden des stades émotionnels
Kübler-Ross décrit des réactions physiques, Bowlby des comportements sociaux et Worden des symptômes psychiatriques

Kübler-Ross décrit des stades émotionnels, Bowlby des phases liées à l’attachement et Worden des tâches actives d’adaptation

Explication

Kübler-Ross présente une succession de stades émotionnels, Bowlby s’intéresse aux phases du lien d’attachement et Worden propose des tâches concrètes à accomplir pour s’adapter à la perte. Les autres associations inversent ces modèles ou leur attribuent des dimensions qui ne les définissent pas.

26. Que désigne un comportement difficile chez une personne présentant un trouble neurocognitif majeur ?

L’expression possible d’un besoin, d’un inconfort ou d’une peur
Le refus conscient de coopérer malgré une compréhension complète du soin
La manifestation certaine d’une intention agressive envers autrui
La conséquence directe d’un déficit cognitif sans signification relationnelle

L’expression possible d’un besoin, d’un inconfort ou d’une peur

Explication

Un comportement difficile peut transmettre un besoin physique ou relationnel, un inconfort, une peur, une incompréhension ou une réaction à un soin intrusif. L’interpréter d’emblée comme une agression néglige le contexte et les facteurs déclenchants possibles.

27. Dans quel ordre les catégories de résistance aux soins passent-elles d’une opposition exprimée sans agressivité à une attaque physique directe ?

Résistance physique passive, résistance verbale, résistance physique active, résistance verbale agressive, résistance physique agressive
Résistance verbale agressive, résistance verbale, résistance physique passive, résistance physique agressive, résistance physique active
Résistance verbale, résistance physique passive, résistance verbale agressive, résistance physique active, résistance physique agressive
Résistance physique active, résistance verbale agressive, résistance verbale, résistance physique passive, résistance physique agressive

Résistance verbale, résistance physique passive, résistance verbale agressive, résistance physique active, résistance physique agressive

Explication

La typologie suit une progression allant de la verbalisation du désaccord à l’attaque physique, en passant par l’immobilité, les cris ou insultes, puis le fait de repousser ou retenir le soignant. Les autres séquences mélangent des catégories qui ne correspondent pas à cet ordre de gravité comportementale.

28. Que désigne la résistance physique active lors d’un soin ?

Le fait de crier ou d’insulter le soignant pour exprimer son opposition au soin
Le fait de rester immobile et raide pour empêcher la réalisation du soin proposé
Le fait de repousser ou de retenir avec force le bras du soignant sans l’attaquer directement
Le fait de frapper, de claquer ou de mordre le soignant pendant le soin

Le fait de repousser ou de retenir avec force le bras du soignant sans l’attaquer directement

Explication

La résistance physique active correspond à une opposition corporelle exercée avec force, comme repousser ou retenir le bras du soignant, sans attaque directe. L’immobilité rigide relève de la résistance physique passive, tandis que les coups et les morsures caractérisent une résistance physique agressive.

29. Quelle comparaison distingue le mieux le deuil traumatique du deuil post-traumatique ?

Le deuil traumatique se manifeste par une maladie somatique, tandis que le deuil post-traumatique désigne un processus de deuil prolongé avec une souffrance intense.
Le deuil traumatique bloque l’expression des émotions, tandis que le deuil post-traumatique correspond à une perte progressive de la relation avec une personne encore vivante.
Le deuil traumatique apparaît après une maladie neurodégénérative, tandis que le deuil post-traumatique se caractérise par l’absence initiale de tristesse visible.
Le deuil traumatique suit un décès brutal, inattendu ou violent, tandis que le deuil post-traumatique survient après une situation dramatique et imprévisible impliquant une menace de mort ou un décès collectif.

Le deuil traumatique suit un décès brutal, inattendu ou violent, tandis que le deuil post-traumatique survient après une situation dramatique et imprévisible impliquant une menace de mort ou un décès collectif.

Explication

Le deuil traumatique est lié aux circonstances du décès, notamment lorsqu’il est brutal, inattendu ou violent, alors que le deuil post-traumatique fait suite à une situation dramatique et imprévisible comportant une menace de mort ou un décès collectif. La confusion avec le deuil blanc est incorrecte, car celui-ci concerne la perte progressive d’une relation avec une personne encore vivante.

30. Quels éléments doivent être réunis pour établir un diagnostic de trouble neurocognitif majeur ?

Les remarques de l’entourage recueillies sans examen ni analyse clinique
L’histoire clinique, les observations, l’évaluation cognitive et le bilan médical
Un score cognitif isolé obtenu sans information sur la vie quotidienne
Un comportement observé lors d’une seule interaction avec la personne

L’histoire clinique, les observations, l’évaluation cognitive et le bilan médical

Explication

Le diagnostic s’appuie sur une démarche globale comprenant l’histoire clinique, les observations, l’évaluation cognitive et le bilan médical. Un comportement isolé ou une seule mesure ne suffit pas pour poser ce diagnostic.

31. Quelle typologie des résistances aux soins est attribuée à Belzil et ses collaborateurs en 2009 ?

Une classification en six formes, selon la cause médicale du refus
Une classification en trois niveaux, selon l’intensité de l’anxiété ressentie
Une classification en quatre phases, de l’opposition à la coopération complète
Une classification en cinq catégories, de la résistance verbale à la résistance physique agressive

Une classification en cinq catégories, de la résistance verbale à la résistance physique agressive

Explication

Belzil et ses collaborateurs ont distingué cinq catégories : résistance verbale, résistance physique passive, résistance verbale agressive, résistance physique active et résistance physique agressive. Une classification en quatre phases ne correspond pas à cette typologie des résistances aux soins.

32. Quel ordre présente correctement les cinq composantes d’une émotion selon leur apparition dans l’expérience émotionnelle décrite en soins ?

Évaluation cognitive, réaction physiologique, expression, action comportementale, vécu subjectif
Expression, action comportementale, réaction physiologique, évaluation cognitive, vécu subjectif
Vécu subjectif, expression, évaluation cognitive, action comportementale, réaction physiologique
Réaction physiologique, évaluation cognitive, vécu subjectif, expression, action comportementale

Évaluation cognitive, réaction physiologique, expression, action comportementale, vécu subjectif

Explication

Les cinq composantes sont présentées dans l’ordre suivant : cognitive, physiologique, expressive, motrice ou comportementale, puis subjective. Les autres séquences mélangent ces dimensions et ne correspondent pas à l’ordre établi.

33. Quel est l’objectif principal du modèle de Worden dans l’accompagnement d’une personne endeuillée ?

Classer des réactions émotionnelles selon une succession prédéterminée
Présenter des phases liées à la rupture progressive de l’attachement
Mesurer l’intensité des symptômes physiques associés au chagrin
Décrire des tâches actives favorisant l’adaptation après la perte

Décrire des tâches actives favorisant l’adaptation après la perte

Explication

Le modèle de Worden aide à comprendre le deuil comme un processus comportant quatre tâches actives d’adaptation, comme accepter la perte et réinvestir la vie. Le modèle de Kübler-Ross décrit plutôt des stades émotionnels, tandis que Bowlby s’intéresse aux phases liées à l’attachement.

34. Quelle pratique correspond à une communication facilitante avec une personne présentant un TNCM ?

Se placer à sa hauteur, parler calmement et donner une consigne à la fois
Parler plus fort, enchaîner les consignes et attendre une réponse immédiate
Se tenir à distance, utiliser des phrases longues et corriger chaque hésitation
Présenter plusieurs choix, accélérer le rythme et demander une reformulation complète

Se placer à sa hauteur, parler calmement et donner une consigne à la fois

Explication

La communication facilitante associe une position adaptée, une voix calme, un rythme lent, des phrases simples et une consigne unique, avec un temps suffisant pour répondre. Enchaîner les consignes ou accélérer le rythme augmente les difficultés de compréhension.

35. Lorsqu’un soignant garde une distance de sécurité, parle lentement et se place légèrement de côté face à une personne de plus en plus agressive, quelle conséquence cherche-t-il principalement à prévenir ?

Une interprétation erronée des consignes données pendant le soin
Une diminution temporaire de la mémoire liée au stress
Une aggravation de la tension pouvant conduire à une confrontation physique
Une expression plus intense des émotions liées au refus du soin

Une aggravation de la tension pouvant conduire à une confrontation physique

Explication

Ces mesures réduisent les stimulations menaçantes et permettent de maintenir une issue de retrait, ce qui limite le risque d’escalade vers la violence. Se placer face à la personne ou effectuer des gestes brusques augmenterait plutôt la perception de menace, sans prévenir efficacement la confrontation.

36. Quel effet peut produire l’absence initiale de tristesse visible dans un deuil différé ou suspendu ?

Elle favorise une expression immédiate et progressive des émotions
Elle peut entraîner une décompensation émotionnelle ultérieure
Elle conduit généralement à une disparition rapide de la souffrance
Elle provoque principalement une perte durable du contact avec la réalité

Elle peut entraîner une décompensation émotionnelle ultérieure

Explication

Dans le deuil différé ou suspendu, la tristesse n’est pas visible au début, mais une décompensation peut survenir ultérieurement. Le deuil inhibé correspond davantage au blocage de l’expression émotionnelle et à l’anesthésie affective.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Troubles cognitifs et relation soignante.

Communication facilitante — posture ?

Face à la personne, à sa hauteur.

Communication facilitante — consignes ?

Une seule consigne simple à la fois.

TNCM — définition ?

Déclin cognitif perturbant l’autonomie quotidienne.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Troubles cognitifs et relation soignante.

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