QCM : Actualités internationales et multilatéralisme (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Plusieurs États élaborent des règles communes et coopèrent au sein d’institutions partagées. Comment qualifie-t-on cette forme de coopération ?

L’unilatéralisme
Le bilatéralisme
Le multilatéralisme
La coexistence westphalienne

Le multilatéralisme

Explication

Le multilatéralisme désigne la coopération entre plusieurs États autour de règles, de principes ou d’institutions communes. Le bilatéralisme concerne deux États, l’unilatéralisme l’action d’un État seul, et la coexistence westphalienne renvoie à un ordre fondé sur des États souverains.

2. Un État conclut seul une mesure de politique étrangère, sans négocier avec d’autres pays. Quel mode d’action décrit cette situation ?

Le multilatéralisme
L’ordre westphalien
Le bilatéralisme
L’unilatéralisme

L’unilatéralisme

Explication

L’unilatéralisme correspond à l’action d’un État seul. Le bilatéralisme suppose deux États, le multilatéralisme plusieurs États coopérant, tandis que l’ordre westphalien désigne un cadre de relations entre États souverains.

3. Dans un accord, les États reconnaissent leur égalité juridique, leur souveraineté et le principe de non-ingérence. À quel ordre historique ces principes renvoient-ils ?

Au multilatéralisme contemporain
À l’ordre institutionnel de l’ONU
Au Concert européen
À l’ordre westphalien

À l’ordre westphalien

Explication

L’ordre westphalien, repéré par les traités de 1648, repose sur la souveraineté, l’égalité juridique des États et la non-ingérence. L’ONU institutionnalise le multilatéralisme à partir de 1945, tandis que le Concert européen est une tentative de gouvernance plus tardive.

4. Une organisation créée en 1945 cherche à structurer la coopération internationale conformément aux principes de sa Charte. De quelle organisation s’agit-il ?

De la Société des Nations
De l’Organisation des Nations unies
Du Concert européen
De l’ordre westphalien

De l’Organisation des Nations unies

Explication

L’ONU, créée en 1945, institutionnalise le multilatéralisme et vise à organiser la coopération internationale selon les principes de sa Charte. La Société des Nations et le Concert européen sont des expériences antérieures, et 1648 renvoie au repère westphalien.

5. Au Conseil de sécurité, un membre s’oppose à une décision et empêche son adoption. Quel mode de décision est ici mobilisé ?

La majorité
Le bilatéralisme
Le consensus
Le veto

Le veto

Explication

Le veto permet de bloquer une décision, notamment dans le cas particulier du Conseil de sécurité. Le consensus recherche un accord, tandis que la majorité repose sur le décompte des voix; le bilatéralisme décrit des relations entre deux États.

6. Une équipe étudie une négociation internationale. Pour comprendre comment elle aboutit à une décision, quels éléments doit-elle examiner ?

Les participants, les décideurs, les règles, les bloqueurs, le compromis et la portée juridique
Les participants, les décisions finales et les effets politiques au-delà de l’instance
Les discours publics, les alliances affichées et les positions officielles des délégations
Les règles de vote, les décideurs et la portée juridique des textes adoptés

Les participants, les décideurs, les règles, les bloqueurs, le compromis et la portée juridique

Explication

L’analyse complète d’une négociation examine les participants, les décideurs, les règles de décision, les acteurs capables de bloquer, la construction d’un compromis et la portée juridique des décisions. Se limiter aux discours, aux seuls résultats ou aux règles de vote laisse de côté plusieurs dimensions de cette analyse.

7. Lors d’une réunion des BRICS, les membres soutiennent des priorités différentes sur la réforme de la gouvernance mondiale. Quelle conclusion correspond à la question posée sur la nature du groupe ?

Les BRICS forment un bloc dont les membres partagent des intérêts identiques.
Les BRICS ont des intérêts communs parce qu’ils appartiennent au même groupe.
Les BRICS peuvent être une coalition traversée par des divergences entre membres.
Les divergences montrent que les BRICS ne peuvent constituer aucune coalition.

Les BRICS peuvent être une coalition traversée par des divergences entre membres.

Explication

La question porte précisément sur la tension entre intérêts communs éventuels et divergences entre membres. L’idée d’un bloc aux intérêts identiques confond cohésion et absence de désaccord, tandis que l’appartenance commune ne suffit pas à établir des intérêts identiques et que les divergences n’excluent pas l’existence d’une coalition.

8. Un représentant des BRICS propose de renforcer le poids de son pays dans les institutions internationales actuelles sans remplacer l’ordre international. Quelle stratégie décrit-il ?

Obtenir une place plus importante dans l’ordre existant.
Transformer l’ordre international en un nouvel ordre.
Remplacer les institutions existantes par des institutions nouvelles.
Maintenir la place actuelle sans demander de changement.

Obtenir une place plus importante dans l’ordre existant.

Explication

Demander davantage de poids dans les institutions en place relève de la recherche d’une place accrue dans l’ordre existant. Transformer ou remplacer l’ordre correspond à une autre stratégie, et conserver la place actuelle ne décrit pas une revendication de représentation accrue.

9. Pour étudier la gouvernance économique mondiale, quel ensemble de questions est pertinent ?

La représentativité des institutions financières, la réforme du FMI et de la Banque mondiale, la place du Sud, la dette et le financement du développement.
La représentation africaine dans les institutions internationales et la capacité de l’Union africaine à parler d’une voix commune.
Les règles commerciales communes, les négociations de l’OMC et les différends entre partenaires commerciaux.
Le financement de la transition écologique et les pertes et dommages liés aux changements climatiques.

La représentativité des institutions financières, la réforme du FMI et de la Banque mondiale, la place du Sud, la dette et le financement du développement.

Explication

L’étude de la gouvernance économique mondiale associe la représentativité des institutions financières, leur réforme, la place des pays du Sud, la dette et le financement du développement. Les règles de l’OMC, le climat et la représentation africaine sont des enjeux connexes, mais chacun ne couvre qu’une partie ou un autre volet du cours.

10. Dans la préparation d’une négociation climatique, une délégation veut inclure les enjeux qui structurent les débats sur les responsabilités et les besoins des pays. Quel ensemble doit-elle retenir ?

Réduction des émissions, négociations commerciales, dette, gouvernance bancaire et règles de l’OMC.
Investissements, infrastructures, minerais critiques, influence étrangère et nouvelles routes commerciales.
Réforme du FMI, dette souveraine, représentation institutionnelle, commerce et financement du développement.
Justice climatique, responsabilité historique, financement de l’adaptation, pertes et dommages, transition énergétique.

Justice climatique, responsabilité historique, financement de l’adaptation, pertes et dommages, transition énergétique.

Explication

Les négociations climatiques abordent ensemble la justice climatique, la responsabilité historique, le financement de l’adaptation, les pertes et dommages et la transition énergétique. La réforme du FMI et les règles de l’OMC relèvent d’autres enjeux, tandis que les infrastructures et les investissements ne remplacent pas les éléments climatiques manquants.

11. Au cours d’une négociation climatique, plusieurs pays en développement défendent des priorités différentes. Quelle interprétation respecte la distinction entre les positions des pays ?

Les pays en développement défendent une position climatique commune face aux pays développés.
Les divergences climatiques opposent les pays développés entre eux, pas les pays en développement.
Le Sud global ne constitue pas une position climatique unique, et ses membres peuvent diverger.
Le statut de pays en développement détermine une position climatique identique pour tous.

Le Sud global ne constitue pas une position climatique unique, et ses membres peuvent diverger.

Explication

Les pays développés et en développement défendent des positions divergentes, mais le Sud global lui-même n’est pas une position unique. L’idée d’un bloc homogène confond appartenance au Sud avec accord climatique, et les désaccords ne se limitent pas aux pays développés.

12. Une équipe analyse comment l’Afrique pourrait peser davantage dans les décisions mondiales. Quel angle correspond directement à cet enjeu de gouvernance ?

Évaluer le rôle de l’Afrique au G20 et l’influence économique et politique de la Chine sur le continent.
Examiner la capacité de l’Union africaine à faire entendre une position commune et la représentation africaine dans les institutions internationales.
Étudier les positions africaines sur la justice climatique, l’adaptation et les pertes et dommages.
Comparer les investissements dans les infrastructures et l’exploitation des minerais critiques liés à la transition énergétique.

Examiner la capacité de l’Union africaine à faire entendre une position commune et la représentation africaine dans les institutions internationales.

Explication

La place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale se rapporte à la capacité de l’Union africaine à porter une position commune et à la représentation africaine dans les institutions internationales. Le G20, l’influence chinoise, les enjeux climatiques et les investissements sont des sujets connexes, mais ne définissent pas directement cet angle de représentation institutionnelle.

13. Lorsqu’une décision de l’Inde de Narendra Modi défend ses intérêts propres au détriment d’une préférence occidentale, quelle stratégie cela illustre-t-il ?

La défense d’intérêts propres, même en tension avec ceux des puissances occidentales
Le renoncement aux intérêts indiens pour préserver la coopération
L’alignement sur Pékin pour écarter les intérêts occidentaux
L’alignement sur Washington pour préserver les intérêts occidentaux

La défense d’intérêts propres, même en tension avec ceux des puissances occidentales

Explication

L’Inde de Narendra Modi affirme ses intérêts propres, y compris lorsqu’ils entrent en tension avec ceux des puissances occidentales. L’alignement sur Washington ou Pékin confond cette autonomie avec un choix de camp, tandis que le renoncement aux intérêts indiens contredit le principe.

14. Un État asiatique entretient des relations avec Washington et Pékin sans s’aligner sur l’un ou l’autre. Comment caractériser cette position ?

Un alignement sur Pékin contre Washington
Une recherche de place comme puissance moyenne dans un monde multipolaire
Un alignement sur Washington contre Pékin
Un refus de choisir entre Washington et Pékin

Un refus de choisir entre Washington et Pékin

Explication

Refuser de choisir entre Washington et Pékin se distingue d’un alignement sur l’une de ces puissances. Les alignements sur Washington ou Pékin impliquent précisément un choix de camp, tandis que la recherche d’une place multipolaire caractérise la question plus large des puissances moyennes.

15. Lors d’une négociation sur la santé et les migrations, les États coopèrent sur le dossier, mais défendent des normes et des positions politiques différentes. Quelle interprétation convient ?

La confrontation sur ces enjeux exclut toute forme de coopération internationale
La coopération sur ces enjeux peut coexister avec des désaccords normatifs et politiques
La coopération sur ces enjeux établit un accord commun sur les normes politiques
La coopération sur ces enjeux porte sur des questions dépourvues d’enjeu politique

La coopération sur ces enjeux peut coexister avec des désaccords normatifs et politiques

Explication

La santé et les migrations peuvent être des enjeux de coopération tout en devenant des terrains de confrontation politique, car les États ne partagent pas nécessairement les mêmes normes ou positions. Assimiler coopération à accord sur les normes efface ces divergences, et la confrontation n’exclut pas toute coopération.

16. Pour analyser la couverture médiatique d’une négociation internationale, quelle démarche permet de comparer les récits et leurs cadrages ?

Comparer plusieurs médias occidentaux sans prendre en compte les autres sources
Comparer les sources écrites en laissant de côté le vocabulaire et les images
Comparer les discours officiels et les éléments de langage sans examiner les autres récits
Comparer les discours officiels, les médias, les experts, les réseaux sociaux, les sources et les cadrages

Comparer les discours officiels, les médias, les experts, les réseaux sociaux, les sources et les cadrages

Explication

L’analyse médiatique confronte plusieurs types de sources et prend aussi en compte la désinformation, la propagande, le vocabulaire et les images. Se limiter aux discours officiels, aux seuls médias occidentaux ou aux sources écrites écarte des dimensions importantes de cette comparaison.

17. Lors d’une crise, un groupe d’États impose des sanctions tandis que d’autres appellent à ouvrir des pourparlers. Quelle question centrale cette situation soulève-t-elle sur les sanctions ?

Savoir si elles imposent des pourparlers entre deux États seulement
Savoir si elles empêchent ou favorisent la négociation internationale
Savoir si elles transfèrent la négociation aux organisations internationales
Savoir si elles remplacent la médiation dans la résolution de la crise

Savoir si elles empêchent ou favorisent la négociation internationale

Explication

L’enjeu est d’examiner si les sanctions font obstacle à la négociation ou peuvent au contraire la favoriser. La médiation, le format bilatéral et le rôle des organisations sont des questions connexes, mais ne tranchent pas cet effet.

18. Face à une crise, deux États organisent des pourparlers directs, tandis que plusieurs autres participent à une autre rencontre diplomatique. Comment qualifier respectivement ces deux formats ?

Bilatéral pour les deux États, informel pour les participants multiples
Multilatéral pour les deux États, bilatéral pour les participants multiples
Bilatéral pour les deux États, multilatéral pour les participants multiples
Informel pour les deux États, bilatéral pour les participants multiples

Bilatéral pour les deux États, multilatéral pour les participants multiples

Explication

La diplomatie bilatérale met en relation deux États, tandis que la diplomatie multilatérale en implique plusieurs. L’étiquette « informel » ne désigne pas le nombre d’États, et la médiation est une autre dimension de la réponse diplomatique.

19. Une équipe compare les réponses internationales à l’Ukraine, à la pandémie de Covid-19 et à la guerre à Gaza. Quel ensemble de dimensions correspond à l’analyse diplomatique de ces crises ?

Aide humanitaire, alliances militaires, élections et intégration régionale
Rôle du FMI, dette publique, développement et règles de change internationales
Rôle de l’ONU, sanctions, coopération, divisions et conditions de négociation
Échanges commerciaux, accords bilatéraux, croissance et politiques monétaires

Rôle de l’ONU, sanctions, coopération, divisions et conditions de négociation

Explication

L’analyse de ces crises porte notamment sur l’ONU, les sanctions, la coopération, les divisions entre puissances occidentales et États du Sud, les limites du droit international et les conditions de négociation. Les autres réponses déplacent l’analyse vers des enjeux économiques ou des sujets qui ne définissent pas cet ensemble.

20. Un analyste compare plusieurs futurs possibles de la gouvernance mondiale. Quelle proposition regroupe des scénarios envisagés pour l’ordre international ?

Domination de quelques puissances, multipolarité, fragmentation en blocs ou multilatéralisme renouvelé
Intégration économique, libre-échange, monnaie commune ou gouvernement régional unifié
ONU, FMI, Banque mondiale, COP et G20 comme modèles concurrents de gouvernance
Domination d’une puissance unique, disparition des blocs et fin de la coopération internationale

Domination de quelques puissances, multipolarité, fragmentation en blocs ou multilatéralisme renouvelé

Explication

Les scénarios envisagés comprennent la domination de quelques grandes puissances, un monde multipolaire, une fragmentation en blocs et coalitions, ou un multilatéralisme renouvelé. Les institutions et rendez-vous internationaux ne sont pas, en eux-mêmes, les scénarios de gouvernance.

21. Une diplomate met à jour une note de suivi sur un pays après un sommet international. Quelles informations doit-elle y consigner pour rendre compte de sa stratégie et du bilan des échanges ?

Ses objectifs, interlocuteurs, alliés et adversaires, lignes rouges, concessions possibles et résultats
Le programme du sommet, les discours prononcés, les délégations et le protocole suivi
Les déclarations de ses alliés, les votes adverses, les résolutions adoptées et les réactions médiatiques
Son budget, ses échanges commerciaux, sa dette, ses investissements et ses indicateurs sociaux

Ses objectifs, interlocuteurs, alliés et adversaires, lignes rouges, concessions possibles et résultats

Explication

La note diplomatique de suivi retrace ce que le pays veut, avec qui il négocie, ses alliés et adversaires, ses lignes rouges, ses concessions possibles et les résultats obtenus. Un compte rendu protocolaire ou des indicateurs économiques ne rendent pas compte de ces éléments de stratégie et de négociation.

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Qu’est-ce que le multilatéralisme ?

Une coopération entre plusieurs États autour de règles, de principes ou d’institutions communes.

Combien d’États sont concernés par le bilatéralisme, le multilatéralisme et l’unilatéralisme ?

Deux pour le bilatéralisme, plusieurs pour le multilatéralisme et un seul pour l’unilatéralisme.

Quels principes fondent l’ordre westphalien ?

La souveraineté, l’égalité juridique des États et la non-ingérence.

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