QCM : Apprentissage en psychologie cognitive (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir l’apprentissage en fonction de l’expérience passée ?

La capacité à conserver une action présente sans la modifier au fil des expériences
La capacité à répéter une action présente sans tenir compte des expériences passées
La capacité à acquérir des comportements transmis par les autres membres du groupe
La capacité à adapter une action présente à partir d’une ou plusieurs expériences passées

La capacité à adapter une action présente à partir d’une ou plusieurs expériences passées

Explication

L’apprentissage consiste à ajuster une action présente en s’appuyant sur une ou plusieurs expériences antérieures. Répéter une action sans utiliser l’expérience passée ne correspond pas à cette définition.

2. Quelles sont les trois échelles auxquelles l’apprentissage peut se produire ?

Cellulaire, familiale et historique
Génétique, individuelle et culturelle
Instinctive, éducative et environnementale
Phylogénétique, groupale ou sociale, et ontogénétique

Phylogénétique, groupale ou sociale, et ontogénétique

Explication

L’apprentissage peut se produire à l’échelle de l’espèce, du groupe ou de l’individu. Les catégories génétique, individuelle et culturelle ne désignent pas les trois échelles retenues ici.

3. Quel changement observable peut témoigner d’un apprentissage lorsqu’une personne réalise deux fois la même action ?

Une amélioration de sa performance lors de la seconde réalisation
Une modification de l’action sans changement de performance
Une répétition de l’action à performance égale
Une baisse de sa performance lors de la seconde réalisation

Une amélioration de sa performance lors de la seconde réalisation

Explication

L’amélioration de la performance entre deux réalisations de la même action constitue une trace observable de l’apprentissage. Une répétition à performance égale ne manifeste pas cette amélioration.

4. À quels types de gains l’amélioration de la performance peut-elle correspondre ?

À des gains financiers, émotionnels ou culturels
À des gains physiques, sociaux ou génétiques
À des gains moteurs, alimentaires ou reproductifs
À des gains énergétiques, temporels ou cognitifs

À des gains énergétiques, temporels ou cognitifs

Explication

Une meilleure performance peut réduire l’énergie dépensée, le temps nécessaire ou l’effort cognitif. Des gains sociaux ou génétiques ne font pas partie des types de gains cités.

5. À quelles fonctions vitales l’apprentissage contribue-t-il en économisant des ressources ?

À la défense, à la coopération et à l’exploration
À la locomotion, à la communication et au repos
À la perception, à la mémoire et à l’imitation
À la survie, à la croissance et à la reproduction

À la survie, à la croissance et à la reproduction

Explication

L’apprentissage aide à économiser les ressources nécessaires à la survie, à la croissance et à la reproduction. La perception, la mémoire et l’imitation sont des processus ou capacités, et non les fonctions vitales visées ici.

6. Un organisme choisit entre deux actions dont l’une dépense moins d’énergie tout en captant davantage d’énergie. Quelle tendance est cohérente avec la sensibilité aux coûts et aux bénéfices ?

Alterner les actions sans tenir compte de leurs coûts ni de leurs bénéfices
Éviter l’action qui capte le plus d’énergie, même si son coût est faible
Reproduire l’action offrant la meilleure balance entre énergie dépensée et énergie captée
Reproduire l’action qui dépense le plus d’énergie, même si elle en capte moins

Reproduire l’action offrant la meilleure balance entre énergie dépensée et énergie captée

Explication

Les organismes tendent à reproduire les actions présentant la meilleure balance entre l’énergie dépensée et celle captée. Choisir une action plus coûteuse et moins bénéfique ne suit pas cette tendance.

7. Comment le behaviorisme définit-il l’apprentissage ?

Comme la construction de représentations mentales indépendantes des stimuli
Comme le développement spontané de capacités sans interaction avec l’environnement
Comme l’acquisition de liens entre des stimuli et des réponses comportementales
Comme la mémorisation consciente de règles et de connaissances abstraites

Comme l’acquisition de liens entre des stimuli et des réponses comportementales

Explication

Le behaviorisme caractérise l’apprentissage par l’acquisition de liens entre stimuli et réponses comportementales. L’idée de représentations mentales relève d’une autre conception et ne décrit pas cette définition comportementaliste.

8. Que devient un stimulus neutre après avoir été présenté de façon répétée et simultanée avec un stimulus inconditionnel ?

Il devient un stimulus inconditionnel qui provoque une réponse réflexe initiale
Il devient un stimulus conditionné qui provoque une réponse conditionnelle
Il cesse d’être associé à une réponse lorsque les présentations se répètent
Il devient un stimulus neutre qui inhibe la réponse au stimulus inconditionnel

Il devient un stimulus conditionné qui provoque une réponse conditionnelle

Explication

Les présentations répétées et simultanées transforment le stimulus neutre en stimulus conditionné, capable de provoquer une réponse conditionnelle. Un stimulus inconditionnel n’est pas le résultat de cette association, mais l’un des stimuli qui la déclenche.

9. Pour établir un conditionnement simple entre deux stimuli, quelle condition est requise ?

Leur présentation simultanée sans répétition
Leur association après l’apparition de la réponse conditionnelle
Leur association répétée avec une proximité temporelle
Leur présentation isolée à des moments éloignés

Leur association répétée avec une proximité temporelle

Explication

Le conditionnement simple repose sur la répétition et la contiguïté temporelle des stimuli associés. Une présentation simultanée unique ne remplit pas la condition de répétition.

10. Quelle limite est attribuée au conditionnement simple pour expliquer l’apprentissage humain ?

Il rend compte de l’apprentissage humain en se limitant aux comportements observables
Il explique les capacités humaines, mais ne rend pas compte des apprentissages élémentaires
Il ne rend pas compte de l’ensemble des apprentissages et des capacités humaines
Il décrit les apprentissages humains en intégrant directement les buts de l’apprenant

Il ne rend pas compte de l’ensemble des apprentissages et des capacités humaines

Explication

Le conditionnement simple ne suffit pas à expliquer toute la diversité des apprentissages et des capacités humaines. L’intégration des buts de l’apprenant ne résout pas cette limite dans le cadre du conditionnement simple.

11. Dans la conception de Watson, quelle place est accordée aux buts de l’apprenant ?

Ils guident activement les réponses produites par l’apprenant
Ils déterminent le degré de satisfaction associé à chaque comportement
Ils sont négligés dans une conception où l’apprenant est passif
Ils deviennent le principal moyen d’expliquer les associations entre stimuli

Ils sont négligés dans une conception où l’apprenant est passif

Explication

Watson présente l’apprenant comme passif et néglige le rôle de ses buts. L’idée que les buts guident activement les réponses contredit cette caractérisation.

12. Selon la loi de l’effet de Thorndike, que tend à devenir un comportement suivi d’insatisfaction ?

Il devient une réponse conditionnelle après des présentations répétées
Il est moins susceptible d’être reproduit et davantage susceptible d’être abandonné
Il est plus susceptible d’être reproduit parce que son résultat est mémorisé
Il se maintient avec une probabilité accrue lorsque la satisfaction diminue

Il est moins susceptible d’être reproduit et davantage susceptible d’être abandonné

Explication

La loi de l’effet associe l’insatisfaction à une probabilité accrue d’abandon du comportement. Un résultat satisfaisant, plutôt qu’insatisfaisant, favorise sa reproduction.

13. Quel effet distingue le renforcement de la punition dans l’approche de Skinner ?

Le renforcement et la punition diminuent tous deux la probabilité du comportement
Le renforcement diminue la probabilité du comportement, tandis que la punition l’augmente
Le renforcement augmente la probabilité du comportement, tandis que la punition la diminue
Le renforcement et la punition augmentent tous deux la probabilité du comportement

Le renforcement augmente la probabilité du comportement, tandis que la punition la diminue

Explication

Chez Skinner, le renforcement rend plus probable la répétition d’un comportement, tandis que la punition la rend moins probable. Leur attribuer le même effet confond deux fonctions opposées.

14. Un comportement augmente après qu’un bruit désagréable a cessé dès que la personne l’a adopté : de quel mécanisme s’agit-il ?

D’un renforcement positif, qui ajoute un stimulus appétitif
D’une punition négative, qui retire un stimulus appétitif
D’un renforcement négatif, qui retire un stimulus aversif
D’une punition positive, qui ajoute un stimulus aversif

D’un renforcement négatif, qui retire un stimulus aversif

Explication

Le retrait du bruit désagréable constitue l’enlèvement d’un stimulus aversif et, puisque le comportement augmente, il s’agit d’un renforcement négatif. Un renforcement positif implique plutôt l’ajout d’un stimulus appétitif.

15. Un comportement diminue après que l’accès à une activité plaisante a été retiré : quelle procédure décrit cette situation ?

Un renforcement négatif, qui retire un stimulus aversif
Une punition négative, qui retire un stimulus appétitif
Une punition positive, qui ajoute un stimulus aversif
Un renforcement positif, qui ajoute un stimulus appétitif

Une punition négative, qui retire un stimulus appétitif

Explication

Retirer une activité plaisante enlève un stimulus appétitif et réduit la probabilité du comportement : c’est une punition négative. Une punition positive réduirait aussi le comportement, mais en ajoutant un stimulus aversif.

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Qu’est-ce que l’apprentissage ?

La capacité à adapter une action présente à partir d’expériences passées.

À quelles échelles l’apprentissage peut-il se produire ?

Aux échelles phylogénétique, groupale ou sociale, et ontogénétique.

Quelle trace observable révèle l’apprentissage lors de deux réalisations d’une même action ?

Une amélioration de la performance.

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