QCM : Développement des connaissances — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi un schème ne se réduit-il pas à une répétition motrice identique ?

Parce qu’il dépend principalement de la maturation biologique
Parce qu’il s’organise différemment selon les objets et les situations
Parce qu’il correspond à une liste de mouvements indépendants
Parce qu’il disparaît dès qu’une nouvelle situation apparaît

Parce qu’il s’organise différemment selon les objets et les situations

Explication

Un schème est une structure organisée d’action qui s’adapte au contexte, comme le montrent la succion du pouce et celle d’un biberon. L’idée d’une répétition motrice identique néglige cette variation selon la situation.

2. Comment le constructivisme explique-t-il la formation des connaissances ?

Elles apparaissent lorsque la maturation cérébrale atteint un seuil précis
Elles se construisent par les interactions avec l’environnement physique et social
Elles résultent principalement d’une aptitude générale à apprendre
Elles sont présentes dès la naissance sous une forme entièrement déterminée

Elles se construisent par les interactions avec l’environnement physique et social

Explication

Le constructivisme affirme que les connaissances se construisent progressivement grâce aux interactions avec les environnements physique et social. L’aptitude à apprendre ne constitue pas, à elle seule, une explication constructiviste de leur formation.

3. Quelle relation entre les fonctions cognitives et le contexte affectif caractérise le développement des connaissances ?

L’attention et la mémoire remplacent les interactions sociales dans les apprentissages
Le contexte affectif produit les connaissances, tandis que les fonctions cognitives interviennent ensuite
Le langage organise les apprentissages, tandis que les émotions déterminent leur contenu
Les fonctions cognitives y participent, tandis que le contexte affectif influence la facilité des apprentissages

Les fonctions cognitives y participent, tandis que le contexte affectif influence la facilité des apprentissages

Explication

La mémoire, les fonctions exécutives, l’attention et le langage participent au développement des connaissances, tandis que le contexte affectif et émotionnel modifie la facilité d’apprendre. Le contexte affectif n’est donc pas présenté comme le producteur direct du contenu des connaissances.

4. À quoi sert principalement la catégorisation dans l’activité cognitive ?

À mémoriser chaque objet comme une représentation entièrement singulière
À traiter des objets différents de façon équivalente pour adapter son comportement
À distinguer les événements selon leur ordre d’apparition dans le temps
À associer les objets uniquement en fonction de leur proximité spatiale

À traiter des objets différents de façon équivalente pour adapter son comportement

Explication

La catégorisation permet de traiter des objets et des événements différents de manière équivalente afin d’adapter le comportement. Elle ne consiste pas à conserver chaque objet comme un cas totalement isolé.

5. Quelles opérations décrivent traditionnellement le processus de catégorisation ?

Séparer les objets, ignorer leurs propriétés et retenir leur emplacement
Comparer les objets, reproduire leurs formes et les ordonner par taille
Repérer les ressemblances, mémoriser les détails et supprimer les classes
Discriminer les différences, extraire les invariants et construire des classes

Discriminer les différences, extraire les invariants et construire des classes

Explication

La catégorisation traditionnelle combine la discrimination des différences, l’extraction des invariants communs et la construction de classes. Discriminer ne suffit donc pas, car il faut aussi dégager ce que les objets partagent.

6. Comment définir un concept dans l’organisation des connaissances ?

Comme une image perceptive conservant la forme exacte de chaque exemplaire
Comme une représentation mentale d’une catégorie au moyen de traits ou de propriétés
Comme une réponse motrice déclenchée par la présence d’un objet familier
Comme une collection d’événements classés selon leur ordre d’apparition

Comme une représentation mentale d’une catégorie au moyen de traits ou de propriétés

Explication

Un concept représente mentalement une catégorie à partir de traits ou de propriétés, tels que les roues et le guidon pour le vélo. Il ne se confond pas avec l’image exacte d’un exemplaire particulier.

7. Une personne regroupe deux objets parce qu’ils ont le même usage, malgré des formes et des couleurs différentes : quelle catégorisation utilise-t-elle ?

Une catégorisation spatiale fondée sur la proximité entre les objets
Une catégorisation perceptive fondée sur la forme et la couleur
Une catégorisation motrice fondée sur la répétition du geste
Une catégorisation conceptuelle fondée sur le sens ou le contexte

Une catégorisation conceptuelle fondée sur le sens ou le contexte

Explication

La catégorisation conceptuelle repose sur la similarité de sens ou de contexte, ce qui correspond ici au même usage. La catégorisation perceptive aurait privilégié des caractéristiques visibles comme la forme ou la couleur.

8. Dans l’approche piagétienne, comment décide-t-on logiquement qu’un élément appartient à une catégorie ?

En observant la fréquence avec laquelle il apparaît dans l’environnement
En vérifiant la présence d’une liste de propriétés nécessaires et suffisantes
En évaluant sa ressemblance globale avec plusieurs exemplaires connus
En déterminant s’il évoque une expérience personnelle déjà mémorisée

En vérifiant la présence d’une liste de propriétés nécessaires et suffisantes

Explication

Pour Piaget, l’appartenance à une catégorie se décide à partir de propriétés nécessaires et suffisantes. Une simple ressemblance globale ne fournit pas le critère logique définissant cette appartenance.

9. Quelle distinction oppose correctement l’extension et la compréhension d’une catégorie ?

L’extension regroupe les éléments inclus, tandis que la compréhension énonce les critères définissants
L’extension décrit la ressemblance perceptive, tandis que la compréhension mesure la fréquence d’usage
L’extension énonce les critères définissants, tandis que la compréhension regroupe les éléments inclus
L’extension concerne les contextes affectifs, tandis que la compréhension concerne les interactions sociales

L’extension regroupe les éléments inclus, tandis que la compréhension énonce les critères définissants

Explication

L’extension correspond à la frontière et aux éléments inclus dans la catégorie, alors que la compréhension correspond à ses critères nécessaires et suffisants. Inverser ces deux notions conduit à attribuer les éléments à la compréhension et les critères à l’extension.

10. Quelle progression décrit le développement piagétien de la catégorisation ?

Collections non-figurales de 2 à 4 ans, collections figurales de 4 à 7 ans, puis classes logiques dès 8 ans
Collections figurales de 2 à 4 ans, collections non-figurales de 4 à 7 ans, puis classes logiques dès 8 ans
Collections figurales de 2 à 4 ans, classes logiques de 4 à 7 ans, puis collections non-figurales dès 8 ans
Classes logiques de 2 à 4 ans, collections figurales de 4 à 7 ans, puis collections non-figurales dès 8 ans

Collections figurales de 2 à 4 ans, collections non-figurales de 4 à 7 ans, puis classes logiques dès 8 ans

Explication

La progression piagétienne va des collections figurales aux collections non-figurales, puis aux classes logiques à partir de 8 ans. Les collections non-figurales précèdent donc les classes logiques au lieu d’être remplacées directement par elles dès le début.

11. Dans l’approche écologique de Rosch, comment se définit un prototype au sein d’une catégorie ?

L’ensemble des membres équivalents, dont les propriétés sont supposées parfaitement homogènes
L’élément le plus représentatif, autour duquel se distribuent les autres membres selon leur ressemblance
Le premier exemplaire rencontré, qui détermine durablement l’appartenance des autres membres
Le membre le plus atypique, qui délimite les frontières de la catégorie par contraste

L’élément le plus représentatif, autour duquel se distribuent les autres membres selon leur ressemblance

Explication

Le prototype constitue le membre le plus représentatif d’une catégorie, et les autres éléments sont organisés selon leur degré de ressemblance avec lui. L’idée d’une homogénéité parfaite correspond plutôt à une conception erronée des catégories, et non à celle de Rosch.

12. Quelle association décrit correctement les deux principes de l’universalisme cognitif de Rosch ?

L’économie cognitive favorise la rapidité, tandis que le principe de réalité relie les connaissances à l’environnement
L’économie cognitive explique les différences culturelles, tandis que le principe de réalité réduit le coût des procédures
L’économie cognitive organise les catégories par inclusion, tandis que le principe de réalité identifie leur prototype
L’économie cognitive dépend des ressemblances perceptives, tandis que le principe de réalité ordonne les actions dans le temps

L’économie cognitive favorise la rapidité, tandis que le principe de réalité relie les connaissances à l’environnement

Explication

L’économie cognitive privilégie des procédures rapides et peu coûteuses, alors que le principe de réalité rattache les connaissances aux caractéristiques de l’environnement. Les autres associations attribuent à ces principes des fonctions relevant d’autres aspects de la catégorisation.

13. Comment les catégories sont-elles organisées simultanément dans le modèle de Rosch ?

Verticalement par inclusion taxonomique et horizontalement autour d’un prototype dans une catégorie
Verticalement par fonctions pratiques et horizontalement par séquences temporelles d’actions
Verticalement par ressemblance perceptive et horizontalement par inclusion entre catégories
Verticalement selon l’ordre d’apprentissage et horizontalement selon la fréquence des exemplaires

Verticalement par inclusion taxonomique et horizontalement autour d’un prototype dans une catégorie

Explication

L’organisation verticale correspond aux relations d’inclusion entre niveaux taxonomiques, tandis que l’organisation horizontale concerne la proximité des membres autour d’un prototype. Les séquences temporelles relèvent plutôt des schémas événementiels de Mandler.

14. Quelle hiérarchie décrit correctement les trois niveaux de catégorisation chez Rosch ?

Le niveau de base est le plus général, le niveau sous-ordonné est intermédiaire et le niveau super-ordonné est le plus précis
Les trois niveaux ont une généralité comparable, mais se distinguent par leur fréquence dans le langage courant
Le niveau sous-ordonné est le plus général, le niveau super-ordonné est intermédiaire et le niveau de base est le plus précis
Le niveau super-ordonné est le plus général, le niveau de base est intermédiaire et le niveau sous-ordonné est le plus précis

Le niveau super-ordonné est le plus général, le niveau de base est intermédiaire et le niveau sous-ordonné est le plus précis

Explication

Le niveau super-ordonné possède la généralité la plus élevée, le niveau de base occupe une position intermédiaire et le niveau sous-ordonné fournit la description la plus précise. Le niveau de base est en outre privilégié dans le langage courant, ce qui ne modifie pas sa position hiérarchique.

15. Qu’est-ce qui caractérise une représentation schématique chez Mandler ?

Elle regroupe des objets partageant une apparence perceptive très similaire dans une hiérarchie taxonomique
Elle associe des objets en fonction de leur niveau de généralité et de leur distance à un prototype
Elle décrit des objets isolés en conservant leurs propriétés physiques indépendamment du contexte
Elle relie des objets dépourvus de ressemblance perceptive directe par des contiguïtés spatiales ou temporelles vécues

Elle relie des objets dépourvus de ressemblance perceptive directe par des contiguïtés spatiales ou temporelles vécues

Explication

Une représentation schématique rassemble des objets qui ne se ressemblent pas forcément visuellement, mais qui sont liés par leur proximité spatiale ou leur succession temporelle dans l’expérience. Une organisation fondée principalement sur l’apparence ou la hiérarchie taxonomique renvoie à d’autres formes de représentation.

16. Quelle distinction oppose correctement les schémas situationnels aux schémas événementiels chez Mandler ?

Les schémas situationnels organisent des catégories taxonomiques, tandis que les schémas événementiels regroupent des objets selon leur apparence
Les schémas situationnels décrivent une séquence d’actions, tandis que les schémas événementiels relient des objets par leur proximité spatiale
Les schémas situationnels reposent sur des prototypes, tandis que les schémas événementiels classent les objets selon leur niveau de généralité
Les schémas situationnels organisent des relations spatiales, tandis que les schémas événementiels organisent une séquence temporelle d’actions

Les schémas situationnels organisent des relations spatiales, tandis que les schémas événementiels organisent une séquence temporelle d’actions

Explication

Les schémas situationnels structurent les liens spatiaux entre des objets présents dans une scène, alors que les schémas événementiels, ou scripts, ordonnent les actions dans le temps. L’inversion de ces deux fonctions constitue la confusion principale à éviter.

17. Dans l’approche classique du développement catégoriel, quel ordre d’apparition des niveaux est attendu chez l’enfant ?

Le niveau super-ordonné apparaît d’abord, suivi du niveau de base, puis du niveau sous-ordonné
Le niveau sous-ordonné apparaît d’abord, suivi du niveau de base, puis du niveau super-ordonné
Le niveau de base apparaît d’abord, suivi du niveau super-ordonné, puis du niveau sous-ordonné
Les trois niveaux apparaissent ensemble, mais leur usage varie selon les situations rencontrées

Le niveau de base apparaît d’abord, suivi du niveau super-ordonné, puis du niveau sous-ordonné

Explication

L’approche classique propose une progression allant du niveau de base au niveau super-ordonné, puis au niveau sous-ordonné. Ce dernier apparaît en dernier et est associé à une expertise plus importante, plutôt qu’à une émergence initiale.

18. Selon Mervis et Crisatis, à quels âges apparaissent approximativement les trois niveaux catégoriels ?

Le niveau de base vers 2 ans et demi, le niveau sous-ordonné vers 4 ans, puis le niveau super-ordonné vers 5 ou 6 ans
Le niveau super-ordonné vers 2 ans et demi, le niveau de base vers 4 ans, puis le niveau sous-ordonné vers 5 ou 6 ans
Le niveau sous-ordonné vers 2 ans et demi, le niveau de base vers 4 ans, puis le niveau super-ordonné vers 5 ou 6 ans
Le niveau de base vers 2 ans et demi, le niveau super-ordonné vers 4 ans, puis le niveau sous-ordonné vers 5 ou 6 ans

Le niveau de base vers 2 ans et demi, le niveau super-ordonné vers 4 ans, puis le niveau sous-ordonné vers 5 ou 6 ans

Explication

Mervis et Crisatis situent l’émergence du niveau de base vers 2 ans et demi, celle du niveau super-ordonné vers 4 ans et celle du niveau sous-ordonné vers 5 ou 6 ans. Le niveau super-ordonné précède donc le niveau sous-ordonné, contrairement à l’ordre inversé proposé par une option concurrente.

19. Quelle conception du développement des catégories taxonomiques est attribuée à Nelson ?

L’enfant apprend d’abord des prototypes perceptifs, puis établit des catégories taxonomiques sans recourir aux relations entre objets
L’enfant construit d’abord des catégories taxonomiques, puis transforme leurs propriétés communes en scripts et en schémas
L’enfant acquiert d’abord les niveaux super-ordonnés, puis organise les représentations schématiques à partir de ces hiérarchies
L’enfant construit d’abord des schémas et des scripts, puis dérive des catégories taxonomiques en exploitant les variations entre objets

L’enfant construit d’abord des schémas et des scripts, puis dérive des catégories taxonomiques en exploitant les variations entre objets

Explication

Pour Nelson, les représentations schématiques et les scripts précèdent la construction des catégories taxonomiques, qui se développent à partir des variations observées entre les objets. Cette perspective inverse l’idée selon laquelle les catégories taxonomiques constitueraient le point de départ du développement.

20. Quelle proposition caractérise le mieux l’approche pluraliste du développement cognitif ?

Les différences entre individus proviennent principalement de niveaux hiérarchiques distincts, sans modifier les modes de représentation utilisés
Les modes perceptif, thématique et taxonomique apparaissent à des périodes séparées, chacun succédant au précédent dans un ordre fixe
Une même fonction cognitive suit une progression identique chez tous les enfants, avec un mode taxonomique qui remplace les autres à l’âge préscolaire
Une même fonction cognitive peut varier selon les situations et les individus, tandis que les modes perceptif, thématique et taxonomique coexistent à l’âge préscolaire

Une même fonction cognitive peut varier selon les situations et les individus, tandis que les modes perceptif, thématique et taxonomique coexistent à l’âge préscolaire

Explication

L’approche pluraliste admet qu’une fonction cognitive puisse prendre des formes différentes selon les contextes et les individus, et que plusieurs modes de représentation coexistent durant l’âge préscolaire. Elle s’oppose donc à une progression uniforme dans laquelle un mode remplacerait progressivement les autres.

21. Dans un paradigme d’habituation chez le bébé, quelle séquence expérimentale permet d’étudier la réaction à la nouveauté ?

Présenter un seul stimulus jusqu’à une hausse du regard, puis répéter le même stimulus
Présenter plusieurs stimuli jusqu’à une baisse du regard, puis introduire un stimulus nouveau
Présenter deux catégories simultanément, puis supprimer celle qui attire le moins le regard
Introduire plusieurs stimuli nouveaux, puis mesurer une baisse immédiate du regard

Présenter plusieurs stimuli jusqu’à une baisse du regard, puis introduire un stimulus nouveau

Explication

L’habituation correspond à la diminution progressive du temps de regard, puis la présentation d’un stimulus nouveau permet d’observer une remontée liée à la nouveauté. Une baisse du regard après le changement ne correspond donc pas à la réaction recherchée.

22. Que montrent les travaux de Turati, Simion et Zanon sur les capacités du nouveau-né ?

Il peut catégoriser en repérant des invariants perceptifs et en discriminant des stimuli différents
Il possède dès la naissance des concepts élaborés fondés sur des connaissances verbales
Il catégorise après avoir manipulé des objets tridimensionnels pendant plusieurs mois
Il construit des catégories taxonomiques grâce à la dénomination des objets observés

Il peut catégoriser en repérant des invariants perceptifs et en discriminant des stimuli différents

Explication

Ces travaux indiquent que le nouveau-né peut repérer des invariants perceptifs et distinguer des stimuli, ce qui témoigne d’une capacité précoce de catégorisation. Ils n’établissent pas la possession de concepts ou de connaissances élaborées.

23. À partir d’environ quel âge la manipulation d’objets tridimensionnels permet-elle d’étudier leurs propriétés internes chez l’enfant ?

À partir d’environ 10 mois, en dépassant la simple discrimination perceptive
À partir d’environ 4 ans, lorsque les classifications taxonomiques deviennent stables
À partir d’environ 3 mois, en observant principalement les contrastes visuels
À partir d’environ 18 mois, après l’apparition des premières dénominations

À partir d’environ 10 mois, en dépassant la simple discrimination perceptive

Explication

Vers 10 mois, la manipulation d’objets tridimensionnels donne accès à leurs connaissances et propriétés internes, au-delà de leur apparence perceptive. Les autres âges renvoient à des étapes qui ne définissent pas cette méthode d’étude.

24. Que désigne la flexibilité de la catégorisation ?

La capacité à conserver une représentation malgré des changements dans la situation
La capacité à mémoriser plusieurs catégories sans modifier leur organisation
La capacité à regrouper des objets selon leur ressemblance perceptive immédiate
La capacité à modifier une représentation ou un concept lorsque le contexte change

La capacité à modifier une représentation ou un concept lorsque le contexte change

Explication

La flexibilité désigne le changement de représentation ou de concept adapté à une modification du contexte. Maintenir la même représentation malgré le changement décrit plutôt une stabilité qu’une flexibilité.

25. Quelle évolution de la mobilité caractérise les formes de catégorisation décrites par Piaget et Inhelder ?

Elle reste rétroactive dans les collections figurales comme dans les classes logiques
Elle passe directement des collections figurales aux classes logiques sans étape intermédiaire
Elle progresse des collections figurales sans mobilité vers les classes logiques à mobilité anticipatrice
Elle progresse des classes logiques à mobilité anticipatrice vers les collections figurales sans mobilité

Elle progresse des collections figurales sans mobilité vers les classes logiques à mobilité anticipatrice

Explication

L’évolution décrite va des collections figurales sans mobilité aux collections non figurales avec mobilité rétroactive, puis aux classes logiques avec mobilité anticipatrice. La mobilité anticipatrice apparaît donc à un stade plus avancé que la mobilité rétroactive.

26. Quelle observation distingue la flexibilité catégorielle à 3 ans de celle observée vers 4 ans ?

À 3 ans, les changements de réponse suivent le contexte, tandis que vers 4 ans ils deviennent parfois aléatoires
Vers 4 ans, l’enfant cesse de changer de réponse, tandis qu’à 3 ans il varie selon le contexte
Vers 4 ans, les changements de réponse peuvent suivre le contexte, tandis qu’à 3 ans ils restent parfois aléatoires
À 3 ans comme vers 4 ans, les changements de réponse sont indépendants du contexte

Vers 4 ans, les changements de réponse peuvent suivre le contexte, tandis qu’à 3 ans ils restent parfois aléatoires

Explication

Selon Blaye et Bonthoux, une flexibilité cohérente avec le contexte peut apparaître vers 4 ans, alors qu’à 3 ans les changements peuvent encore être aléatoires. L’âge de 3 ans ne garantit donc pas une adaptation organisée au contexte.

27. Comment l’approche dynamique de Smith explique-t-elle la catégorisation ?

Par la priorité accordée aux concepts indépendamment de la perception et du contexte
Par la ressemblance perceptive, sans intervention des connaissances antérieures
Par l’équilibre interdépendant entre perception, attention, connaissances et contexte
Par l’apprentissage verbal, qui détermine la catégorie avant toute expérience perceptive

Par l’équilibre interdépendant entre perception, attention, connaissances et contexte

Explication

L’approche dynamique considère que la catégorisation résulte de l’interaction entre perception, attention, connaissances et contexte. Elle s’oppose donc à une explication centrée sur un seul facteur, notamment le conceptuel.

28. Pourquoi deux objets peuvent-ils être jugés plus ou moins similaires selon la situation de comparaison ?

Parce que la similarité perceptive possède une valeur fixe qui reste indépendante du contexte
Parce que l’attention sélectionne les objets selon leur fréquence d’apparition dans le langage
Parce que les connaissances mémorisées remplacent les informations perceptives disponibles dans la situation
Parce que le contexte oriente l’attention vers certains aspects perceptifs et active les connaissances correspondantes

Parce que le contexte oriente l’attention vers certains aspects perceptifs et active les connaissances correspondantes

Explication

Pour Smith, le contexte de comparaison guide l’attention vers certains aspects perceptifs et mobilise les connaissances associées, ce qui modifie la similarité perçue. La similarité n’est donc pas une propriété fixe indépendante de la situation.

29. Comment Smith décrit-elle la formation d’un concept dans une situation donnée ?

Comme une réaction perceptive immédiate qui ne mobilise pas les expériences antérieures
Comme un assemblage de savoirs construit en mémoire de travail à partir d’expériences stockées à long terme
Comme une catégorie verbale apprise en mémoire de travail puis transférée à long terme
Comme une représentation entièrement stockée à long terme avant d’être utilisée dans une situation

Comme un assemblage de savoirs construit en mémoire de travail à partir d’expériences stockées à long terme

Explication

Le concept est construit en mémoire de travail dans le contexte présent à partir d’expériences conservées en mémoire à long terme. Il ne s’agit donc pas d’une représentation déjà entièrement constituée et simplement récupérée.

30. Qu’est-ce qui caractérise une théorie naïve par rapport à une notion scientifique correspondante ?

Elle repose sur des mesures expérimentales et se généralise à tous les cas
Elle décrit des faits observables sans dépendre des interprétations personnelles
Elle se construit à partir des expériences quotidiennes et peut en différer
Elle provient d’un enseignement spécialisé et respecte les modèles établis

Elle se construit à partir des expériences quotidiennes et peut en différer

Explication

Une théorie naïve se forme dans la vie quotidienne et ne coïncide pas nécessairement avec l’explication scientifique. Une notion scientifique, au contraire, s’appuie sur une construction théorique et empirique organisée plutôt que sur les seules expériences courantes.

31. Quels domaines forment les trois grands champs des connaissances naïves chez l’enfant ?

La médecine naïve, l’histoire naïve et l’astronomie naïve
La logique naïve, la linguistique naïve et l’économie naïve
La géographie naïve, la chimie naïve et la sociologie naïve
La physique naïve, la biologie naïve et la psychologie naïve

La physique naïve, la biologie naïve et la psychologie naïve

Explication

Les connaissances naïves concernent principalement la physique, la biologie et la psychologie. Les autres regroupements proposent des disciplines qui ne correspondent pas aux trois domaines classiquement distingués ici.

32. Quelle évolution décrit le mieux les connaissances des enfants sur la distinction entre le vivant et le non-vivant ?

Dès 3 ans, aucune distinction n’existe ; vers 5 ans, l’enseignement commence ; dès 7 ans, les enfants appliquent des définitions scientifiques complètes
Dès 3 ans, la digestion est comprise ; vers 5 ans, la distinction disparaît ; dès 7 ans, l’alimentation devient le seul critère utilisé
Dès 3 ans, le mouvement suffit ; vers 5 ans, les enfants abandonnent ce critère ; dès 7 ans, la biologie scolaire explique entièrement le vivant
Dès 3 ans, des prémices apparaissent ; vers 5 ans, le mouvement et l’alimentation sont mobilisés ; dès 7 ans, la digestion est comprise sans enseignement spécifique

Dès 3 ans, des prémices apparaissent ; vers 5 ans, le mouvement et l’alimentation sont mobilisés ; dès 7 ans, la digestion est comprise sans enseignement spécifique

Explication

Le développement suit une progression allant des premières distinctions à trois ans vers l’utilisation du mouvement et de l’alimentation, puis vers des connaissances sur la digestion autour de sept ans. Les autres propositions déplacent les âges ou attribuent à l’enseignement un rôle qui n’est pas requis à ce stade.

33. Quelle différence oppose une conception dynamique de l’intelligence à une conception fixiste ?

La conception dynamique envisage une progression de l’intelligence, tandis que la conception fixiste la considère comme stable
La conception dynamique attribue l’intelligence à l’hérédité, tandis que la conception fixiste l’attribue aux apprentissages
La conception dynamique mesure l’intelligence par les notes, tandis que la conception fixiste la mesure par la mémoire
La conception dynamique concerne les enfants, tandis que la conception fixiste concerne principalement les adultes

La conception dynamique envisage une progression de l’intelligence, tandis que la conception fixiste la considère comme stable

Explication

La conception dynamique considère que l’intelligence peut évoluer, alors que la conception fixiste la voit comme stable. Les autres réponses confondent cette distinction avec des différences de mesure, d’origine ou d’âge.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Développement des connaissances.

Qu'est-ce qu'un schème en développement cognitif?

Une unité d’action organisée qui varie selon le contexte.

Que considère le constructivisme sur l'origine des connaissances?

Les connaissances se construisent par interactions avec l’environnement.

Quels processus cognitifs participent au développement des connaissances?

La mémoire, les fonctions exécutives, l’attention et le langage.

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