QCM : Dosages et conservation des aliments (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Lors d’un contrôle alimentaire, une mesure détecte de l’azote dans un échantillon contenant des protéines et un contaminant possible. Pourquoi cette mesure ne permet-elle pas de distinguer l’azote provenant des protéines de celui provenant de la mélamine ?

L’azote des protéines est plus abondant et masque celui de la mélamine
La mesure détecte les molécules entières plutôt que l’azote qu’elles contiennent
La mélamine ne fournit pas d’azote mesurable dans l’échantillon
Les deux origines fournissent de l’azote impossible à différencier par cette mesure

Les deux origines fournissent de l’azote impossible à différencier par cette mesure

Explication

La mesure de l’azote ne permet pas d’en déterminer l’origine : l’azote des protéines et celui de la mélamine ne sont pas distinguables ainsi. L’idée que les protéines en fournissent davantage inverse la comparaison, l’identification des molécules entières n’est pas ce que réalise cette mesure, et la mélamine contient bien de l’azote.

2. Quelle caractéristique explique que la mélamine puisse contribuer fortement à la quantité d’azote mesurée dans un aliment ?

Sa formule C₃H₆N₆ comporte six atomes de carbone par molécule
Sa formule C₃H₆N₆ correspond à un triglycéride riche en azote
Sa formule C₃H₆O₃ comporte six atomes d’oxygène par molécule
Sa formule C₃H₆N₆ comporte six atomes d’azote par molécule

Sa formule C₃H₆N₆ comporte six atomes d’azote par molécule

Explication

La formule C₃H₆N₆ montre que chaque molécule de mélamine comporte six atomes d’azote, ce qui explique sa forte contribution à l’azote mesuré. Six atomes de carbone confondent les indices de la formule, C₃H₆O₃ est la formule de l’acide lactique, et la mélamine n’est pas un triglycéride.

3. Une huile alimentaire subit une oxydation. Quels produits peut-on s’attendre à voir apparaître au cours de ce processus ?

Du glycérol et trois acides gras libres issus des triglycérides
Des molécules de petite masse et des molécules possiblement toxiques
Des molécules de petite masse et des substances nécessairement inoffensives
Des molécules de grande masse et des substances possiblement nutritives

Des molécules de petite masse et des molécules possiblement toxiques

Explication

L’oxydation des acides gras peut former des molécules de petite masse ainsi que des molécules possiblement toxiques. Le glycérol et les acides gras sont des constituants liés aux triglycérides, tandis que l’oxydation n’implique ni des produits nécessairement de grande masse ni leur innocuité certaine.

4. Une bouteille d’huile est laissée ouverte près d’une fenêtre ensoleillée, dans une pièce chaude. Quels facteurs de cette situation favorisent l’oxydation des acides gras ?

Le dioxygène de l’air, la température élevée et la lumière
Le dioxygène de l’air, la température basse et la lumière
Le dioxygène de l’air, la température élevée et l’obscurité
L’absence de dioxygène, la température élevée et l’obscurité

Le dioxygène de l’air, la température élevée et la lumière

Explication

Le dioxygène de l’air, une température élevée et la lumière favorisent l’oxydation des acides gras ; les trois sont présents dans cette situation. Une température basse, l’absence de dioxygène ou l’obscurité correspondent à des facteurs qui ne sont pas ceux indiqués.

5. Pour préparer une solution diluée, on prélève V1=20,0 mLV_1 = 20{,}0\ \mathrm{mL} d’une solution de concentration C1=4,0×10−5 mol/LC_1 = 4{,}0 \times 10^{-5}\ \mathrm{mol/L} et on vise C0=2,0×10−5 mol/LC_0 = 2{,}0 \times 10^{-5}\ \mathrm{mol/L}. Quel volume de solution initiale faut-il prélever ?

20,0 mL
10,0 mL
40,0 mL
0,40 mL

40,0 mL

Explication

Le volume prélevé vérifie V0=C1×V1C0V_0 = \frac{C_1 \times V_1}{C_0}, donc V0=4,0×10−5×20,02,0×10−5=40,0 mLV_0 = \frac{4{,}0 \times 10^{-5} \times 20{,}0}{2{,}0 \times 10^{-5}} = 40{,}0\ \mathrm{mL}. La réponse de 10,0 mL inverse le rapport des concentrations, celle de 0,40 mL introduit une erreur d’unité et celle de 20,0 mL omet le facteur de concentration.

6. Une solution de concentration 1×10−5 mol/L1 \times 10^{-5}\ \mathrm{mol/L} est diluée jusqu’à 2,0×10−6 mol/L2{,}0 \times 10^{-6}\ \mathrm{mol/L}. Quel facteur de dilution est indiqué pour cette opération ?

1/5
8 × 10⁻⁶
5
1/8

1/5

Explication

Pour cette dilution, le facteur indiqué est 1/51/5. La valeur 5 inverse le facteur, 8×10−68 \times 10^{-6} correspond à la différence des concentrations, et 1/8 provient d’un rapport calculé dans le sens opposé.

7. Lors d’un titrage, une solution titrante de concentration 0,080 mol/L0{,}080\ \mathrm{mol/L} atteint l’équivalence après ajout de 12,5 mL12{,}5\ \mathrm{mL}. Quelle quantité de matière de titrant a été versée ?

1,0×10−2 mol1{,}0 \times 10^{-2}\ \mathrm{mol}
0,16 mol0{,}16\ \mathrm{mol}
6,4×10−3 mol6{,}4 \times 10^{-3}\ \mathrm{mol}
1,0×10−3 mol1{,}0 \times 10^{-3}\ \mathrm{mol}

$$1{,}0 \times 10^{-3}\ \mathrm{mol}$$

Explication

On applique nB=CB×VB,en_B = C_B \times V_{B,e} en convertissant 12,5 mL12{,}5\ \mathrm{mL} en 0,0125 L0{,}0125\ \mathrm{L} : 0,080×0,0125=1,0×10−3 mol0{,}080 \times 0{,}0125 = 1{,}0 \times 10^{-3}\ \mathrm{mol}. La valeur 1,0×10−2 mol1{,}0 \times 10^{-2}\ \mathrm{mol} oublie la conversion des millilitres, tandis que les autres résultats proviennent d’opérations ou d’un volume inadaptés.

8. Lors du titrage de l’acide lactique par une solution de soude, quelle espèce réagit avec l’acide lactique selon l’équation de titrage ?

L’eau H₂O
L’ion lactate C₃H₅O₃⁻
L’ion sodium Na⁺
L’ion hydroxyde HO⁻

L’ion hydroxyde HO⁻

Explication

L’ion hydroxyde réagit avec l’acide lactique pour former l’ion lactate et de l’eau, avec un rapport stœchiométrique de 1:1. L’ion sodium est spectateur, l’eau est un produit et l’ion lactate est également un produit de la réaction.

9. Au cours d’un titrage de l’acide lactique, que caractérise le point d’équivalence ?

Les concentrations des deux réactifs sont égales
L’indicateur change de couleur, quelles que soient les quantités engagées
Le titrant commence à être ajouté à la solution à analyser
Les réactifs ont totalement réagi dans les proportions stœchiométriques

Les réactifs ont totalement réagi dans les proportions stœchiométriques

Explication

À l’équivalence, les réactifs ont totalement réagi dans leurs proportions stœchiométriques. Le début de l’ajout du titrant précède ce point, l’équivalence ne signifie pas que les concentrations sont égales, et un changement de couleur n’en définit pas à lui seul la condition.

10. Un échantillon contient 3,6×10−4 mol3{,}6 \times 10^{-4}\ \mathrm{mol} d’acide lactique dans un volume de 20,0 mL20{,}0\ \mathrm{mL}. Quelle est sa concentration molaire ?

0,18 mol/L0{,}18\ \mathrm{mol/L}
7,2×10−6 mol/L7{,}2 \times 10^{-6}\ \mathrm{mol/L}
5,6×102 mol/L5{,}6 \times 10^{2}\ \mathrm{mol/L}
0,018 mol/L0{,}018\ \mathrm{mol/L}

$$0{,}018\ \mathrm{mol/L}$$

Explication

La concentration est C=nVC = \frac{n}{V}. En convertissant 20,0 mL20{,}0\ \mathrm{mL} en 0,0200 L0{,}0200\ \mathrm{L}, on obtient C=3,6×10−40,0200=0,018 mol/LC = \frac{3{,}6 \times 10^{-4}}{0{,}0200} = 0{,}018\ \mathrm{mol/L} ; 7,2×10−67{,}2 \times 10^{-6} résulte d’une multiplication, et les autres valeurs proviennent d’une conversion ou d’un rapport erronés.

11. Un litre de lait contient 0,4 g d’acide lactique. Quel est son degré Dornic ?

4 °D
0,4 °D
40 °D
0,04 °D

4 °D

Explication

Un degré Dornic correspond à 0,1 g d’acide lactique par litre : 0,4 divisé par 0,1 donne 4 °D. 0,4 °D omet la conversion, 40 °D inverse le facteur et 0,04 °D applique un facteur dix dans le mauvais sens.

12. Un échantillon de lait présente une acidité de 18,4 °D. Selon le seuil de fraîcheur, comment faut-il le classer ?

Il est frais, car son degré est proche de 18 °D.
Il est frais, car son degré dépasse le seuil de 18 °D.
Il n’est pas frais, car sa concentration dépasse 18 g/L.
Il n’est pas frais, car son degré dépasse 18 °D.

Il n’est pas frais, car son degré dépasse 18 °D.

Explication

Un lait est frais tant que son degré Dornic ne dépasse pas 18 °D ; à 18,4 °D, le seuil est franchi. « Proche de 18 °D » néglige le dépassement, « dépasse le seuil » inverse le critère, et 18 g/L confond degré Dornic et concentration massique.

13. Un dosage conduit à une estimation de 55 °D pour un échantillon de lait. Quelle conclusion s’impose au regard du seuil de fraîcheur ?

Le lait n’est pas frais, car son degré est inférieur à 18 °D.
Le lait est frais, car son degré dépasse le seuil de 18 °D.
Le lait n’est pas frais, car 55 °D dépasse 18 °D.
Le lait est frais, car 55 °D exprime une concentration massique.

Le lait n’est pas frais, car 55 °D dépasse 18 °D.

Explication

À 55 °D, le degré Dornic dépasse le seuil de fraîcheur de 18 °D : l’échantillon n’est donc pas frais. L’interprétation en g/L confond deux grandeurs, l’affirmation que dépasser le seuil indique la fraîcheur inverse le critère, et 55 °D n’est pas inférieur à 18 °D.

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Pourquoi l’azote des protéines ne se distingue-t-il pas de celui de la mélamine ?

Les deux sources d’azote sont indiscernables.

La mélamine contient-elle davantage d’azote que les protéines ?

La mélamine contient davantage d’azote.

Que peut produire l’oxydation des acides gras ?

Des molécules de petite masse et des molécules possiblement toxiques.

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