QCM : Dyslexie diagnostic et prise en charge (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une population scolaire, quelle estimation correspond à la fréquence de la dyslexie chez les enfants et à sa répartition selon le sexe ?

Environ 2 à 3 %, avec une fréquence 4 à 5 fois plus élevée chez les garçons
Environ 4 à 5 %, avec une fréquence 2 à 3 fois plus élevée chez les filles
Environ 1 à 2 %, avec une fréquence similaire chez les garçons et les filles
Environ 4 à 5 %, avec une fréquence 2 à 3 fois plus élevée chez les garçons

Environ 4 à 5 %, avec une fréquence 2 à 3 fois plus élevée chez les garçons

Explication

La dyslexie concerne environ 4 à 5 % des enfants et est 2 à 3 fois plus fréquente chez les garçons. Les valeurs de 2 à 3 % et de 4 à 5 fois confondent les deux mesures, tandis que les réponses qui favorisent les filles ou évoquent une fréquence similaire inversent ou effacent l’écart décrit.

2. Pour déterminer si les performances de lecture d’un enfant s’écartent de ce qui est attendu, quelle référence faut-il utiliser après les épreuves de langage oral et écrit ?

Les résultats d’adultes ayant une lecture maîtrisée
Les résultats d’enfants de niveaux scolaires supérieurs
Un seuil de réussite identique quel que soit l’âge
Les résultats d’enfants du même âge

Les résultats d’enfants du même âge

Explication

Le bilan interprète les épreuves en comparant les résultats à ceux d’enfants du même âge. Prendre des enfants plus âgés ou des adultes change le groupe de référence, et un seuil identique pour tous les âges ne tient pas compte du développement.

3. Quel ensemble de caractéristiques correspond à la définition de la dyslexie ?

Un trouble neurodéveloppemental marqué par des difficultés de lecture, pouvant aussi toucher la phonologie, la mémoire et l’écriture
Un trouble moteur qui gêne la formation des lettres, sans difficulté de lecture
Un trouble auditif qui gêne l’écoute des mots, sans atteinte possible de l’écriture
Un trouble de compréhension des textes, sans difficulté particulière d’apprentissage de la lecture

Un trouble neurodéveloppemental marqué par des difficultés de lecture, pouvant aussi toucher la phonologie, la mémoire et l’écriture

Explication

La dyslexie est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des difficultés marquées d’apprentissage et de maîtrise de la lecture, avec d’éventuelles atteintes phonologiques, mnésiques ou écrites. La réduire à la compréhension, à l’audition ou à la motricité ne correspond pas à cette définition.

4. En France, quel professionnel réalise principalement l’évaluation des troubles de lecture chez l’enfant ?

Un orthophoniste
Un médecin généraliste
Un psychologue spécialisé en neuropsychologie
Un enseignant spécialisé

Un orthophoniste

Explication

En France, l’évaluation des troubles de lecture chez l’enfant est principalement réalisée par les orthophonistes; les psychologues spécialisés en neuropsychologie y contribuent dans une moindre mesure. Le psychologue n’est donc pas le professionnel principal, et le médecin généraliste ou l’enseignant ne remplace pas ce bilan.

5. Un élève décode correctement des mots réguliers, mais lit difficilement des mots irréguliers. Quel sous-type de dyslexie ce profil évoque-t-il ?

Un trouble de lecture lié à la reconnaissance des mots outils
Une dyslexie phonologique, liée à une atteinte de la conversion graphème-son
Une dyslexie de surface, liée à une atteinte de la voie lexicale
Un trouble de lecture lié à la position des lettres dans les mots

Une dyslexie de surface, liée à une atteinte de la voie lexicale

Explication

La dyslexie de surface correspond à une atteinte de la voie lexicale, qui gêne notamment la lecture des mots irréguliers. La dyslexie phonologique concerne plutôt la conversion graphème-son; les deux autres réponses renvoient à d’autres difficultés de lecture.

6. Emma obtient de bons résultats pour les mots réguliers et irréguliers, mais échoue souvent sur les pseudo-mots. Quel profil de lecture ces résultats suggèrent-ils ?

Un profil phonologique, avec une voie d’assemblage en difficulté
Un profil touchant plusieurs types de stimuli sans classement simple
Un profil touchant surtout la reconnaissance de la position des lettres
Un profil de surface, avec une voie d’adressage en difficulté

Un profil phonologique, avec une voie d’assemblage en difficulté

Explication

Une difficulté marquée sur les pseudo-mots, malgré de meilleurs résultats sur les mots réguliers et irréguliers, suggère une faiblesse de la voie d’assemblage et un profil phonologique. Le profil de surface est associé à la voie d’adressage, tandis que les autres réponses ne correspondent pas à cette répartition des performances.

7. Deux enfants apprennent à lire, l’un en italien et l’autre dans une langue moins transparente. Quelle tendance générale distingue les difficultés de lecture associées à ces langues ?

Les deux langues sont associées au même nombre d’erreurs et à la même sévérité.
L’italien est associé en moyenne à davantage d’erreurs et à une dyslexie plus sévère.
L’italien est associé en moyenne à moins d’erreurs et à une dyslexie moins sévère.
La langue moins transparente est associée à moins d’erreurs et à une dyslexie moins sévère.

L’italien est associé en moyenne à moins d’erreurs et à une dyslexie moins sévère.

Explication

Les langues à orthographe transparente, comme l’italien, sont associées en moyenne à moins d’erreurs de lecture et à une incidence ou sévérité moins élevée de la dyslexie. L’option « davantage d’erreurs » inverse cette tendance, « même nombre » nie la différence moyenne, et « langue moins transparente » attribue l’avantage à l’autre langue.

8. Au début de son apprentissage de l’écrit, un enfant confond parfois les lettres « b » et « d », mais progresse en lecture au même rythme que ses camarades. Quelle interprétation convient le mieux ?

Cette confusion précoce établit un trouble visuel comme cause des difficultés.
Cette confusion précoce indique un trouble de l’écriture plutôt qu’une dyslexie.
Cette confusion précoce ne suffit pas, à elle seule, à indiquer une dyslexie.
Cette confusion précoce établit une dyslexie, même si la lecture progresse normalement.

Cette confusion précoce ne suffit pas, à elle seule, à indiquer une dyslexie.

Explication

Les inversions ou confusions de lettres sont fréquentes au début de l’apprentissage et ne constituent pas à elles seules un signe de dyslexie. L’interprétation « dyslexie établie » transforme un indice isolé en diagnostic, « trouble de l’écriture » confond le geste écrit avec le critère diagnostique, et « trouble visuel » tire une conclusion non étayée.

9. Après deux années d’apprentissage de la lecture en italien, une élève a toujours de grandes difficultés à décoder des mots nouveaux. Quelle démarche est la plus appropriée ?

Poser immédiatement un diagnostic de dyslexie à partir des difficultés de décodage.
Écarter toute évaluation, car l’orthographe transparente protège de la dyslexie.
Proposer une évaluation, puis établir un diagnostic seulement après un bilan complet.
Orienter uniquement vers un bilan visuel, car les erreurs de décodage l’établissent.

Proposer une évaluation, puis établir un diagnostic seulement après un bilan complet.

Explication

Des difficultés persistantes de décodage après deux années d’apprentissage en italien justifient une évaluation, sans suffire à poser le diagnostic, qui exige un bilan complet. « La transparence exclut la dyslexie » confond une moindre sévérité moyenne avec une impossibilité, tandis que le diagnostic immédiat et le bilan visuel comme seule démarche dépassent ce que ces difficultés permettent de conclure.

10. Que sait-on des causes génétiques exactes de la dyslexie et des gènes qui pourraient intervenir dans sa manifestation ?

Les causes exactes ne sont pas établies, mais plusieurs gènes semblent impliqués.
Les causes exactes sont établies et reposent sur plusieurs gènes identifiés.
Les causes exactes ne sont pas établies, mais un seul gène semble impliqué.
Les causes exactes ne sont pas établies et aucun gène ne semble impliqué.

Les causes exactes ne sont pas établies, mais plusieurs gènes semblent impliqués.

Explication

Les causes génétiques précises de la dyslexie ne sont pas établies, même si plusieurs gènes semblent participer à sa manifestation. « Causes établies » confond implication et connaissance précise, « un seul gène » réduit leur nombre, et « aucun gène » écarte à tort leur implication apparente.

11. Dans une étude, des normo-lecteurs et des personnes dyslexiques lisent des pseudo-mots et des mots comportant une erreur orthographique. Quelle différence d’activation cérébrale est attendue ?

Certaines aires sont davantage activées chez les normo-lecteurs.
Certaines aires sont activées au même degré dans les deux groupes.
Certaines aires sont davantage activées chez les normo-lecteurs pour les mots familiers.
Certaines aires sont davantage activées chez les personnes dyslexiques.

Certaines aires sont davantage activées chez les normo-lecteurs.

Explication

Lors de la lecture de pseudo-mots ou de mots comportant une erreur orthographique, certaines aires sont davantage activées chez les normo-lecteurs, ce qui suggère un engagement accru dans ces tâches complexes. L’option « personnes dyslexiques » inverse les groupes, « au même degré » nie la différence observée, et « mots familiers » remplace les tâches de lecture complexe étudiées.

12. Lorsqu’on observe les facteurs génétiques associés au risque de dyslexie, quelle relation peut également apparaître avec d’autres habiletés ?

Ils tendent aussi à diminuer une seule habileté, sans autre effet.
Ils tendent aussi à diminuer significativement d’autres habiletés.
Ils tendent aussi à améliorer significativement d’autres habiletés.
Ils n’ont pas de lien avec les variations d’autres habiletés.

Ils tendent aussi à diminuer significativement d’autres habiletés.

Explication

Les facteurs génétiques qui augmentent le risque de dyslexie tendent également à diminuer significativement d’autres habiletés. « Améliorer » inverse cette association, « aucun lien » la nie, et « une seule habileté » réduit indûment la portée de l’effet décrit.

13. Un enfant dyslexique se dit moins capable que ses camarades et éprouve de la frustration parce qu’il accède difficilement aux connaissances. Quel retentissement ces expériences peuvent-elles avoir ?

Diminuer nécessairement sa possibilité de poursuivre des études supérieures
Réduire directement ses capacités cognitives générales
Provoquer une dyscalculie
Affecter sa santé mentale

Affecter sa santé mentale

Explication

La perception négative de ses capacités, la comparaison avec les camarades et la frustration peuvent retentir sur la santé mentale. Une difficulté de calcul renvoie à la dyscalculie, tandis qu’une baisse de réussite universitaire ne décrit pas directement ce retentissement psychologique.

14. Dans l’étude menée dans une université italienne, quel constat sur les résultats universitaires des étudiants dyslexiques est compatible avec leur possibilité de réussir des études supérieures ?

Ils valident davantage d’examens par an que les normo-lecteurs
Ils valident moins d’examens par an que les normo-lecteurs
Ils valident autant d’examens par an que les normo-lecteurs
Ils ne peuvent pas réussir une formation supérieure

Ils valident moins d’examens par an que les normo-lecteurs

Explication

L’étude italienne rapporte un nombre annuel d’examens validés significativement plus faible chez les étudiants dyslexiques, sans exclure la réussite d’études supérieures. L’option « davantage » inverse la comparaison, « autant » efface la différence et l’impossibilité de réussir contredit la possibilité de compléter une formation.

15. Un médecin cherche un médicament qui réduirait directement les symptômes de la dyslexie d’un enfant ou faciliterait son apprentissage de la lecture. Que peut-il conclure ?

Aucun médicament ne répond directement à cet objectif
Un médicament contre une comorbidité facilite directement l’apprentissage de la lecture
Un programme de rééducation cognitive constitue un médicament adapté
Un médicament contre le TDAH traite directement la dyslexie

Aucun médicament ne répond directement à cet objectif

Explication

Il n’existe pas de médicament qui réduise directement les symptômes de la dyslexie ou facilite directement l’apprentissage de la lecture. Un traitement du TDAH peut avoir un bénéfice indirect, mais cela ne fait pas de lui un traitement direct de la dyslexie.

16. Une équipe conçoit un accompagnement pour un enfant dyslexique en repérant ses domaines de difficulté. Quelle démarche correspond à la rééducation cognitive et comportementale ?

Proposer des programmes ciblés pour entraîner ses domaines déficitaires
Remplacer l’entraînement par un médicament contre la dyslexie
Limiter l’accompagnement à l’identification de son diagnostic
Proposer un programme général sans tenir compte de ses difficultés

Proposer des programmes ciblés pour entraîner ses domaines déficitaires

Explication

La rééducation cognitive et comportementale repose sur des programmes spécifiques destinés à entraîner les domaines où l’enfant présente des déficits. Un médicament contre la dyslexie n’existe pas, et un programme non ciblé ne correspond pas à cette démarche.

17. Une école envisage une intervention comportementale après avoir appris qu’une méta-analyse lui attribue des effets modestes. Quelle interprétation de ce résultat est la plus juste ?

Le résultat montre que les médicaments contre la dyslexie sont efficaces
L’intervention peut être efficace sans produire d’effet miraculeux
L’intervention est inefficace puisque ses effets sont modestes
L’intervention garantit une amélioration spectaculaire

L’intervention peut être efficace sans produire d’effet miraculeux

Explication

Des effets relativement modestes n’excluent pas une efficacité : ils indiquent que les interventions peuvent aider sans être miraculeuses. Conclure à l’inefficacité ou à une amélioration garantie déforme ce résultat, qui concerne les interventions comportementales et non des médicaments contre la dyslexie.

18. Après un entraînement par jeux vidéo d’action, des enfants dyslexiques lisent plus rapidement, mais leur nombre d’erreurs reste inchangé. Quelle conclusion correspond à ce résultat ?

La vitesse diminue tandis que l’exactitude reste stable
La vitesse augmente sans amélioration de l’exactitude
L’exactitude augmente malgré une vitesse stable
Le nombre d’erreurs diminue sans changement de vitesse

La vitesse augmente sans amélioration de l’exactitude

Explication

Une lecture plus rapide sans baisse du nombre d’erreurs indique un gain de vitesse, pas une amélioration de l’exactitude. L’option évoquant une hausse de l’exactitude confond les deux mesures, celle d’une vitesse diminuée inverse le résultat, et celle d’erreurs moins nombreuses ajoute un bénéfice qui n’a pas été observé.

19. Une famille envisage des lunettes Lexilens avant que leur efficacité ait été évaluée publiquement. Quel élément doit-elle prendre en compte pour juger cette promesse commerciale ?

Une efficacité avait été établie avant la commercialisation
Les essais avaient montré de meilleures performances avec l’appareil allumé
Aucune étude d’efficacité n’avait été publiée avant la mise en vente
Les essais avaient révélé une différence entre lumière naturelle et appareil éteint

Aucune étude d’efficacité n’avait été publiée avant la mise en vente

Explication

L’absence d’étude d’efficacité publiée avant la commercialisation signifie que la promesse n’était pas étayée par des résultats préalables. Une amélioration avec l’appareil allumé et une différence avec l’appareil éteint contredisent les performances équivalentes observées dans les conditions testées; une efficacité établie avant la vente contredit l’absence d’étude publiée.

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Quelles difficultés caractérisent la dyslexie ?

Des difficultés marquées d’apprentissage et de maîtrise de la lecture.

Quelle différence Dehaene & Cohen (2011) établissent-ils entre dyslexie et alexie ?

La dyslexie est neurodéveloppementale, tandis que l’alexie est acquise après une lésion ou une intervention cérébrale.

Quelle conversion est atteinte dans la dyslexie phonologique ?

La conversion des graphèmes en sons.

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