QCM : Ensembles et structures algébriques (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Deux ensembles A et B sont égaux dans quelle situation ?

Ils contiennent un élément commun et sont tous deux non vides.
Ils ont les mêmes éléments, quel que soit leur ordre.
Ils ont le même nombre d’éléments, même si ceux-ci diffèrent.
Ils ont les mêmes éléments dans le même ordre d’écriture.

Ils ont les mêmes éléments, quel que soit leur ordre.

Explication

L’égalité de deux ensembles signifie qu’ils contiennent exactement les mêmes éléments, sans que leur ordre d’écriture importe. Avoir le même nombre d’éléments ne suffit pas si les éléments ne sont pas les mêmes.

2. Comment distinguer l’ensemble {{a, b}, {c, d}} de l’ensemble {a, b, c, d} ?

Le premier est vide, tandis que le second contient quatre éléments.
Le premier a pour éléments deux ensembles, tandis que le second a pour éléments a, b, c et d.
Les deux ensembles sont égaux, car ils regroupent les mêmes lettres.
Le premier contient les quatre lettres, tandis que le second contient deux ensembles de lettres.

Le premier a pour éléments deux ensembles, tandis que le second a pour éléments a, b, c et d.

Explication

Dans {{a, b}, {c, d}}, les éléments sont les ensembles {a, b} et {c, d}; dans {a, b, c, d}, les éléments sont les quatre lettres. Le fait que les deux écritures fassent intervenir les mêmes lettres ne rend donc pas les ensembles égaux.

3. Si A ⊂ B, quelle propriété chaque élément de A doit-il satisfaire ?

Il appartient à A sans appartenir à B.
Il est égal à l’ensemble B.
Il appartient aussi à B.
Il est absent de B.

Il appartient aussi à B.

Explication

La relation A ⊂ B signifie que tout élément de A appartient également à B. Un élément de A absent de B contredirait précisément cette inclusion.

4. Que contient l’intersection A ∩ B ?

Les éléments qui appartiennent à la fois à A et à B.
Les éléments qui n’appartiennent ni à A ni à B.
Les éléments de A qui n’appartiennent pas à B.
Les éléments qui appartiennent à A ou à B, éventuellement aux deux.

Les éléments qui appartiennent à la fois à A et à B.

Explication

L’intersection rassemble les éléments communs aux deux ensembles. L’union, qui constitue le distracteur le plus proche, rassemble les éléments appartenant à au moins l’un des deux.

5. Que contient l’union A ∪ B ?

Les éléments qui sont absents des deux ensembles.
Les éléments qui appartiennent à au moins l’un des deux ensembles.
Les éléments qui appartiennent simultanément aux deux ensembles.
Les éléments de A qui sont absents de B.

Les éléments qui appartiennent à au moins l’un des deux ensembles.

Explication

L’union regroupe les éléments qui appartiennent à A ou à B, y compris ceux qui appartiennent aux deux. L’intersection ne retient que les éléments communs.

6. Si x appartient à A mais pas à B, à quel ensemble appartient-il nécessairement ?

À la différence B\A.
À l’union A ∪ B, mais pas à la différence A\B.
À l’intersection A ∩ B.
À la différence A\B.

À la différence A\B.

Explication

La différence A\B contient les éléments de A qui n’appartiennent pas à B, ce qui correspond exactement à la situation décrite. L’intersection exige au contraire que x appartienne aussi à B.

7. Quel est le premier nombre figurant dans l’ensemble des nombres naturels défini par N = {0, 1, 2, 3, …} ?

1
−1
0
1/2

0

Explication

La définition donnée de N commence par 0 et poursuit avec les entiers positifs. Le nombre −1 appartient aux entiers, mais il ne figure pas dans cet ensemble des naturels.

8. Pourquoi 3/4 appartient-il à Q sans appartenir à Z ?

Il s’écrit comme somme de deux entiers, mais son numérateur est nul.
Il s’écrit comme quotient de deux entiers avec un dénominateur non nul, mais n’est pas un entier.
Il est positif et inférieur à 1, ce qui caractérise les nombres réels non entiers.
Il possède une partie imaginaire non nulle et appartient ainsi aux complexes.

Il s’écrit comme quotient de deux entiers avec un dénominateur non nul, mais n’est pas un entier.

Explication

Un rationnel peut s’écrire p/q avec p entier et q entier non nul; 3/4 satisfait cette définition sans être un entier. Le fait d’être positif et inférieur à 1 ne constitue pas la définition des rationnels.

9. Quelle forme caractérise un nombre complexe dans la définition de C ?

Un réel x accompagné d’un entier y, avec i² = 1.
x + iy, avec x et y réels et i² = −1.
p/q, avec p et q entiers et q non nul.
Un entier positif ou nul écrit sans partie imaginaire.

x + iy, avec x et y réels et i² = −1.

Explication

Un complexe s’écrit x + iy, où x et y sont réels et où l’unité imaginaire vérifie i² = −1. La forme p/q caractérise les rationnels, pas l’ensemble des complexes.

10. Quelle chaîne d’inclusions relie les ensembles numériques N, Z, Q, R et C ?

N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C
C ⊂ R ⊂ Q ⊂ Z ⊂ N
N ⊂ Q ⊂ Z ⊂ C ⊂ R
Z ⊂ N ⊂ R ⊂ Q ⊂ C

N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C

Explication

La chaîne correcte place les naturels dans les entiers, puis les entiers dans les rationnels, les réels et enfin les complexes. L’ordre qui place Z avant N inverse les deux premiers ensembles, puisque les entiers négatifs ne sont pas naturels.

11. Quelle différence entre le couple ordonné (1,2)(1,2) et l’ensemble 1,2{1,2} explique qu’on puisse les distinguer ?

Dans le couple, la première composante vient d’un ensemble fixé, tandis que l’ensemble n’a pas de composantes.
Dans le couple, les valeurs sont sans ordre, tandis que l’ensemble les classe selon leur position.
Dans le couple, les composantes doivent être égales, tandis que l’ensemble peut contenir deux valeurs.
Dans le couple, la position des composantes compte, tandis que l’ordre ne compte pas dans l’ensemble.

Dans le couple, la position des composantes compte, tandis que l’ordre ne compte pas dans l’ensemble.

Explication

Un couple ordonné distingue ses composantes par leur position, alors que les éléments d’un ensemble ne sont pas ordonnés. Ainsi, inverser les composantes modifie le couple, mais pas l’ensemble considéré.

12. Si X={a,b}X=\{a,b\} et Y={1,2}Y=\{1,2\}, laquelle de ces descriptions correspond à X×YX\times Y ?

L’ensemble des couples dont les deux composantes appartiennent à YY.
L’ensemble des couples dont la première composante appartient à XX et la seconde à YY.
L’ensemble des couples dont les deux composantes appartiennent à XX.
L’ensemble des couples dont la première composante appartient à YY et la seconde à XX.

L’ensemble des couples dont la première composante appartient à $$X$$ et la seconde à $$Y$$.

Explication

Par définition, les couples de X×YX\times Y ont leur première composante dans XX et leur seconde dans YY. La description qui inverse les ensembles correspond à Y×XY\times X, pas à X×YX\times Y.

13. Quelle condition fait de f:X→Yf:X\to Y une fonction ?

Chaque élément de YY est associé à un seul élément de XX.
Chaque élément de YY est associé à au moins un élément de XX.
Chaque élément de XX est associé à au moins deux éléments de YY.
Chaque élément de XX est associé à un seul élément de YY.

Chaque élément de $$X$$ est associé à un seul élément de $$Y$$.

Explication

Une fonction assigne à chaque élément de son domaine un unique élément du codomaine. La dernière condition décrit plutôt la surjectivité, qui exige que chaque élément de YY ait un antécédent.

14. Dans une fonction f:X→Yf:X\to Y, comment nomme-t-on XX, YY et f(x)f(x), respectivement ?

Le domaine, le codomaine et l’image de xx.
Le codomaine, le domaine et l’antécédent de xx.
Le domaine, l’image et le codomaine de xx.
L’image, le domaine et le codomaine de xx.

Le domaine, le codomaine et l’image de $$x$$.

Explication

XX est le domaine ou ensemble de départ, YY le codomaine ou ensemble d’arrivée, et f(x)f(x) l’image de xx. Confondre les rôles de XX et YY inverse départ et arrivée.

15. Une fonction f:X→Yf:X\to Y est surjective si quelle propriété est satisfaite ?

Deux éléments distincts de XX ont toujours des images distinctes dans YY.
Tout élément de YY est l’image d’au moins un élément de XX.
Tout élément de YY est l’image d’un unique élément de XX.
Tout élément de XX est l’image d’au moins un élément de YY.

Tout élément de $$Y$$ est l’image d’au moins un élément de $$X$$.

Explication

La surjectivité signifie que chaque élément du codomaine YY possède au moins un antécédent dans XX. Exiger un antécédent unique définit une bijection, qui ajoute une condition à la surjectivité.

16. Que précise une structure algébrique à propos des objets mathématiques étudiés ?

Les équations à résoudre et les méthodes de calcul à employer.
Les valeurs numériques des éléments et leur ordre croissant.
Les représentations graphiques des ensembles et leurs unités de mesure.
Les ensembles considérés et les opérations permises entre leurs éléments.

Les ensembles considérés et les opérations permises entre leurs éléments.

Explication

Une structure algébrique précise les ensembles étudiés ainsi que les opérations autorisées entre leurs éléments. La représentation graphique peut être utile, mais elle ne définit pas à elle seule une structure algébrique.

17. Pour une loi de composition L:A×B→BL:A\times B\to B, que produit l’application de LL à un élément de AA et un élément de BB ?

Un élément choisi dans un ensemble extérieur à AA et BB.
Un élément de A×BA\times B.
Un élément de BB.
Un élément de AA.

Un élément de $$B$$.

Explication

La loi prend un élément de chacun des ensembles AA et BB et renvoie un élément de BB. Son résultat n’est donc pas nécessairement dans AA, comme le suggérerait une confusion entre les ensembles d’entrée et de sortie.

18. Une loi de composition définie entre des ensembles AA et BB est dite interne dans quel cas ?

Lorsque A∩B=∅A\cap B=\varnothing.
Lorsque A⊂BA\subset B et A≠BA\ne B.
Lorsque A=BA=B.
Lorsque les résultats de la loi appartiennent à A∩BA\cap B.

Lorsque $$A=B$$.

Explication

Une loi de composition est interne lorsque les deux ensembles concernés sont égaux, soit A=BA=B. Si A≠BA\ne B, elle est dite externe, même si l’un des ensembles est inclus dans l’autre.

19. Quelle condition générale caractérise un triplet muni de deux lois comme un corps ?

Sa loi d’addition vérifie les neuf axiomes d’un corps.
Ses deux lois sont associatives et commutatives, sans autre condition.
Ses deux lois vérifient les neuf axiomes d’un corps.
Chaque élément possède un inverse pour chacune des deux lois.

Ses deux lois vérifient les neuf axiomes d’un corps.

Explication

Un corps est un triplet dont les deux lois de composition satisfont ensemble les neuf axiomes requis. La commutativité et l’associativité seules ne suffisent pas à garantir les autres propriétés, comme l’existence d’inverses multiplicatifs non nuls.

20. Laquelle de ces propriétés fait partie des neuf axiomes d’un corps ?

L’existence d’un inverse multiplicatif pour l’élément nul.
La distributivité de la multiplication par rapport à l’addition.
La non-commutativité de la multiplication entre éléments distincts.
L’existence d’un inverse additif pour chaque élément non nul seulement.

La distributivité de la multiplication par rapport à l’addition.

Explication

La distributivité de la multiplication par rapport à l’addition figure parmi les neuf axiomes d’un corps. L’élément nul ne possède pas d’inverse multiplicatif selon l’axiome, tandis que les autres propositions contredisent les propriétés requises.

21. Pourquoi l’ensemble des entiers muni de l’addition et de la multiplication usuelles n’est-il pas un corps ?

Les entiers ne possèdent pas d’élément neutre pour l’addition.
Certains entiers non nuls n’ont pas d’inverse multiplicatif dans l’ensemble des entiers.
La multiplication des entiers n’est pas associative lorsqu’un facteur est nul.
L’addition des entiers n’est pas commutative pour les nombres négatifs.

Certains entiers non nuls n’ont pas d’inverse multiplicatif dans l’ensemble des entiers.

Explication

Dans un corps, chaque élément non nul doit avoir un inverse multiplicatif appartenant à l’ensemble, ce qui n’est pas le cas pour tous les entiers. L’addition des entiers est commutative et possède un élément neutre, et leur multiplication est associative.

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Qu’est-ce qu’un ensemble ?

Une collection d’objets appelés éléments.

Comment note-t-on que l’objet a appartient à l’ensemble E ?

a∈Ea \in E

Quand deux ensembles A et B sont-ils égaux ?

Lorsqu’ils ont les mêmes éléments.

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