QCM : Fonctions exécutives et résolution de problèmes (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne doit s’adapter à une situation inédite que ses routines et ses habiletés surapprises ne permettent pas de résoudre. Quels processus sont principalement mobilisés ?

Les habiletés cognitives surapprises
Les réponses réflexes
Les fonctions exécutives
Les routines automatisées

Les fonctions exécutives

Explication

Les fonctions exécutives permettent de s’adapter à des situations nouvelles que les routines et les habiletés surapprises ne résolvent pas. Les routines automatisées et les habiletés surapprises sont précisément insuffisantes dans ce cas, tandis que les réponses réflexes ne caractérisent pas cet ensemble de processus.

2. Pendant une tâche, une personne cesse de trier des formes selon leur couleur et commence à les classer selon leur forme. Quelle capacité exécutive illustre ce changement de critère ?

La mise à jour
La planification
La flexibilité
L’inhibition

La flexibilité

Explication

La flexibilité consiste à déplacer le focus attentionnel d’une classe de stimuli à une autre ou à alterner entre des ensembles cognitifs. La mise à jour modifie le contenu de la mémoire de travail, l’inhibition freine une réponse ou une information, et la planification organise des actions vers un but.

3. Au cours d’un calcul mental, une personne remplace en mémoire de travail un résultat devenu dépassé par une information récente et pertinente. Quelle fonction exécutive est sollicitée ?

La mise à jour
La flexibilité
L’inhibition
La planification

La mise à jour

Explication

La mise à jour révise le contenu de la mémoire de travail en remplaçant des éléments par des informations entrantes plus récentes et pertinentes. La flexibilité déplace le focus attentionnel, l’inhibition freine une réponse ou une information, et la planification organise des actions.

4. Dans un jeu, les règles indiquent les objets disponibles, le but à atteindre et les mouvements autorisés. Quels éléments composent ici le problème ?

Des données, des réponses et des habitudes
Des données, des questions et des contraintes
Des buts, des plans et des stratégies
Des actions, des résultats et des solutions

Des données, des questions et des contraintes

Explication

Un problème comprend des données, des questions qui précisent le but et des contraintes qui délimitent les actions possibles. Les réponses et les habitudes relèvent de solutions déjà disponibles, tandis que les plans et stratégies décrivent plutôt des moyens de résolution.

5. Une technicienne rencontre une panne inédite et doit élaborer une réponse adaptée, sans pouvoir s’appuyer sur une solution toute faite ni sur une habitude. De quelle activité s’agit-il ?

De la résolution de problème
De l’exécution d’une habitude
De l’identification des contraintes
Du rappel d’une solution connue

De la résolution de problème

Explication

La résolution de problème consiste à répondre de façon adaptée à une situation nouvelle pour laquelle le sujet ne dispose ni de réponses toutes faites ni d’habitudes. Le rappel d’une solution et l’exécution d’une habitude supposent précisément des réponses déjà disponibles.

6. Un chercheur veut prévoir comment une personne résoudra une situation nouvelle en examinant ses apprentissages antérieurs. Quelle approche théorique adopte-t-il ?

L’approche behavioriste
L’approche cognitive
L’approche fonctionnelle d’Inhelder
L’approche Gestalt

L’approche behavioriste

Explication

L’approche behavioriste étudie la résolution comme un transfert d’apprentissage et la prédit à partir de l’expérience du sujet. La modélisation cognitive renvoie à l’espace problème, la Gestalt distingue des formes de pensée, et l’activation de schèmes est associée à Inhelder.

7. Dans la théorie de la Gestalt, comment se distinguent la pensée reproductrice et la pensée créative ?

La pensée créative s’appuie sur l’expérience, tandis que la pensée reproductrice en est une autre forme.
Les deux formes désignent une pensée fondée sur la répétition de réponses apprises.
La pensée reproductrice relève du transfert d’apprentissage, tandis que la pensée créative relève des schèmes.
La pensée reproductrice s’appuie sur l’expérience, tandis que la pensée créative en est une autre forme.

La pensée reproductrice s’appuie sur l’expérience, tandis que la pensée créative en est une autre forme.

Explication

La Gestalt considère l’expérience comme le fondement de la pensée reproductrice et distingue de celle-ci la pensée créative. Inverser ces rapports confond les deux formes, le transfert d’apprentissage renvoie au behaviorisme, et les assimiler efface la distinction établie.

8. En observant un enfant qui choisit et active des schèmes pour agir dans une situation-problème, quelle description de la résolution correspond à l’analyse d’Inhelder ?

La prédiction de la réponse à partir de l’expérience antérieure du sujet.
La transformation pragmatique de la connaissance en action par des chaînes de schèmes.
La répétition d’une réponse apprise face à une situation familière.
La manipulation de symboles selon un programme informatique.

La transformation pragmatique de la connaissance en action par des chaînes de schèmes.

Explication

Pour Inhelder, résoudre un problème consiste à transformer pragmatiquement la connaissance en action en choisissant et en activant des chaînes de schèmes. La prédiction par l’expérience correspond à l’approche behavioriste, tandis que les opérations symboliques informatisables caractérisent l’approche de Newell et Simon.

9. Une équipe conçoit un modèle informatique du raisonnement et traite la résolution comme une manipulation de symboles. À quelle approche et à quels chercheurs cette démarche correspond-elle ?

À l’approche fonctionnelle d’Inhelder.
À l’approche cognitive de Newell et Simon.
À l’approche behavioriste.
À l’approche de la Gestalt.

À l’approche cognitive de Newell et Simon.

Explication

Newell et Simon interprètent la solution comme le résultat d’opérations sur des symboles et cherchent à modéliser le fonctionnement du sujet sous forme de programme informatique. Inhelder analyse les chaînes de schèmes, la Gestalt distingue des formes de pensée et le behaviorisme met l’accent sur l’expérience.

10. Dans un problème, un sujet passe d’une situation de départ à un but en recourant à des actions possibles et à des règles d’exploration. Que désigne l’espace problème ?

L’état initial à partir duquel le sujet commence sa recherche.
Le cheminement entre l’état initial et l’état final au moyen d’opérateurs et d’heuristiques.
Une action qui transforme un état en un autre.
Une règle générale servant à explorer les possibilités.

Le cheminement entre l’état initial et l’état final au moyen d’opérateurs et d’heuristiques.

Explication

L’espace problème désigne le cheminement entre l’état initial et l’état final, rendu possible par des opérateurs et des heuristiques d’exploration. Le point de départ seul n’est qu’un état, une transformation est un opérateur et une règle d’exploration est une heuristique.

11. Pour formaliser un problème de déplacement, une analyste précise la configuration de départ, la configuration visée et les déplacements possibles. Quels éléments a-t-elle identifiés ?

Un état initial, des heuristiques d’exploration et une procédure connue.
Un état final, des opérateurs et une représentation des symboles.
Un état initial, un état final et un ou plusieurs opérateurs.
Des opérateurs, des buts intermédiaires et une règle de recherche.

Un état initial, un état final et un ou plusieurs opérateurs.

Explication

Un problème est défini par un état initial, un état final et un ou plusieurs opérateurs. Les heuristiques guident l’exploration, mais ne remplacent pas ces trois éléments constitutifs.

12. Un étudiant explore d’abord plusieurs possibilités au hasard, compare ensuite chaque état atteint au but, puis crée des sous-buts pour avancer. Quelles catégories d’heuristiques utilise-t-il ?

L’exploration aléatoire, l’évaluation de l’écart au but et la production de buts.
La construction d’opérateurs, l’activation de schèmes et la production de buts.
L’exploration aléatoire, la transformation d’états et la fixation fonctionnelle.
L’évaluation de l’écart au but, les retours en arrière et la violation de consigne.

L’exploration aléatoire, l’évaluation de l’écart au but et la production de buts.

Explication

Les trois catégories d’heuristiques indiquées sont l’exploration aléatoire, l’évaluation de l’écart au but et la production de buts. La transformation d’un état relève d’un opérateur, tandis que les retours en arrière et les violations de consigne caractérisent des impasses.

13. Un élève a épuisé toutes les actions qu’il juge possibles, car sa représentation du problème et des contraintes l’empêche d’en envisager d’autres. Comment caractériser cet état ?

Une erreur cohérente liée à une prémisse inexacte
Une fixation formelle liée à la présentation du problème
Un abandon lié à une perte d’intérêt pour le problème
Une impasse liée à sa représentation du problème

Une impasse liée à sa représentation du problème

Explication

L’impasse correspond à un état où aucune action ne paraît possible compte tenu de la représentation du problème et des contraintes qui en découlent. L’abandon décrit une conduite, l’erreur cohérente un raisonnement fondé sur une prémisse inadéquate, et la fixation une forme particulière d’impasse.

14. Quelles sont les trois formes de fixation distinguées dans la résolution de problèmes ?

Formelle, fonctionnelle et d’attitude
Fonctionnelle, analogique et d’attitude
Formelle, fonctionnelle et d’abandon
Formelle, procédurale et de représentation

Formelle, fonctionnelle et d’attitude

Explication

Les trois formes sont la fixation formelle, la fixation fonctionnelle et la fixation d’attitude. La fixation procédurale, l’impasse, le transfert analogique et l’abandon ne remplacent pas l’une de ces catégories.

15. Une personne reprend automatiquement une méthode efficace dans un problème antérieur, mais le nouveau problème exige de modifier cette méthode. Quel effet peut avoir ce transfert analogique ?

Il reste adéquat et réduit nécessairement la charge mentale
Il constitue une fixation formelle provoquée par la présentation
Il peut devenir inadéquat et conduire à une fixation ou à une impasse
Il devient une erreur cohérente issue d’une prémisse inexacte

Il peut devenir inadéquat et conduire à une fixation ou à une impasse

Explication

Le transfert analogique est inadéquat lorsque la situation nouvelle exige une adaptation et que la méthode reprise entraîne une fixation ou une impasse. La réduction de la charge mentale caractérise un transfert adéquat, tandis qu’une erreur cohérente suppose des prémisses inadéquates.

16. Dans un problème, une élève applique correctement une procédure logique, mais cette procédure repose sur une interprétation erronée de l’énoncé. De quel type d’erreur s’agit-il ?

Un transfert adéquat fondé sur une procédure automatisée
Une impasse fondée sur l’impossibilité d’agir
Une fixation formelle fondée sur la forme de l’énoncé
Une erreur cohérente fondée sur une prémisse inadéquate

Une erreur cohérente fondée sur une prémisse inadéquate

Explication

Une erreur cohérente résulte d’un traitement logique à partir de prémisses inadéquates, par exemple une interprétation indue. La fixation formelle concerne une fixation liée à la forme, l’impasse un état sans action possible, et le transfert adéquat la réutilisation bénéfique d’une solution.

17. Deux problèmes ont des objets et un récit différents, mais peuvent être décrits par le même espace problème. Quelle relation les caractérise ?

Ils sont isomorphes malgré leur habillage différent
Ils sont identiques parce qu’ils utilisent les mêmes objets
Ils sont familiers parce que le sujet connaît leur solution
Ils sont équivalents parce qu’ils imposent les mêmes opérateurs

Ils sont isomorphes malgré leur habillage différent

Explication

Deux problèmes sont isomorphes s’ils peuvent être décrits par le même espace problème, même si leur habillage diffère. L’identité des objets, la connaissance préalable de la solution et l’identité des opérateurs ne définissent pas à elles seules l’isomorphisme.

18. Une équipe compare deux situations-problèmes : les objets et les consignes sont semblables, mais l’une permet de manipuler le matériel et l’autre se présente sur papier. Parmi les facteurs de différenciation, lequel est modifié ?

Le type d’opérateur
Le degré de familiarité avec les conditions d’application
Les conditions de présentation
La forme physique des objets

Les conditions de présentation

Explication

La manipulation relève des conditions de présentation, l’un des trois facteurs qui différencient les situations-problèmes. Le type d’opérateur et la familiarité sont les deux autres facteurs, tandis que la forme des objets relève de l’habillage du problème.

19. Quelle caractéristique décrit les schémas de connaissances des experts ?

Ils sont généraux, peu automatisés et difficilement évoqués
Ils sont opérationnels, automatisés et rapidement évoqués
Ils sont abstraits, détaillés et lentement évoqués
Ils sont opérationnels, conscients et lentement évoqués

Ils sont opérationnels, automatisés et rapidement évoqués

Explication

Les schémas des experts sont directement opérationnels, hautement automatisés et rapidement évoquables. « Abstraits et détaillés » renvoie à une représentation de haut niveau, tandis que l’évocation lente et le faible degré d’automatisation contredisent les caractéristiques de ces schémas.

20. Une équipe décrit un problème en précisant la situation de départ, le but à atteindre, les moyens disponibles et les limites à respecter. Quel élément de la résolution construit-elle ?

L’espace problème
La catégorie du problème
L’interprétation typique
Les sous-buts de résolution

L’espace problème

Explication

Construire l’espace problème consiste à représenter l’état initial, l’état final, les opérateurs permettant d’atteindre le but et les contraintes. La catégorie et l’interprétation typique concernent plutôt l’analyse d’un problème connu ; les sous-buts relèvent de la recherche de solution d’un problème inconnu.

21. Une personne reconnaît une situation comme un problème déjà rencontré, en identifie la catégorie, puis la rapproche d’un cas familier pour décider comment l’interpréter. Quelle démarche suit-elle ?

Réduire le problème, créer des sous-buts, puis éviter certaines actions
Identifier la catégorie, choisir une interprétation typique, puis assimiler la situation à un problème connu
Choisir une action, analyser son résultat, puis automatiser la solution
Changer de point de vue, représenter les contraintes, puis élaborer un problème inconnu

Identifier la catégorie, choisir une interprétation typique, puis assimiler la situation à un problème connu

Explication

Pour un problème connu, le sujet identifie sa catégorie, sélectionne une interprétation typique et assimile la situation à un problème connu. La réduction et les sous-buts concernent les problèmes inconnus ; le changement de point de vue est une autre composante de la résolution.

22. Face à un casse-tête inédit qui paraît trop difficile à résoudre directement, quelle démarche correspond à la recherche de solution d’un problème inconnu ?

Décrire l’état initial, l’état final et les contraintes sans envisager de sous-buts
Le réduire à un problème plus simple, élaborer des sous-buts et repérer les actions à éviter
Changer de point de vue et considérer cette seule étape comme la recherche de solution
Le classer, sélectionner une interprétation typique et l’assimiler à un problème connu

Le réduire à un problème plus simple, élaborer des sous-buts et repérer les actions à éviter

Explication

Pour un problème inconnu, la recherche peut s’appuyer sur sa réduction à un problème plus simple, l’élaboration de sous-buts et l’identification des actions à éviter. L’assimilation à un cas familier concerne les problèmes connus ; la simple représentation des états ne constitue pas ces stratégies de recherche.

23. Un groupe est bloqué parce qu’il interprète une situation toujours de la même manière. Quelle démarche constitue, dans l’approche de la Gestalt, une composante essentielle de la résolution créative ?

Adopter un autre point de vue sur la situation
Décrire plus précisément les contraintes du problème
Décomposer la solution en sous-buts successifs
Assimiler la situation à un problème déjà connu

Adopter un autre point de vue sur la situation

Explication

Le changement de point de vue est une composante essentielle de la résolution de problème et correspond à l’approche créative de la Gestalt. Décrire les contraintes relève de la représentation du problème, l’assimilation concerne un problème connu et les sous-buts participent à la recherche de solution.

24. Quelles trois fonctions exécutives Miyake et ses collègues distinguent-ils en 2000 ?

L’inhibition, la flexibilité et la mise à jour
L’inhibition, la planification et les stratégies
La planification, la flexibilité et les stratégies
La flexibilité, la mise à jour et la planification

L’inhibition, la flexibilité et la mise à jour

Explication

Miyake et ses collègues distinguent l’inhibition, la flexibilité et la mise à jour. La planification et les stratégies sont d’autres fonctions exécutives abordées, mais ne font pas partie de cette triade.

25. Dans une étude de résolution de problèmes de mécanique, un étudiant classe les exercices selon qu’ils comportent des poulies ou des plans inclinés. Quel mode de catégorisation cette démarche illustre-t-elle ?

Une catégorisation selon les principes de solution, typique des experts
Une catégorisation selon les principes de solution, typique des novices
Une catégorisation selon les schémas spécialisés, typique des novices
Une catégorisation selon les objets physiques, typique des novices

Une catégorisation selon les objets physiques, typique des novices

Explication

Les novices regroupent les problèmes de mécanique selon les objets physiques qu’ils contiennent, tandis que les experts les organisent selon les principes qui sous-tendent la solution. La catégorisation par principes est donc associée aux experts, et les schémas spécialisés ne sont pas le critère décrit ici.

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À quoi servent les fonctions exécutives face à une situation nouvelle ?

À s’adapter à des situations impossibles à résoudre par des routines ou des habiletés cognitives surapprises.

Quelle est la première étape de la planification ?

Formuler un but.

Que permet la flexibilité cognitive ?

Déplacer le focus attentionnel entre des classes de stimuli ou alterner entre des ensembles cognitifs.

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