QCM : Psychologie cognitive et résolution de problèmes (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pendant une tâche, une personne laisse d’abord un traitement automatique sélectionner l’information pertinente, puis empêche une information non pertinente de rester en mémoire de travail. Quel mécanisme correspond à cette seconde opération ?

La sélection attentionnelle
Le traitement automatique
L’activation
L’inhibition

L’inhibition

Explication

L’inhibition bloque activement l’information non pertinente en mémoire de travail. L’activation sélectionne l’information pertinente, tandis que le traitement automatique désigne une modalité de traitement et non le blocage décrit.

2. Une personne se rappelle consciemment un événement vécu, tandis qu’une autre tâche mobilise une mémoire qui fonctionne sans prise de conscience. Quelle association caractérise ces deux cas ?

Mémoire explicite avec conscience, mémoire implicite sans conscience
Mémoire implicite avec conscience, mémoire explicite sans conscience
Mémoire implicite avec processus contrôlés, mémoire explicite avec processus automatiques
Mémoire explicite avec processus automatiques, mémoire implicite avec processus contrôlés

Mémoire explicite avec conscience, mémoire implicite sans conscience

Explication

La mémoire explicite est associée à la conscience, alors que la mémoire implicite peut fonctionner sans conscience. L’inversion des types de mémoire confond leurs liens avec la conscience, et les deux autres réponses attribuent mal les processus contrôlés et automatiques.

3. Quelle définition des sciences cognitives correspond à celle proposée par Andler en 1989 ?

Les disciplines qui décrivent, expliquent et parfois simulent les capacités de l’esprit humain
Les disciplines qui étudient l’acquisition et l’utilisation des connaissances chez l’être humain
Les disciplines qui décrivent les mécanismes cérébraux responsables des comportements
Les disciplines qui reproduisent par ordinateur les opérations de la pensée

Les disciplines qui décrivent, expliquent et parfois simulent les capacités de l’esprit humain

Explication

Andler définit les sciences cognitives par leur objectif de décrire, d’expliquer et, le cas échéant, de simuler les principales dispositions et capacités de l’esprit humain. La deuxième réponse correspond à la définition de la psychologie cognitive, tandis que les autres réduisent indûment le champ à l’activité cérébrale ou à la simulation.

4. Une équipe réunissant plusieurs disciplines étudie l’esprit en le comparant à une machine et décrit ses opérations à l’aide de représentations. Quelles caractéristiques des sciences cognitives cette démarche illustre-t-elle ?

Le travail expérimental, la métaphore du cerveau-organisme et la notion de comportement
Le travail disciplinaire, la métaphore de l’esprit-machine et la notion de représentation
Le travail interdisciplinaire, la métaphore du cerveau-organisme et la notion de comportement
Le travail interdisciplinaire, la métaphore de l’esprit-machine et la notion de représentation

Le travail interdisciplinaire, la métaphore de l’esprit-machine et la notion de représentation

Explication

Les sciences cognitives associent le travail interdisciplinaire, la métaphore de l’esprit-machine et l’usage des représentations pour décrire le fonctionnement de l’esprit. La métaphore du cerveau-organisme et la mesure du comportement ne reprennent pas ces caractéristiques, tandis qu’une approche disciplinaire unique écarte l’interdisciplinarité.

5. Dans le modèle connexionniste, où les connaissances sont-elles représentées ?

Dans une suite d’instructions stockées indépendamment du réseau
Dans des modules séparés manipulant des symboles de façon sérielle
Dans un système de règles explicites organisées en étapes successives
Dans les poids des connexions entre les nœuds d’un réseau

Dans les poids des connexions entre les nœuds d’un réseau

Explication

Le modèle connexionniste représente les connaissances de manière distribuée dans les poids des connexions d’un réseau de nœuds. Le traitement sériel par modules correspond plutôt au modèle computationnel.

6. Quelles fonctions exécutives Miyake et ses collègues ont-ils étudiées en 2000 ?

La flexibilité, la perception, la mise à jour et la mémoire à long terme
L’inhibition, la catégorisation, la prise de décision et la perception
La planification, l’attention, la mémoire épisodique et l’inhibition
La planification, l’inhibition, la flexibilité et la mise à jour

La planification, l’inhibition, la flexibilité et la mise à jour

Explication

Miyake et ses collègues ont étudié la planification, l’inhibition, la flexibilité et la mise à jour parmi les fonctions exécutives. L’attention et la mémoire épisodique sont des processus cognitifs pertinents, mais ne remplacent pas les quatre fonctions de cette liste.

7. Quel rôle les contraintes jouent-elles dans la définition d’un problème ?

Elles indiquent les réponses déjà disponibles dans la mémoire.
Elles transforment une situation nouvelle en routine cognitive.
Elles délimitent les actions possibles pour atteindre le but.
Elles déterminent les connaissances antérieures mobilisées par le sujet.

Elles délimitent les actions possibles pour atteindre le but.

Explication

Les contraintes précisent quelles actions sont possibles dans le cadre du problème et en limitent les solutions envisageables. Les connaissances antérieures peuvent influencer la résolution, mais elles ne définissent pas la fonction des contraintes.

8. Dans quelle année Newell et Simon ont-ils proposé de modéliser la résolution de problèmes comme des opérations sur des symboles pouvant être décrites par un programme informatique ?

En 1989
En 1988
En 1972
En 1981

En 1972

Explication

Newell et Simon ont présenté cette conception de la résolution de problèmes en 1972. L’année 1981 est associée à des travaux sur l’expertise en résolution de problèmes, et non à cette proposition.

9. En quoi une fixation se distingue-t-elle d’une impasse dans la résolution d’un problème ?

Une fixation résulte d’une contrainte externe, tandis qu’une impasse provient d’une solution réutilisée à tort.
Une fixation correspond à une erreur de calcul, tandis qu’une impasse traduit une interprétation correcte mais incomplète.
Une fixation est une forme particulière d’impasse liée à une représentation qui écarte certaines actions possibles.
Une fixation désigne toute absence de solution, tandis qu’une impasse concerne une représentation liée à la forme du problème.

Une fixation est une forme particulière d’impasse liée à une représentation qui écarte certaines actions possibles.

Explication

La fixation est un cas particulier d’impasse : la représentation du problème empêche d’envisager certaines actions, et elle peut porter sur la forme, la fonction ou l’attitude. Une impasse désigne plus largement un état où aucune action ne paraît possible compte tenu de la représentation et des contraintes.

10. Quel chercheur a décrit, en 1982, des manifestations d’impasse telles que les arrêts prolongés, les retours en arrière et les violations de consigne ?

Maier
Glaser
Chi
Richard

Richard

Explication

Richard a recensé ces manifestations comportementales associées aux impasses. Glaser est notamment associé aux travaux sur les schémas de connaissances des experts, et non à cette description de 1982.

11. Lorsqu’un problème est inconnu, quel effet la décomposition en sous-buts peut-elle avoir sur la recherche d’une solution ?

Elle permet d’assimiler immédiatement la tâche à un problème déjà résolu.
Elle classe le problème d’après les objets physiques qui y apparaissent.
Elle élimine les contraintes en remplaçant l’état final par l’état initial.
Elle transforme la tâche en étapes intermédiaires plus faciles à traiter.

Elle transforme la tâche en étapes intermédiaires plus faciles à traiter.

Explication

La formulation de sous-buts aide à organiser la recherche d’une solution à un problème inconnu en étapes intermédiaires. Assimiler la situation à un problème déjà connu relève plutôt de la démarche utilisée pour résoudre un problème connu.

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Qu’est-ce qui distingue l’activation de l’inhibition en mémoire de travail ?

L’activation sélectionne l’information pertinente après un traitement automatique, tandis que l’inhibition bloque activement l’information non pertinente.

Qui définit les sciences cognitives comme l’étude des capacités de l’esprit humain, et en quelle année ?

Andler, 1989.

Dans l’effet Stroop, quelle réponse le sujet doit-il inhiber ?

La lecture automatique du mot.

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