QCM : Interactions entre variables indépendantes (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe modifie volontairement le type de prise en charge afin d’examiner son effet sur un indicateur mesuré. Qu’est-ce qui permet ici d’étudier une relation causale plutôt qu’une simple corrélation ?

L’ajout de plusieurs variables dépendantes
La mesure répétée de la variable dépendante
L’observation simultanée des deux variables
La manipulation volontaire de la variable indépendante

La manipulation volontaire de la variable indépendante

Explication

Modifier volontairement la variable indépendante permet de vérifier son effet sur la variable dépendante et d’étudier une relation causale. L’observation simultanée reste une association, la mesure répétée ne remplace pas la manipulation, et plusieurs variables dépendantes ne sont pas nécessaires.

2. Dans un essai clinique, chaque patient reçoit soit la thérapie A, soit la thérapie B, et son score est relevé avant le traitement, juste après, puis au suivi. Comment classer les deux variables indépendantes ?

Thérapie et moment tous deux intra-sujets
Thérapie intra-sujets et moment inter-sujets
Thérapie et moment tous deux inter-sujets
Thérapie inter-sujets et moment intra-sujets

Thérapie inter-sujets et moment intra-sujets

Explication

La thérapie est inter-sujets puisque chaque patient reçoit une seule modalité, tandis que le moment est intra-sujets puisque chaque patient est mesuré aux trois moments. Inverser les catégories confond l’affectation au traitement avec les mesures répétées; classer les deux facteurs de la même manière ignore cette différence.

3. Après un traitement, le score de symptômes dépressifs d’un patient diminue par rapport à son score initial. Quelle interprétation correspond à la variable dépendante de l’exemple clinique ?

Le patient a changé de thérapie
Le patient s’est amélioré
Le patient a changé de moment de mesure
Le patient s’est aggravé

Le patient s’est amélioré

Explication

La variable dépendante principale est le score de symptômes dépressifs, et sa baisse indique une amélioration. Interpréter la baisse comme une aggravation inverse le sens du score; le moment et la thérapie sont des variables indépendantes, non la mesure dépendante.

4. Un chercheur note un plan expérimental sous la forme Sn<T2>∗M3S_n<T_2>*M_3. Dans cette notation, que signifie l’indice placé après la lettre majuscule d’un facteur ?

Le nombre de facteurs présents dans le plan
Le nombre de modalités du facteur
Le nombre de mesures réalisées par sujet
Le nombre de sujets affectés au facteur

Le nombre de modalités du facteur

Explication

L’indice associé à une lettre majuscule indique le nombre de modalités du facteur; ainsi, les indices 2 et 3 signalent deux et trois modalités. Le nombre de sujets et celui des observations sont décrits autrement, et l’indice ne dénombre pas les facteurs.

5. Dans un plan expérimental, chaque participant appartient à une seule modalité du facteur Thérapie, mais passe par toutes les modalités du facteur Moment. Quels symboles représentent ces deux relations dans la notation de Lépine–Rouanet ?

Chevrons pour la thérapie, astérisque pour le moment
Astérisque pour la thérapie et pour le moment
Chevrons pour la thérapie et pour le moment
Astérisque pour la thérapie, chevrons pour le moment

Chevrons pour la thérapie, astérisque pour le moment

Explication

Les chevrons indiquent que les sujets sont emboîtés dans les modalités d’un facteur inter-sujets; l’astérisque indique leur croisement avec les modalités d’un facteur intra-sujets. Inverser les symboles attribue à chacun le rôle de l’autre, tandis qu’un même symbole pour les deux facteurs ne rend pas compte de leurs relations distinctes.

6. Dans une étude comparant deux thérapies à plusieurs moments, les scores s’améliorent au fil du temps dans les deux groupes. Quelle hypothèse permet de déterminer si l’évolution diffère selon la thérapie reçue ?

L’amélioration générale au fil du temps
L’interaction entre thérapie et moment
L’effet principal de la thérapie
L’effet principal du moment

L’interaction entre thérapie et moment

Explication

L’interaction Thérapie × Moment teste si l’évolution de l’amélioration au cours du temps dépend de la thérapie reçue. L’effet du moment mesure une évolution générale, l’effet de la thérapie une différence générale entre groupes, et une amélioration commune ne montre pas une efficacité propre à l’une des thérapies.

7. Dans une étude où chaque participant reçoit une seule des deux thérapies, quelle caractéristique décrit le plan inter-sujets ?

Chaque participant suit toutes les conditions, ce qui neutralise les différences individuelles.
Chaque participant suit une seule condition, mais les différences individuelles contribuent au bruit.
Chaque participant suit toutes les conditions, ce qui évite les effets de report.
Chaque participant suit une seule condition, ce qui élimine les différences individuelles du bruit.

Chaque participant suit une seule condition, mais les différences individuelles contribuent au bruit.

Explication

Dans un plan inter-sujets, chaque personne ne participe qu’à une condition : les effets de report sont évités, mais les différences entre individus augmentent le bruit. Dire que chaque personne suit toutes les conditions confond avec le plan intra-sujets ; prétendre que les différences individuelles sont éliminées attribue au plan inter-sujets un avantage du plan intra-sujets ; confondre conditions répétées et absence de report inverse leurs caractéristiques.

8. Une chercheuse fait passer chaque participant dans toutes les conditions expérimentales et compare ses résultats à eux-mêmes. Quel avantage et quelle vigilance caractérisent ce choix ?

La variabilité interindividuelle est neutralisée, mais des effets d’ordre, de fatigue ou d’apprentissage peuvent apparaître.
Les différences interindividuelles augmentent le bruit, mais les effets d’ordre sont écartés.
Les différences interindividuelles sont neutralisées, mais les résultats restent exposés aux seules données manquantes.
La variabilité interindividuelle est neutralisée et les effets de report disparaissent sans risque particulier.

La variabilité interindividuelle est neutralisée, mais des effets d’ordre, de fatigue ou d’apprentissage peuvent apparaître.

Explication

Comme chaque participant sert de son propre témoin, la variabilité interindividuelle est neutralisée, mais la répétition des conditions expose aux effets d’ordre, à la fatigue et à l’apprentissage. Le bruit interindividuel décrit plutôt une vigilance du plan inter-sujets ; l’absence de risque d’ordre néglige les effets de répétition ; les données manquantes ne sont pas la vigilance caractéristique visée ici.

9. Dans une étude, chaque patient reçoit une seule thérapie, mais ses symptômes sont mesurés à plusieurs moments. Comment classer ce plan ?

Un plan mixte, avec la thérapie inter-sujets et le moment intra-sujets.
Un plan intra-sujets, avec la thérapie et le moment intra-sujets.
Un plan inter-sujets, avec la thérapie et le moment inter-sujets.
Un plan mixte, avec la thérapie intra-sujets et le moment inter-sujets.

Un plan mixte, avec la thérapie inter-sujets et le moment intra-sujets.

Explication

Le plan est mixte parce que la thérapie varie entre les patients tandis que les moments de mesure sont répétés chez chaque patient. Classer les deux facteurs comme inter-sujets ignore les mesures répétées ; les classer tous deux comme intra-sujets suppose que chaque patient reçoit les deux thérapies ; inverser les facteurs attribue à la thérapie et au moment le mauvais type.

10. Dans un plan mixte, une équipe analyse plusieurs mesures prises chez chaque personne à différents moments. Quel élément doit-elle prendre en compte dans son analyse ?

La différence entre les groupes, sans tenir compte des relations entre mesures répétées.
L’indépendance complète des mesures, en analysant chaque moment comme un échantillon distinct.
La variabilité entre personnes, en considérant les mesures d’une même personne comme non corrélées.
La corrélation entre les mesures répétées d’une même personne, en modélisant leur covariance.

La corrélation entre les mesures répétées d’une même personne, en modélisant leur covariance.

Explication

Les mesures répétées d’une même personne sont corrélées ; l’analyse du plan mixte doit donc tenir compte de leur structure de covariance. Les traiter comme indépendantes néglige cette corrélation ; se limiter à la variabilité entre personnes confond deux sources de variation ; analyser le seul effet de groupe écarte les relations entre mesures répétées.

11. Les scores sont relevés à M0, M1 et M2, puis après le suivi : A obtient 25, 14, 10 et 13, tandis que B obtient 25, 17, 14 et 22. Quelle évolution après le suivi distingue les groupes ?

A reste à 10, tandis que B reste à 14 après le suivi.
A remonte à 14, tandis que B remonte à 17 après le suivi.
A remonte légèrement à 13, tandis que B remonte nettement à 22.
A remonte nettement à 22, tandis que B remonte légèrement à 13.

A remonte légèrement à 13, tandis que B remonte nettement à 22.

Explication

Après le suivi, le score de A remonte de 10 à 13, alors que celui de B passe de 14 à 22 : la remontée est donc plus marquée pour B. L’inversion des remontées attribue à chaque groupe l’évolution de l’autre ; le maintien des scores à M2 omet le suivi ; les valeurs 14 et 17 correspondent aux scores antérieurs à M2.

12. Pour estimer l’effet principal du moment, une analyste combine les résultats des deux thérapies à chaque moment de mesure. Quelle opération réalise-t-elle ?

Elle compare les changements entre thérapies afin d’évaluer leur interaction.
Elle fixe une thérapie et évalue l’effet du moment dans ce seul groupe.
Elle agrège les modalités de thérapie pour évaluer l’effet moyen du moment.
Elle agrège les moments pour évaluer l’effet moyen de la thérapie.

Elle agrège les modalités de thérapie pour évaluer l’effet moyen du moment.

Explication

Un effet principal mesure l’effet moyen d’un facteur en agrégeant les modalités des autres facteurs ; pour le moment, on regroupe donc les thérapies. Fixer une thérapie correspond à un effet simple ; agréger les moments vise l’effet principal de la thérapie ; comparer les changements entre thérapies examine une interaction.

13. Une analyse révèle une interaction importante entre la thérapie et le moment. Comment l’équipe doit-elle interpréter les effets principaux ?

Elle évite de les interpréter isolément et examine des effets plus précis, comme les effets simples.
Elle conclut que les effets principaux sont nuls et renonce à toute analyse complémentaire.
Elle interprète chaque effet principal séparément, sans examiner les effets simples.
Elle retient seulement l’effet principal du moment et écarte celui de la thérapie.

Elle évite de les interpréter isolément et examine des effets plus précis, comme les effets simples.

Explication

Une interaction importante signifie que l’effet d’un facteur dépend de l’autre ; les effets principaux, qui agrègent les modalités, ne doivent donc pas être interprétés isolément. Les examiner séparément malgré l’interaction néglige cette dépendance ; privilégier arbitrairement un seul effet principal ne résout pas le problème ; l’interaction ne démontre pas que tous les effets principaux sont nuls.

14. Une équipe compare deux thérapies à plusieurs moments. Pour savoir si A et B diffèrent au deuxième moment, quelle analyse doit-elle effectuer ?

Comparer les moments en regroupant les thérapies
Comparer les thérapies en moyennant les moments
Comparer A et B au deuxième moment fixé
Comparer les moments au sein du groupe A

Comparer A et B au deuxième moment fixé

Explication

Un effet simple fixe une modalité de l’autre facteur avant de comparer les modalités visées. L’effet principal agrégé ne fixe pas le moment, et comparer les moments dans le groupe A teste l’effet simple du moment plutôt que celui de la thérapie.

15. Dans une étude à deux thérapies et trois moments, que compare l’effet simple du moment dans la thérapie A ?

Les trois moments au sein du groupe A
Les deux thérapies à chacun des trois moments
Les deux thérapies à un moment fixé
Les trois moments en réunissant les deux groupes

Les trois moments au sein du groupe A

Explication

L’effet simple du moment dans une thérapie compare les moments en maintenant fixe le groupe, ici la thérapie A. Comparer les thérapies à un moment fixe correspond à l’effet simple de la thérapie.

16. Une expérience comporte un seul facteur, le type de consigne, avec les modalités « avant » et « après ». Si les résultats diffèrent entre ces modalités, quel effet cette différence représente-t-elle ?

Une absence de différence statistiquement significative
Un effet principal du type de consigne
Une interaction entre deux facteurs
Un effet simple conditionnel à un autre facteur

Un effet principal du type de consigne

Explication

Dans un plan à un seul facteur à deux modalités, une différence entre les modalités constitue l’effet principal de ce facteur. Une interaction suppose plusieurs facteurs, tandis qu’un effet simple fixe une modalité d’un autre facteur.

17. Dans l’exemple de menace du stéréotype en arithmétique, dans quelle condition la performance est-elle plus faible ?

Lorsque les deux stéréotypes sont activés ensemble
Lorsque le stéréotype « asiatique » est activé
Lorsqu'aucun stéréotype n’est rendu saillant
Lorsque le stéréotype « femme » est activé

Lorsque le stéréotype « femme » est activé

Explication

La performance est plus faible quand le stéréotype « femme » est activé que quand le stéréotype « asiatique » l’est. L’option « asiatique » inverse le sens observé, et les deux autres conditions ne correspondent pas à la comparaison décrite.

18. Une étude ne détecte pas de différence statistiquement significative entre deux conditions, mais son échantillon est petit et sa mesure bruitée. Quelle conclusion est la plus justifiée ?

La mesure bruitée confirme l’absence de différence
La différence réelle est nécessairement nulle
Les deux conditions sont démontrées équivalentes
La différence n’est pas établie, mais elle peut exister

La différence n’est pas établie, mais elle peut exister

Explication

Un résultat non significatif ne prouve pas l’absence de différence : un petit échantillon ou une mesure bruitée peut empêcher de la détecter. Conclure à l’équivalence ou à un effet nul transforme abusivement l’absence de preuve en preuve d’absence.

19. Dans une étude où les participants reçoivent l’une de deux thérapies et sont évalués à plusieurs moments, que désigne une interaction simple entre la Thérapie et le Moment ?

Une relation entre une variable indépendante et une variable dépendante
Un effet d’une variable indépendante à un niveau fixé de l’autre
Une interaction entre deux variables indépendantes
Une comparaison entre plusieurs modalités d’une seule variable indépendante

Une interaction entre deux variables indépendantes

Explication

Une interaction simple met en relation deux variables indépendantes, ici la Thérapie et le Moment. Un effet simple fixe une modalité de l’autre facteur ; une comparaison de modalités d’un seul facteur ne porte pas sur leur interaction ; une variable dépendante n’est pas le second facteur.

20. Une chercheuse compare l’effet du Moment séparément chez les patients recevant la thérapie A, puis chez ceux recevant la thérapie B. Quelle notion décrit chacune de ces analyses séparées ?

Un effet principal moyen du Moment sur les deux thérapies
Un effet simple du Moment à un niveau fixé de la Thérapie
Une interaction simple entre la Thérapie et le Moment
Une comparaison globale entre les modalités de la Thérapie

Un effet simple du Moment à un niveau fixé de la Thérapie

Explication

Un effet simple examine un facteur à un niveau fixé de l’autre facteur, comme l’effet du Moment dans la thérapie A ou B. L’interaction porte sur la relation entre les deux facteurs ; l’effet principal est moyen sur les modalités de l’autre facteur ; comparer les thérapies ne correspond pas à ces analyses du Moment.

21. Dans une étude, la baisse des symptômes entre les mesures dépend de la thérapie reçue : elle est différente avec A et avec B. Quelle interprétation correspond à ce résultat ?

L’écart entre les thérapies reste constant au fil du temps
L’effet du Moment dépend de la modalité de la Thérapie
L’effet de la Thérapie dépend de la modalité du Moment
L’effet principal du Moment est identique dans les deux thérapies

L’effet du Moment dépend de la modalité de la Thérapie

Explication

Il y a interaction lorsque l’effet d’un facteur, ici le Moment, dépend de la modalité de l’autre facteur, ici la Thérapie. Un effet principal identique ne décrit pas cette dépendance ; inverser les facteurs ne reprend pas l’interprétation donnée ; un écart constant correspond à une absence d’interaction.

22. Sur un graphique, les courbes représentant deux groupes s’écartent au fil des mesures au lieu de rester parallèles. Que suggère cette forme ?

L’écart entre les groupes reste constant à chaque mesure
Les groupes diffèrent uniquement par leur niveau au départ
L’effet d’un facteur dépend de la modalité de l’autre facteur
Les deux groupes changent de façon identique au fil des mesures

L’effet d’un facteur dépend de la modalité de l’autre facteur

Explication

Des courbes non parallèles indiquent que l’effet d’un facteur varie selon la modalité de l’autre, ce qui caractérise une interaction. Un écart constant et des changements identiques sont compatibles avec des courbes parallèles ; une différence initiale seule ne suffit pas à montrer une interaction.

23. Deux groupes présentent des droites horizontales parallèles sur un graphique, et leur écart vertical reste le même à chaque mesure. Quelle conclusion décrit ce profil ?

Une absence d’interaction entre le groupe et le Moment
Une absence de différence entre les groupes à chaque mesure
Un effet principal du Moment qui fait évoluer les deux groupes
Une interaction due à l’écart vertical entre les groupes

Une absence d’interaction entre le groupe et le Moment

Explication

Des droites parallèles avec un écart constant indiquent une absence d’interaction : l’effet du Moment ne varie pas selon le groupe. Un écart stable ne crée pas une interaction ; des droites horizontales ne montrent pas un changement temporel ; le parallélisme n’implique pas que les groupes soient égaux.

24. Deux groupes voient leurs symptômes diminuer de façon identique au fil des mesures : leurs courbes descendent parallèlement. Quelle interprétation est la plus juste ?

Un effet simple du Moment dans un seul groupe
Une absence d’effet du Moment et une absence d’interaction
Un effet principal du Moment sans interaction
Une interaction puisque les symptômes diminuent

Un effet principal du Moment sans interaction

Explication

Des courbes qui descendent parallèlement traduisent un effet principal du Moment commun aux groupes, sans interaction. L’absence d’interaction ne signifie pas l’absence de tout effet ; une diminution identique ne constitue pas une interaction ; elle ne se limite pas à un seul groupe.

25. Deux thérapies produisent une amélioration des symptômes de même ampleur. Quelle conclusion peut-on tirer quant à l’origine spécifique de cette amélioration ?

Elle indique que les symptômes ne se sont pas améliorés au cours du suivi
Elle peut être attribuée à la thérapie dont le score initial était le plus élevé
Elle ne peut être attribuée spécifiquement à l’une des thérapies ni distinguée de l’effet de la prise en charge
Elle démontre que les deux thérapies ont des effets spécifiques identiques

Elle ne peut être attribuée spécifiquement à l’une des thérapies ni distinguée de l’effet de la prise en charge

Explication

Quand les deux thérapies améliorent autant les symptômes, l’amélioration ne peut pas être attribuée spécifiquement à l’une plutôt qu’à l’autre, ni distinguée de l’effet de la prise en charge. Le score initial ne permet pas cette attribution ; une amélioration semblable ne démontre pas deux effets spécifiques ; elle ne signifie pas que l’amélioration est absente.

26. Dans une étude, les symptômes diminuent après la thérapie A, mais ne changent pas après la thérapie B. Comment caractériser l’effet du Moment ?

Il est identique dans les deux thérapies.
Il dépend de la thérapie.
Il dépend de la thérapie B plutôt que de la thérapie A.
Il décrit seulement une différence entre les groupes.

Il dépend de la thérapie.

Explication

Lorsque l’évolution au fil du temps diffère selon la thérapie, l’effet du Moment est conditionnel et dépend de la thérapie. Un effet identique dans les deux thérapies serait constant; attribuer la baisse à B inverse le résultat observé; une simple différence entre groupes ne décrit pas l’évolution temporelle.

27. Dans une analyse, l’effet du Moment est significatif sous A, mais ne l’est pas sous B. Quelle démarche permet de déterminer si les thérapies diffèrent réellement dans leur évolution ?

Évaluer le terme d’interaction dans le modèle.
Comparer les effets principaux des deux facteurs.
Conclure à l’absence d’interaction parce qu’un effet est non significatif.
Conclure à une interaction à partir des significativités séparées.

Évaluer le terme d’interaction dans le modèle.

Explication

Une significativité dans un groupe et son absence dans l’autre ne démontrent pas à elles seules que les évolutions diffèrent; il faut tester le terme d’interaction. La comparaison des effets principaux ne remplace pas ce test, et ni la conclusion automatique d’interaction ni celle de son absence n’est justifiée.

28. Dans un essai, les symptômes baissent avec la thérapie A et augmentent avec la thérapie B. Quel type d’interaction décrit ce profil ?

Une évolution parallèle dans les deux thérapies.
Une interaction croisée.
Une interaction où seule A agit.
Une absence d’interaction entre le Moment et la thérapie.

Une interaction croisée.

Explication

Une interaction croisée se caractérise par des effets du Moment opposés selon la thérapie : baisse sous A et hausse sous B. Une action limitée à A laisserait B stable; une évolution parallèle suppose des pentes de même sens, et l’absence d’interaction ne rendrait pas compte de l’inversion.

29. Pour montrer à la fois la trajectoire d’une variable ordonnée au fil du temps et la comparaison des groupes à chaque moment, quelle représentation met le mieux en avant chaque aspect, respectivement ?

Les histogrammes pour les trajectoires, les courbes pour les comparaisons entre groupes.
Les courbes pour les trajectoires, les histogrammes pour les comparaisons entre groupes.
Les histogrammes pour les deux aspects, car ils montrent chaque moment.
Les courbes pour les deux aspects, car elles montrent les valeurs de chaque groupe.

Les courbes pour les trajectoires, les histogrammes pour les comparaisons entre groupes.

Explication

Les courbes mettent en évidence l’évolution temporelle d’une variable ordonnée, tandis que les histogrammes facilitent la comparaison des groupes à chaque moment. Inverser ces fonctions confond les deux représentations; utiliser l’une des deux pour les deux aspects néglige la distinction entre trajectoire et comparaison ponctuelle.

30. Dans une expérience où des mots sont appris et rappelés dans l’eau ou sur terre, quel résultat caractérise la mémoire dépendante du contexte ?

Le rappel est meilleur lorsque le lieu de rappel correspond au lieu d’apprentissage.
Le rappel est meilleur dans l’eau, quel que soit le lieu d’apprentissage.
Le rappel est meilleur sur terre, quel que soit le lieu d’apprentissage.
Le rappel dépend du lieu d’apprentissage, quel que soit le lieu de rappel.

Le rappel est meilleur lorsque le lieu de rappel correspond au lieu d’apprentissage.

Explication

Le rappel est meilleur lorsque le contexte de rappel correspond à celui de l’apprentissage; aucun lieu n’est globalement supérieur. La supériorité générale de l’eau ou de la terre contredit cette dépendance à la concordance, tandis que la dernière réponse écarte à tort le rôle du lieu de rappel.

31. Des participants apprennent une liste dans un lieu, puis la rappellent dans l’un de deux lieux possibles. Le rappel est meilleur quand les deux lieux correspondent. Comment interpréter l’effet de chaque facteur ?

L’effet du lieu d’apprentissage reste le même pour chaque lieu de rappel.
Aucun des deux facteurs n’intervient dans le résultat.
L’effet du rappel reste le même pour chaque lieu d’apprentissage.
L’effet du rappel dépend du lieu d’apprentissage.

L’effet du rappel dépend du lieu d’apprentissage.

Explication

Quand le rappel est meilleur en cas de concordance des lieux, l’effet du lieu de rappel dépend du lieu d’apprentissage; aucun facteur n’a d’effet constant. Les deux réponses qui proposent un effet constant ignorent cette dépendance, et l’absence d’effet ne peut expliquer l’avantage observé pour les lieux concordants.

32. Une chercheuse observe un écart entre deux groupes dans une condition expérimentale. Avant de généraliser cet écart, quelle vérification doit-elle faire ?

Comparer seulement les groupes dans la condition observée
Calculer l’effet principal du premier facteur
Examiner l’autre condition du second facteur
Vérifier si la variable de groupe a été manipulée

Examiner l’autre condition du second facteur

Explication

Un effet simple ne décrit la comparaison que pour une modalité de l’autre facteur : il faut donc examiner l’autre condition avant de généraliser. Généraliser depuis une seule modalité néglige cette vérification, l’effet principal ne remplace pas l’examen de l’autre condition, et l’appartenance au groupe peut être préexistante plutôt que manipulée.

33. Dans une étude sur la menace du stéréotype, quel profil de résultats est observé entre les groupes selon la présence d’une situation d’évaluation ?

Écart en situation d’évaluation, égalité sans évaluation
Égalité en situation d’évaluation, écart sans évaluation
Écart de même ampleur avec et sans évaluation
Écart entre les groupes dans les deux conditions, mais plus faible sans évaluation

Écart en situation d’évaluation, égalité sans évaluation

Explication

Dans l’exemple de Steele et Aronson, l’écart de performance apparaît en situation d’évaluation et s’annule sans évaluation. L’inversion des conditions place l’écart au mauvais endroit, tandis qu’un écart persistant ou stable contredit l’égalité observée en l’absence d’évaluation.

34. Dans un plan où le second facteur comporte plusieurs modalités, quelle situation définit une interaction partielle ?

L’effet d’une variable dépend d’une partie des modalités de l’autre
L’effet d’une variable dépend de chacune des modalités de l’autre
L’effet d’une variable disparaît pour toutes les modalités de l’autre
L’effet d’une variable reste identique pour toutes les modalités de l’autre

L’effet d’une variable dépend d’une partie des modalités de l’autre

Explication

Une interaction partielle signifie que l’effet d’une variable indépendante dépend seulement d’une partie des modalités de l’autre variable. Un effet identique correspond à l’absence d’interaction, une disparition générale n’est pas la définition, et une dépendance à chaque modalité ne décrit pas une interaction limitée à une partie.

35. Dans une étude de thérapie mesurant les symptômes à 0, 5 et 10 mois, quel profil correspond aux résultats observés pour les thérapies A et B ?

A fait baisser les symptômes dès 0 à 5 mois ; B reste stable
A reste stable jusqu’à 5 mois puis fait baisser les symptômes ; B reste stable
A reste stable ; B fait baisser les symptômes entre 5 et 10 mois
A reste stable jusqu’à 5 mois puis fait baisser les symptômes ; B baisse aussi

A reste stable jusqu’à 5 mois puis fait baisser les symptômes ; B reste stable

Explication

La thérapie A n’a pas d’effet entre 0 et 5 mois, puis les symptômes diminuent entre 5 et 10 mois ; la thérapie B reste stable. Une baisse précoce déplace l’intervalle d’effet, une baisse de B lui attribue à tort l’effet, et l’inversion des profils contredit le résultat observé.

36. Un test global examine l’interaction entre le moment de mesure à trois modalités et la thérapie. Avec 2 degrés de liberté, que permet-il de conclure ?

Il indique l’absence d’interaction, car le test a 2 degrés de liberté
Il indique une interaction, sans préciser l’intervalle où elle se situe
Il indique une interaction et précise qu’elle se situe entre 0 et 5 mois
Il indique une interaction et précise qu’elle se situe entre 5 et 10 mois

Il indique une interaction, sans préciser l’intervalle où elle se situe

Explication

Le test global à trois modalités possède 2 degrés de liberté et révèle l’existence d’une interaction, mais ne la localise pas. Il faut des comparaisons ciblées pour identifier l’intervalle ; les degrés de liberté ne donnent pas eux-mêmes cette localisation et ne signalent pas une absence d’interaction.

37. Après qu’un test global a révélé une interaction entre le moment et la thérapie, quelle démarche permet de déterminer quand la thérapie A agit ?

Comparer planifiquement 0 à 5 mois puis 5 à 10 mois
Comparer seulement 0 à 10 mois sans examiner l’intervalle intermédiaire
Conclure à partir du seul test global d’interaction
Calculer une moyenne générale des symptômes sur les trois moments

Comparer planifiquement 0 à 5 mois puis 5 à 10 mois

Explication

Des contrastes ciblés ou des comparaisons planifiées, notamment 0 contre 5 mois puis 5 contre 10 mois, permettent de localiser l’intervalle où A agit. Le test global établit l’interaction sans la situer, une seule comparaison de 0 à 10 mois masque l’intervalle intermédiaire, et la moyenne générale ne localise pas l’effet.

38. Dans une étude où l’on examine la thérapie, le moment de mesure et la rechute, que désigne une interaction double au sens d’une interaction de second ordre ?

Une comparaison des taux de rechute entre deux thérapies
Un effet global de la thérapie sur les symptômes
Une interaction entre la thérapie et le moment uniquement
Une interaction entre la thérapie, le moment et la rechute

Une interaction entre la thérapie, le moment et la rechute

Explication

Une interaction de second ordre met en relation trois facteurs, ici la thérapie, le moment et la rechute. Une interaction thérapie × moment ne comporte que deux facteurs, tandis qu’un effet global ou une comparaison de taux ne définit pas cette interaction.

39. Une équipe étudie l’évolution des symptômes selon deux thérapies et deux moments, séparément chez les personnes avec et sans rechute ; quelle démarche permet de tester l’interaction double ?

Examiner l’interaction thérapie × moment dans chaque modalité de rechute, puis comparer les configurations
Comparer les thérapies à un seul moment, séparément selon la rechute
Examiner l’interaction thérapie × moment après avoir regroupé les modalités de rechute
Comparer les taux de rechute des thérapies sans étudier l’évolution des symptômes

Examiner l’interaction thérapie × moment dans chaque modalité de rechute, puis comparer les configurations

Explication

Le test consiste à examiner l’interaction thérapie × moment séparément pour chaque modalité de rechute, puis à comparer les configurations obtenues. Regrouper la rechute masque la comparaison entre sous-groupes ; comparer les taux ou un seul moment ne teste pas cette variation des trajectoires.

40. Une étude veut déterminer si l’amélioration thérapeutique persiste au suivi ; quelle définition de la rechute rend cette mesure opérationnelle et limite les décisions prises après observation des résultats ?

Un indicateur de l’absence d’amélioration avant le traitement
Un indicateur binaire fondé à l’avance sur un seuil clinique ou des critères d’épisode fixés
Un indicateur binaire défini une fois les résultats observés
Un score continu de symptômes interprété après la fin du suivi

Un indicateur binaire fondé à l’avance sur un seuil clinique ou des critères d’épisode fixés

Explication

La rechute mesure la durabilité de l’amélioration et doit être binaire, opérationnelle et pré-spécifiée, par exemple à partir d’un seuil clinique ou de critères d’épisode. Un score continu ne correspond pas à cette définition ; la fixer après analyse expose à l’ajuster aux résultats, et l’absence d’amélioration initiale n’est pas une rechute.

41. Un graphique présente les moyennes des symptômes selon la thérapie et le temps, mais ne sépare pas les patients selon la rechute ; que faut-il faire pour tester réellement l’interaction double ?

Intégrer le type de symptômes comme troisième facteur à la place de la rechute
Comparer les taux de rechute des thérapies sans analyser le temps
Intégrer la rechute comme troisième facteur ou utiliser un modèle adapté
Conserver les moyennes regroupées et examiner l’interaction thérapie × temps

Intégrer la rechute comme troisième facteur ou utiliser un modèle adapté

Explication

Pour tester l’interaction double liée à la rechute, l’analyse doit intégrer celle-ci comme troisième facteur ou s’appuyer sur un modèle adapté. Les moyennes regroupées ne distinguent pas les modalités de rechute, et comparer les taux seuls ou substituer un autre facteur ne teste pas l’interaction visée.

42. Dans un exemple à deux panneaux comparant la dépression et le stress post-traumatique, quel profil de baisse des symptômes est observé ?

B baisse les symptômes de dépression et A ceux du stress post-traumatique
Aucune thérapie ne baisse les symptômes de dépression, mais A et B baissent ceux du stress post-traumatique
A et B baissent les symptômes de dépression, mais aucune ne baisse ceux du stress post-traumatique
A baisse les symptômes de dépression et B ceux du stress post-traumatique

A baisse les symptômes de dépression et B ceux du stress post-traumatique

Explication

Dans le panneau sur la dépression, A fait baisser les symptômes tandis que B reste stable ; dans celui sur le stress post-traumatique, c’est B qui les fait baisser tandis qu'A reste stable. Inverser les thérapies ou attribuer une baisse aux deux dans un même panneau contredit ces profils.

43. Dans une étude, l’écart entre deux thérapies au fil du temps change selon le type de symptômes étudié ; quelle interprétation correspond à une interaction de second ordre ?

Les thérapies diffèrent en moyenne sans variation au fil du temps
La relation entre thérapie et temps varie selon le type de symptômes
La relation entre thérapie et temps reste identique pour chaque type de symptômes
Le niveau moyen des symptômes varie selon le type de symptômes

La relation entre thérapie et temps varie selon le type de symptômes

Explication

Une interaction de second ordre apparaît lorsque la relation entre deux variables, ici thérapie et temps, change selon la modalité d’une troisième, ici le type de symptômes. Une différence moyenne ou une interaction thérapie × temps identique dans les catégories ne décrit pas cette dépendance.

44. Une équipe doit interpréter un plan comportant deux facteurs, dont un facteur est répété chez les participants. Quelle démarche préalable permet de clarifier la structure des résultats ?

Repérer les facteurs et la variable dépendante, puis traiter toute interaction comme un effet principal
Identifier la variable dépendante, les facteurs, leurs modalités et la notation du plan, puis distinguer les types d’effets
Noter les modalités et la notation du plan, sans préciser la variable dépendante principale
Interpréter les effets simples, puis relever les facteurs et leurs modalités après l’analyse

Identifier la variable dépendante, les facteurs, leurs modalités et la notation du plan, puis distinguer les types d’effets

Explication

La structure doit être clarifiée avant l’interprétation : il faut identifier la variable dépendante principale, les facteurs, leurs modalités et la notation du plan, puis distinguer effets principaux, effets simples et interactions. Commencer par les effets simples anticipe l’analyse, omettre la variable dépendante laisse le plan incomplet, et assimiler interaction et effet principal confond des notions distinctes.

45. Dans une étude, l’interaction de plus haut ordre est significative. Quelle étape d’interprétation convient ensuite ?

Décomposer l’interaction en effets simples ou contrastes et rapporter estimations et intervalles de confiance
Conclure qu’aucun effet n’existe et ne pas calculer d’estimations
Interpréter les effets principaux isolément et omettre les intervalles de confiance
Interpréter directement les effets principaux sans décomposer l’interaction

Décomposer l’interaction en effets simples ou contrastes et rapporter estimations et intervalles de confiance

Explication

Lorsqu’une interaction de plus haut ordre est significative, elle se décompose en effets simples ou en contrastes, accompagnés d’estimations et d’intervalles de confiance. L’interprétation isolée des effets principaux ignore l’interaction, tandis que conclure à l’absence d’effet confond absence de résultat et preuve d’absence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 91 flashcards sur Interactions entre variables indépendantes.

Qu’est-ce qu’une expérience en recherche ?

La manipulation volontaire d’une variable indépendante pour vérifier son effet sur une variable dépendante.

Que permet d’étudier une expérience plutôt qu’une simple corrélation ?

Une relation causale.

Quelles sont les modalités de la thérapie dans l’exemple clinique ?

A et B.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Interactions entre variables indépendantes.

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