★ À maîtriser
Les trois modalités du moment sont :
La variable dépendante principale de l’exemple est le score de symptômes dépressifs ; une baisse du score indique une amélioration du patient.
Compléments
Deux variables indépendantes comportant respectivement 2 et 3 modalités donnent conditions expérimentales.
L’issue clinique complémentaire de l’exemple enregistre les rechutes après six mois.
★ À maîtriser
📌 Dans la notation de Lépine–Rouanet, les chevrons < > indiquent l’emboîtement des sujets dans les modalités d’un facteur inter-sujets, tandis que l’astérisque * indique le croisement des sujets avec toutes les modalités d’un facteur intra-sujets.
📌 Dans le plan clinique, l’hypothèse principale porte sur l’interaction Thérapie × Moment : elle teste si l’évolution de l’amélioration au cours du temps diffère selon la thérapie reçue.
Compléments
Une amélioration au fil du temps, à elle seule, ne démontre pas l’efficacité propre d’une thérapie, car les patients pourraient s’améliorer avec n’importe quelle prise en charge.
Dans le plan clinique, la thérapie est idéalement attribuée par tirage au sort afin de rendre les deux groupes comparables au départ.
La notation décrit n sujets emboîtés dans chacune des 2 thérapies et croisés avec les 3 moments de mesure, soit 2n patients et 6n observations au total.
L’analyse du plan clinique examine d’abord l’interaction Thérapie × Moment au moyen d’une analyse de variance ou d’un modèle linéaire mixte, puis compare les rechutes entre les deux groupes comme issue complémentaire.
Les chevrons emboîtent les sujets dans une seule modalité ; l’astérisque croise les sujets avec toutes les modalités.
★ À maîtriser
Dans un plan inter-sujets, chaque personne ne participe qu’à une condition, ce qui évite les effets de report mais laisse les différences entre individus contribuer au bruit de mesure.
Dans un plan intra-sujets, chaque personne participe à toutes les conditions et sert de son propre témoin, ce qui neutralise la variabilité interindividuelle mais expose aux effets d’ordre, à la fatigue et à l’apprentissage.
La rechute est observée après coup et n’est pas manipulée par l’expérimentateur ; les conclusions qui la concernent sont donc corrélationnelles.
Dans un plan mixte, les mesures répétées d’une même personne sont corrélées et la structure de covariance doit être prise en compte dans l’analyse.
Compléments
📌 Le contrebalancement de l’ordre de passage des conditions est une parade aux effets d’ordre dans les plans intra-sujets.
📌 Pour limiter la variabilité en plan inter-sujets, il faut tirer au sort les affectations et recruter des effectifs suffisants.
Dans un plan mixte, les données manquantes peuvent provenir de patients perdus de vue avant le suivi.
L’arbre du plan se déploie des deux thérapies A et B vers les trois moments M0, M1 et M2, puis distingue au suivi les patients sans rechute R0 et avec rechute R1.
Inter-sujets : groupes distincts ; intra-sujets : chaque personne sert de son propre témoin.
★ À maîtriser
📌 Lorsque l’interaction entre facteurs est importante, les effets principaux ne doivent pas être interprétés isolément.
Compléments
Un graphique de moyennes permet de repérer l’allure générale des résultats, mais sans mesure de dispersion il ne permet pas de déterminer si les écarts sont fiables ; seul un test statistique le peut.
En agrégeant les deux thérapies, les scores moyens sont 25 à M0, 15,5 à M1 et 12 à M2, ce qui illustre une baisse globale des symptômes sans permettre de distinguer un effet des thérapies d’un effet placebo.
★ À maîtriser
📌 L’effet simple de la Thérapie à un moment fixé compare A et B à ce moment, tandis que l’effet simple du Moment dans une thérapie compare les moments au sein d’un seul groupe.
Compléments
Les effets simples doivent être accompagnés d’estimations et d’intervalles de confiance, car une p-value seule n’indique ni l’ampleur ni la précision de l’effet.
Comme les effets simples multiplient les comparaisons, une correction pour comparaisons multiples, telle que Bonferroni, doit être prévue.
Un effet simple significatif du Moment dans le groupe B ne suffit pas à établir l’efficacité de B, car la baisse peut être un effet placebo ; il faut comparer B à A et, idéalement, à un groupe témoin ou à une liste d’attente.
Pour chaque comparaison d’effets simples, il faut rapporter la différence de moyennes et son intervalle de confiance à 95 %, et idéalement une taille d’effet.
★ À maîtriser
📌 Une absence de différence statistiquement significative ne prouve pas l’absence de différence : elle peut aussi résulter d’un échantillon trop petit, d’une mesure trop bruitée ou d’un effet réel faible.
Dans un plan à un seul facteur ayant deux modalités, une différence entre les modalités constitue un effet principal de ce facteur.
Dans cet exemple, la performance est plus faible lorsque le stéréotype « femme » est activé que lorsque le stéréotype « asiatique » l’est.
Compléments
Dans l’exemple clinique, la variable indépendante est le stéréotype activé (« Femmes » ou « Asiatiques ») et la variable dépendante est le nombre de bonnes réponses en arithmétique. - Shih, Pittinsky et Ambady
Pour approfondir une différence non significative, on peut : examiner si l’intervalle de confiance de la différence est étroit et centré sur zéro ou large, calculer la puissance de l’étude, recourir à un test d’équivalence, recourir à une approche bayésienne
Différence observée ≠ preuve d’une cause
★ À maîtriser
📌 Un effet simple concerne un facteur à un niveau fixé de l’autre facteur, tandis qu’une interaction simple concerne la relation entre deux facteurs.
Compléments
Les six combinaisons du plan sont :
Le plan estime :
Dans les données fictives, la baisse entre T0 et T2 est de 15 points pour A et de 11 points pour B, soit un écart de 4 points entre les baisses.
Après avoir repéré une interaction, on la précise au moyen des effets simples et des contrastes, qui indiquent où se situent les différences.
Deux courbes qui s’écartent signalent un effet qui dépend de l’autre facteur
★ À maîtriser
📌 L’absence d’interaction n’implique pas nécessairement l’absence d’effet : deux courbes parallèles peuvent toutes deux descendre, ce qui traduit un effet principal du Moment sans interaction.
📌 Lorsque les deux thérapies améliorent autant les symptômes, cette amélioration ne peut être attribuée spécifiquement à l’une d’elles ni distinguée de l’effet de la prise en charge.
Des courbes non parallèles indiquent que l’effet d’un facteur dépend de la modalité de l’autre facteur, ce qui caractérise une interaction.
Deux droites horizontales et parallèles indiquent une absence d’interaction lorsque l’écart vertical entre les groupes reste constant dans le temps.
Deux droites parallèles indiquent l’absence d’interaction, tandis que deux astérisques signalent un effet simple significatif du Moment dans chacune des deux thérapies.
Compléments
Dans l’exemple chiffré, l’écart entre les thérapies est nul à M0, de 3 points à M1, de 4 points à M2 et de 9 points à la rechute.
Dans les données présentées, l’effet simple du Moment est indiqué pour la thérapie A, mais pas pour la thérapie B ; la fiabilité de la baisse observée pour B dépend du test statistique.
Lorsque deux droites horizontales et parallèles ne présentent aucun changement pré-post, l’absence d’interaction ne permet de conclure ni à un effet d’une thérapie ni à une supériorité de l’une sur l’autre.
L’absence d’astérisque pour la comparaison entre A et B indique qu’aucune différence d’efficacité entre les deux thérapies n’est signalée.
Courbes parallèles : pas d’interaction ; courbes non parallèles : interaction
★ À maîtriser
📌 Dans une interaction croisée, les effets du Moment sont opposés : A fait diminuer les symptômes tandis que B les fait augmenter.
📌 Un effet significatif dans un groupe et non significatif dans un autre ne suffit pas à démontrer une interaction, qui doit être évaluée par le test du terme d’interaction.
Compléments
📌 En présence d’une interaction croisée, l’interprétation doit porter sur les effets simples plutôt que sur les effets principaux.
Une baisse des symptômes sous A, alors que B reste stable malgré un suivi et une durée identiques, est difficile à attribuer au seul passage du temps ou à la prise en charge.
Dans une interaction croisée, la moyenne des effets opposés de A et B peut annuler l’effet principal du Moment et le rendre trompeur.
A seule baisse, tandis que dans l’interaction croisée A baisse et B augmente.
★ À maîtriser
📌 Les courbes mettent en avant l’évolution dans le temps d’une variable ordonnée, tandis que les histogrammes mettent en avant la comparaison entre groupes à chaque moment.
📌 Dans l’exemple de mémoire dépendante du contexte, aucun des deux facteurs n’a d’effet constant : l’effet du rappel dépend du lieu d’apprentissage.
Compléments
📌 Les astérisques peuvent porter soit sur l’évolution dans chaque thérapie, soit sur la comparaison entre thérapies à chaque moment ; ces deux lectures décrivent la même interaction.
Dans la représentation en histogrammes des résultats de la diapositive 21, A est plus haut que B au pré, puis plus bas que B au post, ce qui correspond au croisement des droites.
Dans l’exemple de mémoire dépendante du contexte, des mots sont appris dans l’eau ou sur terre, puis rappelés dans l’eau ou sur terre.
Les barres changent d’ordre comme deux droites qui se croisent.
★ À maîtriser
📌 Dans l’exemple de menace du stéréotype, l’écart de performance entre les groupes apparaît en situation d’évaluation, tandis que leurs performances sont égales sans évaluation. - Steele et Aronson
📌 Pour interpréter un effet simple, il faut examiner l’autre condition du second facteur avant de généraliser la comparaison observée.
Compléments
📌 Trois moments de mesure permettent de repérer un effet différé entre 5 et 10 mois, qu’une comparaison limitée à deux moments ne permettrait pas de mettre en évidence.
Dans la condition d’évaluation, les performances en résolution d’anagrammes des Afro-Américains semblent inférieures à celles des Caucasiens-Américains, mais cette comparaison ne porte que sur un effet simple.
Dans l’exemple de menace du stéréotype, seule la situation d’évaluation est manipulée par l’expérimentateur, tandis que l’appartenance au groupe est une caractéristique préexistante.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
Compléments
📌 Comme la rechute est observée après le traitement, l’association qui lui est liée n’a pas valeur de cause.
📐 Formule - Avec des taux fictifs de rechute de 15 % pour A et 35 % pour B, la différence de risques est de 20 points de pourcentage et le risque relatif est .
Interaction globale Thérapie × Moment vs interactions examinées séparément selon la rechute
★ À maîtriser
Pour tester réellement l’interaction double, il faut intégrer la rechute comme troisième facteur de l’analyse, ou recourir à un modèle adapté.
Dans l’exemple à deux panneaux, la thérapie A fait baisser les symptômes de dépression tandis que B reste stable ; pour le stress post-traumatique, B les fait baisser tandis que A reste stable.
Compléments
Deux panneaux côte à côte : dans l’un, A baisse ; dans l’autre, B baisse
★ À maîtriser
Avant d’interpréter les résultats, il faut identifier la variable dépendante principale, les facteurs, leurs modalités et la notation du plan, puis distinguer effet principal, effet simple, interaction à deux facteurs et interaction de second ordre.
🔄 La démarche pratique suit cet ordre :
Compléments
📌 Il faut toujours se demander si un effet observé est réel ou s’il pourrait être un placebo faute de comparaison.
Clarifier le plan → tester l’interaction de plus haut ordre → décomposer si nécessaire
Comparaison des plans
| Plan | Structure | Atout | Vigilance |
|---|---|---|---|
| Inter-sujets | Une condition par personne | Pas d’effet de report | Différences individuelles et bruit |
| Intra-sujets | Chaque personne passe par toutes les conditions | Variabilité interindividuelle neutralisée | Ordre, fatigue et apprentissage |
| Mixte | Facteurs inter-sujets et intra-sujets | Combine les deux structures | Contraintes propres à chaque facteur |
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1. Une équipe modifie volontairement le type de prise en charge afin d’examiner son effet sur un indicateur mesuré. Qu’est-ce qui permet ici d’étudier une relation causale plutôt qu’une simple corrélation ?
2. Dans un essai clinique, chaque patient reçoit soit la thérapie A, soit la thérapie B, et son score est relevé avant le traitement, juste après, puis au suivi. Comment classer les deux variables indépendantes ?
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Qu’est-ce qu’une expérience en recherche ?
La manipulation volontaire d’une variable indépendante pour vérifier son effet sur une variable dépendante.
Que permet d’étudier une expérience plutôt qu’une simple corrélation ?
Une relation causale.
Quelles sont les modalités de la thérapie dans l’exemple clinique ?
A et B.
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