QCM : Les alcools en chimie organique (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique structurale définit un alcool dans une molécule organique ?

Un carbone lié à un groupe carbonyle
Un carbone lié à un groupe hydroxyle
Un hydrogène lié à un groupe hydroxyle
Un oxygène lié à deux carbones

Un carbone lié à un groupe hydroxyle

Explication

Un alcool possède un atome de carbone lié à un groupe hydroxyle, généralement porté par un carbone tétragonal. Le groupe carbonyle correspond à une autre fonction, la liaison C–O seule ne désigne pas un hydroxyle, et l’hydrogène n’est pas le carbone porteur.

2. Dans un composé, le carbone portant le groupe hydroxyle est lié à deux autres atomes de carbone. Comment classe-t-on cet alcool ?

Alcool tertiaire
Alcool primaire
Alcool secondaire
Alcool sans classification

Alcool secondaire

Explication

La classification dépend du nombre d’autres carbones liés au carbone porteur du groupe hydroxyle : deux voisins définissent un alcool secondaire. La classe primaire correspond à un voisin, tandis que la classe tertiaire en comporte trois.

3. Lorsqu’on examine une liaison C–O et une liaison O–H dans un alcool, quelles caractéristiques faut-il leur attribuer ?

Des liaisons fortes et apolaires, avec des doublets libres sur l’oxygène
Des liaisons fortes et polaires, avec des doublets libres sur l’hydrogène
Des liaisons faibles et polaires, avec des doublets libres sur le carbone
Des liaisons fortes et polaires, avec des doublets libres sur l’oxygène

Des liaisons fortes et polaires, avec des doublets libres sur l’oxygène

Explication

Les liaisons C–O et O–H sont fortes et polaires, et l’atome d’oxygène porte des doublets libres. Les qualifier de faibles ou d’apolaires confond polarité et énergie de liaison, et les doublets libres appartiennent à l’oxygène.

4. À masse moléculaire comparable, un alcane bout à une température plus basse que l’alcool correspondant. Quelle interaction explique principalement cet écart ?

Les liaisons hydrogène entre molécules d’alcane sont plus fortes
Les liaisons hydrogène entre molécules d’alcool sont plus fortes
Les liaisons covalentes internes de l’alcool sont plus faciles à rompre
Les interactions de Van der Waals de l’alcool sont plus faibles

Les liaisons hydrogène entre molécules d’alcool sont plus fortes

Explication

Les alcools forment des liaisons hydrogène intermoléculaires relativement fortes, ce qui élève leur température d’ébullition par rapport aux alcanes, où dominent les interactions de Van der Waals. Les alcanes ne sont pas la source des liaisons hydrogène, et la comparaison porte sur les interactions intermoléculaires, non sur les liaisons covalentes internes.

5. On compare deux alcools semblables, dont l’un possède une partie carbonée R plus longue. Quelle tendance prévoit-on pour sa solubilité dans l’eau ?

Elle augmente avec l’allongement de R
Elle reste comparable malgré l’allongement de R
Elle devient nulle dès que R s’allonge
Elle diminue avec l’allongement de R

Elle diminue avec l’allongement de R

Explication

Les alcools sont assez solubles dans l’eau, mais cette solubilité diminue lorsque la partie carbonée R augmente. Une partie carbonée plus longue ne renforce donc pas la solubilité, et elle n’élimine pas pour autant le groupe hydroxyle.

6. Un alcène dissymétrique est hydraté en milieu acide. Quel produit majoritaire faut-il prévoir pour l’addition de l’eau ?

L’alcool portant le groupe hydroxyle sur le carbone le plus substitué
Un mélange équimolaire des deux alcools régioisomères
L’alcool issu d’une addition syn du bore et de l’hydrogène
L’alcool portant le groupe hydroxyle sur le carbone le moins substitué

L’alcool portant le groupe hydroxyle sur le carbone le plus substitué

Explication

L’hydratation acide passe par le carbocation le plus stable et suit la régiosélectivité de Markovnikov : le groupe hydroxyle se retrouve majoritairement sur le carbone le plus substitué. L’alcool moins substitué correspond à la régiosélectivité anti-Markovnikov de l’hydroboration, tandis que l’addition syn du bore et de l’hydrogène décrit cette autre méthode.

7. Lorsqu’un alcène dissymétrique subit une hydroboration suivie d’une oxydation, où se retrouve principalement le groupe hydroxyle dans l’alcool obtenu ?

Sur le carbone le plus substitué, selon Markovnikov
Sur le carbone le plus substitué, selon anti-Markovnikov
Sur le carbone le moins substitué, selon Markovnikov
Sur le carbone le moins substitué, selon anti-Markovnikov

Sur le carbone le moins substitué, selon anti-Markovnikov

Explication

Lors de l’hydroboration, le bore se fixe sur le carbone le moins substitué, puis son oxydation conduit à l’alcool anti-Markovnikov, généralement le moins substitué. La position sur le carbone le plus substitué confond cette réaction avec l’hydratation acide, et l’addition est syn.

8. Un dérivé d’acide réagit avec un réactif de Grignard en éther anhydre, puis le mélange est hydrolysé. Quel produit organique obtient-on lorsque deux équivalents de Grignard sont employés ?

Un alcool tertiaire
Un alcool primaire
Un aldéhyde
Un alcool secondaire

Un alcool tertiaire

Explication

Avec un dérivé d’acide, deux équivalents de réactif de Grignard conduisent, après hydrolyse, à un alcool tertiaire. Un seul équivalent ne correspond pas au résultat décrit, et la réaction est une addition suivie d’une hydrolyse, non une réduction.

9. Pour réduire sélectivement un ester en évitant, en principe, sa réduction par NaBH₄, quel réactif convient parmi les deux hydrures considérés ?

NaBH₄, car il réduit en principe les esters
LiAlH₄, car il réduit les aldéhydes mais pas les esters
LiAlH₄, car il réduit aussi les esters
NaBH₄, car il réduit les acides et leurs dérivés

LiAlH₄, car il réduit aussi les esters

Explication

LiAlH₄ réduit les acides et leurs dérivés, notamment les esters, tandis que NaBH₄ ne réduit en principe pas les esters. L’attribution de cette réduction à NaBH₄ confond son domaine d’action avec celui de LiAlH₄.

10. Pourquoi un alcool peut-il être qualifié d’ampholyte ?

Il peut céder un proton par O–H et capter un proton grâce aux doublets de l’oxygène
Il peut capter un proton par O–H et céder un proton grâce aux doublets de l’oxygène
Il peut céder un proton par O–H et capter un électron grâce à l’oxygène
Il peut céder un doublet de l’oxygène et capter un proton par la liaison O–H

Il peut céder un proton par O–H et capter un proton grâce aux doublets de l’oxygène

Explication

Un alcool est ampholyte parce que sa liaison O–H peut céder un proton et que les doublets libres de l’oxygène peuvent capter un proton. Céder un doublet relève du caractère basique de Lewis, et les autres propositions inversent ou remplacent les échanges de protons.

11. On compare le couple ROH/RO⁻ à H₂O/HO⁻. Quelle relation entre leurs pKa permet de conclure que ROH est moins acide que l’eau ?

Le pKa de ROH/RO⁻ vaut 14, contre une valeur comprise entre 16 et 18 pour H₂O/HO⁻
Le pKa de ROH/RO⁻ est inférieur à 14, contre 16 à 18 pour H₂O/HO⁻
Le pKa de ROH/RO⁻ est compris entre 16 et 18, contre 14 pour H₂O/HO⁻
Les deux couples ont un pKa compris entre 16 et 18

Le pKa de ROH/RO⁻ est compris entre 16 et 18, contre 14 pour H₂O/HO⁻

Explication

Le pKa du couple ROH/RO⁻ se situe entre 16 et 18, au-dessus de celui de H₂O/HO⁻, égal à 14 ; un pKa plus élevé correspond à un acide moins fort. La valeur 14 attribuée à l’alcool confond les deux couples, tandis que les propositions donnant un pKa inférieur inversent la relation.

12. Pour préparer un alcoolate RO⁻ à partir de ROH, quelle combinaison de conditions faut-il choisir ?

Un solvant aqueux et une base moins forte que RO⁻
Un solvant non aqueux et une base plus forte que RO⁻
Un solvant non aqueux et une base moins forte que RO⁻
Un solvant aqueux et une base plus forte que RO⁻

Un solvant non aqueux et une base plus forte que RO⁻

Explication

La formation de RO⁻ à partir de ROH exige un solvant non aqueux et une base plus forte que RO⁻, comme H⁻, NH₂⁻ ou R⁻. Une base aqueuse ne convient pas, et une base moins forte ne permet pas la déprotonation requise.

13. Un chimiste compare un phénol à un alcool aliphatique : quel facteur explique que le phénol soit plus acide ?

L’ion phénate est moins stabilisé, malgré un pKa voisin de 10
La mésomérie stabilise l’alcoolate aliphatique, associé à un pKa voisin de 10
La mésomérie stabilise l’ion phénate, associé à un pKa voisin de 10
La mésomérie stabilise l’ion phénate, associé à un pKa voisin de 17

La mésomérie stabilise l’ion phénate, associé à un pKa voisin de 10

Explication

Le phénol, dont le pKa est voisin de 10, est plus acide qu’un alcool aliphatique, dont le pKa est généralement voisin de 15,5 à 17,2, parce que la mésomérie stabilise l’ion phénate. Un pKa voisin de 17 correspond plutôt aux alcools aliphatiques, et la stabilisation pertinente concerne l’ion phénate.

14. Pourquoi un alcoolate RO⁻ est-il plus nucléophile que l’alcool correspondant ROH ?

La délocalisation de charge caractérise RO⁻ et renforce son attaque.
La plus faible taille de ROH rend son oxygène plus réactif.
La charge négative rend RO⁻ plus nucléophile.
La liaison O–H rend ROH plus nucléophile.

La charge négative rend RO⁻ plus nucléophile.

Explication

La charge négative de l’alcoolate accroît sa nucléophilie par rapport à l’alcool neutre. L’idée que la liaison O–H renforce ROH inverse la distinction, l’encombrement n’explique pas cette comparaison et la délocalisation concerne le phénate.

15. Pour une substitution nucléophile, on compare un alcoolate primaire, un secondaire et un tertiaire de même famille. Quel ordre de nucléophilie faut-il prévoir ?

Secondaire > primaire > tertiaire.
Primaire > secondaire > tertiaire.
Primaire > tertiaire > secondaire.
Tertiaire > secondaire > primaire.

Primaire > secondaire > tertiaire.

Explication

L’encombrement stérique gêne l’attaque nucléophile : la nucléophilie décroît du primaire au tertiaire. L’ordre inverse favorise à tort le tertiaire, placer le secondaire en tête le surestime, et l’ordre primaire-tertiaire-secondaire ne respecte pas la décroissance.

16. Un alcoolate réagit avec un dérivé halogéné et remplace son halogène pour former un éther. De quel type de synthèse s’agit-il ?

La synthèse de Williamson par substitution nucléophile.
Une estérification entre un alcool et un acide.
Une activation par formation d’un sulfonate.
Une élimination donnant un alcène.

La synthèse de Williamson par substitution nucléophile.

Explication

La synthèse de Williamson forme un éther par substitution nucléophile d’un dérivé halogéné par un alcoolate. Une élimination forme un alcène, l’estérification forme un ester et le sulfonate relève d’une autre voie d’activation.

17. Lorsqu’un alcool est traité par un acide avant le départ du groupe lié au carbone, quelle transformation rend ce départ plus favorable ?

La rupture de la liaison C–O avant toute activation.
La formation d’un alcoolate, qui expulse H⁻.
La déprotonation de OH, qui libère OH⁻.
La protonation de OH, qui le transforme en H₂O.

La protonation de OH, qui le transforme en H₂O.

Explication

La protonation convertit le groupe hydroxyle en H₂O, meilleur groupe partant, car la liaison C–O est fragilisée. OH⁻ reste un mauvais groupe partant ; la déprotonation forme un alcoolate et la rupture préalable ne correspond pas au mécanisme d’activation décrit.

18. Un alcool primaire réagit avec HX pour donner un halogénure. Quel mécanisme et quelle conséquence stéréochimique sont attendus ?

Une substitution SN2 avec inversion de configuration.
Une substitution SN1 avec racémisation.
Une élimination formant un alcène.
Une substitution SN2 avec rétention de configuration.

Une substitution SN2 avec inversion de configuration.

Explication

Avec un alcool primaire, la conversion par HX passe par une substitution SN2, qui entraîne une inversion de configuration. La voie SN1 est facilitée pour les alcools tertiaires, la rétention contredit l’inversion et l’élimination ne donne pas l’halogénure demandé.

19. Lorsqu’un alcool subit une déshydratation intramoléculaire plutôt qu’intermoléculaire, quel type de produit se forme ?

Un alcane par réduction
Un aldéhyde par oxydation
Un alcène par élimination
Un éther par substitution

Un alcène par élimination

Explication

La déshydratation intramoléculaire élimine des éléments de la molécule d’alcool et forme un alcène. La formation d’un éther correspond à la déshydratation intermoléculaire, tandis que l’alcane et l’aldéhyde relèvent d’autres transformations.

20. Lors de la déshydratation d’un alcool secondaire, deux alcènes peuvent se former. Si l’un est plus substitué que l’autre, lequel est favorisé majoritairement selon la règle de Saytzev ?

L’alcène le plus substitué
Les deux alcènes en proportions égales
L’alcène issu du carbone portant l’alcool
L’alcène le moins substitué

L’alcène le plus substitué

Explication

La règle de Saytzev favorise majoritairement l’alcène le plus substitué. Choisir le moins substitué inverse cette règle; le carbone porteur de l’alcool ou des proportions égales ne définit pas la préférence indiquée.

21. Une déshydratation est réalisée à température élevée sur un alcool primaire. Quel produit est favorisé selon la compétition entre les voies intermoléculaire et intramoléculaire ?

Un éther, malgré la tendance de la température à favoriser l’élimination
Une cétone, par oxydation de l’alcool
Un mélange à préférence égale entre éther et alcène
Un alcène, comme pour un alcool tertiaire

Un éther, malgré la tendance de la température à favoriser l’élimination

Explication

La déshydratation des alcools primaires favorise la formation d’éthers, même si une température élevée favorise la voie d’élimination et la formation d’alcènes. La préférence pour les alcènes caractérise davantage les alcools tertiaires et, dans une moindre mesure, les secondaires; une cétone relève de l’oxydation.

22. Un alcool primaire est oxydé, puis l’oxydation se poursuit. Quelle succession de produits peut-on obtenir ?

Éther puis alcène
Aldéhyde puis acide carboxylique
Cétone puis acide carboxylique
Acide carboxylique puis aldéhyde

Aldéhyde puis acide carboxylique

Explication

L’oxydation d’un alcool primaire peut d’abord donner un aldéhyde, puis un acide carboxylique. La formation d’une cétone correspond à l’oxydation d’un alcool secondaire, tandis que l’éther et l’alcène sont associés à la déshydratation.

23. Pourquoi l’oxydation d’un alcool tertiaire ne suit-elle pas les transformations usuelles observées pour les alcools primaires et secondaires ?

Elle implique une rupture de liaison carbone-carbone
Elle passe par un aldéhyde particulièrement oxydable
Elle implique une rupture de liaison carbone-oxygène
Elle forme directement une cétone sans rupture de liaison

Elle implique une rupture de liaison carbone-carbone

Explication

Dans les conditions usuelles, l’oxydation d’un alcool tertiaire nécessiterait une rupture de liaison carbone-carbone, ce qui la distingue des transformations habituelles des alcools primaires et secondaires. La difficulté liée à l’aldéhyde concerne l’oxydation d’un alcool primaire; la formation d’une cétone caractérise un alcool secondaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Les alcools en chimie organique.

Quel groupe caractérise un alcool ?

Un groupe hydroxyle lié à un atome de carbone.

À combien d’autres carbones est lié le carbone portant le hydroxyle dans un alcool tertiaire ?

À trois autres carbones.

À combien d’autres carbones est lié le carbone portant le hydroxyle dans un alcool primaire ?

À un autre carbone.

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