QCM : Mémoire et apprentissages scolaires (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal de la psychologie cognitive ?

L’étude des étapes du développement et de leur succession
L’étude des processus mentaux et du traitement de l’information
L’étude des comportements observables et de leurs conséquences
L’étude des troubles psychologiques et de leurs symptômes

L’étude des processus mentaux et du traitement de l’information

Explication

La psychologie cognitive étudie les processus mentaux et le traitement de l’information qui rendent possibles la production et l’utilisation des connaissances. Les autres réponses la réduisent respectivement au comportement, aux troubles ou au développement.

2. Après avoir appris une nouvelle méthode, une élève modifie durablement sa façon de résoudre les problèmes ; cette modification résulte de son entraînement et non de sa maturation. Comment qualifier ce changement ?

Un apprentissage issu d’une expérience antérieure
Une maturation indépendante de l’expérience
Un changement accidentel sans expérience pertinente
Une variation passagère du comportement

Un apprentissage issu d’une expérience antérieure

Explication

L’apprentissage est une modification durable d’un comportement ou d’une représentation qui résulte d’une expérience antérieure. La maturation, l’accident et une variation passagère ne correspondent pas à cette définition.

3. Une personne entend une information, la conserve pendant quelques minutes, puis se la rappelle sans qu’on la lui demande. Quelle fonction rend compte de cette capacité ?

La perception, qui reçoit les informations des sens
L’attention, qui sélectionne certaines informations
La mémoire, qui permet encodage, stockage et récupération
Le stockage, considéré sans rappel de l’information

La mémoire, qui permet encodage, stockage et récupération

Explication

La mémoire permet d’encoder une information, de la maintenir à court ou long terme et de la récupérer volontairement ou parfois involontairement. La perception et l’attention concernent d’autres fonctions, tandis que le stockage seul ne couvre pas le rappel.

4. Pendant une leçon, Sami traite une nouvelle information, la conserve ensuite, puis la rappelle lors d’un exercice le lendemain. Quelle succession décrit ces étapes de mémorisation ?

Encodage, stockage, récupération
Récupération, encodage, stockage
Encodage, récupération, stockage
Stockage, encodage, récupération

Encodage, stockage, récupération

Explication

L’encodage a lieu pendant l’apprentissage, puis l’information est stockée et enfin récupérée après l’apprentissage. Les autres séquences déplacent le stockage ou le rappel par rapport à cette chronologie.

5. Une élève entend une consigne, la traite brièvement pour effectuer une tâche, puis se souvient plusieurs jours plus tard de ce qu’elle a appris. Quelle répartition des rôles entre systèmes mnésiques convient ?

Mémoire de travail, registres sensoriels, mémoire à long terme
Mémoire à long terme, mémoire de travail, registres sensoriels
Registres sensoriels, mémoire à long terme, mémoire de travail
Registres sensoriels, mémoire de travail, mémoire à long terme

Registres sensoriels, mémoire de travail, mémoire à long terme

Explication

Les registres sensoriels maintiennent brièvement l’information perçue, la mémoire de travail la traite temporairement et la mémoire à long terme la conserve durablement. Les autres réponses intervertissent les fonctions de traitement temporaire, de perception et de conservation prolongée.

6. Dans le modèle d’Atkinson et Shiffrin de 1968, quelle caractéristique décrit l’organisation temporelle des systèmes mnésiques ?

Une classification selon les contenus sensoriels et verbaux
Une échelle allant des années aux mois, jours et secondes
Une échelle allant de la seconde aux jours, mois et années
Une distinction entre rappel volontaire et rappel involontaire

Une échelle allant de la seconde aux jours, mois et années

Explication

Le modèle présente des systèmes mnésiques organisés selon une échelle allant de durées très brèves aux jours, aux mois et aux années. Les autres réponses substituent une classification par contenu ou par type de rappel, ou inversent l’échelle temporelle.

7. Une personne perçoit un son bref, mais ne commence à l’analyser qu’après un court délai. Quelle durée correspond à la plage de maintien possible de l’information dans le registre sensoriel ?

Moins de 250 ms dans tous les cas
De quelques secondes à quelques minutes
De 250 ms à 2 ou 3 secondes
De 2 ou 3 minutes à plusieurs minutes

De 250 ms à 2 ou 3 secondes

Explication

Les registres sensoriels maintiennent brièvement l’information perçue, pendant environ 250 ms à 2 ou 3 secondes. Quelques secondes ou minutes caractérisent plutôt le maintien en mémoire de travail, tandis que les autres durées déforment la plage indiquée.

8. Pendant qu’elle calcule mentalement, une personne garde des nombres en tête et les transforme pour obtenir un résultat. Quelle fonction décrit le mieux cette activité ?

Conserver durablement des informations sans les traiter
Enregistrer brièvement des stimuli perçus par les sens
Stocker temporairement des informations sans les transformer
Maintenir et manipuler temporairement des informations

Maintenir et manipuler temporairement des informations

Explication

La mémoire de travail maintient temporairement des informations et les manipule au cours d’un traitement cognitif. Le stockage passif correspond davantage à la mémoire à court terme, l’enregistrement perceptif aux registres sensoriels et la conservation durable à la mémoire à long terme.

9. Une étudiante garde une consigne en tête tout en la réorganisant pour planifier les étapes d’un exercice. Quelle distinction décrit le mieux les deux types de mémoire mobilisés ?

La mémoire de travail stocke durablement, la mémoire à court terme traite
Les deux mémoires assurent le stockage sans traitement cognitif
La mémoire à court terme stocke et traite, la mémoire de travail stocke surtout
La mémoire de travail stocke et traite, la mémoire à court terme stocke surtout

La mémoire de travail stocke et traite, la mémoire à court terme stocke surtout

Explication

La mémoire de travail associe le maintien temporaire au traitement cognitif, alors que la mémoire à court terme désigne principalement le stockage temporaire. L’inversion des rôles est une confusion fréquente; les autres propositions confondent ces notions avec le stockage sensoriel ou durable.

10. Lors d’une consigne orale, un élève doit garder en tête plusieurs éléments pendant qu’il les utilise. Quelle caractéristique risque de limiter cette activité ?

Une capacité limitée à une quantité restreinte d’informations
Une capacité illimitée tant que l’information est verbale
Un maintien de quelques centaines de millisecondes au maximum
Une conservation durable indépendante de la tâche

Une capacité limitée à une quantité restreinte d’informations

Explication

La mémoire de travail ne peut maintenir qu’une quantité restreinte d’informations pendant quelques secondes ou minutes. Une capacité illimitée, la durée très brève des registres sensoriels et la conservation durable ne décrivent pas cette limite.

11. Dans le modèle proposé par Baddeley en 2000, quelle organisation caractérise la mémoire de travail ?

Un registre unique qui stocke toutes les informations sans composantes distinctes
Un système dynamique avec un administrateur central et quatre systèmes esclaves
Un système dynamique avec un administrateur central et trois systèmes esclaves
Un système dynamique avec trois administrateurs centraux et un système esclave

Un système dynamique avec un administrateur central et trois systèmes esclaves

Explication

Le modèle de Baddeley (2000) décrit un système dynamique comprenant un administrateur central et trois systèmes esclaves. Les distracteurs déplacent le nombre de composantes ou remplacent cette architecture par un registre unique.

12. Une personne lit une liste de mots, puis se la répète mentalement pour en conserver les éléments. Quelle composante contribue à ce maintien ?

La boucle phonologique, par le stock et l’autorépétition articulatoire
Le calepin visuo-spatial, par la manipulation des formes et des positions
L’administrateur central, par la répartition de l’attention
Le registre sensoriel visuel, par le maintien prolongé des mots lus

La boucle phonologique, par le stock et l’autorépétition articulatoire

Explication

La boucle phonologique maintient et traite temporairement l’information verbale, qu’elle soit entendue ou lue, grâce au stock phonologique et à l’autorépétition articulatoire. Le calepin concerne les représentations visuo-spatiales, l’administrateur central coordonne les ressources et le registre sensoriel ne maintient pas les mots de façon prolongée.

13. Lors d’un exercice de rappel de mots, les erreurs augmentent lorsque les mots se ressemblent par leurs sons. Quel effet de la boucle phonologique explique ce résultat ?

La sensibilité à la similarité phonologique
La sensibilité à la parole interférente
La sensibilité à la longueur des mots
La sensibilité à la suppression articulatoire

La sensibilité à la similarité phonologique

Explication

La similarité phonologique entraîne davantage de confusions entre les items et peut diminuer le rappel sériel. La longueur des mots et la suppression articulatoire sont d’autres effets, tandis qu’une interférence visuelle ne correspond pas au phénomène décrit.

14. Pour résoudre un problème, une élève répartit son attention, coordonne des données entendues et lues, choisit une stratégie et mobilise un souvenir utile. Quelle composante assure ces fonctions ?

La boucle phonologique
Le calepin visuo-spatial
Le stock phonologique
L’administrateur central

L’administrateur central

Explication

L’administrateur central répartit les ressources attentionnelles, coordonne des informations de sources différentes, sélectionne des stratégies et active des informations de la mémoire à long terme. La boucle et le stock phonologiques concernent l’information verbale; le calepin maintient et manipule des représentations visuo-spatiales.

15. Deux enfants réalisent une tâche de mémoire de travail qui leur demande de traiter la même quantité d’informations. Avec l’âge, quels facteurs peuvent contribuer à rendre le traitement plus efficace ?

Des ressources attentionnelles, des stratégies et une vitesse de traitement plus favorables
Un coût cognitif accru, compensé par une vitesse de traitement identique
Un empan plus grand, indépendamment des stratégies et du traitement demandé
Une durée de stockage plus longue, sans changement des ressources attentionnelles

Des ressources attentionnelles, des stratégies et une vitesse de traitement plus favorables

Explication

L’efficacité du traitement en mémoire de travail augmente avec l’âge en fonction des ressources attentionnelles disponibles, du coût de la tâche, des stratégies et de la vitesse de traitement. Les autres réponses réduisent cette évolution à l’empan, à la durée de stockage ou à une hausse du coût cognitif.

16. Un enfant garde une information en mémoire tout en accomplissant une tâche et la rafraîchit activement pour ne pas la perdre. Quel type de maintien décrit cette stratégie ?

Le maintien actif, fondé sur le rafraîchissement de l’information
Le maintien passif, fondé sur la stabilité de l’information dans le temps
L’augmentation de l’empan, fondée sur une capacité de stockage accrue
Le stockage phonologique, fondé sur la répétition articulatoire

Le maintien actif, fondé sur le rafraîchissement de l’information

Explication

Le maintien actif repose sur le rafraîchissement stratégique de l’information et la gestion des buts de la tâche. Le maintien passif est davantage affecté par la durée, tandis que le stockage phonologique et l’empan désignent d’autres aspects de la mémoire.

17. Un élève doit résoudre des opérations qu’il n’a pas encore automatisées tout en suivant une longue consigne. Quel risque pédagogique faut-il particulièrement anticiper ?

Une amélioration immédiate de l’automatisation par la consigne
Une réduction de la charge de travail grâce à la longueur de la consigne
Une difficulté limitée au rappel à long terme des opérations
Une surcharge de la mémoire de travail due au coût cognitif élevé

Une surcharge de la mémoire de travail due au coût cognitif élevé

Explication

Une tâche non automatisée mobilise davantage de ressources cognitives et accroît le risque de surcharge de la mémoire de travail. Les autres réponses confondent cette charge avec l’automatisation ou avec le seul rappel à long terme.

18. Un enseignant veut limiter les traitements inutiles lorsqu’il présente une explication accompagnée d’illustrations. Quels principes peuvent guider la disposition et le moment de présentation des éléments ?

La cohérence et les contiguïtés temporelle et spatiale
La signalisation et l’automatisation des tâches présentées
La répétition verbale et l’augmentation de la durée d’exposition
La segmentation et le maintien passif de l’information

La cohérence et les contiguïtés temporelle et spatiale

Explication

Pour limiter les traitements inutiles, l’enseignement peut s’appuyer sur la cohérence ainsi que sur les contiguïtés temporelle et spatiale. La segmentation et la signalisation facilitent le traitement, mais ne désignent pas ces principes de présentation.

19. Pour aider une classe à suivre une procédure, une enseignante numérote les étapes à réaliser et met en évidence les données importantes de chaque étape. Quel rôle joue le numérotage des étapes ?

La concision, qui réduit la quantité de mots du message
La contiguïté temporelle, qui rapproche les éléments dans le temps
La segmentation, qui rend visibles les étapes clés
La signalisation, qui rend visibles les informations essentielles

La segmentation, qui rend visibles les étapes clés

Explication

La segmentation met en évidence les étapes clés à réaliser, tandis que la signalisation attire l’attention sur les informations essentielles à traiter. Les autres réponses renvoient à la mise en évidence du contenu, à la proximité temporelle ou à la brièveté du message.

20. Quelle caractéristique décrit la capacité de stockage de la mémoire à long terme ?

Elle est considérée comme illimitée en pratique et sans difficulté de récupération.
Elle est considérée comme théoriquement illimitée.
Elle est considérée comme limitée dans le temps, mais vaste en capacité.
Elle est considérée comme limitée à quelques éléments.

Elle est considérée comme théoriquement illimitée.

Explication

La capacité de stockage de la mémoire à long terme est considérée comme théoriquement illimitée, même si la récupération peut poser problème. La réponse sur quelques éléments la confond avec la mémoire de travail ; celle qui garantit une récupération facile confond stockage et accès ; la dernière confond capacité et durée.

21. Quelle distinction la taxonomie de Squire, en 1986, établit-elle entre les grandes formes de mémoire à long terme ?

La mémoire immédiate et la mémoire différée selon leur durée de stockage.
La mémoire explicite ou déclarative et la mémoire implicite ou non déclarative.
La mémoire déclarative ou non déclarative et la mémoire à court terme.
La mémoire sémantique et la mémoire épisodique comme deux catégories principales.

La mémoire explicite ou déclarative et la mémoire implicite ou non déclarative.

Explication

Squire distingue la mémoire explicite, aussi dite déclarative, de la mémoire implicite, aussi dite non déclarative. La mémoire sémantique et la mémoire épisodique sont des sous-types de la mémoire explicite ; les autres réponses mêlent cette taxonomie à la mémoire à court terme ou à une classification temporelle.

22. Une personne connaît la capitale de l’Italie et se rappelle ensuite un dîner précis à Rome, avec les personnes présentes et l’ambiance. Comment classer ces deux souvenirs ?

Les deux relèvent de la mémoire épisodique, car ils sont rappelés par la personne.
La capitale relève de la mémoire épisodique et le dîner de la mémoire sémantique.
La capitale relève de la mémoire sémantique et le dîner de la mémoire épisodique.
Les deux relèvent de la mémoire sémantique, car ce sont des informations sur Rome.

La capitale relève de la mémoire sémantique et le dîner de la mémoire épisodique.

Explication

La mémoire sémantique conserve des connaissances générales, comme la capitale d’un pays, tandis que la mémoire épisodique concerne un événement vécu situé dans un contexte particulier. Inverser ces catégories confond les deux types ; classer les deux souvenirs dans une seule catégorie néglige cette distinction.

23. Après avoir discuté plusieurs fois d’un accident, un témoin en vient à rapporter un détail inexact comme s’il faisait partie de son souvenir initial. Quelle limite de la mémoire à long terme cette situation illustre-t-elle ?

Le contenu peut être modifié après l’encodage et conduire à un faux souvenir.
Le contenu est remplacé par une connaissance générale lorsque le souvenir est répété.
Le contenu peut être difficile à récupérer, sans pouvoir être altéré après l’encodage.
Le contenu reste fixé après l’encodage, mais le témoin peut manquer d’attention.

Le contenu peut être modifié après l’encodage et conduire à un faux souvenir.

Explication

Le contenu d’un souvenir peut être modifié après son encodage, jusqu’à produire un faux souvenir, et sa récupération peut aussi être difficile. L’inattention initiale ne suffit pas à expliquer une altération ultérieure ; les autres réponses supposent à tort que l’encodage protège le souvenir de toute modification ou introduisent un remplacement par la mémoire sémantique.

24. Une étudiante constate qu’elle se rappelle moins bien une leçon au fil des jours et veut la rendre plus durable. Quel principe la courbe d’oubli d’Ebbinghaus met-elle en évidence ?

Le rappel devient impossible avec le temps, même si les apprentissages sont répétés.
Le rappel diminue avec le temps, et répéter les apprentissages aide à les rendre durables.
Le rappel diminue avec le temps, mais la répétition n’a pas d’effet sur la durabilité.
Le rappel augmente avec le temps, et répéter les apprentissages ralentit cette progression.

Le rappel diminue avec le temps, et répéter les apprentissages aide à les rendre durables.

Explication

La courbe d’Ebbinghaus illustre la diminution du rappel au cours du temps et souligne l’intérêt de répéter les apprentissages pour les rendre durables. Les autres réponses inversent l’évolution du rappel, écartent le rôle de la répétition ou transforment l’oubli en perte nécessairement définitive.

25. Une étudiante révise du vocabulaire en répétant chaque série après plusieurs heures, plutôt que de répéter toute la série sans pause. Quelle stratégie favorise davantage sa mémorisation ?

L’apprentissage distribué
L’apprentissage groupé
La variation des contextes
La répétition immédiate

L’apprentissage distribué

Explication

L’apprentissage distribué ménage un délai entre les répétitions et facilite davantage la mémorisation que l’apprentissage groupé. Confondre les deux stratégies efface cette différence; la répétition immédiate correspond à l’apprentissage groupé; varier le contexte est une autre stratégie de récupération.

26. Pour retenir une liste de mots, un élève réfléchit à leur signification plutôt qu’à leur casse ou à leurs rimes. Quel traitement met-il en œuvre ?

Un traitement sémantique
Un traitement phonologique superficiel
Un traitement visuel superficiel
Un apprentissage distribué

Un traitement sémantique

Explication

Traiter le sens des mots constitue un traitement sémantique, plus profond et favorable à l’apprentissage que l’examen de la casse ou de la rime. Le distracteur visuel confond sens et apparence; le distracteur phonologique confond sens et sonorité; l’apprentissage distribué concerne l’espacement des répétitions.

27. Pour mémoriser des paires de mots, Lina cache le second mot et tente de le produire avant de vérifier sa réponse. Quel mécanisme peut améliorer son rappel ?

L’apprentissage groupé
L’effet de test
L’effet de génération
L’indexation sémantique

L’effet de génération

Explication

Produire activement une partie de l’information au lieu de la lire passivement mobilise l’effet de génération et peut améliorer le rappel. L’effet de test renvoie à une phase d’évaluation de l’apprentissage; l’indexation relie l’information à des connaissances déjà acquises; l’apprentissage groupé décrit des répétitions sans délai.

28. Un cours de biologie prévoit une courte interrogation après une première période d’étude, puis une révision. Quel élément de ce plan contribue à la rétention à long terme ?

La présence d’une phase de test
La lecture répétée du contenu
L’analyse du sens des notions
La répartition des séances dans le temps

La présence d’une phase de test

Explication

L’effet de test améliore la rétention à long terme lorsqu’une phase de test est intégrée à l’apprentissage. La lecture répétée est passive; l’espacement relève de l’apprentissage distribué; l’analyse du sens concerne la profondeur de traitement.

29. Que montrent les études d’imagerie cérébrale concernant les patrons d’activité observés pendant la journée ?

Ils sont supprimés par une réduction des connexions
Ils sont réactivés uniquement pendant l’éveil
Ils sont réactivés pendant le sommeil
Ils sont remplacés par des patrons entièrement nouveaux

Ils sont réactivés pendant le sommeil

Explication

Les études d’imagerie montrent une réactivation pendant le sommeil de patrons d’activités cérébrales observés durant la journée. L’idée de patrons entièrement nouveaux confond réactivation et nouveauté; celle de l’éveil déplace le phénomène; la réduction synaptique est un autre processus évoqué dans le contexte du sommeil.

30. Dans une école maternelle, deux groupes d’enfants apprennent une histoire; l’un fait une sieste, l’autre reste éveillé. Quel résultat est particulièrement attendu chez les enfants habitués à faire la sieste ?

Une mémorisation favorisée par la sieste
Une mémorisation favorisée surtout chez les adultes
Une mémorisation inchangée par la sieste
Une mémorisation favorisée par le maintien éveillé

Une mémorisation favorisée par la sieste

Explication

En maternelle, la sieste est profitable à la mémorisation, particulièrement chez les enfants habitués à en faire une. Le bénéfice n’est pas attribué au maintien éveillé; l’absence d’effet contredit le résultat rapporté; l’avantage concerne les enfants de maternelle, pas spécialement les adultes.

31. À quelle période de la vie se rapportent les souvenirs concernés par l’amnésie infantile ?

Aux souvenirs formés entre six et huit ans
Aux souvenirs antérieurs à deux ou trois ans
Aux souvenirs formés pendant l’adolescence
Aux souvenirs formés entre trois et cinq ans

Aux souvenirs antérieurs à deux ou trois ans

Explication

L’amnésie infantile concerne les souvenirs antérieurs à deux ou trois ans et s’explique par leur oubli progressif. Les autres périodes proposées décalent cette fenêtre vers l’enfance ultérieure ou l’adolescence.

32. Comment évolue la mémoire autobiographique au cours du développement ?

Les souvenirs personnels gardent un nombre stable
Les souvenirs personnels deviennent moins nombreux
Les souvenirs personnels deviennent plus nombreux
Les souvenirs personnels sont remplacés par des connaissances générales

Les souvenirs personnels deviennent plus nombreux

Explication

Au cours du développement, les souvenirs personnels deviennent plus nombreux, ce qui correspond au développement de la mémoire autobiographique. La stabilité et la diminution inversent cette évolution, tandis que les connaissances générales ne sont pas des souvenirs personnels.

33. Un élève doit retenir un bref signal sonore, garder quelques consignes en tête pendant une tâche, puis conserver les notions apprises sur la durée. Quelle caractérisation associe correctement chaque mémoire à sa capacité et à son maintien ?

Registres sensoriels : capacité limitée et maintien court ; mémoire de travail : grande capacité et maintien très bref ; mémoire à long terme : capacité théoriquement illimitée et maintien permanent
Registres sensoriels : grande capacité et maintien très bref ; mémoire de travail : capacité théoriquement illimitée et maintien permanent ; mémoire à long terme : capacité limitée et maintien court
Registres sensoriels : grande capacité et maintien permanent ; mémoire de travail : capacité limitée et maintien court ; mémoire à long terme : capacité théoriquement illimitée et maintien très bref
Registres sensoriels : grande capacité et maintien très bref ; mémoire de travail : capacité limitée et maintien court ; mémoire à long terme : capacité théoriquement illimitée et maintien permanent

Registres sensoriels : grande capacité et maintien très bref ; mémoire de travail : capacité limitée et maintien court ; mémoire à long terme : capacité théoriquement illimitée et maintien permanent

Explication

Les registres sensoriels retiennent brièvement une grande quantité d’information, la mémoire de travail maintient une quantité limitée à court terme et la mémoire à long terme a une capacité théoriquement illimitée avec un maintien permanent. Les autres caractérisations confondent les capacités ou les durées de maintien de ces systèmes.

34. Pendant une leçon, un enseignant constate que ses élèves peinent à garder les consignes en tête. Quelle adaptation favoriserait le mieux le fonctionnement de leur mémoire de travail ?

Alléger les traitements inutiles, mettre en évidence l’essentiel, encourager l’autorépétition mentale et associer verbal et visuo-spatial
Demander des révisions espacées, varier les contextes et consolider les apprentissages par un sommeil suffisant
Présenter les consignes dans un seul mode, éviter l’autorépétition et laisser les informations essentielles implicites
Ajouter des explications accessoires, multiplier les consignes simultanées et enrichir chaque support de détails

Alléger les traitements inutiles, mettre en évidence l’essentiel, encourager l’autorépétition mentale et associer verbal et visuo-spatial

Explication

Pour soutenir la mémoire de travail, il faut éviter surcharge et interférences, réduire les traitements inutiles, favoriser l’information essentielle, l’autorépétition mentale et le double codage. L’ajout de détails augmente la surcharge, les révisions espacées et le sommeil relèvent de l’optimisation de la mémoire à long terme, et un seul mode néglige le double codage.

35. Une classe doit retenir durablement un nouveau concept. Quelle démarche pédagogique rassemble les stratégies adaptées à la mémoire à long terme ?

Comprendre le concept, le relier aux acquis, se tester régulièrement, espacer et varier les apprentissages, puis bien dormir
Réduire les consignes, supprimer les interférences, signaler l’essentiel et associer verbal et visuo-spatial
Mémoriser le concept sans en chercher le sens, sans le relier aux acquis, puis le revoir après un sommeil réduit
Répéter le concept en une seule séance, éviter les tests et conserver un contexte d’apprentissage identique

Comprendre le concept, le relier aux acquis, se tester régulièrement, espacer et varier les apprentissages, puis bien dormir

Explication

La mémorisation à long terme est favorisée par la compréhension, les liens avec les connaissances antérieures, les tests réguliers, l’espacement, la variation des contextes et un sommeil suffisant. La deuxième démarche vise surtout la mémoire de travail, tandis que les autres écartent des stratégies essentielles ou leur sont contraires.

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Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Mémoire et apprentissages scolaires.

Qu’étudie la psychologie cognitive ?

Les processus mentaux et les fonctions de traitement de l’information liés aux connaissances.

Qu’est-ce que l’apprentissage ?

Une modification durable du comportement ou d’une représentation résultant d’une expérience antérieure.

Quelles fonctions la mémoire assure-t-elle ?

L’encodage, le stockage et la récupération des informations.

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