QCM : Méthodes d’analyse chimique (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une solution diluée contient des ions dont les contributions à la conductivité sont respectivement 0,120{,}12 et 0,08 S⋅m−10{,}08\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}. Selon la loi de Kohlrausch, quelle est la conductivité totale ?

0,20 S⋅m−10{,}20\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}
0,04 S⋅m−10{,}04\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}
0,0096 S⋅m−10{,}0096\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}
0,12 S⋅m−10{,}12\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}

$$0{,}20\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}$$

Explication

Dans une solution diluée, chaque ion contribue indépendamment et la conductivité totale est la somme des contributions : 0,12+0,08=0,20 S⋅m−10{,}12+0{,}08=0{,}20\ \mathrm{S\cdot m^{-1}}. Les autres résultats correspondent à l’omission d’un ion, à une multiplication ou à une soustraction.

2. Quelle démarche désigne l’étude des solutions ioniques capables de conduire le courant électrique ?

Le titrage pH-métrique
La conductimétrie
La manométrie
La pH-métrie

La conductimétrie

Explication

La conductimétrie étudie les solutions ioniques conductrices du courant électrique. Le titrage pH-métrique suit le pH, la manométrie concerne la pression et l’étalonnage d’un pH-mètre ne définit pas cette méthode.

3. Deux cellules mesurent une même solution avec des géométries différentes. Quelle grandeur peut différer à cause de cette géométrie, alors que la conductivité de la solution reste la même ?

La conductivité de la solution
La conductance mesurée
La conductivité molaire des ions
La concentration des ions

La conductance mesurée

Explication

La conductance dépend de la géométrie de la cellule, tandis que la conductivité est indépendante de cette géométrie et est reliée à la conductance par σ=lSG\sigma=\frac{l}{S}G. Les autres choix confondent une propriété de la cellule ou des ions avec la grandeur qui varie ici.

4. Une solution diluée d’une espèce ionique est préparée à une concentration deux fois plus élevée, sans changer les autres conditions. Que prévoit la loi de Kohlrausch pour sa conductivité ?

Elle est divisée par deux
Elle augmente d’une quantité constante indépendante de la concentration initiale
Elle reste liée à la géométrie de la cellule plutôt qu’à la concentration
Elle double

Elle double

Explication

La loi de Kohlrausch pour une solution diluée donne σ=kC\sigma=kC : si la concentration double et que kk ne change pas, la conductivité double. La réponse inverse la proportionnalité, tandis que les autres confondent cette relation avec une variation additive ou avec la géométrie de la cellule.

5. On envisage un titrage suivi par mesure du pH. La réaction choisie est acide-base, mais elle est lente et non totale. Cette réaction convient-elle au titrage pH-métrique ?

Non, car la réaction doit être quantitative, rapide, totale et unique
Oui, car une réaction lente suffit si le pH est mesuré après chaque ajout
Non, car le titrage pH-métrique exige une réaction mettant en jeu des ions spectateurs
Oui, car toute réaction acide-base convient au suivi du pH

Non, car la réaction doit être quantitative, rapide, totale et unique

Explication

Un titrage pH-métrique convient lorsque la réaction support est acide-base, quantitative, rapide, totale et unique. Le seul caractère acide-base ne suffit pas, et mesurer le pH après les ajouts ne corrige pas une réaction lente ou non totale.

6. Sur la courbe expérimentale pH=f(V)pH=f(V) d’un titrage, quelle caractéristique permet de repérer l’équivalence ?

Le volume maximal de solution versé
Le plateau de pH avant le saut
La valeur du pH au début du titrage
Le saut de pH

Le saut de pH

Explication

La brusque variation du pH, appelée saut de pH, permet de repérer l’équivalence sur la courbe. Le pH initial et un plateau ne repèrent pas ce changement, et le volume final n’est pas nécessairement le volume équivalent.

7. À l’équivalence d’un titrage, quel état du mélange permet de déduire la quantité ou la concentration de l’espèce titrée ?

Un mélange stœchiométrique des réactifs titrant et titré
Un mélange où les deux réactifs sont en quantités égales en moles
Un mélange contenant un excès de réactif titrant
Un mélange débarrassé de toutes les espèces ioniques

Un mélange stœchiométrique des réactifs titrant et titré

Explication

À l’équivalence, le réactif titrant et le réactif titré forment un mélange stœchiométrique, ce qui permet de déterminer la quantité ou la concentration recherchée. Un excès de titrant correspond à un dépassement de l’équivalence, et les quantités en moles ne sont pas nécessairement égales : elles suivent les coefficients stœchiométriques.

8. Une molécule organique absorbe un rayonnement infrarouge de longueur d’onde comprise entre 2 et 20 μm : quelle modification cette absorption provoque-t-elle ?

Une ionisation de ses atomes constitutifs
Une modification de l’état rotationnel de ses molécules
Une modification de l’état électronique de ses liaisons
Une modification de l’état vibratoire de ses liaisons

Une modification de l’état vibratoire de ses liaisons

Explication

L’absorption infrarouge dans cette gamme modifie l’état vibratoire des liaisons. La transition électronique, la rotation moléculaire et l’ionisation ne décrivent pas le mécanisme indiqué pour cette absorption.

9. Pour identifier les groupes caractéristiques d’un composé à partir de son spectre IR, quelle information fournit la position d’une bande d’absorption ?

Elle aide à reconnaître les liaisons présentes dans la molécule
Elle indique la proportion de rayonnement transmis par l’échantillon
Elle donne directement la longueur d’onde du maximum UV-visible
Elle mesure la quantité de matière de la molécule analysée

Elle aide à reconnaître les liaisons présentes dans la molécule

Explication

La position des bandes IR en nombre d’onde permet de reconnaître des liaisons et, par conséquent, des groupes caractéristiques. La longueur d’onde des maxima concerne l’UV-visible, tandis que la transmittance et la quantité de matière ne sont pas déterminées directement par cette position.

10. Dans une expérience UV-visible, une solution suffisamment diluée a une concentration multipliée par 3 tandis que le coefficient de proportionnalité k reste constant : comment évolue son absorbance ?

Elle est multipliée par 3
Elle est divisée par 3
Elle reste inchangée
Elle est multipliée par 9

Elle est multipliée par 3

Explication

Pour de faibles concentrations, la loi de Beer-Lambert est A=kCA=kC ; à k constant, tripler C triple donc A. Une dépendance quadratique, une proportionnalité inverse ou une absorbance constante contredisent cette relation.

11. Un gaz parfait est maintenu à température et volume constants ; sa pression passe de 100 kPa à 150 kPa. Comment évolue sa quantité de matière ?

Elle est multipliée par 1,5
Elle est multipliée par 2,25
Elle reste constante
Elle est multipliée par 2/3

Elle est multipliée par 1,5

Explication

À T et V fixés, n=VRTPn=\frac{V}{RT}P montre que la quantité de matière est proportionnelle à la pression ; le rapport des pressions est 150/100=1,5150/100=1,5. Le facteur inverse, le carré du rapport ou une quantité constante ne respectent pas cette relation.

12. Pour exploiter la pression d’un gaz à 25 °C dans la loi des gaz parfaits, quelle température absolue faut-il utiliser ?

273,15 K
298,15 K
251,85 K
25 K

298,15 K

Explication

La conversion est T(K)=θ(°C)+273,15T(K)=\theta(°C)+273,15, donc à 25 °C on obtient 298,15 K. Les autres valeurs proviennent d’une omission, d’une soustraction erronée ou de l’emploi direct de la température Celsius.

13. Avant l’équivalence d’un titrage conductimétrique, les ions titrés disparaissent tandis que des ions produits et des ions spectateurs apportés apparaissent : à quoi est due la variation de conductivité ?

À la seule dilution de la solution par le volume de titrant ajouté
À la disparition des ions titrés et à l’apparition des ions produits ou spectateurs
À une variation de température qui modifie les conductivités ioniques
À l’ajout d’ions titrants non consommés et d’ions spectateurs

À la disparition des ions titrés et à l’apparition des ions produits ou spectateurs

Explication

Avant l’équivalence, la conductivité varie avec la disparition des ions titrés et l’apparition des ions produits ou spectateurs ajoutés. Les ions titrants en excès caractérisent l’évolution après l’équivalence ; les deux autres réponses invoquent des causes qui ne correspondent pas à la règle donnée.

14. Après l’équivalence, une solution continue de recevoir le réactif titrant : quels ions expliquent alors l’évolution de sa conductivité ?

Les ions titrés en excès et les ions spectateurs apportés
Les ions titrants non consommés et les éventuels ions spectateurs
Les ions titrés qui disparaissent et les ions produits de la réaction
Les ions produits par la réaction et les ions titrés encore consommés

Les ions titrants non consommés et les éventuels ions spectateurs

Explication

Après l’équivalence, le réactif titré est limitant ; la conductivité varie sous l’effet des ions titrants non consommés et, éventuellement, des ions spectateurs. Les autres réponses reprennent des mécanismes associés à la période précédant l’équivalence ou confondent les rôles des ions.

15. Lors du titrage de 15,0 mL15{,}0\ \text{mL} d’acide éthanoïque par une solution d’hydroxyde de sodium de concentration 0,030 mol⋅L−10{,}030\ \text{mol·L}^{-1}, l’équivalence est atteinte après ajout de 12,0 mL12{,}0\ \text{mL}. Quelle relation permet de déterminer la concentration initiale de l’acide ?

C1×12,0=C2×15,0C_1\times12{,}0=C_2\times15{,}0
C1=C2=0,030 mol⋅L−1C_1=C_2=0{,}030\ \text{mol·L}^{-1}
2C1×15,0=C2×12,02C_1\times15{,}0=C_2\times12{,}0
C1×15,0=C2×12,0C_1\times15{,}0=C_2\times12{,}0

$$C_1\times15{,}0=C_2\times12{,}0$$

Explication

À l’équivalence, l’acide éthanoïque et les ions hydroxyde réagissent mol à mol, d’où C1V1=C2VEC_1V_1=C_2V_E. La deuxième relation inverse les volumes, la troisième introduit un rapport stœchiométrique erroné et la dernière confond les deux concentrations.

16. Un échantillon de 20,0 mL20{,}0\ \text{mL} d’acide éthanoïque est titré par une solution de soude à 4,0×10−2 mol⋅L−14{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}. Le volume équivalent est 10,0 mL10{,}0\ \text{mL}. Quelle est la concentration de l’acide ?

1,0×10−2 mol⋅L−11{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}
2,0×10−2 mol⋅L−12{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}
8,0×10−2 mol⋅L−18{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}
4,0×10−2 mol⋅L−14{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}

$$2{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}$$

Explication

La réaction étant mol à mol, C1=C2VE/V1=(4,0×10−2×10,0)/20,0=2,0×10−2 mol⋅L−1C_1=C_2V_E/V_1=(4{,}0\times10^{-2}\times10{,}0)/20{,}0=2{,}0\times10^{-2}\ \text{mol·L}^{-1}. Les autres résultats omettent le rapport des volumes, l’inversent ou divisent une nouvelle fois par le volume initial.

17. Un spectre IR présente une bande vers 1 680 cm−11\,680\ \text{cm}^{-1}. Quelle liaison et quel groupe cette bande caractérise-t-elle dans les tables utilisées ?

La liaison C=O d’un amide
La liaison C=O d’une amine
La liaison C–O d’un amide
La liaison N–H d’un amide

La liaison C=O d’un amide

Explication

Une bande entre 1 6501\,650 et 1 700 cm−11\,700\ \text{cm}^{-1} est caractéristique de la liaison C=O d’un amide et n’est pas attribuée à une amine dans les tables considérées. Les autres choix confondent le groupe identifié ou la liaison responsable de la bande.

18. Un spectre IR inconnu présente deux bandes à 3 3633\,363 et 3 192 cm−13\,192\ \text{cm}^{-1}, ainsi qu’une bande à 1 650 cm−11\,650\ \text{cm}^{-1}. Quelle identification correspond à cet ensemble de bandes ?

L’éthanamide, un amide non substitué
La propanamide, un amide non substitué
Une amine primaire sans groupe carbonyle
Un amide substitué à une seule bande N–H

La propanamide, un amide non substitué

Explication

La bande à 1 650 cm−11\,650\ \text{cm}^{-1} indique un carbonyle d’amide, tandis que les deux bandes N–H correspondent à un amide non substitué; cet ensemble identifie la propanamide. L’amine primaire ne possède pas le carbonyle repéré, l’amide substitué présente une seule bande N–H, et l’éthanamide n’est pas l’identification établie par cet ensemble de bandes.

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De quoi dépend la conductivité d’une solution ionique ?

Des concentrations de ses espèces chargées.

Quelle est la loi de Kohlrausch pour une solution diluée ?

σ=∑iσi=∑iλi0[xi]\sigma = \sum_i \sigma_i = \sum_i \lambda_i^0 [x_i]

Qu’étudie la conductimétrie ?

Les solutions ioniques conductrices du courant électrique.

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