QCM : Nombres réels et relations d’ordre (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour une relation binaire de EE vers FF, quel rôle joue le sous-ensemble GG de E×FE\times F ?

Il constitue l’ensemble d’arrivée de la relation.
Il constitue le produit cartésien de départ et d’arrivée.
Il constitue l’ensemble de départ de la relation.
Il constitue le graphe de la relation.

Il constitue le graphe de la relation.

Explication

Une relation binaire est un triplet dont le graphe est une partie de E×FE\times F. L’ensemble de départ est EE, l’ensemble d’arrivée est FF, et le produit cartésien contient les couples possibles.

2. Quel est le statut de l’ensemble des nombres rationnels dans R\mathbb{R} au regard de la densité ?

Q\mathbb{Q} est dense dans R\mathbb{R}.
Q\mathbb{Q} est discret dans R\mathbb{R}.
R∖Q\mathbb{R}\setminus\mathbb{Q} est l’ensemble dense désigné.
Q\mathbb{Q} est égal à R\mathbb{R}.

$$\mathbb{Q}$$ est dense dans $$\mathbb{R}$$.

Explication

Les rationnels sont denses dans les réels : tout intervalle ouvert non vide contient au moins un rationnel. Les irrationnels forment une autre partie dense, mais ne sont pas les rationnels; la densité n’implique pas l’égalité à R\mathbb{R}.

3. Quelle expression définit la valeur absolue d’un réel xx ?

xx sans son signe
min⁡{x,−x}\min\{x,-x\}
max⁡{x,−x}\max\{x,-x\}
x2x^2

$$\max\{x,-x\}$$

Explication

La valeur absolue est le maximum de xx et de son opposé, ce qui donne une valeur non négative. Le carré confond deux notions, la suppression du signe n’est pas la définition formelle, et le minimum sélectionne l’autre valeur.

4. Un ensemble EE contient, autour de chacun de ses points, un intervalle ouvert inclus dans EE. Quelle propriété possède EE ?

Il est fermé.
Il est nécessairement borné.
Il est ouvert.
Il est nécessairement un intervalle.

Il est ouvert.

Explication

Tout point d’un ouvert possède un intervalle ouvert centré autour de lui et inclus dans l’ensemble ; l’ensemble vide est aussi déclaré ouvert. Être fermé concerne plutôt le complémentaire, tandis que la propriété ne garantit ni une forme d’intervalle ni la bornitude.

5. On choisit un intervalle ouvert non vide, par exemple ]1,2[]1,2[. Que peut-on affirmer de son contenu ?

Il contient une infinité de rationnels et une infinité d’irrationnels.
Il contient tous les rationnels et tous les irrationnels.
Il contient une infinité de rationnels et un nombre fini d’irrationnels.
Il contient un nombre fini de rationnels et une infinité d’irrationnels.

Il contient une infinité de rationnels et une infinité d’irrationnels.

Explication

Tout intervalle ouvert non vide contient une infinité de rationnels et une infinité d’irrationnels. La densité de chacun des deux ensembles, répétée à l’intérieur de l’intervalle, écarte les possibilités d’un nombre fini ou de la présence de tous les réels.

6. Une opération sur la droite réelle achevée devrait donner un résultat pour chaque paire d’éléments. Quel constat empêche l’addition et la multiplication d’être des lois de composition sur cet ensemble ?

La soustraction de deux réels finis n’est pas définie dans cet ensemble.
Toute somme contenant un infini vaut +∞+\infty, mais tout produit reste défini.
Certaines expressions, comme +∞+(−∞)+\infty+(-\infty) et 0⋅(+∞)0\cdot(+\infty), ne sont pas définies.
Les expressions indéterminées désignent des résultats égaux à zéro.

Certaines expressions, comme $$+\infty+(-\infty)$$ et $$0\cdot(+\infty)$$, ne sont pas définies.

Explication

Une loi de composition doit être définie pour chaque paire d’éléments; les expressions +∞+(−∞)+\infty+(-\infty) et 0⋅(±∞)0\cdot(\pm\infty) ne le sont pas et constituent des formes indéterminées. Les infinis ne rendent pas tous les produits définis, et le problème indiqué ne concerne pas la soustraction de réels finis.

7. Soient x=0,4x=0{,}4 et y=10y=10. Quel entier naturel nn vérifie y<nxy<nx ?

44
2424
2525
2626

$$26$$

Explication

Il faut que 10<0,4n10<0{,}4n, soit n>25n>25 ; le plus petit entier naturel qui convient est donc 2626. Le quotient arrondi vers le bas et la valeur 2525 ne satisfont pas l’inégalité stricte, tandis que 44 provient d’une mauvaise opération.

8. Un point yy est adhérent à un ensemble BB ainsi qu’à son complémentaire. Comment le classer par rapport à BB ?

Comme un point frontière de BB.
Comme un point intérieur de BB.
Comme un point adhérent à BB, sans autre conclusion.
Comme un point nécessairement extérieur à BB.

Comme un point frontière de $$B$$.

Explication

La frontière de BB est constituée des points adhérents à la fois à BB et à son complémentaire. L’intérieur exige que BB soit un voisinage, tandis que l’adhérence à BB seule ne caractérise pas la frontière.

9. Une calculatrice affiche le résultat de 4÷34\div3 sous la forme 1,333…1,333\ldots. Quelle conclusion convient à propos du quotient de deux nombres décimaux ?

Le quotient n’est pas décimal, car son développement se répète indéfiniment
Le quotient est irrationnel, car son développement se répète indéfiniment
Le quotient est décimal, car chaque chiffre après la virgule est décimal
Le quotient est entier, car le numérateur et le dénominateur sont entiers

Le quotient n’est pas décimal, car son développement se répète indéfiniment

Explication

Un nombre décimal admet une écriture décimale finie ; le quotient 4÷34\div3 a au contraire un développement périodique infini. Le caractère périodique indique ici un rationnel, pas un irrationnel ; et le fait que les deux nombres soient entiers ne rend pas leur quotient entier.

10. Sur une droite graduée d’origine OO et de vecteur unité i⃗\vec{i}, un point MM vérifie OM→=−3i⃗\overrightarrow{OM}=-3\vec{i}. Quel nombre réel lui correspond ?

1/31/3
00
−3-3
33

$$-3$$

Explication

Sur la droite numérique, le réel xx associé à MM est défini par OM→=xi⃗\overrightarrow{OM}=x\vec{i} ; le coefficient donné est donc −3-3. Le nombre 33 oublie le sens opposé à i⃗\vec{i}, et 1/31/3 inverse le coefficient.

11. Dans l’ordre usuel des réels, une partie A contient les éléments −3, 1 et 4. Quel élément est un minorant de A ?

−2
5
1
−5

−5

Explication

Un minorant doit être inférieur ou égal à chaque élément de A ; −5 convient donc. 1 est supérieur au minimum −3, −2 aussi, tandis que 5 est au-dessus des éléments de A.

12. Dans l’ordre usuel des réels, soit A = ]−1, 5]. Quelle est sa borne inférieure ?

5
0
−2
−1

−1

Explication

La borne inférieure est le plus grand des minorants de A ; ici, elle vaut −1, même si −1 n’appartient pas à A. 5 est la borne supérieure, −2 est un minorant plus petit, et 0 n’est pas un minorant puisqu'A contient des éléments négatifs proches de −1.

13. Quel ensemble contient les entiers négatifs, zéro et les entiers positifs, et permet de soustraire deux entiers sans sortir de l’ensemble ?

Les entiers relatifs Z\mathbb{Z}
Les nombres décimaux D\mathbb{D}
Les entiers naturels N\mathbb{N}
Les nombres rationnels Q\mathbb{Q}

Les entiers relatifs $$\mathbb{Z}$$

Explication

Les entiers relatifs comprennent les entiers négatifs, zéro et les entiers positifs, et toute soustraction d’entiers y donne un entier relatif. Les naturels ne contiennent pas les négatifs, tandis que décimaux et rationnels sont des ensembles plus larges.

14. Une relation RR sur EE vérifie que, pour tous x,y,z∈Ex,y,z\in E, xRyxRy et yRzyRz entraînent xRzxRz. Quelle propriété possède-t-elle ?

L’antisymétrie.
La symétrie.
La transitivité.
La réflexivité.

La transitivité.

Explication

La transitivité permet de déduire xRzxRz de xRyxRy et yRzyRz. La réflexivité concerne chaque élément avec lui-même, la symétrie inverse une relation, et l’antisymétrie lie les relations dans les deux sens à l’égalité.

15. Pour quel ensemble VV peut-on conclure qu’il est un voisinage de 33 ?

[2,4][2,4]
{x∈R:∣x−3∣≥1}\{x\in\mathbb{R}: |x-3|\geq 1\}
]2,3[∪{3}]2,3[ \cup \{3\}
[3,4][3,4]

$$[2,4]$$

Explication

Un voisinage de 3 doit contenir un intervalle ouvert centré en 3 ; [2,4][2,4] contient par exemple ]2,4[]2,4[. L’ensemble [3,4][3,4] ne contient aucun intervalle ouvert centré en 3, et les deux autres ensembles n’en contiennent pas non plus.

16. Deux parties non vides et bornées AA et BB ont sup⁡A=4\sup A=4, sup⁡B=7\sup B=7, inf⁡A=−2\inf A=-2 et inf⁡B=1\inf B=1. Quelles sont les bornes de A∪BA\cup B ?

sup⁡(A∪B)=4\sup(A\cup B)=4 et inf⁡(A∪B)=1\inf(A\cup B)=1
sup⁡(A∪B)=11\sup(A\cup B)=11 et inf⁡(A∪B)=−1\inf(A\cup B)=-1
sup⁡(A∪B)=7\sup(A\cup B)=7 et inf⁡(A∪B)=−2\inf(A\cup B)=-2
sup⁡(A∪B)=7\sup(A\cup B)=7 et inf⁡(A∪B)=1\inf(A\cup B)=1

$$\sup(A\cup B)=7$$ et $$\inf(A\cup B)=-2$$

Explication

Pour une réunion, le supremum est le maximum des supremums et l’infimum le minimum des infimums : max⁡(4,7)=7\max(4,7)=7 et min⁡(−2,1)=−2\min(-2,1)=-2. Prendre les extrêmes opposés ou additionner les bornes ne décrit pas les bornes d’une réunion.

17. Une partie non vide et minorée AA a pour opposée −A={−a:a∈A}-A=\{-a:a\in A\}, dont la borne supérieure vaut −4-4. Quelle est la borne inférieure de AA ?

La valeur dépend de l’appartenance de 44 à AA
La borne n’existe pas
44
−4-4

$$4$$

Explication

La relation inf⁡A=−sup⁡(−A)\inf A=-\sup(-A) donne inf⁡A=−(−4)=4\inf A=-(-4)=4. Garder −4-4 oublie le changement de signe, utiliser une borne supérieure confond les notions, et l’appartenance de 44 à AA n’est pas nécessaire pour déterminer l’infimum.

18. Une partie non vide AA est majorée par M=12M=12, tandis que son supremum vaut 99. Quelle conclusion est correcte ?

Le supremum est supérieur ou égal à 1212
Le supremum doit être un élément de AA
Le supremum existe et vérifie 9≤129\leq12
Le supremum vaut nécessairement 1212

Le supremum existe et vérifie $$9\leq12$$

Explication

Toute partie non vide majorée de R\mathbb R possède un supremum, et celui-ci est inférieur ou égal à tout majorant, ici 9≤129\leq12. Dire qu’il vaut 1212 confond majorant et supremum; exiger son appartenance ou inverser l’inégalité sont également erronés.

19. Une partie de R\mathbb{R} contient −2-2 et 55. Quelle condition supplémentaire lui assure-t-elle d’être convexe ?

Elle contient au moins un réel compris entre −2-2 et 55.
Elle contient chaque réel compris entre −2-2 et 55.
Elle contient les extrémités et tous les réels extérieurs à l’intervalle.
Elle contient seulement les deux extrémités −2-2 et 55.

Elle contient chaque réel compris entre $$-2$$ et $$5$$.

Explication

La convexité impose que tout réel situé entre deux éléments de la partie appartienne aussi à cette partie. La présence des seules extrémités ou d’un seul point intermédiaire ne suffit pas, et ajouter les réels extérieurs ne répond pas à cette condition.

20. Deux parties non vides et majorées AA et BB vérifient sup⁡A=3\sup A=3 et sup⁡B=5\sup B=5. Quelle est la borne supérieure de A+B={a+b:a∈A, b∈B}A+B=\{a+b:a\in A,\ b\in B\} ?

22
55
1515
88

$$8$$

Explication

La borne supérieure d’une somme de parties est la somme de leurs bornes supérieures : sup⁡(A+B)=3+5=8\sup(A+B)=3+5=8. La soustraction, le maximum et le produit appliquent des opérations qui ne caractérisent pas cette somme.

21. Dans un ensemble ordonné, une partie A contient les éléments 2, 5 et 7. Quel élément est un majorant de A ?

9
3
5
6

9

Explication

Un majorant doit être supérieur ou égal à chaque élément de A ; 9 satisfait cette condition. 5 appartient à A sans majorer 7, 6 est inférieur à 7, et 3 inverse le sens de la comparaison.

22. Sur un ensemble EE, une relation est réflexive, antisymétrique et transitive. De quel type de relation s’agit-il ?

Une relation transitive.
Une relation réflexive.
Une relation d’ordre.
Une relation antisymétrique.

Une relation d’ordre.

Explication

Une relation d’ordre réunit les trois propriétés : réflexivité, antisymétrie et transitivité. Chacune des autres réponses ne désigne qu’une propriété isolée.

23. Pour encadrer un réel tt à partir de ∣t∣≤3|t|\leq 3, quel intervalle doit-on obtenir ?

3≤t≤−33\leq t\leq -3
−3≤t≤3-3\leq t\leq 3
0≤t≤30\leq t\leq 3
−3<t<3-3<t<3

$$-3\leq t\leq 3$$

Explication

Pour r≥0r\geq 0, ∣t∣≤r|t|\leq r équivaut à −r≤t≤r-r\leq t\leq r ; avec r=3r=3, on obtient l’encadrement indiqué. Inverser les bornes rend l’intervalle impossible, omettre la borne négative exclut des valeurs admissibles, et remplacer les inégalités larges par des inégalités strictes exclut les extrémités.

24. Dans ℝ, soit A = ]−2, 3[. Quelle est sa borne supérieure ?

−2
4
3
2

3

Explication

La borne supérieure est le plus petit des majorants ; pour ]−2, 3[, elle vaut 3, même si 3 n’appartient pas à A. −2 est la borne inférieure, 4 est un majorant non minimal et 2 appartient à A sans être un majorant.

25. Quelle propriété garantit l’existence d’une borne inférieure réelle pour une partie de R\mathbb R ?

Elle possède un plus petit élément
Elle est fermée et non vide
Elle est non vide et majorée
Elle est non vide et minorée

Elle est non vide et minorée

Explication

Toute partie non vide et minorée de R\mathbb R possède une borne inférieure. La majoration concerne la borne supérieure, tandis que la fermeture ou l’existence d’un minimum ne sont pas requises.

26. Soit A=]0,1]A=]0,1]. Quelle affirmation caractérise le point 00 comme point d’accumulation de A ?

Tout intervalle ouvert centré en 0 contient un point de A distinct de 0.
Il existe un intervalle ouvert centré en 0 dont l’intersection avec A est vide.
Le point 0 appartient à A et possède un voisinage ne contenant aucun autre point de A.
Tout intervalle ouvert centré en 0 rencontre A, sans condition sur le point rencontré.

Tout intervalle ouvert centré en 0 contient un point de A distinct de 0.

Explication

Un point d’accumulation a, dans chacun de ses voisinages ouverts, un point de A distinct de lui-même ; c’est le cas de 0 pour ]0,1]]0,1], même si 0 n’appartient pas à A. La simple rencontre décrit l’adhérence, tandis que l’isolement exige l’appartenance à A et un voisinage ne contenant aucun autre point de A.

27. Pour vérifier qu’une partie non vide AA est dense dans R\mathbb{R}, quel critère doit-elle satisfaire autour de chaque réel xx et pour chaque ε>0\varepsilon>0 ?

Contenir un élément aa tel que ∣x−a∣>ε|x-a|>\varepsilon.
Contenir un élément aa tel que ∣x−a∣<ε|x-a|<\varepsilon.
Contenir un élément à distance inférieure à un rayon fixé.
Contenir un élément aa tel que ∣x−a∣=ε|x-a|=\varepsilon.

Contenir un élément $$a$$ tel que $$|x-a|<\varepsilon$$.

Explication

La densité signifie que, pour tout réel xx et tout rayon positif ε\varepsilon, on peut trouver dans AA un élément à une distance strictement inférieure à ε\varepsilon de xx. L’égalité ou une distance supérieure ne garantit pas cette proximité, et un seul rayon ne suffit pas.

28. Sur un ensemble EE, une relation RR vérifie aRaaRa, bRbbRb et cRccRc pour tous ses éléments. Quelle propriété cela établit-il ?

La symétrie.
La réflexivité.
L’antisymétrie.
La transitivité.

La réflexivité.

Explication

Une relation est réflexive lorsque chaque élément est en relation avec lui-même. La symétrie concerne l’inversion des couples, l’antisymétrie les cas où les deux sens impliquent l’égalité, et la transitivité les chaînes de deux relations.

29. Un nombre réel est soit rationnel, soit irrationnel. De quels nombres l’ensemble R\mathbb{R} est-il constitué ?

Des nombres irrationnels et des nombres entiers
Des nombres rationnels et des nombres décimaux
Des nombres rationnels et des nombres irrationnels
Des nombres décimaux et des nombres entiers

Des nombres rationnels et des nombres irrationnels

Explication

L’ensemble des réels réunit les nombres rationnels et les nombres irrationnels. Les décimaux et les entiers sont des sous-ensembles de nombres rationnels, et ne suffisent donc pas à constituer tous les réels.

30. Dans un ensemble ordonné, deux éléments distincts ne sont pas comparables. Quelle conclusion faut-il tirer sur l’ordre ?

L’ordre est total.
L’ordre est partiel.
La relation n’est pas antisymétrique.
La relation n’est pas réflexive.

L’ordre est partiel.

Explication

Un ordre est partiel lorsque tous les couples ne sont pas comparables ; un seul couple incomparable suffit donc à exclure la totalité. L’incomparabilité ne signifie pas à elle seule que la réflexivité ou l’antisymétrie échoue.

31. Pour x=−4x=-4, un élève cherche un nombre dont le produit par xx vaut 11. Quelle propriété des réels lui permet de trouver ce nombre ?

Tout réel possède un opposé additif
Tout réel non nul possède un opposé dont le produit vaut un
Tout réel possède un inverse multiplicatif, y compris zéro
Tout réel non nul possède un inverse multiplicatif

Tout réel non nul possède un inverse multiplicatif

Explication

Comme −4-4 est non nul, il possède un inverse multiplicatif, ici −1/4-1/4, dont le produit par −4-4 vaut 11. L’opposé additif donne une somme nulle, et zéro n’a pas d’inverse multiplicatif.

32. Dans un ensemble EE, une relation RR est telle que chaque fois que xRyxRy et yRxyRx, on obtient x=yx=y. Quelle propriété satisfait-elle ?

La réflexivité.
L’antisymétrie.
La transitivité.
La symétrie.

L’antisymétrie.

Explication

L’antisymétrie impose que deux éléments reliés dans les deux sens soient égaux. La réflexivité porte sur les couples xRxxRx, la symétrie exige l’inversion de toute relation, et la transitivité concerne les chaînes.

33. Pour x=−2,3x=-2{,}3, quel entier mm satisfait la définition de la partie entière m≤x<m+1m\leq x<m+1 ?

−3-3
33
−1-1
−2-2

$$-3$$

Explication

La partie entière est l’unique entier mm tel que m≤x<m+1m\leq x<m+1 ; pour x=−2,3x=-2{,}3, on a −3≤−2,3<−2-3\leq-2{,}3<-2. L’arrondi au plus proche et l’entier supérieur ne respectent pas cette définition, tandis que 33 confond la partie entière avec un opposé.

34. Une partie non vide de ℕ est majorée. Quelle conclusion s’applique à cette partie ?

Elle possède un plus grand élément dans tout ensemble ordonné
Elle possède un plus grand élément
Elle possède un plus petit élément uniquement si elle est majorée
Elle possède un plus grand élément même si elle est vide

Elle possède un plus grand élément

Explication

Toute partie non vide et majorée de ℕ possède un plus grand élément. La propriété de plus petit élément concerne toute partie non vide de ℕ, la non-vacuité est requise, et le résultat ne s’étend pas à tout ensemble ordonné.

35. Sur R2\mathbb{R}^2, une personne veut un ordre où tous les couples sont comparables. Quel choix répond à cette exigence ?

L’ordre par inclusion.
L’ordre par divisibilité.
L’ordre lexicographique.
L’ordre produit.

L’ordre lexicographique.

Explication

Sur R2\mathbb{R}^2, l’ordre lexicographique est total, tandis que l’ordre produit est partiel car certains couples ne sont pas comparables. L’inclusion et la divisibilité sont des exemples d’ordres partiels sur d’autres ensembles.

36. Pour décrire l’ensemble des réels strictement supérieurs à 4, quelle notation d’intervalle convient ?

[4,+∞[[4,+\infty[
]4,5[]4,5[
]−∞,4[]-\infty,4[
]4,+∞[]4,+\infty[

$$]4,+\infty[$$

Explication

L’inégalité stricte x>4x>4 exclut 4 et l’ensemble s’étend sans borne supérieure, d’où ]4,+∞[]4,+\infty[. La notation [4,+∞[[4,+\infty[ inclut la borne, ]−∞,4[]-\infty,4[ inverse le sens et ]4,5[]4,5[ borne l’intervalle.

37. Une partie non vide AA est majorée et MM est proposé comme son supremum. Quelle condition de proximité doit être satisfaite pour tout ε>0\varepsilon>0 ?

Il existe a∈Aa\in A tel que M≤a<M+εM\leq a<M+\varepsilon
Il existe a∈Aa\in A tel que M−ε<a≤MM-\varepsilon<a\leq M
Il existe a∈Aa\in A tel que M<a<M+εM<a<M+\varepsilon
Il existe a∈Aa\in A tel que M−ε≤a<MM-\varepsilon\leq a<M

Il existe $$a\in A$$ tel que $$M-\varepsilon<a\leq M$$

Explication

Un supremum est un majorant que des éléments de AA approchent par valeurs inférieures : pour chaque ε>0\varepsilon>0, il faut M−ε<a≤MM-\varepsilon<a\leq M. La condition du côté supérieur dépasse le majorant, et l’inégalité stricte à MM exclut à tort le cas où le supremum est atteint.

38. Quel critère caractérise un point intérieur x0x_0 d’un ensemble AA ?

AA est un voisinage de x0x_0.
Le complémentaire de AA est un voisinage de x0x_0.
x0x_0 est adhérent à AA.
x0x_0 est adhérent à AA et à son complémentaire.

$$A$$ est un voisinage de $$x_0$$.

Explication

Un point est intérieur à AA lorsque AA est un voisinage de ce point. L’adhérence seule ne suffit pas, et l’adhérence simultanée à AA et à son complémentaire caractérise un point frontière.

39. Dans A={2,5,8}A=\{2,5,8\}, un intervalle ouvert centré en 5 peut être choisi de façon que son intersection avec A soit {5}\{5\}. Quelle est la nature de 5 dans A ?

Un point qui n’est pas adhérent à A.
Un point isolé.
Un point adhérent mais extérieur à A.
Un point d’accumulation.

Un point isolé.

Explication

Un point est isolé de A s’il appartient à A et possède un intervalle ouvert centré en lui dont l’intersection avec A est son singleton. Un point d’accumulation aurait d’autres points de A dans tous ses voisinages ; 5 appartient bien à A, donc il n’est pas extérieur à celle-ci.

40. Dans l’ordre usuel, soit A = [0, 4[. Quelle affirmation distingue correctement un majorant de A de son plus grand élément ?

4 est le plus grand élément, car il majore A
A n’a pas de majorant, car 4 n’appartient pas à A
3 est un majorant, mais n’appartient pas à A
4 est un majorant, mais A n’a pas de plus grand élément

4 est un majorant, mais A n’a pas de plus grand élément

Explication

Un majorant peut ne pas appartenir à A : 4 majore tous ses éléments, mais 4 n’est pas dans [0, 4[, donc A n’a pas de plus grand élément. Dire que 4 est le plus grand élément confond majoration et appartenance ; 3 appartient à A et ne le majore pas, et un majorant n’a pas besoin d’appartenir à A.

41. Un nombre s’écrit −37/1000-37/1000. Quelle propriété suffit à le classer parmi les nombres décimaux ?

Il est de la forme a/10na/10^n avec aa naturel et nn entier relatif
Il est de la forme p/qp/q avec pp et qq entiers et q≠0q\ne0
Il possède une écriture décimale périodique infinie
Il est de la forme a/10na/10^n avec aa entier et nn naturel

Il est de la forme $$a/10^n$$ avec $$a$$ entier et $$n$$ naturel

Explication

Les nombres décimaux sont ceux qui s’écrivent a/10na/10^n avec un numérateur entier et un exposant naturel ; ici −37/1000=−37/103-37/1000=-37/10^3. Une fraction à dénominateur quelconque caractérise les rationnels, tandis que le numérateur décimal peut être négatif.

42. Une partie non vide de ℝ est majorée, mais ne contient pas son plus grand élément. Quelle conclusion est garantie ?

Elle possède une borne inférieure dans ℝ
Elle possède un minimum dans ℝ
Elle possède une borne supérieure dans ℝ
Elle possède un maximum dans ℝ

Elle possède une borne supérieure dans ℝ

Explication

Toute partie non vide et majorée de ℝ possède une borne supérieure, qui peut ne pas appartenir à la partie. Un maximum exige un élément de la partie, et la seule majoration ne garantit ni borne inférieure ni minimum.

43. Une partie FF de R\mathbb{R} a pour complémentaire R∖F=]−2,5[\mathbb{R}\setminus F=]-2,5[. Que peut-on conclure sur FF ?

F est ouvert.
F est borné.
F est un intervalle.
F est fermé.

F est fermé.

Explication

Une partie est fermée lorsque son complémentaire est ouvert ; ici, ]−2,5[]-2,5[ est ouvert, donc F est fermé. Le fait que le complémentaire soit ouvert ne signifie pas que F soit ouvert, borné ou un intervalle.

44. Un réel aa vérifie ∣a∣=0|a|=0. Que peut-on conclure à propos de aa ?

∣a∣=1|a|=1
aa peut être un réel quelconque
a<0a<0
a=0a=0

$$a=0$$

Explication

La valeur absolue est nulle si et seulement si le réel lui-même est nul. Un réel négatif a une valeur absolue positive, un réel quelconque n’a pas nécessairement une valeur absolue nulle, et ∣a∣=1|a|=1 est une autre condition.

45. Une partie non vide de R\mathbb{R} est convexe. À quelle catégorie appartient-elle nécessairement ?

À la catégorie des parties ayant leurs bornes incluses.
À la catégorie des ouverts de R\mathbb{R}.
À la catégorie des intervalles de R\mathbb{R}.
À la catégorie des intervalles bornés de R\mathbb{R}.

À la catégorie des intervalles de $$\mathbb{R}$$.

Explication

Dans R\mathbb{R}, les parties convexes sont exactement les intervalles, qu’ils soient ouverts ou fermés et bornés ou non. L’ouverture, l’inclusion des bornes et le caractère borné ne sont donc pas exigés.

46. On ordonne la droite réelle achevée en ajoutant les deux infinis à R\mathbb{R}. Quel ordre doivent-ils respecter par rapport à tout réel xx ?

−∞<x<+∞-\infty < x < +\infty.
x<−∞<+∞x < -\infty < +\infty.
+∞<x<−∞+\infty < x < -\infty.
−∞<+∞<x-\infty < +\infty < x.

$$-\infty < x < +\infty$$.

Explication

Dans la droite réelle achevée, −∞-\infty est inférieur à tout réel et +∞+\infty lui est supérieur. Inverser les infinis ou placer l’un d’eux entre les réels contredit cet ordre.

47. Pour E={p+q2:(p,q)∈Z2}E=\{p+q\sqrt{2}:(p,q)\in\mathbb{Z}^2\}, quelle propriété permet de situer ses éléments par rapport aux réels ?

E est dense dans R\mathbb{R}.
E est égal à Q\mathbb{Q}.
E est égal à R\mathbb{R}.
E est égal à Z\mathbb{Z}.

E est dense dans $$\mathbb{R}$$.

Explication

L’ensemble des nombres de la forme p+q2p+q\sqrt{2}, avec p,q∈Zp,q\in\mathbb{Z}, est dense dans R\mathbb{R} : tout intervalle ouvert non vide rencontre cet ensemble. Être dense ne signifie ni être égal aux entiers, ni aux rationnels, ni à tous les réels.

48. Pour A=]1,4]A=]1,4], quelle propriété permet d’affirmer que 11 appartient à l’adhérence de A ?

Le point 1 appartient à A.
Un intervalle ouvert centré en 1 ne rencontre A qu’en 1.
Tout intervalle ouvert centré en 1 rencontre A.
Tout intervalle ouvert centré en 1 contient un point de A différent de 1.

Tout intervalle ouvert centré en 1 rencontre A.

Explication

Un point est adhérent à A si tout intervalle ouvert centré en ce point rencontre A ; tout intervalle autour de 1 contient des points de ]1,4]]1,4]. L’adhérence n’exige pas que 1 appartienne à A, et l’isolement demanderait au contraire un voisinage ne rencontrant A qu’en ce point.

49. Deux parties non vides AA et BB sont adjacentes : leurs éléments vérifient a≤ba\leq b pour tout a∈Aa\in A et b∈Bb\in B, et leurs éléments peuvent être choisis avec un écart arbitrairement petit. Quelle égalité en découle ?

sup⁡A=inf⁡B\sup A=\inf B
A=BA=B
inf⁡A=sup⁡B\inf A=\sup B
sup⁡A<inf⁡B\sup A<\inf B

$$\sup A=\inf B$$

Explication

L’ordre des éléments donne sup⁡A≤inf⁡B\sup A\leq\inf B, et la possibilité de rendre l’écart entre un élément de chaque partie arbitrairement petit impose l’égalité. Inverser les bornes, conserver une séparation stricte ou conclure que les ensembles coïncident ne découle pas de l’adjacence.

50. On prend une famille arbitraire d’ouverts de R\mathbb{R}, puis on forme leur réunion. Quelle conclusion est toujours garantie ?

La réunion est ouverte.
La réunion est fermée.
La réunion est bornée.
La réunion est un intervalle.

La réunion est ouverte.

Explication

Toute réunion, même arbitraire, d’ouverts de R\mathbb{R} est ouverte. La finitude est requise pour garantir qu’une intersection d’ouverts est ouverte ; la réunion n’est pas nécessairement fermée, bornée ou un intervalle.

51. Sur la droite réelle, quelle expression donne la distance entre les points d’abscisses −2-2 et 55 ?

−2−5=−7-2-5=-7
∣−2−5∣=7|-2-5|=7
−2+5=3-2+5=3
(−2−5)2=49(-2-5)^2=49

$$|-2-5|=7$$

Explication

La distance entre deux réels xx et yy est ∣x−y∣|x-y| ; ici elle vaut ∣−2−5∣=7|-2-5|=7. La différence signée peut être négative, la somme des abscisses ne mesure pas leur écart, et son carré n’est pas la distance.

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Quelles opérations sur deux entiers naturels donnent toujours un entier naturel ?

L’addition et la multiplication.

Comment définit-on l’ensemble des entiers relatifs ?

Z={…,−2,−1,0,1,2,…}\mathbb{Z}=\{\ldots,-2,-1,0,1,2,\ldots\}.

Quelle forme ont les nombres décimaux ?

a10n\frac{a}{10^n}, avec a∈Za\in\mathbb{Z} et n∈Nn\in\mathbb{N}.

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