QCM : Politiques du logement et de l’emploi (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une politique sociale sectorielle ?

Elle agit dans un domaine précis des besoins sociaux pour l’ensemble de la population et contribue à un objectif plus global.
Elle coordonne plusieurs domaines sociaux en limitant ses effets aux personnes les plus vulnérables.
Elle délègue la prise en charge d’un besoin social aux acteurs privés sans intervention publique.
Elle cible un groupe restreint et vise à résoudre un besoin individuel sans objectif collectif.

Elle agit dans un domaine précis des besoins sociaux pour l’ensemble de la population et contribue à un objectif plus global.

Explication

Une politique sociale sectorielle porte sur un domaine précis des besoins sociaux et concerne l’ensemble de la population, tandis que ses résultats participent à un objectif général. Une politique limitée à un groupe restreint ne correspond pas à cette définition.

2. Une personne signe un bail qui lui donne le droit d’occuper un appartement et prévoit le paiement d’un loyer ainsi que l’entretien des lieux : de quel type de situation s’agit-il ?

D’un logement fondé sur un titre d’occupation assorti de droits et d’obligations.
D’un hébergement provisoire sans titre d’occupation et sans paiement de loyer.
D’un accueil d’urgence organisé sans bail et selon des horaires définis.
D’un hébergement d’insertion soumis à un projet de réinsertion.

D’un logement fondé sur un titre d’occupation assorti de droits et d’obligations.

Explication

Le bail constitue un titre d’occupation qui donne des droits et impose notamment le paiement du loyer et l’entretien de l’habitation. L’hébergement, contrairement à cette situation, ne confère pas de titre d’occupation.

3. Quelle description correspond à l’hébergement ?

Une solution provisoire sans titre d’occupation, dépendant d’un tiers ou d’un établissement, avec une éventuelle contribution aux frais selon les ressources.
Un accueil nécessitant un bail, dont le montant du loyer varie selon les ressources de la personne.
Une solution provisoire avec titre d’occupation, dont les frais sont intégralement pris en charge par l’établissement.
Une occupation durable fondée sur un bail, avec paiement régulier d’un loyer et entretien du logement.

Une solution provisoire sans titre d’occupation, dépendant d’un tiers ou d’un établissement, avec une éventuelle contribution aux frais selon les ressources.

Explication

L’hébergement est provisoire et ne donne pas de titre d’occupation ; la personne dépend d’un tiers ou d’un établissement et peut contribuer aux frais selon ses ressources. La présence d’un bail et d’un loyer correspond plutôt au logement.

4. Quelle différence distingue l’hébergement d’urgence de l’hébergement d’insertion ?

L’urgence accueille les personnes sans abri de façon inconditionnelle avec un lit de 19 h à 8 h ; l’insertion exige une admission et un projet de réinsertion.
L’urgence exige un projet de réinsertion et une admission ; l’insertion accueille toute personne sans abri de 19 h à 8 h.
L’urgence propose un accompagnement lié à un projet de réinsertion ; l’insertion offre un accueil inconditionnel de 19 h à 8 h.
L’urgence et l’insertion reposent sur une admission et un projet, mais l’insertion accueille les personnes de 19 h à 8 h.

L’urgence accueille les personnes sans abri de façon inconditionnelle avec un lit de 19 h à 8 h ; l’insertion exige une admission et un projet de réinsertion.

Explication

L’hébergement d’urgence se caractérise par un accueil inconditionnel des personnes sans abri et un lit proposé de 19 h à 8 h. L’hébergement d’insertion implique une admission et un projet, contrairement à l’accueil d’urgence.

5. Quel ensemble de phénomènes caractérise la crise du logement ?

La hausse des prix à l’achat et à la location, la difficulté à trouver un logement disponible, la pénurie de logements sociaux et les inégalités d’accès à la propriété.
La hausse des prix à l’achat et à la location, la facilité à trouver un logement disponible, la pénurie de logements sociaux et l’égalité d’accès à la propriété.
La baisse des prix à l’achat et à la location, l’augmentation des logements disponibles, la pénurie de logements sociaux et les inégalités d’accès à la propriété.
La hausse des prix à l’achat et à la location, la difficulté à trouver un logement disponible, l’augmentation des logements sociaux et la réduction des inégalités d’accès à la propriété.

La hausse des prix à l’achat et à la location, la difficulté à trouver un logement disponible, la pénurie de logements sociaux et les inégalités d’accès à la propriété.

Explication

La crise du logement associe la hausse des prix, les difficultés de disponibilité, une pénurie de logements sociaux et des inégalités d’accès à la propriété. Une hausse de l’offre de logements sociaux ne figure pas parmi les manifestations indiquées.

6. Entre 1984 et 2014, comment la part des dépenses de logement dans le budget des ménages a-t-elle évolué ?

Elle est passée de 15 % à 25 %.
Elle est passée de 15 % à 32 %.
Elle est passée de 25 % à 32 %.
Elle est passée de 32 % à 15 %.

Elle est passée de 15 % à 32 %.

Explication

La part des dépenses consacrées au logement est passée de 15 % en 1984 à 32 % en 2014, ce qui indique une forte augmentation. Le passage de 32 % à 15 % inverse le sens de cette évolution.

7. Quel rôle les Habitations à Bon Marché, créées en 1912, devaient-elles remplir ?

Construire des logements ouvriers sous l’initiative de patrons, sans soutien de l’État.
Verser une aide financière aux ménages afin de réduire directement le coût de leur logement.
Construire des logements sociaux destinés aux ouvriers, avec le soutien de l’État et un statut non lucratif.
Développer un parc public de logements à loyers modérés pour répondre à la crise d’après-guerre.

Construire des logements sociaux destinés aux ouvriers, avec le soutien de l’État et un statut non lucratif.

Explication

Créées en 1912, les HBM étaient des organismes à but non lucratif soutenus par l’État et destinés à construire des logements sociaux pour les ouvriers. Le développement d’un parc public en réponse à la crise d’après-guerre correspond aux HLM, créées plus tard.

8. Pourquoi les Habitations à Loyers Modérés se développent-elles en 1949 ?

Pour construire des logements ouvriers non lucratifs à la suite de la révolution industrielle.
Pour remplacer les organismes soutenus par l’État par une aide financière individuelle au logement.
Pour répondre à la pénurie des années 1960 en construisant des ensembles résidentiels périphériques.
Pour répondre à une large demande de logements dans le contexte de crise qui suit la Seconde Guerre mondiale.

Pour répondre à une large demande de logements dans le contexte de crise qui suit la Seconde Guerre mondiale.

Explication

Les HLM, de statut public, se développent en 1949 afin de répondre à une large demande dans le contexte de crise du logement après la Seconde Guerre mondiale. Les ensembles périphériques sont associés à la pénurie qui entraîne des constructions à partir des années 1960.

9. À quoi sert l’allocation personnalisée au logement créée en 1977 ?

À créer des organismes publics chargés de gérer des logements à loyers modérés.
À financer la construction de logements sociaux destinés aux ouvriers.
À organiser l’accueil et l’accompagnement des personnes en hébergement d’insertion.
À aider financièrement les ménages à faire face au coût du logement.

À aider financièrement les ménages à faire face au coût du logement.

Explication

Créée en 1977, l’APL apporte une aide financière aux ménages pour faire face au coût du logement. La construction de logements ouvriers relève des premières HBM plutôt que de cette allocation.

10. Quelle avancée la loi Besson de 1990 a-t-elle introduite dans la politique du logement ?

Elle a reconnu le droit au logement comme droit social et créé le FSL.
Elle a réformé l’attribution des HLM et créé un numéro unique de demande.
Elle a rendu le droit au logement opposable et instauré un recours contre l’État.
Elle a imposé aux communes un quota de logements sociaux avec sanctions.

Elle a reconnu le droit au logement comme droit social et créé le FSL.

Explication

La loi Besson a consacré pour la première fois le droit au logement comme droit social et créé le Fonds de solidarité pour le logement. Le recours opposable contre l’État relève de la loi DALO de 2007, et non de la loi Besson.

11. Une commune ne respecte pas le quota légal de logements sociaux instauré en 2000 : quelle mesure est prévue par la loi SRU ?

Elle doit organiser une veille sociale et mettre en place des dispositifs d’hébergement.
Elle doit instaurer un numéro unique pour les demandes de logements sociaux.
Elle peut faire l’objet de sanctions financières liées au quota de 20 %.
Elle doit permettre aux ménages prioritaires d’engager un recours contre l’État.

Elle peut faire l’objet de sanctions financières liées au quota de 20 %.

Explication

La loi SRU impose aux communes un quota de 20 % de logements sociaux, assorti de sanctions financières, afin notamment de favoriser la mixité sociale. Le recours contre l’État concerne le droit opposable au logement instauré par la loi DALO.

12. Une personne reconnue prioritaire reste mal logée et veut faire valoir son droit à un logement décent : quel mécanisme la loi DALO lui permet-elle d’utiliser ?

Un recours contre le bailleur fondé sur le numéro unique de demande HLM.
Une démarche auprès du FSL pour rendre son droit opposable.
Une demande de révision du quota communal de logements sociaux.
Un recours contre l’État pour obtenir un logement décent.

Un recours contre l’État pour obtenir un logement décent.

Explication

La loi DALO de 2007 rend le droit au logement opposable et permet aux personnes prioritaires non logées ou mal logées d’engager un recours contre l’État. La loi Besson reconnaît le droit au logement comme droit social, mais ne crée pas cette opposabilité.

13. Quel ensemble de mesures correspond à la loi de lutte contre les exclusions de 1998 ?

Rendre le droit au logement opposable et autoriser un recours contre l’État.
Réformer l’attribution des HLM, instaurer un numéro unique et renforcer la protection contre les expulsions.
Imposer un quota communal de logements sociaux et sanctionner financièrement les communes en défaut.
Encadrer les loyers de référence et lutter contre les marchands de sommeil.

Réformer l’attribution des HLM, instaurer un numéro unique et renforcer la protection contre les expulsions.

Explication

La loi de 1998 réforme l’attribution des HLM, instaure un numéro unique de demande et renforce la protection contre les expulsions, tout en prévoyant la veille sociale et l’hébergement. Le quota communal et ses sanctions relèvent de la loi SRU de 2000.

14. Dans une démarche de logement d’abord, une personne sans domicile reçoit un logement avant que son accompagnement social soit organisé : quel principe cette situation illustre-t-elle ?

L’hébergement d’urgence remplace durablement l’accès à un logement.
L’accès au logement précède l’accompagnement dans les autres domaines sociaux.
L’accompagnement social est réservé aux personnes déjà propriétaires.
L’accès au logement dépend d’un accompagnement social préalable.

L’accès au logement précède l’accompagnement dans les autres domaines sociaux.

Explication

Le logement d’abord donne la priorité à l’accès au logement, puis prévoit l’accompagnement dans d’autres domaines sociaux. Conditionner l’accès au logement à un accompagnement préalable inverse l’ordre de ce principe.

15. Quel ensemble réunit les quatre tendances générales de la politique du logement ?

Promouvoir la mixité, cibler les aides, limiter l’hébergement et transférer l’attribution des logements aux communes.
Développer l’accession à la propriété, réduire le parc social, généraliser les aides et fermer les structures d’hébergement.
Développer le parc social, réserver les aides aux propriétaires, privilégier l’hébergement et réduire la mixité.
Développer le parc social, promouvoir la mixité, cibler les aides et développer l’hébergement des personnes vulnérables.

Développer le parc social, promouvoir la mixité, cibler les aides et développer l’hébergement des personnes vulnérables.

Explication

Les quatre tendances sont le développement du parc social, la promotion de la mixité sociale, le ciblage des aides sur les ménages modestes et le développement de l’hébergement des personnes vulnérables. Cibler les aides sur les ménages modestes ne signifie pas les réserver aux propriétaires.

16. Quel rôle relève de l’État dans la politique du logement ?

Fixer les orientations, appliquer les lois et piloter les plans nationaux.
Gérer le FSL départemental et traiter les dettes de loyer des ménages.
Élaborer seul le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement.
Délivrer les permis de construire et établir le plan local d’urbanisme.

Fixer les orientations, appliquer les lois et piloter les plans nationaux.

Explication

L’État, par l’intermédiaire du ministère chargé du logement, fixe les orientations, applique les lois et pilote les plans nationaux, entre autres missions. L’élaboration du plan départemental associe le conseil départemental et l’État, tandis que les communes établissent le plan local d’urbanisme.

17. Qui élabore le Plan Départemental d’Action pour le Logement et l’Hébergement des Personnes Défavorisées afin de définir les mesures territoriales correspondantes ?

Les bailleurs sociaux avec le conseil départemental.
Le conseil départemental avec l’État.
Le ministère chargé du logement avec les communes.
Les communes avec les organismes d’hébergement.

Le conseil départemental avec l’État.

Explication

Le plan est élaboré par le conseil départemental avec l’État pour définir les mesures territoriales relatives à l’accès au logement et à l’hébergement. Le ministère et les communes participent à d’autres missions, mais ne sont pas les partenaires désignés pour son élaboration dans cette définition.

18. Un ménage déjà installé dans son logement accumule des dettes de loyer et des charges énergétiques : quelle aide relève du rôle départemental décrit ici ?

Le PDALHPD, qui règle directement les dettes de loyer du ménage.
Le FSL accès, financé et géré par le conseil départemental.
Le FSL maintien, financé et géré par le conseil départemental.
Le plan local d’urbanisme, qui prend en charge les charges énergétiques.

Le FSL maintien, financé et géré par le conseil départemental.

Explication

Le conseil départemental finance et gère le FSL, qui aide notamment à faire face aux dettes de loyer et aux charges énergétiques dans le cadre du maintien dans le logement. Le FSL accès vise l’entrée dans le logement, et non les difficultés de maintien décrites ici.

19. Quelle distinction décrit correctement les aides à la personne et les aides à la pierre ?

Les premières soutiennent les ménages, tandis que les secondes financent le bâti et les bailleurs sociaux.
Les premières financent les structures d’hébergement, tandis que les secondes couvrent les frais de déménagement.
Les premières financent les bâtiments, tandis que les secondes sont versées directement aux ménages.
Les premières soutiennent les bailleurs sociaux, tandis que les secondes sont calculées selon la situation familiale des ménages.

Les premières soutiennent les ménages, tandis que les secondes financent le bâti et les bailleurs sociaux.

Explication

Les aides à la personne sont versées aux ménages, alors que les aides à la pierre contribuent au financement du bâti et des bailleurs sociaux. La confusion la plus plausible inverse précisément les destinataires et les usages de ces deux formes d’aide.

20. Une personne locataire remplit les conditions de ressources applicables et sa situation familiale est prise en compte : quelle aide au logement peut-elle solliciter ?

L’aide personnalisée au logement, qui concerne aussi les accédants à la propriété.
La prime de déménagement, accordée lors de l’arrivée d’un troisième enfant.
L’aide à la pierre, destinée au financement du bâti et des bailleurs sociaux.
L’allocation de logement temporaire, versée aux structures qui assurent l’hébergement.

L’aide personnalisée au logement, qui concerne aussi les accédants à la propriété.

Explication

L’APL peut concerner les locataires comme les accédants à la propriété, sous conditions de ressources et selon la situation familiale. L’ALT peut sembler liée au logement temporaire, mais elle est versée aux structures d’hébergement plutôt qu’aux locataires.

21. Quel rôle remplit le Service intégré d’accueil et d’orientation dans la veille sociale ?

Il gère les places d’hébergement hivernal et adapte leur nombre aux urgences climatiques.
Il fournit aux personnes sans abri des repas, un accès à l’hygiène et un accompagnement en journée.
Il assure l’hébergement de courte durée des personnes sans abri, renouvelable jusqu’à quatre nuits.
Il coordonne les acteurs, évalue l’urgence et oriente vers une réponse disponible dans le département.

Il coordonne les acteurs, évalue l’urgence et oriente vers une réponse disponible dans le département.

Explication

Le Service intégré d’accueil et d’orientation est un guichet unique permanent qui coordonne les acteurs, évalue l’urgence et oriente vers une réponse disponible. L’hébergement de courte durée relève plutôt des centres d’hébergement d’urgence, et non de la fonction de coordination du service.

22. Quelle différence caractérise les centres d’hébergement d’urgence et les accueils de jour ?

Les centres coordonnent les acteurs du département, tandis que les accueils de jour évaluent l’urgence et orientent vers une place disponible.
Les centres adaptent les places aux urgences climatiques, tandis que les accueils de jour relient la mise à l’abri aux dispositifs d’insertion.
Les centres proposent des services en journée, tandis que les accueils de jour hébergent les personnes sans abri jusqu’à quatre nuits.
Les centres hébergent brièvement les personnes sans abri, tandis que les accueils de jour proposent des services et un accompagnement en journée.

Les centres hébergent brièvement les personnes sans abri, tandis que les accueils de jour proposent des services et un accompagnement en journée.

Explication

Les centres d’hébergement d’urgence accueillent les personnes sans abri pour une courte période, renouvelable jusqu’à quatre nuits consécutives, tandis que les accueils de jour apportent des services et un accompagnement. La confusion la plus plausible attribue à l’accueil de jour l’hébergement nocturne des centres.

23. Quelle mesure de veille sociale est prévue dans chaque département depuis la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions ?

Un service associatif placé sous la responsabilité des structures d’insertion pour suivre les sorties de rue.
Un plan saisonnier placé sous la responsabilité des communes pour ouvrir des accueils de jour.
Un guichet local placé sous la responsabilité des bailleurs pour attribuer les logements sociaux.
Un dispositif placé sous la responsabilité de l’État pour gérer l’hébergement.

Un dispositif placé sous la responsabilité de l’État pour gérer l’hébergement.

Explication

La loi prévoit dans chaque département un dispositif de veille sociale placé sous la responsabilité de l’État pour gérer l’hébergement. Un guichet d’orientation peut sembler remplir une fonction voisine, mais l’unité précise ici la responsabilité de l’État et la portée départementale du dispositif.

24. Quel est le rôle d’un centre d’hébergement et de réinsertion sociale pour les personnes sorties de la rue ?

Leur proposer un logement temporaire si elles peuvent déjà vivre de manière autonome.
Assurer leur hébergement et les accompagner vers l’autonomie sociale.
Leur offrir un habitat de petite taille associant logements privés et espaces collectifs pour une installation durable.
Leur verser une aide destinée à financer les dépenses liées à un logement autonome.

Assurer leur hébergement et les accompagner vers l’autonomie sociale.

Explication

Un CHRS héberge les personnes sorties de la rue et les accompagne vers l’autonomie sociale. Un logement temporaire pour des personnes déjà capables d’occuper un logement autonome correspond plutôt à la résidence sociale.

25. Quel type d’habitat associe logements privés et espaces collectifs pour favoriser l’installation durable de personnes ayant connu une longue exclusion ?

Une maison relais, de petite taille et conçue pour soutenir la réadaptation à la vie quotidienne.
Une résidence sociale, qui fournit un logement temporaire à des personnes capables d’habiter de façon autonome.
Un centre d’hébergement d’urgence, qui accueille brièvement les personnes sans abri.
Un CHRS, qui associe l’hébergement à un accompagnement vers l’autonomie sociale après la rue.

Une maison relais, de petite taille et conçue pour soutenir la réadaptation à la vie quotidienne.

Explication

La maison relais est un habitat de petite taille associant logements privés et espaces collectifs, destiné notamment à favoriser l’installation durable et la réadaptation à la vie quotidienne. La résidence sociale concerne plutôt un logement temporaire pour des personnes capables d’occuper un logement autonome.

26. Quel est l’objectif général d’une politique de l’emploi ?

Corriger les déséquilibres du marché du travail et leurs effets sociaux néfastes, notamment le chômage.
Garantir à chaque salarié un poste stable et une rémunération identique.
Réduire la population active afin d’augmenter mécaniquement le taux d’emploi.
Remplacer les entreprises privées par des emplois financés par l’État.

Corriger les déséquilibres du marché du travail et leurs effets sociaux néfastes, notamment le chômage.

Explication

Une politique de l’emploi rassemble des interventions publiques destinées à corriger les déséquilibres du marché du travail et leurs conséquences sociales, dont le chômage. Garantir à chacun un poste stable et un salaire identique dépasse cet objectif général.

27. Quelle comparaison distingue correctement le taux d’emploi du taux de chômage ?

Le taux d’emploi rapporte les personnes sans emploi à la population en âge de travailler, tandis que le taux de chômage rapporte les actifs occupés à la population active.
Le taux d’emploi rapporte les chômeurs à la population active, tandis que le taux de chômage rapporte les personnes en emploi à la population en âge de travailler.
Le taux d’emploi rapporte les personnes en emploi à la population active, tandis que le taux de chômage rapporte les chômeurs à la population en âge de travailler.
Le taux d’emploi rapporte les personnes en emploi à la population en âge de travailler, tandis que le taux de chômage rapporte les chômeurs à la population active.

Le taux d’emploi rapporte les personnes en emploi à la population en âge de travailler, tandis que le taux de chômage rapporte les chômeurs à la population active.

Explication

Le taux d’emploi a pour dénominateur la population en âge de travailler, alors que celui du chômage utilise la population active. L’erreur la plus plausible consiste à inverser ces deux dénominateurs.

28. Quelle évolution décrit le mieux le taux d’emploi en France entre 1975 et 2023 ?

Il est passé de 68 % en 1975 à 66 % entre 1980 et 1995, puis à environ 60 % en 2023.
Il est passé de 66 % en 1975 à 60 % entre 1980 et 1995, puis à environ 68 % en 2023.
Il est passé de 60 % en 1975 à 68 % entre 1980 et 1995, puis à environ 66 % en 2023.
Il est resté proche de 66 % entre 1975 et 1995, avant de tomber à environ 60 % en 2023.

Il est passé de 66 % en 1975 à 60 % entre 1980 et 1995, puis à environ 68 % en 2023.

Explication

Le taux d’emploi a d’abord diminué, atteignant 60 % entre 1980 et 1995, avant de remonter à environ 68 % en 2023. Le parcours commençant à 60 % en 1975 inverse les valeurs initiale et intermédiaire.

29. Une personne constate que la plupart des premiers emplois ne sont pas des CDI en 2023. Quel constat sur l’évolution de l’emploi cela illustre-t-il ?

Le CDI s’est renforcé depuis son apogée, et la précarité concerne surtout les salariés âgés.
Le CDI a perdu de sa prépondérance, et la précarité concerne particulièrement les jeunes et les femmes.
La part des CDI a peu évolué, et la précarité touche surtout les salariés déjà en fin de carrière.
Les premiers emplois restent majoritairement des CDI, même si les femmes sont davantage concernées par la précarité.

Le CDI a perdu de sa prépondérance, et la précarité concerne particulièrement les jeunes et les femmes.

Explication

En 2023, 70 % des premiers emplois ne sont plus des CDI, ce qui témoigne du recul de la prépondérance de cette forme de contrat; les jeunes et les femmes sont particulièrement touchés par la précarité. L’idée que les premiers emplois restent majoritairement des CDI contredit cette évolution.

30. Quelle transformation de la structure de l’emploi français a eu lieu entre 1975 et 2015 ?

La part des services est passée de 55 % à 78 %, tandis que celles de l’agriculture et de l’industrie-BTP ont reculé.
La part de l’industrie-BTP est passée de 18 % à 25 %, tandis que celle de l’agriculture est restée stable.
Les parts de l’agriculture et des services ont progressé, tandis que celle de l’industrie-BTP est restée inchangée.
La part de l’agriculture est passée de 3 % à 10 %, tandis que celle des services a diminué de 78 % à 55 %.

La part des services est passée de 55 % à 78 %, tandis que celles de l’agriculture et de l’industrie-BTP ont reculé.

Explication

Entre 1975 et 2015, les services sont passés de 55 % à 78 % de l’emploi, alors que l’agriculture est passée de 10 % à 3 % et l’industrie-BTP de 25 % à 18 %. L’option qui fait augmenter la part de l’agriculture inverse son évolution.

31. Selon les critères du Bureau international du travail, quelle personne est considérée comme chômeuse ?

Une personne ayant un emploi à temps partiel et souhaitant obtenir davantage d’heures de travail.
Une personne inscrite auprès d’un service public de l’emploi, même si elle occupe un emploi et n’est pas disponible.
Une personne sans emploi qui souhaite travailler, même si elle ne recherche pas activement ou n’est pas disponible immédiatement.
Une personne sans emploi durant la période de référence, qui recherche activement un emploi et est disponible immédiatement.

Une personne sans emploi durant la période de référence, qui recherche activement un emploi et est disponible immédiatement.

Explication

La définition du BIT combine l’absence d’emploi pendant la période de référence, la recherche active et la disponibilité immédiate. Une personne qui souhaite travailler mais ne remplit pas ces critères peut être considérée comme inactive.

32. Quelle différence oppose la mesure du chômage par l’INSEE à celle de France Travail ?

L’INSEE mesure les personnes ayant perdu leur emploi dans le trimestre, tandis que France Travail recense les personnes sans emploi dans la population active.
L’INSEE et France Travail comptent tous deux les demandeurs inscrits, mais utilisent des périodes de référence différentes.
L’INSEE estime le chômage par enquête selon les critères du BIT, tandis que France Travail dénombre les demandeurs inscrits dans ses catégories administratives.
L’INSEE compte les inscriptions dans les catégories administratives, tandis que France Travail mène une enquête trimestrielle selon les critères du BIT.

L’INSEE estime le chômage par enquête selon les critères du BIT, tandis que France Travail dénombre les demandeurs inscrits dans ses catégories administratives.

Explication

L’INSEE s’appuie sur une enquête trimestrielle et les critères du BIT, tandis que France Travail dénombre les demandeurs d’emploi inscrits dans ses catégories administratives. L’idée que l’INSEE compte directement les inscriptions confond les deux méthodes.

33. Quel constat décrit le chômage des 15-24 ans et un facteur auquel il est associé ?

Il se situe autour de 18 %, mais concerne moins les jeunes que les autres groupes d’âge depuis quarante ans.
Il varie entre 15 % et 25 %, mais s’explique principalement par le départ précoce des jeunes à la retraite.
Il est inférieur à celui des autres âges, autour de 7 %, et est notamment associé à une forte ancienneté professionnelle.
Il reste nettement supérieur à celui des autres âges, autour de 18 %, et est notamment associé au manque de diplôme et d’expérience.

Il reste nettement supérieur à celui des autres âges, autour de 18 %, et est notamment associé au manque de diplôme et d’expérience.

Explication

Le chômage des 15-24 ans est nettement supérieur à celui des autres groupes d’âge depuis quarante ans; il se situe autour de 18 % et le manque de diplôme ou d’expérience y est notamment associé. L’ancienneté professionnelle n’est pas le facteur mis en avant.

34. Comment caractériser un travailleur pauvre ?

C’est une personne qui travaille à temps plein et dont le salaire dépasse le seuil de pauvreté, mais dont les dettes restent élevées.
C’est une personne qui a un emploi, mais dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté, notamment en raison de faibles salaires ou d’emplois précaires.
C’est une personne qui occupe un emploi temporaire, quel que soit son niveau de vie ou son revenu.
C’est une personne sans emploi dont les allocations maintiennent le niveau de vie sous le seuil de pauvreté.

C’est une personne qui a un emploi, mais dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté, notamment en raison de faibles salaires ou d’emplois précaires.

Explication

Un travailleur pauvre occupe un emploi tout en ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté; les faibles salaires et la précarité, notamment le temps partiel et l’intérim, peuvent contribuer à cette situation. Une personne au chômage ne correspond pas à cette définition fondée sur l’exercice d’un emploi.

35. Quelle idée Émile Durkheim associe-t-il au rôle social du travail ?

Le travail favorise l’intégration principalement en garantissant des revenus identiques à tous les actifs.
Le travail crée des liens sociaux en dispensant les individus de participer à la vie collective.
Le travail joue un rôle social surtout lorsqu’il réduit les besoins matériels et remplace la socialisation.
Le travail contribue à l’intégration en procurant notamment reconnaissance, liens sociaux, utilité sociale et socialisation.

Le travail contribue à l’intégration en procurant notamment reconnaissance, liens sociaux, utilité sociale et socialisation.

Explication

Le travail apporte des ressources, mais aussi de la reconnaissance, des liens sociaux, un sentiment d’utilité et de la socialisation; Durkheim le présente comme un grand intégrateur. L’intégration ne repose pas sur l’égalité garantie des revenus.

36. Une personne au chômage perd des contacts sociaux et voit son estime de soi diminuer. Quel effet du chômage cette situation illustre-t-elle ?

Le chômage améliore l’estime de soi, tout en entraînant surtout une hausse du pouvoir d’achat.
Le chômage affecte la santé physique, mais préserve généralement les relations sociales et l’estime de soi.
Le chômage renforce les liens sociaux, mais réduit principalement la reconnaissance professionnelle.
Le chômage peut favoriser l’isolement et l’exclusion, tout en portant atteinte à l’estime de soi.

Le chômage peut favoriser l’isolement et l’exclusion, tout en portant atteinte à l’estime de soi.

Explication

La perte de liens sociaux, l’isolement, l’exclusion et l’atteinte à l’estime de soi font partie des conséquences possibles du chômage. L’idée que celui-ci renforce les liens sociaux va à l’encontre de ces effets.

37. Un gouvernement finance des formations et des contrats aidés pour augmenter l’emploi. De quel type de politique s’agit-il ?

D’une politique active, qui cherche à accroître l’emploi par des mesures comme la formation ou les contrats aidés.
D’une politique passive, qui agit principalement par des primes destinées à réduire le coût de la vie.
D’une politique passive, qui rend le chômage financièrement supportable par l’assurance ou l’assistance.
D’une politique active, qui vise surtout à compenser la perte de revenu sans agir sur l’accès à l’emploi.

D’une politique active, qui cherche à accroître l’emploi par des mesures comme la formation ou les contrats aidés.

Explication

Les politiques actives cherchent à accroître l’emploi et peuvent recourir à la formation ou aux contrats aidés. L’assurance et l’assistance relèvent plutôt des politiques passives, qui rendent financièrement supportable le chômage.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Politiques du logement et de l’emploi.

Qu’est-ce qu’une politique sociale sectorielle ?

Une politique publique menée dans un domaine précis des besoins sociaux pour toute la population.

Quels résultats vise une politique sociale sectorielle ?

Contribuer à un objectif plus global.

Quel titre le logement confère-t-il à son occupant ?

Un titre d’occupation associé à un bail.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Politiques du logement et de l’emploi.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM