QCM : Protection contre la corrosion (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une pièce métallique se dégrade au contact d’un sol humide et conducteur. Quel phénomène décrit cette attaque du métal par son environnement ?

Une perte de matière causée par un frottement mécanique
Une modification électrochimique qui protège le métal
Une attaque destructive par réaction électrochimique avec l’environnement
Une réaction du métal avec l’oxygène de l’air uniquement

Une attaque destructive par réaction électrochimique avec l’environnement

Explication

La corrosion est une attaque destructive d’un métal par réaction électrochimique avec son environnement, qui peut être l’air, le sol ou l’eau. L’usure mécanique relève du frottement, et la réaction avec l’air n’en couvre qu’un cas possible.

2. Dans une cellule de corrosion, une zone métallique libère des électrons tandis qu’une autre les reçoit. Comment classer ces deux réactions ?

Réduction anodique à la zone qui libère les électrons, oxydation cathodique à celle qui les reçoit
Réduction anodique aux deux zones, puisque les électrons circulent entre elles
Oxydation anodique à la zone qui libère les électrons, réduction cathodique à celle qui les reçoit
Oxydation cathodique à la zone qui libère les électrons, réduction anodique à celle qui les reçoit

Oxydation anodique à la zone qui libère les électrons, réduction cathodique à celle qui les reçoit

Explication

Une oxydation est anodique et correspond à une perte d’électrons; une réduction est cathodique et correspond à leur gain. L’inversion des termes confond les échanges, tandis que l’option qui rend les deux réactions anodiques ou cathodiques ne respecte pas cette distinction.

3. Un clou de fer plongé dans de l’eau aérée forme d’abord un composé vert, puis un produit brun. Quelle suite de réactions explique cette observation ?

Le fer forme Fe²⁺, l’oxygène forme OH⁻, puis Fe(OH)₂ vert devient Fe(OH)₃ brun
Le fer forme Fe³⁺, l’oxygène forme OH⁻, puis Fe(OH)₂ vert devient Fe(OH)₃ brun
Le fer forme Fe²⁺, l’oxygène forme OH⁻, puis Fe(OH)₃ brun devient Fe(OH)₂ vert
Le fer forme OH⁻, l’oxygène forme Fe²⁺, puis Fe(OH)₃ brun devient Fe(OH)₂ vert

Le fer forme Fe²⁺, l’oxygène forme OH⁻, puis Fe(OH)₂ vert devient Fe(OH)₃ brun

Explication

Le fer s’oxyde en ions Fe²⁺ et l’oxygène dissous se réduit en ions OH⁻; ceux-ci forment Fe(OH)₂ vert, qui s’oxyde ensuite en Fe(OH)₃ brun. L’inversion des ions, des couleurs ou de l’ordre des hydroxydes mélange les étapes du processus.

4. À pH voisin de 7, une mesure place le fer à environ −0,6 V-0,6\,\text{V} par rapport à une électrode Cu/CuSO₄. Quelle interprétation convient ?

Le fer est au potentiel pratique visé pour une canalisation protégée
Le fer se situe dans la zone d’immunité à pH voisin de 7
Le fer est à son potentiel naturel et se trouve dans la zone de corrosion
Le fer atteint le seuil de protection fixé pour les ouvrages enterrés

Le fer est à son potentiel naturel et se trouve dans la zone de corrosion

Explication

À pH proche de 7, le potentiel naturel du fer est d’environ −0,6 V-0,6\,\text{V} par rapport à Cu/CuSO₄ et correspond à la zone de corrosion. Le seuil de protection est plus négatif, à −0,85 V-0,85\,\text{V} ou moins, tandis qu’en pratique les canalisations sont maintenues autour de −1 V-1\,\text{V}.

5. Le potentiel d’un ouvrage métallique enterré est mesuré à −0,82 V-0,82\,\text{V}. Selon la norme EN NF12954, respecte-t-il le critère de potentiel ?

Non, car il doit être inférieur ou égal à −0,85 V-0,85\,\text{V}
Non, car il doit être inférieur ou égal à −1,0 V-1,0\,\text{V}
Oui, car il doit être supérieur ou égal à −0,85 V-0,85\,\text{V}
Oui, car il suffit d’être plus négatif que −0,6 V-0,6\,\text{V}

Non, car il doit être inférieur ou égal à $$-0,85\,\text{V}$$

Explication

La norme fixe le critère à une valeur inférieure ou égale à −0,85 V-0,85\,\text{V}; −0,82 V-0,82\,\text{V} est moins négatif et ne satisfait donc pas le seuil. La valeur de −0,6 V-0,6\,\text{V} correspond au potentiel naturel du fer, et environ −1 V-1\,\text{V} est la valeur pratique visée.

6. Un métal de masse atomique M=56 gM=56\,\text{g} et de valence n=2n=2 est soumis à un courant de 2 A2\,\text{A} pendant 100 s100\,\text{s}. Quelle masse est consommée selon la loi de Faraday ?

Environ 0,058 g0,058\,\text{g}
Environ 0,116 g0,116\,\text{g}
Environ 0,0023 g0,0023\,\text{g}
Environ 0,00058 g0,00058\,\text{g}

Environ $$0,058\,\text{g}$$

Explication

La loi donne m=MIt96500nm=\frac{MIt}{96500n}, donc m=56×2×10096500×2≈0,058 gm=\frac{56\times2\times100}{96500\times2}\approx0,058\,\text{g}. Le résultat doublé omet la valence, tandis que les autres valeurs traduisent l’oubli du temps ou de la constante de Faraday.

7. Après une forte pluie, l’eau qui s’écoule sur un terrain est davantage oxygénée. Quel effet cette hausse d’oxygène dissous peut-elle avoir sur sa corrosivité ?

Elle n’a d’effet qu’en présence de sel.
Elle agit surtout sur la résistivité du terrain.
Elle peut accroître la corrosivité de l’eau.
Elle peut réduire la corrosivité de l’eau.

Elle peut accroître la corrosivité de l’eau.

Explication

Une concentration élevée en oxygène dissous augmente la corrosivité de l’eau, comme dans l’eau de pluie ou l’eau agitée. L’idée d’une baisse inverse cet effet, la résistivité est une propriété du terrain, et la présence de sel n’est pas une condition nécessaire à l’effet de l’oxygène.

8. Un technicien mesure la résistivité d’un terrain au telluromètre. Que décrit cette grandeur ?

La résistance d’un tronçon d’un mètre de longueur et de section quelconque.
La vitesse de corrosion de l’acier, exprimée en ohm-mètres.
La facilité avec laquelle le terrain conduit le courant, exprimée en ohm-mètres.
L’opposition du terrain au passage du courant, exprimée en ohm-mètres.

L’opposition du terrain au passage du courant, exprimée en ohm-mètres.

Explication

La résistivité exprime l’opposition du terrain à la circulation du courant et se mesure en ohm-mètres; elle correspond à un tronçon d’un mètre de longueur et d’un mètre carré de section. La conductivité décrit la facilité de passage du courant, tandis que la vitesse de corrosion n’est pas cette grandeur.

9. Pour évaluer un terrain au regard de l’acier, un ingénieur mesure une résistivité de 80 Ω·m. Quelle classe d’agressivité doit-il retenir ?

Terrain faiblement agressif.
Terrain non classable sans mesure du pH.
Terrain très agressif.
Terrain agressif.

Terrain agressif.

Explication

Pour l’acier, une résistivité comprise entre 50 et 100 Ω·m, bornes comprises selon le seuil supérieur, correspond à un terrain agressif; 80 Ω·m se situe dans cet intervalle. La classe très agressive concerne les valeurs jusqu’à 50 Ω·m, et la classe faiblement agressive celles supérieures à 100 Ω·m.

10. Deux métaux différents sont en contact électrique et plongés dans un électrolyte. Quel phénomène peut résulter de cette configuration ?

La corrosion par alternance de températures.
La corrosion galvanique.
La corrosion due à une hétérogénéité des sols.
La corrosion par courants vagabonds continus.

La corrosion galvanique.

Explication

La corrosion galvanique résulte du couplage électrique de deux métaux différents, en contact et immergés dans un électrolyte. Les courants vagabonds proviennent de réseaux électriques, tandis qu’une hétérogénéité de sols peut produire des zones anodiques et cathodiques sans constituer cette définition du couplage.

11. La protection cathodique d’une conduite est hors service; une canalisation en acier reste reliée électriquement à un branchement en cuivre. Quel comportement est attendu ?

L’acier se corrode au profit du cuivre.
Les deux métaux se corrodent au même rythme.
Le cuivre se corrode au profit de l’acier.
Aucun des deux métaux ne se corrode par couplage.

L’acier se corrode au profit du cuivre.

Explication

Lorsque la protection cathodique est hors service, le couplage acier-cuivre peut entraîner la corrosion de la canalisation en acier au profit du branchement en cuivre. Inverser les métaux contredit cet exemple; une protection active n’est pas la condition décrite, et les courants de traction relèvent des courants vagabonds.

12. Une conduite est affectée par des courants électriques continus circulant dans le sol et liés à une ligne de tramway. Comment nomme-t-on ces courants ?

Des courants ioniques de pile géologique.
Des courants vagabonds continus.
Des courants de couplage galvanique.
Des courants alternatifs induits.

Des courants vagabonds continus.

Explication

Les courants vagabonds continus circulent dans le sol et proviennent notamment des réseaux de traction électrique continue, comme les tramways et les voies ferrées. Le couplage galvanique concerne deux métaux différents, et les courants alternatifs ne correspondent pas à la catégorie visée.

13. Quels mécanismes peuvent perturber une canalisation au voisinage d’une ligne haute tension ?

Les couplages thermique, inductif et conductif
Les couplages capacitif, résistif et conductif
Les couplages inductif, conductif et capacitif
Les couplages inductif, galvanique et capacitif

Les couplages inductif, conductif et capacitif

Explication

Les trois mécanismes concernés sont les couplages inductif, conductif et capacitif. « Galvanique » remplace à tort le couplage conductif, « résistif » n’est pas le mécanisme cité et le couplage thermique ne figure pas dans cette classification.

14. Une ligne électrique parcourue par un courant alternatif longe une canalisation. Quel enchaînement décrit le couplage inductif ?

Le courant continu déclenche une force électromotrice par contact direct avec la canalisation
La canalisation crée un champ fixe qui bloque les courants dans la ligne électrique
Le courant de défaut élève le potentiel du sol et provoque un courant entre la terre et la canalisation
Le courant crée un champ variable qui induit une force électromotrice dans la canalisation parallèle

Le courant crée un champ variable qui induit une force électromotrice dans la canalisation parallèle

Explication

Un courant alternatif produit un champ électromagnétique variable ; dans la canalisation parallèle, ce champ induit une force électromotrice, puis des courants et des tensions. L’élévation du potentiel du sol relève du couplage conductif, tandis qu’un champ fixe ou un courant continu ne décrit pas le mécanisme inductif présenté.

15. Lors d’un défaut électrique, le potentiel de la prise de terre et du sol voisin augmente. Comment cette situation peut-elle endommager une canalisation ?

Une différence de potentiel peut faire circuler un courant et détériorer le revêtement ou le métal
Une tension identique partout empêche la circulation d’un courant dans l’ouvrage
Un champ variable induit une force électromotrice sans intervention du sol voisin
Une charge capacitive protège le métal en isolant le revêtement du sol

Une différence de potentiel peut faire circuler un courant et détériorer le revêtement ou le métal

Explication

En couplage conductif, le défaut ou la foudre élève le potentiel de la prise de terre et du sol voisin ; une différence de potentiel peut alors provoquer un courant qui endommage le revêtement ou le métal. Le champ variable décrit le couplage inductif, et l’absence de différence de potentiel ne correspond pas au mécanisme de dommage.

16. Quels éléments peuvent participer à la protection passive d’une canalisation ?

Une peinture, des redresseurs, des anodes et des mesures de courant
Un revêtement, une peinture, une protection anti-roche et des raccords isolants
Des anodes sacrificielles, une alimentation et des raccords isolants
Un revêtement, des prises de terre, des drains et des mesures de potentiel

Un revêtement, une peinture, une protection anti-roche et des raccords isolants

Explication

La protection passive comprend notamment un revêtement, une peinture, une protection anti-roche et des raccords isolants. Les anodes et les alimentations relèvent de systèmes de protection cathodique, tandis que les prises de terre, drains et mesures ne remplacent pas les éléments cités.

17. Pour choisir un système de protection cathodique destiné à un nouvel ouvrage, quels éléments faut-il prendre en compte ?

Le type de revêtement, la profondeur d’enfouissement, la tension du réseau et la longueur de la conduite
La résistivité du sol, le débit de gaz, la pression de service et le calendrier des travaux
La localisation, la température du gaz, la nature du métal et la durée de l’inspection
Le besoin de courant lié au revêtement, la résistivité du sol, la localisation et la durée de vie souhaitée

Le besoin de courant lié au revêtement, la résistivité du sol, la localisation et la durée de vie souhaitée

Explication

Le choix dépend du besoin de courant lié au revêtement, de la résistivité du sol, de la localisation du système et de sa durée de vie souhaitée. La tension du réseau, le débit ou la pression ne remplacent pas ces critères.

18. Une canalisation présente une surface à protéger de 800 m2800\,\text{m}^2 et nécessite une densité de courant de 0,05 mA/m20{,}05\,\text{mA}/\text{m}^2. Quel courant de protection faut-il estimer ?

40 mA40\,\text{mA}
16 mA16\,\text{mA}
800,05 mA800{,}05\,\text{mA}
40 A40\,\text{A}

$$40\,\text{mA}$$

Explication

Le courant se calcule par I=J×SI=J\times S ; ainsi, 0,05×800=40 mA0{,}05\times800=40\,\text{mA}. La division donne à tort 16, l’addition ne respecte pas la relation et la conversion en ampères multiplie ici le résultat par mille.

19. Un ouvrage en acier est protégé par des masses de zinc reliées électriquement à la canalisation. Quel mécanisme fournit le courant de protection cathodique ?

L’acier se corrode préférentiellement et fournit un courant anodique au zinc
Le zinc se corrode préférentiellement et fournit un courant cathodique à l’acier
Le revêtement transforme le courant alternatif en courant cathodique
Un redresseur impose un courant depuis une alimentation extérieure vers l’acier

Le zinc se corrode préférentiellement et fournit un courant cathodique à l’acier

Explication

Avec des anodes galvaniques, le zinc ou le magnésium se corrode préférentiellement et fournit un courant cathodique à l’ouvrage en acier. Faire corroder l’acier inverse le rôle des métaux, tandis qu’un redresseur décrit le courant imposé et qu’un revêtement n’engendre pas ce courant.

20. Une canalisation de diamètre extérieur 0,20 m0{,}20\ \text{m} et de longueur 250 m250\ \text{m} doit être protégée. Quelle surface faut-il retenir avec la formule de dimensionnement ?

0,20×250=50 m20{,}20 \times 250 = 50\ \text{m}^2
π×0,20×250≈157 m2\pi \times 0{,}20 \times 250 \approx 157\ \text{m}^2
π×0,20≈0,63 m2\pi \times 0{,}20 \approx 0{,}63\ \text{m}^2
π×0,10×250≈78,5 m2\pi \times 0{,}10 \times 250 \approx 78{,}5\ \text{m}^2

$$\pi \times 0{,}20 \times 250 \approx 157\ \text{m}^2$$

Explication

La surface à protéger se calcule avec S=πDextLS=\pi D_{ext}L, soit π×0,20×250≈157 m2\pi\times0{,}20\times250\approx157\ \text{m}^2. Utiliser le rayon divise le résultat par deux, omettre π\pi donne 50, et oublier la longueur ne fournit pas la surface latérale.

21. Pour une canalisation revêtue de type C dont la surface à protéger est de 80 m280\ \text{m}^2, quel courant de protection théorique faut-il prévoir ?

80 mA80\ \text{mA}
0,00125 mA0{,}00125\ \text{mA}
8 mA8\ \text{mA}
0,1 mA0{,}1\ \text{mA}

$$8\ \text{mA}$$

Explication

Pour un revêtement de type C, le courant théorique est la densité de 0,1 mA/m20{,}1\ \text{mA/m}^2 multipliée par la surface : 0,1×80=8 mA0{,}1\times80=8\ \text{mA}. La valeur 0,1 correspond à la densité, tandis que 80 oublie son facteur 0,1.

22. Une anode présente une résistance de 35 Ω35\ \Omega et une différence de potentiel de 400 mV400\ \text{mV}. Quel courant débite-t-elle selon les valeurs de dimensionnement indiquées ?

Environ 87,5 mA87{,}5\ \text{mA}
Environ 0,011 mA0{,}011\ \text{mA}
Environ 11 mA11\ \text{mA}
Environ 7 mA7\ \text{mA}

Environ $$11\ \text{mA}$$

Explication

Le courant se déduit de la différence de potentiel divisée par la résistance : 400/35≈11 mA400/35\approx11\ \text{mA}. Environ 7 mA correspond à 250 mV, et les autres valeurs résultent d’une conversion ou d’une opération incorrecte.

23. Dans une installation de protection cathodique par courant imposé, quel est le rôle du courant envoyé à travers le sol vers une canalisation métallique ?

Dissoudre progressivement le métal de la conduite pour le remplacer par l’anode
Isoler électriquement la canalisation du sol en supprimant le passage du courant
Polariser négativement le métal jusqu’à rendre négligeables les réactions d’oxydation
Polariser positivement le métal afin d’accélérer les réactions d’oxydation

Polariser négativement le métal jusqu’à rendre négligeables les réactions d’oxydation

Explication

Le courant unidirectionnel traverse l’électrolyte vers l’ouvrage et polarise négativement le métal, ce qui rend les réactions d’oxydation négligeables. La polarisation positive inverse le mécanisme, tandis que la dissolution de la conduite et l’absence de passage du courant ne décrivent pas ce dispositif.

24. Un redresseur alimente une installation où la résistance de la conduite est de 2 Ω2\ \Omega, celle du déversoir de 3 Ω3\ \Omega et le courant de protection de 4 A4\ \text{A}. Quelle tension doit satisfaire l’équation électrique ?

5 V5\ \text{V}
−4 V-4\ \text{V}
20 V20\ \text{V}
8 V8\ \text{V}

$$20\ \text{V}$$

Explication

La relation est U=(Rc+Rd)IU=(R_c+R_d)I ; ainsi, U=(2+3)×4=20 VU=(2+3)\times4=20\ \text{V}. La somme des résistances seule omet le courant, la soustraction inverse la combinaison prévue, et 8 V néglige la résistance du déversoir.

25. Pour mesurer le potentiel d’une canalisation, quel élément donne accès à celle-ci et y est soudé ?

Le câble de prise de potentiel
La mise à la terre
La liaison de drainage
Le témoin métallique

Le câble de prise de potentiel

Explication

Le câble de prise de potentiel est soudé à la canalisation pour permettre la mesure de son potentiel. Le témoin métallique sert à évaluer la corrosion, le drainage relie un rail à l’ouvrage et la mise à la terre écoule des courants alternatifs induits.

26. Dans une zone exposée à des courants vagabonds, quel équipement permet de quantifier la corrosion ou l’efficacité de la protection cathodique et de mesurer potentiel et courant ?

La mise à la terre
Le câble de prise de potentiel
Le drainage
Le témoin métallique

Le témoin métallique

Explication

Le témoin métallique permet d’évaluer la corrosion ou l’efficacité de la protection et de mesurer le potentiel et le courant dans les zones soumises à des influences électriques. Le câble sert à accéder à la canalisation pour mesurer son potentiel, le drainage évacue des courants vagabonds continus et la mise à la terre traite les courants alternatifs induits.

27. Un rail perturbe une canalisation enterrée par des courants vagabonds continus. Quel dispositif établit une liaison polarisée et laisse circuler ces courants de la canalisation vers le rail ?

Un témoin métallique amovible
Une mise à la terre à filtre capacitif
Un drainage à diode
Un câble de prise de potentiel soudé

Un drainage à diode

Explication

Le drainage relie de façon polarisée le rail perturbateur à l’ouvrage enterré et sa diode autorise le passage du courant vagabond continu de la canalisation vers le rail. La mise à la terre traite les courants alternatifs induits, le câble permet une mesure de potentiel et le témoin sert à évaluer la corrosion.

28. Une canalisation subit un courant alternatif induit par une ligne à haute tension, tandis que sa protection cathodique utilise un courant continu. Quel dispositif écoule le courant alternatif vers la terre tout en bloquant le courant continu de protection ?

Une mise à la terre à filtre capacitif
Un câble de prise de potentiel
Un témoin métallique
Un drainage à diode

Une mise à la terre à filtre capacitif

Explication

Le filtre capacitif de la mise à la terre laisse passer les courants alternatifs vers la terre et bloque le courant continu de protection cathodique. La diode de drainage concerne le passage des courants vagabonds continus entre canalisation et rail, tandis que le câble et le témoin servent aux mesures.

29. En l’absence de télésurveillance, à quelle périodicité faut-il contrôler un poste de drainage ?

Tous les quinze jours
Tous les trois mois
Une fois par an
Une fois par mois

Tous les quinze jours

Explication

Sans télésurveillance ou en cas de panne, un poste de drainage est contrôlé tous les quinze jours. Le contrôle mensuel concerne les postes de soutirage, le contrôle tous les trois mois les dispositifs d’écoulement des courants alternatifs, et le contrôle annuel les anodes.

30. Lors d’une évaluation générale, quel est l’objectif principal de la vérification appuyée sur la télémesure ?

Mesurer la corrosion d’un témoin métallique dans une zone perturbée
Vérifier le fonctionnement d’un seul poste de soutirage
Vérifier l’application de la protection cathodique sur l’ensemble électrique et sa continuité de fonctionnement
Établir un diagnostic détaillé des influences électriques et des ratios caractéristiques

Vérifier l’application de la protection cathodique sur l’ensemble électrique et sa continuité de fonctionnement

Explication

L’évaluation générale vérifie que la protection cathodique est appliquée sur l’ensemble électrique et s’appuie sur la télémesure pour vérifier la continuité de fonctionnement. Le diagnostic détaillé des influences et des ratios relève de l’évaluation complète et détaillée; la mesure sur témoin et le contrôle d’un seul poste ne définissent pas l’objectif de l’évaluation générale.

31. Une équipe doit vérifier l’efficacité de la protection cathodique et du traitement des influences électriques d’un ensemble. Quelle démarche correspond à une évaluation complète et détaillée ?

Contrôler uniquement la continuité des soutirages, drainages, mises à la terre et anodes
Vérifier la couverture de l’ensemble électrique et la continuité de fonctionnement à partir de la télémesure
Analyser seulement les mesures de potentiel recueillies aux prises sélectionnées
Combiner contrôles des équipements, résultats des évaluations générales ou télémesures, résultats de l’ECD et diagnostic avec contrôle des ratios caractéristiques

Combiner contrôles des équipements, résultats des évaluations générales ou télémesures, résultats de l’ECD et diagnostic avec contrôle des ratios caractéristiques

Explication

L’évaluation complète et détaillée juge l’efficacité de la protection cathodique et du traitement des influences à partir des contrôles d’équipements, des résultats des évaluations générales ou télémesures, des résultats de l’ECD et du diagnostic avec contrôle des ratios caractéristiques. La vérification de la couverture et de la continuité correspond à l’évaluation générale; les seuls contrôles de fonctionnement ou mesures de potentiel ne suffisent pas à cette démarche.

32. Lors d’une campagne, un technicien doit relever la tension alternative et sa fréquence, puis le potentiel EON. Quel enchaînement de mesure doit-il appliquer ?

Placer l’électrode loin de l’ouvrage, relever la tension alternative et sa fréquence, puis commuter en continu pour mesurer EON
Placer l’électrode près de l’ouvrage, mesurer EON en continu, puis relever la tension alternative et sa fréquence
Placer l’électrode près de l’ouvrage, relever la tension alternative, commuter en continu, puis mesurer la fréquence après EON
Placer l’électrode près de l’ouvrage, relever la tension alternative et sa fréquence, puis commuter en continu pour mesurer EON

Placer l’électrode près de l’ouvrage, relever la tension alternative et sa fréquence, puis commuter en continu pour mesurer EON

Explication

La mesure commence avec l’électrode de référence au plus près de l’ouvrage : on relève la tension alternative et sa fréquence, puis on commute en continu pour EON. Mesurer EON en premier inverse la séquence, relever la fréquence après la commutation confond les étapes, et éloigner l’électrode ne respecte pas son positionnement prescrit.

33. Un contrôle en fonctionnement normal donne un potentiel EON de −1 150 mV, proche du relevé effectué à la même période. Quelle évaluation respecte les critères indiqués ?

Le potentiel est négatif et proche du relevé antérieur, mais il n’atteint pas le minimum de −1 200 mV
Le potentiel n’est pas conforme, car un fonctionnement normal exige une valeur positive proche du relevé antérieur
Le potentiel atteint le minimum, car −1 150 mV est plus négatif que −1 200 mV
Le potentiel est acceptable, car sa proximité avec le relevé antérieur suffit à satisfaire le critère

Le potentiel est négatif et proche du relevé antérieur, mais il n’atteint pas le minimum de −1 200 mV

Explication

EON doit être négatif, au minimum de −1 200 mV, et proche du relevé effectué à la même période ; −1 150 mV ne satisfait pas le seuil. La proximité seule ne remplace pas ce seuil, −1 150 mV est moins négatif que −1 200 mV, et le signe attendu n’est pas positif.

34. Sur une canalisation de 8 km sans influences électriques, toutes les sources de protection cathodique peuvent être coupées simultanément. Quelle démarche permet de mesurer EOFF ?

Relever EOFF à courant établi, couper simultanément les sources, puis mesurer EON rapidement après la coupure cyclique
Relever EON à courant établi, couper les sources successivement, puis relever rapidement EOFF après la coupure cyclique
Relever EON à courant établi, couper simultanément les sources, puis attendre la stabilisation avant de relever EOFF
Relever EON à courant établi, couper simultanément les sources, puis relever rapidement EOFF après la coupure cyclique

Relever EON à courant établi, couper simultanément les sources, puis relever rapidement EOFF après la coupure cyclique

Explication

Pour une canalisation maîtrisée de 10 km au plus, sans influences électriques et avec coupure simultanée des sources, on relève d’abord EON, puis EOFF rapidement après la coupure cyclique. Mesurer EOFF avant la coupure ou remplacer EOFF par EON inverse les étapes, tandis qu’une coupure successive ne respecte pas la condition de coupure simultanée.

35. Une mesure hors chute ohmique est réalisée avec une électrode Cu/CuSO₄ et une incertitude intégrée de 50 mV. Quel potentiel constitue le critère général d’efficacité ?

−1 200 mV par rapport à Cu/CuSO₄, avec une incertitude intégrée de 50 mV
−900 mV par rapport à Cu/CuSO₄, sans intégrer d’incertitude de mesure
−900 mV par rapport à une électrode Ag/AgCl, avec une incertitude intégrée de 50 mV
−900 mV par rapport à Cu/CuSO₄, avec une incertitude intégrée de 50 mV

−900 mV par rapport à Cu/CuSO₄, avec une incertitude intégrée de 50 mV

Explication

Le critère général d’efficacité hors chute ohmique est de −900 mV par rapport à l’électrode Cu/CuSO₄, avec une incertitude de mesure intégrée de 50 mV. −1 200 mV correspond au seuil associé à EON, omettre l’incertitude modifie le critère, et le référentiel indiqué est Cu/CuSO₄.

36. Pour estimer la résistivité d’un sol, une équipe prépare une mesure selon la méthode Wenner. Quelle configuration doit-elle installer ?

Quatre piquets disposés en carré et régulièrement espacés, avec le telluromètre réglé sur quatre pôles
Deux piquets alignés et régulièrement espacés, avec le telluromètre réglé sur quatre pôles
Quatre piquets alignés et régulièrement espacés, avec le telluromètre réglé sur quatre pôles
Quatre piquets alignés et régulièrement espacés, avec le telluromètre réglé sur deux pôles

Quatre piquets alignés et régulièrement espacés, avec le telluromètre réglé sur quatre pôles

Explication

La méthode Wenner repose sur quatre piquets alignés et espacés régulièrement, associés à un telluromètre réglé sur quatre pôles. Le réglage deux pôles, la disposition en carré et l’emploi de deux piquets contredisent chacun un élément de cette configuration.

37. Un relevé indique une résistivité du sol de 80 Ω·m. Dans quelle catégorie d’agressivité ce terrain se classe-t-il ?

Terrain faiblement agressif
Terrain agressif
Terrain très agressif
Terrain hors des catégories définies

Terrain agressif

Explication

Un terrain est agressif lorsque sa résistivité est supérieure à 50 Ω·m et inférieure ou égale à 100 Ω·m ; 80 Ω·m relève donc de cette catégorie. La catégorie très agressive correspond à 50 Ω·m ou moins, et la catégorie faiblement agressive exige une valeur supérieure à 100 Ω·m.

38. Lors du contrôle d’un raccord isolant, la différence de potentiel EON mesurée est de 165 mV. Quel diagnostic correspond au critère indiqué ?

Le raccord isolant est efficace
Le raccord isolant est résistant ou shunté
Le raccord isolant est inefficace
Le raccord isolant est passant

Le raccord isolant est efficace

Explication

Une différence de potentiel EON inférieure à 200 mV indique un raccord efficace selon le critère présenté. Le seuil inversé ferait conclure à tort à l’inefficacité, tandis que les catégories « résistant ou shunté » et « passant » relèvent d’autres critères d’analyse.

39. Pour vérifier un raccord isolant ouvert en exploitation normale, quelle démarche permet d’évaluer sa réponse électrique ?

Injecter du courant et relever EA puis EB séparément
Mesurer le courant dans la liaison équipotentielle sans relever EA et EB
Mesurer les potentiels de part et d’autre sans provoquer de variation électrique
Injecter ponctuellement du courant et mesurer simultanément EA et EB de part et d’autre

Injecter ponctuellement du courant et mesurer simultanément EA et EB de part et d’autre

Explication

La vérification repose sur une injection ponctuelle de courant et une mesure simultanée des potentiels EA et EB de part et d’autre du raccord. Une mesure sans injection omet la sollicitation, le courant dans la liaison constitue une autre technique, et des relevés successifs ne sont pas simultanés.

40. Pendant une injection ponctuelle, EA devient plus électronégatif tandis qu'EB augmente. Quelle conclusion faut-il tirer sur le raccord isolant ?

Le raccord isolant est résistant ou shunté
Le raccord isolant est défectueux parce qu'EB augmente
Le raccord isolant est efficace
Le raccord isolant est passant ou shunté

Le raccord isolant est efficace

Explication

Le critère est satisfait lorsqu'EA devient plus électronégatif et qu'EB reste constant ou augmente. La variation de EB n’est donc pas défavorable dans ce cas; les diagnostics de raccord résistant ou passant concernent des évolutions conjointes de EA et EB.

41. Lors d’un essai, EA et EB deviennent tous deux plus électronégatifs et leurs valeurs restent égales ou voisines. Comment classer le raccord ?

Résistant ou shunté
Passant ou shunté
Efficace
Défectueux sur la seule base d’un courant nul

Passant ou shunté

Explication

Lorsqu'EA et EB deviennent plus électronégatifs avec des valeurs égales ou voisines, le raccord est passant ou shunté. Le diagnostic « résistant ou shunté » correspond à des valeurs différentes; la seule évolution de EA ne suffit pas à conclure à l’efficacité.

42. Lors du contrôle visuel annuel d’un poste de soutirage, quels éléments doivent être examinés ?

Connexions, débit du soutirage, potentiel Eanode et résistance réelle
Redresseur, mesures EA et EB, liaison équipotentielle et témoins présents
Armoire, valeurs Is et Us, multimètre et potentiel Eoff
Armoire, connexions, redresseur, prise de terre des masses et témoins des parafoudres présents

Armoire, connexions, redresseur, prise de terre des masses et témoins des parafoudres présents

Explication

Le contrôle visuel annuel porte sur l’armoire, les connexions, le redresseur, la prise de terre des masses métalliques et les témoins des parafoudres lorsqu’ils sont présents. Les relevés Is et Us sont des contrôles mensuels, tandis qu'Eoff et Eanode concernent les mesures d’anode galvanique.

43. Un poste de soutirage est télésurveillé et une alarme apparaît. Quelle conduite respecte les modalités de contrôle ?

Relever Is et Us chaque mois par télémesure, les enregistrer dans PROTECA et traiter rapidement l’alarme
Relever Is et Us chaque mois à l’ampèremètre et au voltmètre, puis enregistrer les valeurs dans PROTECA
Relever Is et Us chaque mois par télémesure, les conserver hors de PROTECA et traiter l’alarme rapidement
Relever Is et Us chaque année par télémesure, puis attendre le prochain contrôle pour interpréter l’alarme

Relever Is et Us chaque mois par télémesure, les enregistrer dans PROTECA et traiter rapidement l’alarme

Explication

Pour un soutirage télésurveillé, Is et Us sont relevés chaque mois par télémesure et enregistrés sous PROTECA; toute alarme doit être interprétée et suivie rapidement d’une action adaptée. Les relevés manuels correspondent au cas sans télésurveillance, et l’enregistrement dans PROTECA fait partie du suivi.

44. Une mesure en zone de gradient nul donne Rd/Rc=5,8Rd/Rc = 5{,}8. Quelle suite faut-il envisager ?

Réaliser un diagnostic seulement si le rapport dépasse 10
Ne pas réaliser de diagnostic, car le rapport reste inférieur au seuil applicable
Réaliser un diagnostic de soutirage et envisager un renforcement ou un remplacement si les critères ne sont pas respectés
Conclure que la protection est conforme et conserver le système sans vérification

Réaliser un diagnostic de soutirage et envisager un renforcement ou un remplacement si les critères ne sont pas respectés

Explication

Un rapport Rd/Rc supérieur à 5 conduit à réaliser un diagnostic de soutirage et à envisager un renforcement ou un remplacement si les critères ne sont pas respectés. Le seuil de 10 concerne rd/rc; dépasser le seuil déclenche un diagnostic, mais ne prouve pas à lui seul la conformité ou la non-conformité.

45. Lors d’une mesure comparative, les potentiels EON et EOFF de la canalisation sont proches de ceux du fourreau, et le courant continu de la canalisation est inférieur à celui du fourreau. Quel type de contact ces résultats indiquent-ils ?

Un contact franc
Une absence de contact
Un contact indéterminé
Un contact résistant

Un contact franc

Explication

Un contact franc associe des potentiels de canalisation proches de ceux du fourreau à un courant continu de canalisation inférieur. Le contact résistant présente des potentiels plus faibles et un courant plus élevé côté canalisation ; l’absence de contact ne se déduit pas de potentiels proches ; des résultats concordants permettent ici de caractériser le contact.

46. Pour contrôler une canalisation côté ouvrage avec un témoin, quelle procédure faut-il appliquer avant de relever les valeurs de fin d’essai ?

Relier la canalisation à la borne positive, enregistrer 15 minutes, puis relever EON TM, EOFF TM et ITM
Relier la canalisation à la borne positive, enregistrer 10 minutes, puis relever EON TM, EOFF TM et ITM
Relier la canalisation à la borne positive, relever EON TM, EOFF TM et ITM, puis enregistrer 15 minutes
Relier la canalisation à la borne négative, enregistrer 15 minutes, puis relever EON TM, EOFF TM et ITM

Relier la canalisation à la borne positive, enregistrer 15 minutes, puis relever EON TM, EOFF TM et ITM

Explication

Le contrôle consiste à raccorder la canalisation côté ouvrage à la borne positive, à enregistrer le comportement du témoin pendant 15 minutes, puis à relever EON TM, EOFF TM et ITM. La borne négative inverse le raccordement, 10 minutes modifie la durée prescrite et un relevé préalable inverse l’ordre de la procédure.

47. Pendant une campagne de mesures, un signal alternatif de 50 Hz dépasse 3 V. Après avoir distingué ce signal des autres fréquences, quelle décision s’impose ?

Réaliser l’analyse du risque de corrosion par courants alternatifs induits
Écarter l’analyse parce que le signal dépasse le seuil de tension
Réaliser l’analyse avant de distinguer les fréquences du signal
Classer directement le risque à partir de la seule valeur de tension

Réaliser l’analyse du risque de corrosion par courants alternatifs induits

Explication

L’analyse du risque est réalisée lors des campagnes lorsqu'Uac dépasse 3 V à 50 Hz, après discrimination des signaux à 50 Hz des autres fréquences. Une tension seule ne donne pas directement la classe de risque, et la distinction des fréquences doit précéder l’analyse.

48. Une équipe prépare une mesure du risque alternatif avec un témoin métallique de 1 cm². Quelle séquence de mesure doit-elle suivre ?

Laisser polariser 10 minutes, enregistrer Uac, EON, EOFF, Iac et Idc pendant 10 minutes, puis calculer Jac
Laisser polariser 10 minutes, enregistrer les cinq grandeurs pendant 15 minutes, puis calculer Jac
Laisser polariser 10 minutes, enregistrer les cinq grandeurs pendant 10 minutes, puis relever Jac sans le calculer
Enregistrer les cinq grandeurs pendant 10 minutes, laisser polariser 10 minutes, puis calculer Jac

Laisser polariser 10 minutes, enregistrer Uac, EON, EOFF, Iac et Idc pendant 10 minutes, puis calculer Jac

Explication

Le témoin de 1 cm² doit d’abord polariser pendant 10 minutes ; les cinq grandeurs sont ensuite enregistrées pendant 10 minutes avant le calcul de Jac. Enregistrer avant la polarisation inverse les étapes, une durée de 15 minutes ne correspond pas à la procédure, et Jac doit être calculé.

49. Pour un témoin, Jac vaut 60 A/m², Jdc vaut 1,2 A/m² et le rapport Jac/Jdc vaut 6. Comment classer le risque alternatif ?

Élevé
Modéré
Faible ou absent
Impossible à classer sans la valeur de Uac

Élevé

Explication

Pour Jac entre 30 et 100 A/m², le risque est élevé lorsque Jdc dépasse 1 A/m² et que Jac/Jdc dépasse 5 ; les trois conditions sont réunies ici. La catégorie modérée néglige ces critères d’aggravation, le seuil de 30 A/m² ne suffit pas à conclure à un risque élevé et Uac n’est pas nécessaire pour appliquer cette classification.

50. Lors de la recherche d’une influence continue, une canalisation présente un EON maximal de −650 mV et un EON moyen de −780 mV. Selon le critère de dépistage, est-elle considérée affectée ?

Non, car l’écart de 130 mV reste sous 200 mV
Non, car seul un EON moyen supérieur à −700 mV est significatif
Oui, car l’EON maximal dépasse le seuil absolu de −900 mV
Oui, car l’écart de 130 mV dépasse 100 mV

Oui, car l’écart de 130 mV dépasse 100 mV

Explication

On calcule l’écart entre EON maximal et EON moyen : ∣−650−(−780)∣=130|-650-(-780)|=130 mV, ce qui dépasse 100 mV. L’EON moyen seul et le seuil absolu de −900 mV ne sont pas les critères de ce dépistage.

51. Une équipe réalise un enregistrement de longue durée sur une canalisation affectée par des courants vagabonds continus. Quelle démarche doit-elle appliquer selon la période observée ?

Hors courants vagabonds, analyser les courants avec LOANA ; pendant leur présence, rétablir une protection cathodique correcte
Hors courants vagabonds, analyser selon NF EN 50162 ; pendant leur présence, utiliser LOANA selon NF EN 12954
Hors courants vagabonds, rétablir une protection cathodique correcte ; pendant leur présence, analyser les courants du témoin avec LOANA selon NF EN 50162
Hors courants vagabonds, relever le seul EOFF ; pendant leur présence, remplacer l’analyse du témoin par une inspection visuelle

Hors courants vagabonds, rétablir une protection cathodique correcte ; pendant leur présence, analyser les courants du témoin avec LOANA selon NF EN 50162

Explication

La démarche distingue les deux périodes : hors courants vagabonds, il faut rétablir un niveau correct de protection cathodique ; lorsqu’ils sont présents, l’analyse des courants du témoin se fait avec LOANA selon NF EN 50162. Les autres choix inversent les périodes ou substituent une autre norme ou un contrôle distinct.

52. Pour une canalisation, EOFF maximal vaut −870 mV et une plage d’analyse des courants du témoin ne respecte pas le critère. Quelle conclusion faut-il tirer ?

Protection satisfaisante et absence d’anomalie, car EOFF dépasse −900 mV
Protection satisfaisante si la majorité des plages d’analyse est conforme
Protection non satisfaisante et création d’une anomalie PC de priorité 1
Protection non satisfaisante, mais anomalie PC de priorité 2

Protection non satisfaisante et création d’une anomalie PC de priorité 1

Explication

Comme EOFF maximal est supérieur à −900 mV et qu’au moins une plage échoue au critère, la protection est jugée non satisfaisante et une anomalie PC de priorité 1 est créée. Le seuil de −900 mV et l’échec d’une plage ne peuvent être écartés par la conformité d’autres plages.

53. Pour étudier l’influence réciproque de deux ouvrages voisins, quel dispositif d’enregistrement faut-il mettre en place ?

Enregistrer simultanément EON, EOFF et ITM sur chaque ouvrage, avec un témoin métallique et une électrode près de chacun
Enregistrer simultanément EON et EOFF sur chaque ouvrage, avec un témoin métallique et une électrode près de chacun
Enregistrer simultanément EON, EOFF et ITM sur un ouvrage, avec un témoin métallique et une électrode près de chacun
Enregistrer simultanément ITM sur chaque ouvrage, avec des témoins métalliques et des électrodes éloignés des ouvrages

Enregistrer simultanément EON, EOFF et ITM sur chaque ouvrage, avec un témoin métallique et une électrode près de chacun

Explication

L’analyse exige les trois mesures — EON, EOFF et ITM — simultanément sur les deux ouvrages, avec un témoin métallique et une électrode proches de chaque ouvrage. Omettre ITM ou limiter l’enregistrement à un seul ouvrage ne répond pas à ce dispositif.

54. Pendant l’enregistrement de deux ouvrages voisins, ITM varie en sens opposés sur chacun. Lorsqu’une source de courant est coupée, ces variations disparaissent. Quelle interprétation est la plus juste ?

Une influence est présente, mais sa source est indépendante de la coupure observée
Une influence est présente et la source influençante est celle dont la coupure fait disparaître les variations
Aucune influence n’est présente, car les variations opposées se compensent entre ouvrages
Les deux ouvrages sont défaillants, car la coupure d’une source ne modifie pas les influences

Une influence est présente et la source influençante est celle dont la coupure fait disparaître les variations

Explication

Des variations opposées de ITM signalent une influence entre les ouvrages ; si elles disparaissent lorsque la source est coupée, cette source est influençante. Les variations opposées ne signifient pas une compensation annulant l’influence.

55. Les critères habituels de protection ne sont pas atteints sur un témoin métallique de 1 cm². La température est de 25 °C, mais des courants vagabonds continus sont présents. La méthode de dépolarisation de 100 mV est-elle utilisable ?

Oui, car un témoin de 1 cm² et une température inférieure à 40 °C suffisent
Non, car la présence d’influences électriques continues exclut cette méthode
Non, car la méthode exige un témoin métallique d’une surface supérieure à 5 cm²
Oui, car les influences continues n’empêchent pas la méthode de dépolarisation

Non, car la présence d’influences électriques continues exclut cette méthode

Explication

La méthode peut être envisagée lorsque les critères usuels ne sont pas atteints sur un témoin de 1 ou 5 cm², mais elle ne s’applique pas en présence d’influences électriques continues. La taille du témoin et la température ne lèvent pas cette exclusion.

56. Un opérateur mesure EOFF initial à −950 mV, laisse le témoin se dépolariser environ une heure, puis mesure EOFF à −830 mV. La méthode de dépolarisation de 100 mV satisfait-elle son critère ?

Oui, car la différence entre les deux EOFF atteint 120 mV
Oui, car toute dépolarisation d’une heure suffit sans seuil de variation
Non, car le potentiel final reste inférieur à −900 mV
Non, car la différence entre les deux EOFF n’atteint que 80 mV

Oui, car la différence entre les deux EOFF atteint 120 mV

Explication

La différence entre EOFF initial et EOFF après dépolarisation est de ∣−950−(−830)∣=120|-950-(-830)|=120 mV, donc elle atteint le minimum de 100 mV. Le critère porte sur cette variation après environ une heure, et non sur l’atteinte du seuil absolu de −900 mV.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Protection contre la corrosion.

Qu’est-ce que la corrosion d’un métal ?

Une attaque destructive par réaction électrochimique avec son environnement.

Que perd un métal lors de son oxydation anodique ?

Des électrons.

Que gagne une espèce lors de sa réduction cathodique ?

Des électrons.

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Consultez la fiche de révision complète sur Protection contre la corrosion.

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