Fiche de révision : Suites et raisonnement par récurrence

Plan du Cours

  1. Définition et génération des suites
  2. Variations des suites numériques
  3. Suites arithmétiques
  4. Suites géométriques
  5. Suites arithmético-géométriques
  6. Suites majorées et bornées
  7. Raisonnement par récurrence
  8. Limites des suites

1. Définition et génération des suites

Notions clés & Définitions

  • Suite numérique : Fonction définie sur ℕ à valeurs dans ℝ.

★ À maîtriser

📌 Une formule explicite définit chaque terme par une relation de la forme un=f(n)u_n=f(n), où f est définie sur [0 ; +∞[ et n est un entier naturel.

📌 Une formule de récurrence définit le terme suivant par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) et nécessite la donnée d’un terme initial, par exemple u0u_0.

Compléments

  • Pour la suite définie par un=n2−2nu_n=n^2-2n, les quatre premiers termes sont u0=0u_0=0, u1=−1u_1=-1, u2=0u_2=0 et u3=3u_3=3.

2. Variations des suites numériques

Notions clés & Définitions

  • Suite croissante : Suite telle que, pour tout entier n ≥ k, un≤un+1u_n\leq u_{n+1}.
  • Suite décroissante : Suite telle que, pour tout entier n ≥ k, un+1≤unu_{n+1}\leq u_n.

★ À maîtriser

📌 Si un+1−un≥0u_{n+1}-u_n\geq 0 pour tout entier naturel n, alors la suite est croissante ; si un+1−un≤0u_{n+1}-u_n\leq 0 pour tout entier naturel n, elle est décroissante.

Compléments

📌 Si un=f(n)u_n=f(n) et si f est croissante (respectivement décroissante) sur [0 ; +∞[, alors la suite est croissante (respectivement décroissante).

📌 Pour une suite dont tous les termes sont strictement positifs, un+1un>1\frac{u_{n+1}}{u_n}>1 implique qu’elle est croissante, tandis que un+1un<1\frac{u_{n+1}}{u_n}<1 implique qu’elle est décroissante.

  • Pour vn=1n(n+1)v_n=\frac{1}{n(n+1)} sur ℕ*, le rapport vn+1vn=nn+2<1\frac{v_{n+1}}{v_n}=\frac{n}{n+2}<1 pour n ≥ 1, donc la suite est décroissante.

  • Pour vn+1=vn+2n−9v_{n+1}=v_n+2n-9, on a vn+1−vn=2n−9v_{n+1}-v_n=2n-9 et la suite est croissante à partir de n=5.

3. Suites arithmétiques

Notions clés & Définitions

  • Suite arithmétique : Suite pour laquelle il existe un réel r, appelé raison, tel que un+1=un+ru_{n+1}=u_n+r pour tout entier naturel n.

★ À maîtriser

📌 Une suite arithmétique de raison r est croissante si r>0 et décroissante si r<0.

Compléments

📐 Formule - Pour une suite arithmétique et tous entiers naturels n et p, un=up+(n−p)ru_n=u_p+(n-p)r.

📐 Formule - Pour tout entier naturel n non nul, 1+2+⋯+n=n(n+1)21+2+\cdots+n=\frac{n(n+1)}{2}.

  • La suite arithmétique de premier terme 7 et de raison −2 vérifie un=7−2nu_n=7-2n et ses dix premiers termes, de u₀ à u₉, ont pour somme −20.

4. Suites géométriques

Notions clés & Définitions

  • Suite géométrique : Suite pour laquelle il existe un réel q, appelé raison, tel que un+1=unqu_{n+1}=u_nq pour tout entier naturel n.

★ À maîtriser

📐 Formule - Pour q réel différent de 1, 1+q+q2+⋯+qn=1−qn+11−q1+q+q^2+\cdots+q^n=\frac{1-q^{n+1}}{1-q}.

Compléments

📐 Formule - Pour une suite géométrique et tous entiers naturels n et p, un=upqn−pu_n=u_pq^{n-p}.

📌 Pour une suite géométrique de premier terme non nul et de raison q>0, elle est croissante si q>1 et décroissante si 0<q<1 ; si q=1, elle est constante.

📌 Si q≤0, une suite géométrique n’est pas monotone, comme l’illustre un=(−2)nu_n=(-2)^n.

  • La suite géométrique de premier terme 8 et de raison 1/2 est décroissante et la somme de ses dix premiers termes vaut environ 15,98.

5. Suites arithmético-géométriques

Notions clés & Définitions

  • Suite arithmético-géométrique : Une suite (un)(u_n) est arithmético-géométrique s’il existe deux nombres aa et bb tels que, pour tout entier nn, un+1=aun+bu_{n+1}=au_n+b.

★ À maîtriser

  • Pour transformer cette suite en suite géométrique, on pose vn=un−1000v_n=u_n-1000 ; alors vn+1=0,8vnv_{n+1}=0{,}8v_n et v0=−500v_0=-500.

Compléments

  • Pour la suite définie par un+1=0,8un+200u_{n+1}=0{,}8u_n+200 et u0=500u_0=500, on obtient u1=600u_1=600 et u2=680u_2=680.

📌 La suite définie par un+1=0,8un+200u_{n+1}=0{,}8u_n+200 et u0=500u_0=500 n’est ni arithmétique ni géométrique : ses deux premières différences sont 100 et 80, et ses deux premiers rapports sont 1,2 et 1,13.

📐 Formule - La suite transformée vérifie vn=−500×0,8nv_n=-500\times0{,}8^n et la suite initiale vérifie un=1000−500×0,8nu_n=1000-500\times0{,}8^n.

6. Suites majorées et bornées

Notions clés & Définitions

  • Suite majorée : Une suite (un)(u_n) est majorée par un réel MM si, pour tout n∈Nn\in\mathbb N, un≤Mu_n\leq M ; MM est alors un majorant de la suite.
  • Suite minorée : Une suite (un)(u_n) est minorée par un réel mm si, pour tout n∈Nn\in\mathbb N, m≤unm\leq u_n ; mm est alors un minorant de la suite.
  • Suite bornée : Suite à la fois majorée et minorée.

Points essentiels

📌 Pour montrer que un≤Mu_n\leq M pour tout n∈Nn\in\mathbb N, on peut montrer que un−M≤0u_n-M\leq0 pour tout n∈Nn\in\mathbb N.

  • Pour n≥1n\geq1, la suite définie par un=3−n2+nu_n=\frac{3-n}{2+n} est comprise entre $-1$ et $2$, car un+1=52+n>0u_n+1=\frac{5}{2+n}>0 et un−2=−1−3n2+n<0u_n-2=\frac{-1-3n}{2+n}<0.

Astuce mémo

Un majorant borne par le haut ; un minorant borne par le bas.

7. Raisonnement par récurrence

★ À maîtriser

📌 Si une propriété est vraie pour un entier naturel n0n_0 et si sa vérité pour un entier k≥n0k\geq n_0 entraîne sa vérité pour k+1k+1, alors elle est vraie pour tout entier supérieur ou égal à n0n_0.

  • Une démonstration par récurrence comporte trois étapes : l’initialisation vérifie la propriété pour n0n_0, l’hérédité démontre que sa vérité pour k≥n0k\geq n_0 entraîne sa vérité pour k+1k+1, puis la conclusion établit qu’elle est vraie pour tout n≥n0n\geq n_0.

Compléments

  • Pour démontrer par récurrence une égalité définissant une suite, on part de la relation de récurrence et on y remplace le terme précédent par l’expression supposée vraie à l’étape d’hérédité.

  • Pour la suite définie par u0=0u_0=0 et un+1=1+un2u_{n+1}=\sqrt{1+u_n^2}, les premiers termes conduisent à conjecturer puis à démontrer par récurrence que un=nu_n=\sqrt n pour tout n∈Nn\in\mathbb N.

📌 Si ff est croissante sur un intervalle II et si a,b∈Ia,b\in I vérifient a≤ba\leq b, alors f(a)≤f(b)f(a)\leq f(b).

  • Pour démontrer par récurrence une inégalité entre termes définis par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), on utilise l’inégalité de l’hypothèse de récurrence et la croissance de ff pour établir l’inégalité au rang suivant.

Astuce mémo

Initialisation, hérédité, conclusion : on vérifie le départ, puis le passage au suivant.

8. Limites des suites

★ À maîtriser

📌 Pour un réel qq, si q>1q>1, alors lim⁡n→+∞qn=+∞\lim_{n\to+\infty}q^n=+\infty ; si q=1q=1, cette limite vaut 1 ; si −1<q<1-1<q<1, elle vaut 0 ; et si q≤−1q\leq-1, la suite (qn)(q^n) n’admet pas de limite.

Compléments

  • Observer les termes d’une suite pour des valeurs de nn de plus en plus grandes permet de conjecturer l’existence de sa limite.

  • Pour un=3×0,4nu_n=3\times0{,}4^n, on conjecture que la suite tend vers 0 lorsque nn tend vers $+ fty$ ; les annotations indiquent n≥9n\geq9 pour 0<un<10−30<u_n<10^{-3} et n≥17n\geq17 pour 0<un<10−60<u_n<10^{-6}.

  • Pour vn=−n2+2n+3v_n=-n^2+2n+3, on conjecture que la suite tend vers −∞-\infty lorsque nn tend vers +∞+\infty ; les annotations indiquent n≥12n\geq12 pour vn<−100v_n<-100 et n≥33n\geq33 pour vn<−1000v_n<-1000.

  • La suite définie par vn=1+2×0,99nv_n=1+2\times0{,}99^n tend vers 1 lorsque nn tend vers +∞+\infty.

  • La suite définie par wn=5×1,99n+12w_n=5\times1{,}99^n+12 tend vers +∞+\infty lorsque nn tend vers +∞+\infty.

  • La suite définie par zn=8+3(−78)nz_n=8+\sqrt3\left(-\frac78\right)^n tend vers 8 lorsque nn tend vers +∞+\infty.

Teste tes connaissances

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1. Comment caractérise-t-on une suite numérique ?

2. Pour une suite donnée par un=3n−4u_n=3n-4, quelle information permet de calculer directement son terme d’indice nn ?

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Révisez avec les flashcards

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Qu’est-ce qu’une suite numérique ?

Une fonction de ℕ dans ℝ.

Quelle relation définit explicitement le terme d’indice n ?

un=f(n)u_n=f(n), où f est définie sur [0;+∞[[0;+\infty[ et n est un entier naturel.

Quelle relation définit le terme suivant dans une suite récurrente ?

un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n).

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