QCM : Suites et raisonnement par récurrence (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment caractérise-t-on une suite numérique ?

Une fonction définie sur ℕ et à valeurs dans ℝ
Une fonction définie sur ℝ et à valeurs dans ℝ
Une fonction définie sur ℝ et à valeurs dans ℕ
Une fonction définie sur ℕ et à valeurs dans ℕ

Une fonction définie sur ℕ et à valeurs dans ℝ

Explication

Une suite numérique associe à chaque entier naturel un réel. Les réponses faisant intervenir ℝ comme domaine ou ℕ comme ensemble des valeurs inversent ou modifient cette définition.

2. Pour une suite donnée par un=3n−4u_n=3n-4, quelle information permet de calculer directement son terme d’indice nn ?

L’indice n, remplacé dans l’expression 3un−43u_n-4
Le terme précédent, remplacé dans l’expression 3n−43n-4
L’indice n, remplacé dans l’expression 3n−43n-4
Le terme initial, ajouté à l’expression 3n−43n-4

L’indice n, remplacé dans l’expression $$3n-4$$

Explication

Une formule explicite donne directement unu_n en fonction de l’indice n. Utiliser le terme précédent correspond à une récurrence, tandis que remplacer n par unu_n confond indice et terme.

3. Une suite est définie par un+1=2un+3u_{n+1}=2u_n+3. Quelle donnée faut-il ajouter pour pouvoir générer ses termes ?

Un terme initial, par exemple u0u_0
La valeur du terme suivant, par exemple u1u_1
Une expression de unu_n en fonction de n
Une valeur de n dans la formule de récurrence

Un terme initial, par exemple $$u_0$$

Explication

La récurrence calcule chaque terme à partir du précédent et nécessite donc un terme initial. Une formule explicite donnerait directement chaque terme, tandis que la règle seule ne fixe pas le point de départ.

4. À partir du rang 5, une suite vérifie un≤un+1u_n\leq u_{n+1} pour tout entier n≥5n\geq5. Quel est son sens de variation à partir de ce rang ?

Croissante
Non monotone
Décroissante
Constante

Croissante

Explication

Une suite est croissante à partir du rang 5 lorsque chaque terme d’indice n≥5n\geq5 est inférieur ou égal au suivant. L’inégalité inversée caractériserait une suite décroissante; la condition ne porte pas ici sur tous les rangs.

5. Pour une suite, on établit que un+1−un=5−2nu_{n+1}-u_n=5-2n pour tout entier naturel n. Quelle conclusion peut-on tirer directement avec le critère de différence ?

La suite est décroissante, car la différence est positive au départ
La suite est décroissante, car la différence n’est jamais nulle
La suite est croissante, car la différence est positive au départ
Aucune des deux conclusions globales, car la différence change de signe

Aucune des deux conclusions globales, car la différence change de signe

Explication

Le critère donne une croissance si la différence est positive ou nulle pour tout n, et une décroissance si elle est négative ou nulle pour tout n. Ici, 5−2n5-2n est positive pour certains indices et négative pour d’autres; elle ne permet donc aucune de ces conclusions globales.

6. Une suite est définie par un=f(n)u_n=f(n), où ff est décroissante sur [0;+∞[[0;+\infty[. Quel sens de variation ce critère permet-il d’attribuer à la suite ?

Constante
Décroissante
Croissante
Non monotone

Décroissante

Explication

Lorsque un=f(n)u_n=f(n) et que f est décroissante sur l’intervalle considéré, la suite est décroissante. La croissance de f donnerait le sens opposé; une formule de récurrence n’est pas en jeu ici.

7. On définit une suite par son premier terme et la règle suivante : à chaque étape, on ajoute 6 au terme précédent. Quelle propriété caractérise cette suite ?

Chaque terme vaut 6.
Elle est arithmétique de raison 6.
Elle est géométrique de raison 6.
Elle vérifie que le terme précédent vaut le suivant plus 6.

Elle est arithmétique de raison 6.

Explication

Une suite est arithmétique lorsque la différence entre deux termes consécutifs est une constante r ; ici, cette différence vaut 6. La raison géométrique supposerait un quotient constant, « chaque terme vaut 6 » confond la raison avec les termes, et la relation inversée ne décrit pas l’ajout de 6.

8. Une suite arithmétique a pour raison r=−3r=-3. Quel est son sens de variation ?

Elle est constante.
Son sens dépend du premier terme.
Elle est décroissante.
Elle est croissante.

Elle est décroissante.

Explication

Une suite arithmétique de raison négative est décroissante, car chaque terme est inférieur au précédent. Une raison négative n’indique pas une croissance ; le signe du premier terme ne détermine pas le sens de variation, et une suite constante aurait une raison nulle.

9. Dans une suite, chaque terme s’obtient en multipliant le terme précédent par 4. Quelle propriété caractérise cette suite ?

Son premier terme vaut 4.
Le terme précédent est quatre fois le terme suivant.
Elle est géométrique de raison 4.
Elle est arithmétique de raison 4.

Elle est géométrique de raison 4.

Explication

Une suite est géométrique si chaque terme est le produit du terme précédent par une constante q ; ici, q vaut 4. Une différence constante caractériserait une suite arithmétique, le facteur 4 n’est pas nécessairement le premier terme, et la relation inversée ne correspond pas à la règle donnée.

10. Pour calculer 1+2+22+⋯+251+2+2^2+\cdots+2^5, quelle valeur obtient-on en appliquant la formule de la somme des puissances successives ?

126
31
64
63

63

Explication

Pour q différent de 1, la somme vaut 1−qn+11−q\frac{1-q^{n+1}}{1-q} ; avec q=2 et n=5, on obtient 1−261−2=63\frac{1-2^6}{1-2}=63. Le résultat 31 correspond à un exposant final mal traité, 126 vient d’une erreur de calcul du quotient, et 64 correspond au seul terme 262^6 plutôt qu’à la somme.

11. Une suite vérifie, pour tout entier naturel nn, la relation un+1=3un−4u_{n+1}=3u_n-4. Quelle propriété permet de la qualifier d’arithmético-géométrique ?

Les constantes aa et bb doivent être positives.
La récurrence est de la forme un+1=aun+bu_{n+1}=au_n+b avec des constantes aa et bb.
La différence un+1−unu_{n+1}-u_n est constante.
Le quotient un+1/unu_{n+1}/u_n est constant.

La récurrence est de la forme $$u_{n+1}=au_n+b$$ avec des constantes $$a$$ et $$b$$.

Explication

Une suite est arithmético-géométrique lorsque sa récurrence s’écrit un+1=aun+bu_{n+1}=au_n+b pour deux nombres constants. Une différence constante caractérise une suite arithmétique, un quotient constant une suite géométrique, et les coefficients n’ont pas à être positifs.

12. Une suite est définie par un+1=0,8un+200u_{n+1}=0,8u_n+200 et u0=500u_0=500. Pour la transformer en suite géométrique, quelle suite auxiliaire faut-il poser ?

vn=un−500v_n=u_n-500, ce qui donne vn+1=0,8vnv_{n+1}=0,8v_n et v0=0v_0=0.
vn=un−1000v_n=u_n-1000, ce qui donne vn+1=0,8vnv_{n+1}=0,8v_n et v0=−500v_0=-500.
vn=un+1000v_n=u_n+1000, ce qui donne vn+1=0,8vnv_{n+1}=0,8v_n et v0=1500v_0=1500.
vn=un−200v_n=u_n-200, ce qui donne vn+1=0,8vn+160v_{n+1}=0,8v_n+160 et v0=300v_0=300.

$$v_n=u_n-1000$$, ce qui donne $$v_{n+1}=0,8v_n$$ et $$v_0=-500$$.

Explication

Le décalage par le point fixe 10001000 élimine le terme ajouté : vn=un−1000v_n=u_n-1000 vérifie vn+1=0,8vnv_{n+1}=0,8v_n, avec v0=500−1000=−500v_0=500-1000=-500. Le signe positif ne supprime pas le terme constant, tandis que les autres décalages ne produisent pas la transformation géométrique recherchée.

13. Pour une suite définie sur N\mathbb N, quelle condition signifie qu’un réel MM est un majorant ?

Pour tout n∈Nn\in\mathbb N, un≤Mu_n\leq M.
À partir d’un certain rang, un≤Mu_n\leq M.
Il existe un indice n∈Nn\in\mathbb N tel que un≤Mu_n\leq M.
Pour tout n∈Nn\in\mathbb N, M≤unM\leq u_n.

Pour tout $$n\in\mathbb N$$, $$u_n\leq M$$.

Explication

Un majorant MM doit être supérieur ou égal à chaque terme de la suite, donc un≤Mu_n\leq M pour tout n∈Nn\in\mathbb N. L’inégalité inversée définit un minorant, et une vérification sur un seul terme ou à partir d’un rang ne suffit pas à établir cette propriété.

14. Quel énoncé établit qu’un réel mm est un minorant d’une suite (un) (u_n) définie sur N\mathbb N ?

Pour tout n∈Nn\in\mathbb N, m≤unm\leq u_n.
Pour tout n∈Nn\in\mathbb N, m<unm<u_n.
Pour tout n∈Nn\in\mathbb N, un≤mu_n\leq m.
Il existe un indice n∈Nn\in\mathbb N tel que m≤unm\leq u_n.

Pour tout $$n\in\mathbb N$$, $$m\leq u_n$$.

Explication

Un minorant est inférieur ou égal à chacun des termes, ce qui s’écrit m≤unm\leq u_n pour tout n∈Nn\in\mathbb N. L’inégalité opposée correspond à une majoration, tandis qu’un seul terme ou une inégalité stricte ne donne pas la définition générale demandée.

15. Une suite possède à la fois un réel MM tel que un≤Mu_n\leq M pour tout nn et un réel mm tel que m≤unm\leq u_n pour tout nn. Comment la qualifier ?

Une suite minorée, sans information de majoration.
Une suite bornée.
Une suite majorée, sans information de minoration.
Une suite convergente, sans autre conclusion.

Une suite bornée.

Explication

Une suite est bornée lorsqu’elle est à la fois majorée et minorée. La majoration ou la minoration prise isolément ne suffit pas, et le fait d’être bornée n’affirme pas à lui seul la convergence.

16. On veut établir qu’une propriété P(n)P(n) vaut pour tout entier n≥4n\geq 4. On vérifie P(4)P(4), puis on prouve que, pour tout k≥4k\geq4, P(k)P(k) entraîne P(k+1)P(k+1). Que peut-on conclure ?

P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥4n\geq4
P(n)P(n) est vraie uniquement pour 4 et 5
P(n)P(n) est vraie seulement pour les entiers pairs à partir de 4
P(n)P(n) est vraie pour tout entier n≥5n\geq5, sans inclure 4

$$P(n)$$ est vraie pour tout entier $$n\geq4$$

Explication

L’initialisation en 4 et l’hérédité pour chaque rang supérieur ou égal à 4 assurent la vérité de la propriété pour tout n≥4n\geq4. La restriction aux rangs pairs confond récurrence et progression par pas de deux ; l’exclusion de 4 néglige l’initialisation ; la conclusion limitée à 4 et 5 ne propage pas l’hérédité.

17. Lors d’une démonstration par récurrence visant une propriété pour tout n≥2n\geq2, quelle étape consiste à supposer la propriété vraie au rang k≥2k\geq2 et à établir qu’elle l’est au rang k+1k+1 ?

L’hérédité
La vérification des premiers rangs
La conclusion
L’initialisation

L’hérédité

Explication

L’hérédité établit le passage de la vérité de la propriété au rang kk à sa vérité au rang k+1k+1. L’initialisation vérifie le rang de départ, la conclusion généralise le résultat, et vérifier quelques rangs ne remplace pas le passage héréditaire.

18. Une suite est définie par an=(−0,7)na_n=(-0,7)^n. Quelle est sa limite lorsque nn tend vers +∞+\infty ?

1
+∞+\infty
0
La suite n’admet pas de limite

0

Explication

Comme −1<−0,7<1-1<-0,7<1, la puissance tend vers 0. La limite +∞+\infty correspond à une base supérieure à 1 ; la limite 1 correspond à une base égale à 1 ; l’absence de limite concerne ici les bases inférieures ou égales à -1.

19. Une élève calcule les termes d’une suite pour des indices de plus en plus grands et observe qu’ils semblent se rapprocher d’un même nombre. Que permet principalement cette observation ?

Déterminer exactement la limite à partir d’un nombre fini de termes
Conjecturer l’existence d’une limite
Démontrer définitivement l’existence d’une limite
Établir que la suite est monotone

Conjecturer l’existence d’une limite

Explication

L’observation des termes pour des indices croissants permet de conjecturer l’existence d’une limite, sans constituer à elle seule une démonstration. Une liste finie ne donne pas nécessairement la valeur exacte et une tendance apparente ne prouve pas la monotonie.

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Qu’est-ce qu’une suite numérique ?

Une fonction de ℕ dans ℝ.

Quelle relation définit explicitement le terme d’indice n ?

un=f(n)u_n=f(n), où f est définie sur [0;+∞[[0;+\infty[ et n est un entier naturel.

Quelle relation définit le terme suivant dans une suite récurrente ?

un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n).

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