QCM : Propriétés et manipulation de l’ADN (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une expérience de renaturation, deux séquences sont comparées dans les mêmes conditions : l’une est fortement répétée dans le génome et l’autre est présente en simple copie. Laquelle se renature le plus rapidement ?

La séquence la plus longue, quelle que soit sa fréquence
La séquence fortement répétée
Les deux séquences au même rythme
La séquence présente en simple copie

La séquence fortement répétée

Explication

La vitesse de renaturation est directement proportionnelle à la fréquence de répétition dans le génome : la séquence fortement répétée se réassocie donc plus rapidement. La simple copie renvoie à une fréquence plus faible, et la longueur n’est pas le facteur énoncé ici.

2. Pour estimer la concentration d’un échantillon d’acide nucléique ou de protéines par spectrophotométrie, quelle mesure effectue-t-on ?

Son absorbance à 260 nm
Sa transmission à 260 nm
Sa fluorescence à 260 nm
Son absorbance à 280 nm

Son absorbance à 260 nm

Explication

La concentration des acides nucléiques et des protéines peut être estimée en mesurant l’absorbance à 260 nm. La longueur d’onde de 280 nm, la transmission et la fluorescence correspondent à d’autres mesures.

3. Un échantillon d’ADN double brin présente une absorbance de 1,2 à 260 nm. Quelle concentration estime-t-on avec la règle pratique indiquée ?

44,4 μg/mL
60 μg/mL
41,7 μg/mL
1,2 μg/mL

60 μg/mL

Explication

Pour l’ADN double brin, une unité d’absorbance correspond à 50 μg/mL : 1,2×50=601,2 \times 50 = 60 μg/mL. Le facteur 37 μg/mL concerne les acides nucléiques simple brin, tandis que les autres valeurs résultent d’une conversion incorrecte.

4. Lors d’une hybridation in vitro, quelle modification du milieu favorise l’appariement des deux brins en limitant leur répulsion électrostatique ?

Augmenter la concentration en sel
Diminuer la concentration en sel
Rendre le milieu fortement acide
Augmenter la température

Augmenter la concentration en sel

Explication

Une forte concentration en sel réduit la répulsion électrostatique entre les brins et favorise ainsi leur hybridation. Une faible concentration en sel ne produit pas cet effet, tandis qu’un pH fortement acide ou une hausse de température ne constitue pas le mécanisme décrit.

5. Que désigne la température d’hybridation lors d’une PCR ?

La température à laquelle la polymérase allonge les amorces en ajoutant des nucléotides
La température à laquelle les produits amplifiés sont séparés selon leur taille
La température à laquelle les amorces s’apparient à la séquence d’ADN ciblée
La température à laquelle les deux brins d’ADN se séparent avant l’amplification

La température à laquelle les amorces s’apparient à la séquence d’ADN ciblée

Explication

La température d’hybridation est celle à laquelle les amorces s’apparient à l’ADN cible, et elle est ajustée selon leur température de fusion pour assurer la spécificité. La séparation des deux brins correspond à la dénaturation, une étape distincte du cycle de PCR.

6. Quelle tension est recommandée par centimètre de gel lors d’une électrophorèse sur gel d’agarose ?

De 5 à 10 volts par centimètre de gel
De 1 à 3 volts par centimètre de gel
De 15 à 20 volts par centimètre de gel
De 30 à 40 volts par centimètre de gel

De 5 à 10 volts par centimètre de gel

Explication

Une tension de 5 à 10 volts par centimètre de gel est indiquée pour faire migrer l’ADN vers l’anode. Une tension de 30 à 40 volts correspond à un chiffre mentionné pour les cycles de PCR, et non à la tension de migration.

7. Quel est le rôle des groupements méthyle dans le système de restriction-modification bactérien ?

Faciliter la coupure de l’ADN viral par les endonucléases bactériennes
Créer des extrémités cohésives sur l’ADN bactérien après digestion
Relier les fragments d’ADN étrangers après leur découpe enzymatique
Protéger les sites de reconnaissance de l’ADN bactérien contre la coupure

Protéger les sites de reconnaissance de l’ADN bactérien contre la coupure

Explication

Les groupements méthyle protègent les sites de reconnaissance de l’ADN bactérien, tandis que les endonucléases peuvent couper l’ADN viral. Les endonucléases, et non la méthylation, assurent la coupure de l’ADN viral.

8. Dans quel ordre les fragments sont-ils préparés puis assemblés lors du clonage d’un gène dans un vecteur ?

Le gène et le vecteur sont digérés avec la même enzyme, puis leurs fragments sont ligaturés.
Le gène est digéré, puis le vecteur est transféré sur membrane avant ligation.
Le gène et le vecteur sont ligaturés, puis digérés avec la même enzyme.
Le vecteur est digéré, puis le gène est amplifié et hybridé au vecteur.

Le gène et le vecteur sont digérés avec la même enzyme, puis leurs fragments sont ligaturés.

Explication

La digestion du gène d’intérêt et du vecteur avec la même enzyme crée des extrémités compatibles, qui sont ensuite assemblées par ligature. L’ordre inverse proposé dans un distracteur ne permet pas de préparer les extrémités compatibles avant l’assemblage.

9. Quelle différence distingue le séquençage de Sanger d’une méthode qui repère un fragment d’ADN spécifique dans un mélange complexe ?

Sanger mesure la taille des fragments d’ADN, tandis que la détection par sonde détermine leur séquence complète.
Sanger amplifie une région ciblée par cycles thermiques, tandis que la détection par sonde sépare les fragments selon leur taille.
Sanger repère un fragment grâce à une sonde marquée, tandis que la détection par sonde lit chaque base.
Sanger détermine la séquence nucléotidique base par base, tandis que la détection par sonde repère un fragment complémentaire.

Sanger détermine la séquence nucléotidique base par base, tandis que la détection par sonde repère un fragment complémentaire.

Explication

Le séquençage de Sanger permet de lire les bases d’une séquence d’ADN, alors qu’une détection par sonde identifie un fragment complémentaire dans un mélange. La mesure de taille peut caractériser des fragments, mais elle ne correspond pas à la lecture base par base propre au séquençage.

10. Quelle valeur du rapport A260/A280 est caractéristique d’un ADN pur et permet d’évaluer une contamination par des protéines ?

Une valeur comprise entre 2,5 et 3,0
Une valeur comprise entre 1,8 et 2,0
Une valeur comprise entre 1,0 et 1,2
Une valeur comprise entre 0,5 et 0,8

Une valeur comprise entre 1,8 et 2,0

Explication

Un ADN pur présente un rapport A260/A280 compris entre 1,8 et 2,0, utilisé pour évaluer une éventuelle contamination protéique. Une valeur proche de 1,0 à 1,2 ne correspond pas à la plage indiquée pour un ADN pur.

11. Pourquoi la dénaturation de l’ADN entraîne-t-elle une augmentation de son absorption de lumière ultraviolette ?

La séparation des brins rend l’ADN moins soluble dans le milieu aqueux.
La séparation des brins réduit l’absorption de lumière ultraviolette par l’ADN.
La séparation des brins accroît l’absorption de lumière ultraviolette par l’ADN.
La séparation des brins augmente l’émission de fluorescence de l’ADN.

La séparation des brins accroît l’absorption de lumière ultraviolette par l’ADN.

Explication

Lors de la dénaturation, l’ADN présente un effet hyperchrome : son absorption de lumière ultraviolette augmente. La diminution de l’absorption constitue l’effet inverse et ne décrit pas ce phénomène.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Propriétés et manipulation de l’ADN.

À quelle longueur d’onde mesure-t-on l’absorbance pour quantifier les acides nucléiques et les protéines ?

260 nm.

Comment s’écrit la loi de Beer-Lambert ?

A=ε⋅l⋅cA = \varepsilon \cdot l \cdot c

Quelle propriété de la dénaturation et de la renaturation de l’ADN est exploitée en PCR et en Southern et Northern blot ?

Elles sont réversibles.

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