QCM : Développement moteur et socio-affectif (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe constate que deux enfants acquièrent une même compétence à des âges différents. Quelle conception du développement permet d’interpréter cette différence sans présumer d’un retard à partir d’un calendrier fixe ?

Le développement est multidimensionnel, parfois non linéaire et façonné par des transactions répétées avec les environnements.
Le développement suit une trajectoire idéale dont tout écart indique un déficit.
Le développement correspond à une succession universelle d’étapes à des âges fixes.
Le développement résulte principalement d’une cause unique propre à chaque enfant.

Le développement est multidimensionnel, parfois non linéaire et façonné par des transactions répétées avec les environnements.

Explication

Le développement varie et résulte de dimensions et de transactions multiples, plutôt que d’un calendrier rigide. La trajectoire idéale unique confond variation et déficit, la cause unique simplifie à tort le développement, et les étapes fixes reprennent la conception écartée.

2. Dans une population, plusieurs parcours différents permettent aux enfants de s’adapter et de participer à la vie quotidienne. Comment caractériser le développement normal dans cette situation ?

Comme une trajectoire idéale unique partagée par tous les enfants.
Comme l’absence de toute difficulté dans l’ensemble des domaines.
Comme le niveau moyen atteint à un âge donné dans chaque domaine.
Comme une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation.

Comme une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation.

Explication

Le développement normal correspond à une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation. La trajectoire idéale unique confond normalité et uniformité, le niveau moyen ne décrit pas la diversité des parcours, et l’absence de difficulté n’est pas la définition donnée.

3. Lors d’un suivi, un professionnel observe un signe isolé à une consultation, puis des signes répétés touchant plusieurs domaines, avec un retentissement fonctionnel et une régression. Quels éléments sont les plus informatifs pour apprécier la situation ?

L’écart mesuré lors de la première consultation, considéré séparément des observations ultérieures.
Le retentissement immédiat, sans considérer la répétition des signes ou leur évolution.
La répétition des signes, les domaines touchés, le retentissement fonctionnel et la régression.
Le nombre de domaines touchés, sans tenir compte du fonctionnement ni de l’évolution.

La répétition des signes, les domaines touchés, le retentissement fonctionnel et la régression.

Explication

La répétition, l’atteinte de plusieurs domaines, le retentissement fonctionnel et la régression apportent davantage d’information qu’un écart isolé. Se centrer sur la première mesure néglige la répétition, ignorer le fonctionnement et la régression omet des indices importants, et dissocier les domaines réduit l’évaluation.

4. Deux enfants obtiennent le même niveau de fonctionnement à cinq ans, mais leurs mesures répétées montrent des départs et des évolutions différents. Quelle comparaison décrit le mieux leurs trajectoires ?

Comparer le niveau initial, la pente, les accélérations, les paliers et les ruptures.
Comparer leur niveau à cinq ans, qui suffit à caractériser leur évolution.
Comparer leurs paliers, en considérant les accélérations et les ruptures comme équivalentes.
Comparer leur pente, en écartant les niveaux initiaux et les changements de rythme.

Comparer le niveau initial, la pente, les accélérations, les paliers et les ruptures.

Explication

Une trajectoire se décrit par le niveau initial, la pente, les accélérations, les paliers et les ruptures ; sa forme peut être plus informative qu’un niveau ponctuel. Un niveau identique ne prouve pas une évolution identique, une pente seule est incomplète, et les paliers ne se confondent pas avec les accélérations ou les ruptures.

5. Deux enfants présentent des conditions initiales proches, mais leurs parcours aboutissent à des issues différentes. Quel concept décrit cette configuration ?

L’équifinalité.
La multifinalité.
La continuité hétérotypique.
La cascade développementale.

La multifinalité.

Explication

La multifinalité désigne des conditions initiales proches qui conduisent à des issues différentes. L’équifinalité concerne des parcours distincts vers un résultat comparable, la cascade décrit une propagation entre domaines, et la continuité hétérotypique désigne une vulnérabilité qui change de forme.

6. Dans un groupe, plusieurs parcours de développement très différents aboutissent à un résultat comparable. Quel concept correspond à cette observation ?

La continuité homotypique.
La cascade développementale.
La multifinalité.
L’équifinalité.

L’équifinalité.

Explication

L’équifinalité correspond à des parcours distincts qui aboutissent à un résultat comparable. La multifinalité part de conditions initiales proches et mène à des issues différentes, tandis qu’une cascade décrit la propagation d’une modification et la continuité homotypique la persistance d’une manifestation comparable.

7. Un enfant modifie les réactions de son entourage par ses comportements, tandis que cet entourage influence en retour ses comportements. Quel terme désigne cette relation réciproque ?

Une influence environnementale à sens unique.
Une cascade développementale.
Une addition de facteurs indépendants.
Une transaction.

Une transaction.

Explication

Une transaction signifie que l’enfant modifie aussi l’environnement qui agit sur lui. L’influence à sens unique néglige l’action de l’enfant, l’addition indépendante ignore les interactions, et la cascade concerne la propagation d’un changement d’un domaine vers d’autres.

8. Un professionnel cherche à expliquer un comportement en tenant compte de facteurs biologiques, relationnels et contextuels. Quelle interprétation respecte le modèle multifactoriel ?

Les facteurs produisent des effets indépendants que l’on peut additionner directement.
Une cause principale explique le comportement, les autres facteurs ayant un rôle secondaire.
Les facteurs interagissent, et leur effet varie selon les autres facteurs, l’âge, la durée et la séquence.
Chaque facteur conserve le même effet, quel que soit l’âge ou la durée d’exposition.

Les facteurs interagissent, et leur effet varie selon les autres facteurs, l’âge, la durée et la séquence.

Explication

Un comportement dépend de facteurs multiples en interaction, dont l’effet varie selon les autres facteurs, l’âge, la durée et la séquence ; leurs effets ne s’additionnent pas simplement. L’addition indépendante néglige les interactions, l’effet constant oublie la temporalité, et la cause principale réduit à tort la multifactorialité.

9. Un enfant en bonne santé commence à marcher de façon autonome à 15 mois. Comment situer cet âge par rapport aux repères moteurs observés dans plusieurs pays ?

Avant la fenêtre, qui commence vers 18 mois
Après la fenêtre, qui s’achève vers 12 mois
Dans la fenêtre d’environ 8 à 18 mois
À une date universelle fixée à 12 mois

Dans la fenêtre d’environ 8 à 18 mois

Explication

Les repères de marche autonome s’étendent approximativement de 8 à 18 mois, sans fixer une date identique pour chaque enfant. L’âge fixe de 12 mois confond une fenêtre avec une échéance, et les deux autres réponses inversent ou décalent ses limites.

10. À l’âge indiqué pour un repère d’une liste des CDC, une professionnelle constate qu’un enfant ne le présente pas. Quelle interprétation respecte la portée de ce repère ?

Le repère est observé par moins de 75 % des enfants à cet âge
Le repère est observé par au moins 75 % des enfants, sans être obligatoire pour chacun
Le repère doit être acquis par chaque enfant à cet âge
Le repère impose le même ordre de développement à tous les enfants

Le repère est observé par au moins 75 % des enfants, sans être obligatoire pour chacun

Explication

Les repères des listes des CDC décrivent des conduites observées chez au moins 75 % des enfants à l’âge indiqué, et non une obligation individuelle ni une séquence commune à tous. L’interprétation obligatoire confond fréquence et exigence, tandis que l’ordre universel et le seuil inférieur déforment également la portée du repère.

11. Dans une expérience menée dès les premiers jours, un nouveau-né modifie sa succion pour entendre la voix de sa mère. Quelle conclusion est la plus prudente ?

Le résultat établit qu’une stimulation prénatale programmée est nécessaire
Le résultat démontre que seule l’expérience prénatale explique la préférence
Le résultat est compatible avec une expérience prénatale, sans exclure les premières heures de vie
Le résultat indique que le nouveau-né ne modifie pas sa succion selon la voix

Le résultat est compatible avec une expérience prénatale, sans exclure les premières heures de vie

Explication

La modification de la succion pour entendre la voix maternelle est compatible avec une expérience prénatale, mais ne permet pas de l’isoler des premières heures après la naissance. L’explication exclusivement prénatale va trop loin, l’absence de modification contredit le résultat, et l’idée d’un programme nécessaire n’en découle pas.

12. Dans une comparaison de cris de nouveau-nés français et allemands, quelle différence de mélodie est rapportée ?

Plus souvent montante dans les deux groupes
Plus souvent descendante chez les Français et montante chez les Allemands
Plus souvent montante chez les Français et descendante chez les Allemands
Plus souvent descendante dans les deux groupes

Plus souvent montante chez les Français et descendante chez les Allemands

Explication

Dans cette comparaison, les cris des nouveau-nés français présentent plus souvent une mélodie montante, tandis que ceux des nouveau-nés allemands présentent plus souvent une mélodie descendante. L’inversion échange les tendances, et les deux autres réponses effacent la différence entre les groupes.

13. Dans le modèle de Wallon, que caractérise la période impulsive et émotionnelle entre 0 et 1 an ?

La pensée catégorielle et l’attention volontaire, orientées vers la connaissance du monde
Les décharges motrices et les émotions exprimées par le tonus et la posture, l’émotion servant d’abord à communiquer avec l’entourage
La marche et la parole, qui élargissent l’exploration et accompagnent la projection de la pensée
L’opposition et la séduction, qui permettent à l’enfant de distinguer soi et autrui

Les décharges motrices et les émotions exprimées par le tonus et la posture, l’émotion servant d’abord à communiquer avec l’entourage

Explication

Entre 0 et 1 an, Wallon associe les décharges motrices aux émotions manifestées par le tonus et la posture ; l’émotion constitue le premier moyen de communication. La marche et la parole relèvent de la période sensorimotrice, l’opposition du personnalisme et la pensée catégorielle d’un stade ultérieur.

14. Une éducatrice interprète les stades de Wallon comme un calendrier fixe que chaque enfant doit suivre dans le même ordre. Quelle lecture correspond au modèle de Wallon ?

Les stades décrivent des périodes dont les limites d’âge varient, mais dont l’ordre reste universel
Les stades sont des dominantes alternant entre l’affectif et le cognitif, et non des étapes strictes et universelles
Les stades forment un ordre fixe d’étapes que chaque enfant traverse aux mêmes âges
Les stades suivent une progression cognitive continue, sans alternance avec des dominantes affectives

Les stades sont des dominantes alternant entre l’affectif et le cognitif, et non des étapes strictes et universelles

Explication

Chez Wallon, les stades se comprennent comme des dominantes qui alternent entre affectif et cognitif, plutôt que comme des étapes strictes et universelles. Un calendrier fixe confond ces dominantes avec des étapes universelles ; des limites d’âge variables mais un ordre universel conservent cette idée d’étapes, et une progression cognitive continue néglige l’alternance.

15. Un enfant réussit à pousser une boîte légère sur un sol lisse, mais pas une boîte identique sur un tapis épais. Quelle explication rend compte de cette variation de coordination motrice ?

La coordination résulte de l’interaction entre l’organisme, la tâche et l’environnement
La coordination est principalement fixée par le but de la tâche, sans rôle du milieu
La coordination dépend d’un programme moteur préétabli qui détermine l’action
La coordination varie selon les capacités de l’organisme, indépendamment du contexte

La coordination résulte de l’interaction entre l’organisme, la tâche et l’environnement

Explication

La coordination motrice émerge de l’interaction entre les caractéristiques de l’organisme, les exigences de la tâche et l’environnement : changer de surface peut donc modifier la réussite. Un programme préétabli ignore cette interaction, tandis que les explications centrées sur le seul organisme ou la seule tâche négligent d’autres composantes.

16. En observant une nouvelle coordination chez un enfant, une équipe constate qu’elle apparaît grâce à plusieurs composantes qui s’organisent ensemble, puis se stabilise avant de se réorganiser. Quel mécanisme décrit cette observation ?

La réorganisation de composantes multiples, précédant toute émergence de la coordination
L’auto-organisation de composantes multiples, suivie d’une stabilisation ou d’une réorganisation
L’organisation par une composante dominante, suivie d’une stabilisation sans réorganisation
L’exécution d’un programme moteur fixe, suivie d’une répétition inchangée

L’auto-organisation de composantes multiples, suivie d’une stabilisation ou d’une réorganisation

Explication

Dans les systèmes dynamiques, une coordination émerge de l’auto-organisation de plusieurs composantes, puis peut se stabiliser ou se réorganiser. L’idée d’un programme fixe écarte l’auto-organisation, une composante isolée ne rend pas compte de leur multiplicité, et la réorganisation peut survenir après la stabilisation.

17. Deux nourrissons aux capacités physiques comparables sont portés, couchés et encouragés à jouer selon des pratiques culturelles différentes. Quel aspect du développement moteur ces différences peuvent-elles influencer ?

L’âge et la forme des acquisitions motrices, sous l’influence des pratiques et des attentes culturelles
L’ordre universel des acquisitions, sans influence des pratiques de portage ou de jeu
Les possibilités perceptives et sociales ouvertes par chaque acquisition motrice
La taille et la force du corps, indépendamment des pratiques et des attentes culturelles

L’âge et la forme des acquisitions motrices, sous l’influence des pratiques et des attentes culturelles

Explication

Le développement moteur est enculturé : le portage, le couchage, le jeu et les attentes culturelles peuvent influencer l’âge et la forme des acquisitions. La taille et la force concernent les changements corporels, les possibilités ouvertes par une acquisition relèvent de son caractère habilitant, et l’ordre universel nie l’influence culturelle.

18. Un enfant marche seul sans être passé par le quatre-pattes, tandis qu’un autre acquiert cette marche plus tard. Quelle interprétation des repères moteurs est la plus juste ?

Les fenêtres sont larges, mais le quatre-pattes précède la marche chez chaque enfant
Les fenêtres se chevauchent, mais leur variation indique une anomalie du développement
Les fenêtres fixent un âge précis pour chaque acquisition, selon un ordre commun à tous
Les fenêtres sont larges et se chevauchent, et le quatre-pattes n’est pas une étape suivie par tous

Les fenêtres sont larges et se chevauchent, et le quatre-pattes n’est pas une étape suivie par tous

Explication

Les repères moteurs correspondent à des fenêtres larges et chevauchantes, et certains enfants ne passent pas par le quatre-pattes. Les traiter comme des dates précises ou imposer un ordre identique méconnaît cette variabilité ; une variation entre enfants ne signale pas à elle seule une anomalie.

19. Une équipe compare l’âge d’acquisition du ramper dans une série de cohortes de nourrissons nés entre 1992 et 2021. Quelle évolution générale correspond aux résultats observés dans cette période ?

Une baisse d’environ 12 jours en trente ans, avec un creux en 2012 puis une hausse
Une hausse d’environ 12 jours en trente ans, avec un sommet en 2012 puis une baisse
Une proportion de nourrissons qui rampent en hausse jusqu’en 2012, puis en baisse
Une hausse régulière d’environ 12 jours, sans changement de tendance autour de 2012

Une hausse d’environ 12 jours en trente ans, avec un sommet en 2012 puis une baisse

Explication

L’âge du ramper a augmenté d’environ 12 jours en trente ans, mais la tendance s’est inversée après une hausse jusqu’en 2012. La baisse de l’âge inverse la tendance générale, la hausse régulière néglige le retournement et la proportion de nourrissons ne décrit pas l’âge d’acquisition.

20. Un nourrisson est souvent installé dans un berceau gahvora ou porté dans les bras. Quel effet ces pratiques peuvent-elles avoir sur son développement moteur ?

Agir sur la marche sans modifier ses autres occasions de mouvement
Augmenter nécessairement le temps consacré à la locomotion spontanée
Fixer son âge d’acquisition motrice indépendamment de ses expériences
Modifier ses occasions de mouvement par le portage, le couchage ou la contention

Modifier ses occasions de mouvement par le portage, le couchage ou la contention

Explication

Le portage, le couchage et la contention modifient les opportunités de mouvement offertes au nourrisson, sans fixer à eux seuls son calendrier moteur. Fixer l’âge d’acquisition confond influence et déterminisme, une hausse nécessaire de la locomotion n’est pas établie, et l’effet ne concerne pas uniquement la marche.

21. Lequel de ces ensembles décrit des domaines du développement présents entre 0 et 2 ans ?

Veille–sommeil, coordination regard–geste–action, attention conjointe et langage produit avant d’être compris
Veille–sommeil, coordination regard–geste–action, attention conjointe et croissance staturale
Veille–sommeil, coordination regard–geste–action, attention conjointe et autorégulation solitaire
Veille–sommeil, coordination regard–geste–action, attention conjointe et attachement

Veille–sommeil, coordination regard–geste–action, attention conjointe et attachement

Explication

Les domaines de 0 à 2 ans incluent notamment les rythmes veille–sommeil, la coordination regard–geste–action, l’attention conjointe et l’attachement. La croissance staturale n’est pas l’un des domaines cités, l’autorégulation solitaire écarte la corégulation, et le langage est d’abord compris puis produit.

22. Après avoir acquis la position assise, un bébé explore davantage et suscite de nouvelles interactions; sa peur et son attention influencent ensuite son envie de se déplacer. Quel modèle décrit cette situation ?

Deux domaines indépendants où les transformations psychologiques ne modulent pas le mouvement
Une boucle où motricité et expériences transforment le psychologique, qui module l’engagement moteur
Une chaîne où la motricité transforme le psychologique sans influence en retour
Une chaîne où les expériences sociales déterminent le mouvement sans effet psychologique en retour

Une boucle où motricité et expériences transforment le psychologique, qui module l’engagement moteur

Explication

Les rétroactions vont du corps et de la motricité vers de nouvelles opportunités et expériences, puis vers des transformations psychologiques; motivation, attention, peur, confiance et sécurité relationnelle modulent aussi l’engagement moteur. Une chaîne à sens unique néglige le retour psychologique, l’inversion néglige le rôle initial du corps, et l’indépendance nie les interactions.

23. Dans une situation donnée, les capacités motrices de l’enfant rendent certaines expériences possibles, tandis que sa confiance influence son envie d’agir. Quelle interprétation respecte le rapport entre le moteur et le psychologique ?

Le moteur et le psychologique restent sans lien, même lorsqu’ils influencent le comportement
Le moteur constitue le niveau supérieur et détermine le psychologique, qui ne le module pas
Le moteur soutient le psychologique, qui module en retour l’engagement moteur, sans hiérarchie fixe
Le psychologique constitue le niveau supérieur et détermine le moteur, qui ne le module pas

Le moteur soutient le psychologique, qui module en retour l’engagement moteur, sans hiérarchie fixe

Explication

Le moteur est un substrat du psychologique, mais le psychologique module en retour l’engagement moteur; aucun des deux niveaux n’a de primauté fixe. Une primauté motrice ou psychologique supprime l’influence réciproque, tandis que l’absence de lien contredit leur interaction.

24. Un enfant présente un retard ponctuel dans une acquisition motrice, sans autre difficulté observée. Quelle démarche est la plus appropriée avant de conclure à un problème durable ?

Conclure à un problème durable dès qu’un écart moteur apparaît.
Évaluer les autres domaines, sans suivre l’évolution de l’écart moteur.
Réévaluer l’évolution, en vérifiant la persistance, les autres domaines et une éventuelle perte d’acquisition.
Réévaluer seulement si une perte d’acquisition est déjà constatée.

Réévaluer l’évolution, en vérifiant la persistance, les autres domaines et une éventuelle perte d’acquisition.

Explication

Un écart ponctuel est fréquent chez l’enfant typique : il faut le réévaluer en considérant sa persistance, les autres domaines et une éventuelle perte d’acquisition. Conclure dès le premier écart précipite l’interprétation, attendre une perte d’acquisition néglige la persistance et examiner les autres domaines sans suivre l’écart ne permet pas de réévaluer son évolution.

25. Chez les enfants de 5 à 18 ans, quelle est la force de l’association rapportée entre compétence motrice et fonctions exécutives ?

Une association modérée, avec r=0,50r = 0{,}50.
Une absence d’association, avec r=0r = 0.
Une association faible, avec r=0,18r = 0{,}18.
Une association forte, avec r=0,80r = 0{,}80.

Une association faible, avec $$r = 0{,}18$$.

Explication

La méta-analyse rapporte une association faible entre compétence motrice et fonctions exécutives chez les 5–18 ans, avec r=0,18r = 0{,}18. La valeur 0,500{,}50 surestime sa force, 00 confond association faible et absence d’association, et 0,800{,}80 correspondrait à une association forte.

26. Dans une étude, des enfants qui progressent en motricité obtiennent aussi de meilleurs résultats cognitifs. Quelle conclusion respecte la portée de cette association ?

L’association montre qu’il n’existe aucun lien entre motricité et cognition.
L’association prouve que les progrès cognitifs causent à eux seuls les progrès moteurs.
L’association ne suffit pas à prouver que la motricité cause à elle seule le changement cognitif.
L’association prouve que la motricité cause à elle seule le changement cognitif.

L’association ne suffit pas à prouver que la motricité cause à elle seule le changement cognitif.

Explication

Une association entre motricité et cognition ne démontre pas que la motricité cause à elle seule un changement cognitif. La causalité unique attribuée à la motricité dépasse les données, nier tout lien confond association et absence d’association, et attribuer à la cognition une causalité unique inverse le raisonnement sans preuve.

27. Comment les émotions précoces se manifestent-elles d’abord, avant de se réguler avec l’adulte ?

Par une autorégulation autonome reposant sur la réflexion.
Par des stratégies verbales élaborées et des demandes d’explication.
Par le tonus, la posture, les mimiques et les cris.
Par l’observation du visage de l’adulte face à la nouveauté.

Par le tonus, la posture, les mimiques et les cris.

Explication

Les émotions précoces s’expriment d’abord par le tonus, la posture, les mimiques et les cris, puis se régulent avec l’adulte. Les stratégies verbales et l’autorégulation autonome apparaissent plus tard, tandis que l’observation du visage de l’adulte renvoie à la référence sociale.

28. Un enfant de 3 ans se détourne d’une situation frustrante et demande de l’aide à un adulte. À quelle étape de l’évolution de la régulation émotionnelle ces stratégies correspondent-elles ?

À la réorganisation émotionnelle de 12 à 16 ans.
À la corégulation partagée de 6 à 24 mois.
Aux stratégies émergentes de 2 à 5 ans.
À l’autorégulation plus autonome de 6 à 12 ans.

Aux stratégies émergentes de 2 à 5 ans.

Explication

Entre 2 et 5 ans, des stratégies émergentes comprennent notamment le détournement de l’attention et la demande d’aide. La corégulation correspond à une période plus précoce, l’autorégulation plus autonome se développe entre 6 et 12 ans, et la réorganisation émotionnelle concerne l’adolescence.

29. Quelle définition correspond au tempérament ?

Le niveau d’activité motrice observé à un moment donné.
La compatibilité entre les besoins de l’enfant et les exigences de son milieu.
Des réactions émotionnelles momentanées déterminées par une situation précise.
Des différences précoces et relativement stables de réactivité émotionnelle, d’activité, d’attention et de régulation.

Des différences précoces et relativement stables de réactivité émotionnelle, d’activité, d’attention et de régulation.

Explication

Le tempérament désigne des différences précoces et relativement stables qui concernent la réactivité émotionnelle, l’activité, l’attention et la régulation. Une réaction passagère n’est pas une disposition relativement stable, la compatibilité avec le milieu relève de la qualité d’ajustement, et le tempérament ne se réduit pas à l’activité motrice.

30. Un enfant est sensible au bruit et a besoin de pauses, tandis que son milieu impose un rythme soutenu; les adultes peuvent adapter les horaires et l’espace. Quel concept permet d’évaluer la compatibilité entre ces éléments ?

Les exigences du milieu, sans considération des besoins de l’enfant.
La stabilité des réactions de l’enfant, sans égard aux aménagements possibles.
Le tempérament de l’enfant, indépendamment des caractéristiques du milieu.
La qualité d’ajustement entre les besoins, le milieu et les possibilités d’adaptation.

La qualité d’ajustement entre les besoins, le milieu et les possibilités d’adaptation.

Explication

La qualité d’ajustement correspond à la compatibilité entre les besoins de l’enfant, les exigences du milieu, la capacité d’adaptation des adultes, les possibilités d’aménagement et les interprétations culturelles. Les seules caractéristiques de l’enfant relèvent du tempérament, les exigences isolées négligent ses besoins, et la stabilité des réactions n’intègre pas les possibilités d’adaptation.

31. Un enfant fatigué après une journée éprouvante cherche à être pris dans les bras par son parent. Quel système comportemental cette recherche de proximité illustre-t-elle ?

Le système d’attachement, activé par le stress et orienté vers la proximité et la sécurité
Un partenariat ajusté, déclenché par la compréhension des plans de l’adulte
Une préférence sociale, indépendante du stress et orientée vers les échanges familiers
Le système d’exploration, activé par la nouveauté et orienté vers l’éloignement

Le système d’attachement, activé par le stress et orienté vers la proximité et la sécurité

Explication

La fatigue peut activer le système d’attachement, qui vise la proximité et la sécurité. L’exploration concerne l’éloignement de la base de sécurité, tandis que le partenariat ajusté apparaît plus tard dans le développement.

32. Un jeune enfant joue dans une pièce inconnue, puis revient brièvement près de son parent avant de repartir explorer. Quel principe explique le mieux ce comportement ?

L’exploration augmente lorsque l’enfant ne peut pas retrouver sa figure d’attachement
La possibilité de revenir vers une base de sécurité favorise une exploration plus libre
La compréhension des projets parentaux permet à elle seule d’explorer sans retour
La proximité du parent remplace l’exploration par une recherche constante de contact

La possibilité de revenir vers une base de sécurité favorise une exploration plus libre

Explication

L’attachement s’équilibre avec l’exploration : l’enfant explore plus librement lorsqu’il peut revenir à sa base de sécurité. L’idée que la proximité remplace l’exploration confond ces deux systèmes complémentaires.

33. À 8 mois, un enfant se déplace à quatre pattes vers son parent lorsqu’il s’éloigne et proteste pendant une séparation. À quelle phase de l’attachement cela correspond-il ?

Au partenariat ajusté aux intentions de l’adulte, à partir de la troisième année
Aux signaux sans discrimination nette des personnes, de 0 à 2–3 mois
Au maintien de la proximité par les signaux et la locomotion, de 6–7 mois à 2 ans
Aux signaux orientés vers les figures familières, de 2–3 à 6 mois

Au maintien de la proximité par les signaux et la locomotion, de 6–7 mois à 2 ans

Explication

Entre 6–7 mois et 2 ans, l’enfant maintient la proximité au moyen de signaux et de la locomotion, et peut protester lors d’une séparation. Les autres réponses correspondent à des phases plus précoces ou plus tardives.

34. Un bébé détourne le regard après une stimulation intense. Quel comportement de l’adulte illustre le mieux l’accordage affectif ?

Maintenir la stimulation pour obtenir rapidement une réaction émotionnelle
Moduler la stimulation, respecter son rythme et reprendre l’échange sans intrusion
Interrompre l’interaction et attendre que le bébé rétablisse seul l’échange
Diriger ses gestes afin qu’il poursuive l’activité proposée par l’adulte

Moduler la stimulation, respecter son rythme et reprendre l’échange sans intrusion

Explication

L’accordage affectif inclut l’ajustement de la stimulation à l’état de l’enfant, le respect de son rythme et un soutien sans intrusion. Maintenir une stimulation intense néglige sa modulation, tandis que diriger l’enfant peut devenir intrusif.

35. Une personne cherche à comprendre ce qu’un ami croit, désire et ressent, ainsi que la perspective depuis laquelle il interprète une situation. De quel ensemble de capacités s’agit-il ?

Le système d’attachement
La théorie de l’esprit
L’accordage affectif
L’attention conjointe

La théorie de l’esprit

Explication

La théorie de l’esprit regroupe la compréhension des croyances, des désirs, des intentions, des émotions et des perspectives d’autrui. L’accordage affectif concerne l’ajustement dans l’interaction, et l’attention conjointe est une capacité plus particulière.

36. Un enfant de 4 ans comprend que son camarade peut croire qu’un jouet est dans un tiroir alors qu’il a été déplacé. Quelle étape de compréhension d’autrui manifeste-t-il ?

La compréhension explicite des fausses croyances, qui apparaît vers 4–5 ans
La compréhension des croyances de second ordre et de l’ironie, qui apparaît à partir de 6 ans
Le suivi du regard et l’attention conjointe, qui émergent pendant la première année
La compréhension des désirs différents des siens, qui apparaît vers 18–30 mois

La compréhension explicite des fausses croyances, qui apparaît vers 4–5 ans

Explication

La compréhension explicite des fausses croyances apparaît vers 4–5 ans. Le suivi du regard se développe plus tôt, les désirs différents vers 18–30 mois, et les croyances de second ordre ainsi que l’ironie à partir de 6 ans.

37. Dans la méta-analyse de Jeong et al. (2021), quel effet moyen est rapporté pour les interventions parentales avant 3 ans sur l’attachement ?

0,19 [0,10–0,28]
−0,13 [−0,18 à −0,08]
0,24 [0,15–0,32]
0,29 [0,18–0,40]

0,29 [0,18–0,40]

Explication

L’effet estimé sur l’attachement est de 0,29, avec un intervalle de 0,18 à 0,40. La valeur 0,19 concerne le développement socio-émotionnel, 0,24 la motricité et l’effet négatif les problèmes de comportement.

38. Dans la méta-analyse de Jeong et al. (2021), quel effet moyen des interventions avant 3 ans est rapporté pour les connaissances parentales ?

0,24 [0,15–0,32]
0,33 [0,22–0,44]
0,56 [0,33–0,79]
0,39 [0,24–0,53]

0,56 [0,33–0,79]

Explication

L’effet sur les connaissances parentales est de 0,56 [0,33–0,79]. La valeur 0,39 correspond aux interactions parent–enfant, 0,33 aux pratiques parentales et 0,24 à la motricité.

39. Une équipe veut maximiser les effets d’une intervention parentale avant 3 ans sur la base des tendances observées dans les études. Quel choix correspond le mieux aux facteurs associés à des effets plus grands ?

Mettre en œuvre le programme dans des pays à revenu élevé et cibler les soins réactifs
Mettre en œuvre le programme dans des pays à revenu élevé et viser d’abord le développement de l’enfant
Mettre en œuvre le programme dans des PRFI et cibler les soins réactifs
Mettre en œuvre le programme dans des PRFI et cibler les symptômes dépressifs parentaux

Mettre en œuvre le programme dans des PRFI et cibler les soins réactifs

Explication

Les effets observés sont plus grands dans les PRFI et lorsque l’intervention cible les soins réactifs. Les pays à revenu élevé inversent la tendance rapportée, les symptômes dépressifs parentaux ne sont pas la cible associée à de plus grands effets, et les effets sont plus nets sur les connaissances et pratiques parentales que sur le développement de l’enfant.

40. Un bébé qui sait saisir un hochet essaie de saisir un gros ballon en utilisant le même geste, sans modifier sa manière de faire. Quel processus décrit cette conduite ?

L’accommodation d’un schème à une situation nouvelle
La généralisation d’une structure d’action répétée
L’assimilation d’un objet nouveau à un schème existant
L’équilibration par la modification d’un schème

L’assimilation d’un objet nouveau à un schème existant

Explication

L’assimilation consiste à intégrer un objet nouveau à un schème déjà disponible. L’accommodation modifie le schème, la généralisation caractérise un schème, et l’équilibration ne désigne pas ici l’application inchangée du geste.

41. Un enfant tente de saisir un ballon avec le geste appris pour un hochet, mais le ballon lui échappe; il écarte alors les bras et le prend à deux mains. Quel processus illustre ce changement ?

La construction progressive de la permanence de l’objet
La répétition d’un schème d’action déjà maîtrisé
L’accommodation du schème à la réalité
L’assimilation du ballon au schème de saisie initial

L’accommodation du schème à la réalité

Explication

Lorsque le schème existant ne suffit plus, l’enfant le modifie pour l’ajuster à la réalité : c’est l’accommodation. L’assimilation intègre l’objet au schème sans le modifier; la permanence de l’objet et la simple répétition ne décrivent pas cet ajustement.

42. Une enfant de 9 ans raisonne logiquement à propos de situations concrètes et apprend à classer et à sérier des objets. À quel stade de Piaget et Inhelder correspond le mieux son âge ?

Au stade sensorimoteur
Au stade des opérations concrètes
Au stade des opérations formelles
Au stade préopératoire

Au stade des opérations concrètes

Explication

Les opérations concrètes se situent de 7 à 11–12 ans et comprennent notamment le raisonnement logique sur du concret, la classification et la sériation. Le stade préopératoire précède cette période, tandis que les opérations formelles commencent vers 11–12 ans.

43. Dans l’expérience du pont-levis, quelle observation a été rapportée chez les bébés d’environ 5 mois lorsque l’écran semblait traverser une boîte cachée ?

Ils prouvaient sans ambiguïté qu’ils représentaient l’objet caché.
Ils tentaient de saisir la boîte dissimulée.
Ils regardaient moins longtemps cet événement impossible.
Ils regardaient plus longtemps cet événement impossible.

Ils regardaient plus longtemps cet événement impossible.

Explication

L’observation rapportée est un temps de regard plus long face à l’événement impossible. La préférence de regard inversée contredit ce résultat, la saisie correspond à une tâche manuelle et la représentation de l’objet caché demeure une interprétation débattue.

44. Un enfant répond rapidement qu’une rangée contient plus de jetons parce qu’elle est plus longue, alors qu’il sait déjà que deux rangées ont le même nombre de jetons. Quel progrès l’aiderait à corriger cette erreur ?

Renforcer la stratégie rapide fondée sur la longueur.
Remplacer une stratégie inexistante par une nouvelle règle.
Attendre un passage brusque vers un stade supérieur.
Inhiber la stratégie rapide fondée sur la longueur.

Inhiber la stratégie rapide fondée sur la longueur.

Explication

Selon Houdé, l’erreur peut venir d’une stratégie trompeuse qui l’emporte sur une stratégie correcte déjà disponible; progresser exige alors d’inhiber la première. La renforcer maintient l’erreur, et l’idée d’une stratégie absente ou d’un changement brusque ne décrit pas ce mécanisme.

45. Une enseignante observe qu’un enfant alterne entre plusieurs façons de résoudre des additions et qu’il en choisit progressivement certaines plus souvent. Quelle interprétation correspond au modèle de Siegler ?

Les stratégies concurrentes évoluent graduellement en fréquence.
La fréquence des stratégies reste stable au cours du développement.
Chaque stratégie apparaît seulement après la disparition de la précédente.
Une stratégie unique remplace brusquement toutes les autres.

Les stratégies concurrentes évoluent graduellement en fréquence.

Explication

Siegler décrit plusieurs stratégies en concurrence dont la fréquence varie graduellement, comme des vagues qui se chevauchent. Le changement brusque de stade, l’usage d’une seule stratégie et la fréquence stable ne correspondent pas à cette évolution.

46. Un enfant réussit à assembler un puzzle difficile lorsqu’un pair lui donne des indices, mais n’y parvient pas encore seul. À quoi correspond cette tâche pour cet enfant ?

À une activité qui ne relève pas de son développement.
À une compétence déjà acquise de façon autonome.
À sa zone proximale de développement.
À une tâche hors de portée même avec accompagnement.

À sa zone proximale de développement.

Explication

La zone proximale de développement regroupe ce que l’enfant peut réussir avec l’aide d’un adulte ou d’un pair, mais pas encore seul. La réussite autonome est distincte, tandis qu’une tâche hors de portée ne devient pas réalisable grâce à cette aide.

47. Pendant un exercice, un élève entend une consigne, dirige son regard vers l’enseignante, ignore les conversations voisines, reste engagé, puis déplace son attention vers le tableau et la régule volontairement. Quel ensemble décrit les fonctions mobilisées ?

Alerte, orientation, sélection, maintien, désengagement et contrôle.
Orientation, mémoire de travail, sélection, maintien, inhibition et contrôle.
Alerte, sélection, maintien, reconnaissance, flexibilité et contrôle.
Alerte, orientation, maintien, mémoire épisodique, désengagement et contrôle.

Alerte, orientation, sélection, maintien, désengagement et contrôle.

Explication

L’attention comprend l’alerte, l’orientation, la sélection, le maintien, le désengagement et le contrôle volontaire. La reconnaissance et la mémoire épisodique sont des systèmes de mémoire, tandis que la flexibilité et l’inhibition sont des composantes exécutives.

48. Un enfant reconnaît une mélodie familière, exécute une routine motrice apprise et raconte un souvenir précis. Quelle conclusion rend compte de ces performances ?

Elles mobilisent plusieurs systèmes de mémoire qui ne mûrissent pas au même rythme.
Elles dépendent toutes de la mémoire sémantique et de connaissances générales.
Elles mobilisent la mémoire de travail, qui regroupe toutes les autres formes.
Elles relèvent d’un système général de mémoire qui mûrit de façon uniforme.

Elles mobilisent plusieurs systèmes de mémoire qui ne mûrissent pas au même rythme.

Explication

La reconnaissance, la mémoire procédurale et la mémoire épisodique sont des systèmes distincts, et les systèmes de mémoire ne se développent pas tous au même rythme. La mémoire sémantique concerne les connaissances générales, tandis que la mémoire de travail ne regroupe pas toutes les autres formes.

49. Pour réussir un jeu, une enfant doit résister à une réponse automatique, garder une consigne en tête et passer d’une règle de tri à une autre. Quelles composantes exécutives sont sollicitées ?

L’alerte, la mémoire de travail et la mémoire procédurale.
Le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive.
L’orientation, la mémoire épisodique et la flexibilité cognitive.
Le contrôle inhibiteur, la mémoire sémantique et la reconnaissance.

Le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive.

Explication

Les trois composantes principales des fonctions exécutives sont le contrôle inhibiteur, la mémoire de travail et la flexibilité cognitive. L’orientation et l’alerte relèvent de l’attention, tandis que les mémoires épisodique, sémantique, procédurale et la reconnaissance sont des systèmes de mémoire.

50. Un professionnel compare les progrès exécutifs d’un enfant de 4 ans, d’un enfant de 9 ans et d’un adolescent de 14 ans. Quelle progression générale devrait-il prendre en compte ?

De 3 à 6 ans, inhibition et mémoire de travail progressent rapidement; de 7 à 12 ans, flexibilité, buts et traitement de l’information progressent; les progrès restent rapides jusqu’à environ 15 ans.
De 3 à 6 ans, flexibilité et fixation de buts progressent rapidement; de 7 à 12 ans, inhibition et mémoire de travail progressent; la stabilisation survient vers 15 ans.
De 3 à 6 ans, inhibition et mémoire de travail progressent rapidement; de 7 à 12 ans, la flexibilité progresse; la stabilisation survient vers 15 ans.
De 3 à 6 ans, le contrôle attentionnel émerge; de 7 à 12 ans, l’inhibition progresse rapidement; la flexibilité se stabilise vers 15 ans.

De 3 à 6 ans, inhibition et mémoire de travail progressent rapidement; de 7 à 12 ans, flexibilité, buts et traitement de l’information progressent; les progrès restent rapides jusqu’à environ 15 ans.

Explication

Le développement décrit des progrès rapides d’inhibition et de mémoire de travail de 3 à 6 ans, puis de flexibilité, de fixation de buts et de traitement de l’information de 7 à 12 ans; les progrès rapides se poursuivent jusqu’à environ 15 ans avant une stabilisation vers 18–20 ans. Les autres formulations déplacent des capacités ou la période de stabilisation.

51. Après une expérience précoce, un enfant apprend plus facilement une compétence, mais peut encore l’acquérir plus tard. Quelle notion décrit le mieux cette fenêtre de sensibilité accrue sans fermeture stricte ?

La plasticité dépendante de l’expérience
La plasticité attendue par l’expérience
Une période critique
Une période sensible

Une période sensible

Explication

Une période sensible est un intervalle où une expérience produit plus facilement un effet important, sans que l’apprentissage devienne ensuite impossible. Une période critique suppose une restriction plus forte, tandis que les deux formes de plasticité renvoient à des types d’entrées ou d’apprentissages.

52. Dans un essai randomisé auprès de jeunes enfants placés en institution, le développement cognitif est inférieur chez ceux qui y restent à celui des enfants jamais placés, et le placement en famille d’accueil a un effet plus marqué lorsqu’il survient plus tôt. Quelle interprétation correspond à ces résultats ?

Le maintien en institution est associé à un développement inférieur, et le placement familial précoce a un effet plus marqué
Le maintien en institution est associé à un développement inférieur, et le placement familial tardif a un effet plus marqué
Le maintien en institution est associé à un développement inférieur, et le placement familial a un effet identique quel que soit l’âge
Le maintien en institution est associé à un développement supérieur, et le placement familial précoce a un effet plus marqué

Le maintien en institution est associé à un développement inférieur, et le placement familial précoce a un effet plus marqué

Explication

Les résultats rapportent un développement cognitif nettement inférieur chez les enfants restés en institution et un effet du placement familial plus marqué lorsque celui-ci est précoce. L’option sur un développement supérieur inverse la comparaison, celle sur le placement tardif inverse l’effet de l’âge, et celle sur un effet identique efface cette différence.

53. Une équipe compare les résultats de groupes d’enfants de 5, 8 et 11 ans évalués une seule fois. Quelle limite doit-elle prendre en compte en interprétant les différences d’âge ?

Les différences ne décrivent pas une trajectoire individuelle et peuvent refléter l’attrition du suivi
Les différences décrivent l’évolution des mêmes enfants et peuvent refléter un effet de cohorte
Les différences décrivent l’évolution des mêmes enfants et peuvent refléter des effets de répétition
Les différences ne décrivent pas une trajectoire individuelle et peuvent refléter un effet de cohorte

Les différences ne décrivent pas une trajectoire individuelle et peuvent refléter un effet de cohorte

Explication

Une étude transversale compare des groupes d’âge à un moment donné : elle ne montre donc pas l’évolution individuelle et peut être affectée par un effet de cohorte. Le suivi des mêmes enfants et ses risques d’attrition ou de répétition relèvent plutôt d’un plan longitudinal.

54. Un essai contrôlé randomisé montre qu’une intervention améliore en moyenne un résultat dans la population étudiée. Quelle conclusion respecte la portée de ce plan d’étude ?

L’essai peut étayer un effet causal, sans garantir le même effet pour chaque enfant ou hors de cette population
L’essai peut étayer un effet causal et garantit le même effet dans toute population comparable
L’essai peut étayer un effet causal et garantit le même effet pour chaque enfant ou hors de cette population
L’essai établit une association sans pouvoir tester un effet causal

L’essai peut étayer un effet causal, sans garantir le même effet pour chaque enfant ou hors de cette population

Explication

Un essai randomisé peut tester un effet causal, mais ne garantit ni un effet uniforme pour chaque enfant ni sa généralisation hors de la population étudiée. Les réponses qui promettent un effet individuel ou universel confondent causalité et portée externe; celle qui nie toute possibilité causale sous-estime le plan expérimental.

55. Une méta-analyse rassemble des études sur une intervention et estime un effet moyen ainsi que son hétérogénéité. Une famille demande si son enfant bénéficiera de l’intervention. Que peut-on conclure de la méta-analyse ?

Elle montre que l’effet est uniforme dès lors qu’un effet moyen est estimé
Elle renseigne sur l’effet moyen, sa précision et son hétérogénéité, mais ne prédit pas le résultat individuel
Elle corrige les biais des études incluses et prédit le résultat de l’enfant
Elle prédit le résultat de l’enfant à partir de l’effet moyen et de son hétérogénéité

Elle renseigne sur l’effet moyen, sa précision et son hétérogénéité, mais ne prédit pas le résultat individuel

Explication

Une méta-analyse estime un effet moyen, sa précision et l’hétérogénéité des résultats, mais ne prédit pas le résultat d’un cas individuel et ne corrige pas les biais des études incluses. L’option centrée sur la prédiction individuelle confond moyenne de groupe et résultat personnel; celle sur la correction suppose à tort que la synthèse efface les biais.

56. Une étude observationnelle constate qu’une exposition précoce covarie avec une difficulté ultérieure, sans manipulation ni dispositif quasi expérimental. Quelle formulation est la plus rigoureuse ?

L’exposition détermine la difficulté ultérieure
L’exposition cause la difficulté ultérieure
L’exposition produit le mécanisme de la difficulté ultérieure
L’exposition est associée à la difficulté ultérieure

L’exposition est associée à la difficulté ultérieure

Explication

Sans dispositif expérimental ou quasi expérimental permettant d’établir la causalité, il faut parler d’association, de prédiction statistique ou de covariation. Dire que l’exposition cause, produit ou détermine la difficulté attribue une relation causale que ce plan ne permet pas de conclure.

57. Une étude rapporte une corrélation de r≈0,10r \approx 0{,}10 entre deux mesures. Quelle interprétation correspond aux repères conventionnels de Cohen ?

Une petite association et environ 1 % de variance partagée
Une association moyenne et environ 9 % de variance partagée
Une association moyenne et environ 1 % de variance partagée
Un petit écart entre groupes et environ 1 % de variance partagée

Une petite association et environ 1 % de variance partagée

Explication

Dans les repères de Cohen, r≈0,10r \approx 0{,}10 désigne une petite association et correspond à environ 1 % de variance partagée. L’association moyenne correspond à r≈0,30r \approx 0{,}30, tandis qu’un écart entre groupes se décrit avec dd.

58. Une méta-analyse obtient p<0,05p < 0{,}05, un intervalle de confiance large et un I2I^2 élevé. Quelle conclusion distingue correctement ces trois résultats ?

L’effet est important, sa précision est limitée et les études varient fortement
L’effet est statistiquement détectable, sa précision est limitée et les études sont homogènes
L’effet est statistiquement détectable, sa précision est élevée et les études varient fortement
L’effet est statistiquement détectable, sa précision est limitée et les études varient fortement

L’effet est statistiquement détectable, sa précision est limitée et les études varient fortement

Explication

Une valeur p<0,05p < 0{,}05 ne mesure pas la grandeur de l’effet : l’intervalle de confiance renseigne sur sa précision et I2I^2 sur la variabilité entre études. Dire que l’effet est important confond significativité et taille d’effet, tandis qu’un intervalle large indique une précision limitée.

59. Pour comprendre les difficultés d’un enfant, une équipe veut réaliser une évaluation multifactorielle. Quelle démarche correspond à cette approche ?

Croiser domaines, méthodes, informateurs et contextes, avec des mesures longitudinales
Répéter les mesures dans le temps et retenir surtout les facteurs personnels
Croiser domaines, méthodes, informateurs et contextes lors d’une seule mesure
Répéter les mesures dans le temps, mais s’en tenir à un seul informateur

Croiser domaines, méthodes, informateurs et contextes, avec des mesures longitudinales

Explication

Une évaluation multifactorielle combine plusieurs domaines, méthodes, informateurs et contextes, et s’appuie sur des mesures longitudinales. Elle prend aussi en compte la participation ainsi que les facteurs environnementaux et personnels ; une mesure ponctuelle ou un seul informateur ne suffit donc pas à caractériser cette démarche.

60. Un enfant obtient un score global situé dans la norme, mais ses résultats diffèrent fortement selon les sous-domaines. Que peut-on conclure du score global à lui seul ?

Il estime une performance, mais peut masquer des écarts et ne décrit pas seul la participation ni les ressources
Il estime une performance et indique la participation, mais pas les ressources de l’enfant
Il estime une performance et décrit les ressources, mais pas les écarts entre sous-domaines
Il estime une performance et résume les écarts entre sous-domaines, sans décrire la participation

Il estime une performance, mais peut masquer des écarts et ne décrit pas seul la participation ni les ressources

Explication

Un score global est une estimation qui dépend notamment de la fidélité du test, des normes, de la passation et de l’état de l’enfant ; il peut masquer des différences entre sous-domaines. La participation et les ressources nécessitent d’autres informations : supposer qu’elles se déduisent du score constitue la confusion centrale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Développement moteur et socio-affectif.

De quoi résulte le développement de l’enfant ?

De transactions répétées entre l’enfant et ses environnements, dans une évolution multidimensionnelle parfois non linéaire.

Que désigne le développement normal ?

Une distribution de trajectoires compatibles avec l’adaptation et la participation.

Quels indices sont plus informatifs qu’un écart développemental isolé ?

La répétition des signes, l’atteinte de plusieurs domaines, le retentissement fonctionnel et la régression.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Développement moteur et socio-affectif.

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