QCM : Théories des SIC et communication (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle date Aristote établit-il un modèle de communication orale fondé sur la rhétorique ?

En 350 avant J.-C.
En 1957 après J.-C.
En 1974 après J.-C.
En 1972 après J.-C.

En 350 avant J.-C.

Explication

Le modèle rhétorique oral d’Aristote est établi en 350 avant J.-C. Les dates 1974, 1972 et 1957 correspondent à des repères institutionnels des SIC en France, et non à cette origine antique.

2. Dans un discours, une oratrice soigne son style pour gagner la confiance du public, construit une argumentation logique et cherche à susciter l’émotion. Quelle notion désigne le style qui inspire confiance ?

Le logos
Le pathos
L’ethos
La controverse

L’ethos

Explication

Dans le modèle d’Aristote, l’ethos correspond au style de l’orateur qui capte l’attention et la confiance de l’auditoire. Le logos renvoie au raisonnement, le pathos aux émotions, et la controverse n’est pas l’un de ces trois éléments rhétoriques.

3. Quel objet d’étude correspond à la définition des sciences de l’information et de la communication ?

Les échanges, le partage et la diffusion d’informations et de savoirs, ainsi que les controverses liées au vivre ensemble
Les règles permettant de prescrire les comportements collectifs plutôt que d’observer les échanges
Les controverses politiques, sans étude du partage ni de la circulation des savoirs
Les médias et leurs techniques de diffusion, considérés indépendamment des échanges et des controverses

Les échanges, le partage et la diffusion d’informations et de savoirs, ainsi que les controverses liées au vivre ensemble

Explication

Les SIC recherchent, observent, classent et interprètent les échanges, le partage et la diffusion d’informations et de savoirs, ainsi que les controverses qui contribuent au vivre ensemble. Réduire ce champ aux médias, à la prescription ou aux controverses seules en omet des dimensions constitutives.

4. Une équipe étudie les usages d’un média, la réception de ses contenus, les acteurs impliqués et les dispositifs qui organisent leur circulation. Cette recherche relève-t-elle du périmètre de la 71e section ?

Oui, mais seulement si la recherche porte sur les notions et leurs relations
Non, car le périmètre se limite à la production des contenus médiatiques
Oui, car ce périmètre couvre médias, usages, réceptions, acteurs et dispositifs
Non, car les médias ne relèvent pas de l’étude de la 71e section

Oui, car ce périmètre couvre médias, usages, réceptions, acteurs et dispositifs

Explication

Le périmètre de la 71e section comprend les médias, les usages et réceptions, les acteurs et les dispositifs qui les organisent, entre autres objets. Le limiter aux seules notions ou à la production, ou en exclure les médias, ne correspond pas à cette définition.

5. Une plateforme sélectionne des informations, en protège certaines, en transforme d’autres en récits et les interprète selon les intérêts de ses acteurs. Que révèle cette situation sur l’information ?

Elle est modifiée par interception, mais pas par sélection ni interprétation
Elle est façonnée par des acteurs situés au fil de plusieurs opérations
Elle circule comme une donnée neutre, sans être façonnée par des acteurs
Elle prend forme dans les récits des destinataires, hors des acteurs situés

Elle est façonnée par des acteurs situés au fil de plusieurs opérations

Explication

L’information est produite, sélectionnée, protégée, interceptée, transformée, mise en récit et interprétée par des acteurs situés : elle n’est donc pas une simple donnée en circulation. La réduire à une donnée neutre, à l’interception seule ou aux destinataires néglige ces opérations et ces acteurs.

6. Dans un conflit, une stratégie vise à perturber des infrastructures, intercepter des informations et influencer les perceptions au moyen de récits. Comment caractériser cette stratégie ?

Une guerre informationnelle agissant sur infrastructures, informations, récits et perceptions
Une opération technique visant les réseaux, sans action sur récits ou perceptions
Une campagne de fausses nouvelles limitée à la diffusion de contenus trompeurs
Une campagne médiatique de récits, sans action sur infrastructures ou informations

Une guerre informationnelle agissant sur infrastructures, informations, récits et perceptions

Explication

La guerre informationnelle regroupe des moyens d’agir sur les infrastructures, les informations, les récits et les perceptions. La réduire aux fausses nouvelles, à une seule opération technique ou à la seule production médiatique en restreint indûment la portée.

7. Une équipe observe des échanges conflictuels dans un forum afin d’en comprendre les mécanismes, sans encore proposer d’intervention. Quelle fonction théorique mobilise-t-elle ?

Une fonction procédurale
Une fonction descriptive
Une fonction d’évaluation
Une fonction prescriptive

Une fonction descriptive

Explication

Une théorie descriptive sert à observer, décrire et comprendre une situation. La fonction prescriptive oriente une action, l’évaluation juge une action et la recette consiste à suivre des instructions.

8. Avant de lancer une campagne, une association utilise une théorie pour repérer des difficultés possibles et formuler les questions à examiner. Quelle aide cette théorie apporte-t-elle ?

Elle garantit que tous les publics comprendront et accepteront le message.
Elle sert à décrire le terrain sans aider à orienter une décision.
Elle indique une suite d’instructions à appliquer mot pour mot.
Elle aide à préparer une décision plus raisonnable, sans garantir l’adhésion des publics.

Elle aide à préparer une décision plus raisonnable, sans garantir l’adhésion des publics.

Explication

Une théorie prescriptive peut éclairer une décision, anticiper des difficultés et aider à poser les bonnes questions, mais elle ne garantit pas la compréhension ni l’acceptation du message. La garantie de réception confond aide et certitude, la description écarte sa portée prescriptive et les instructions mot à mot relèvent de la recette.

9. Comment distinguer une théorie d’une recette lorsqu’on étudie une situation de communication ?

La théorie rend certaines dimensions visibles sans épuiser la situation.
La théorie fournit des instructions à suivre mot pour mot.
La théorie prédit avec certitude l’issue de la situation.
La théorie recense tous les détails pour épuiser la situation.

La théorie rend certaines dimensions visibles sans épuiser la situation.

Explication

Une théorie fonctionne comme une lentille : elle éclaire certaines dimensions sans rendre compte de toute la situation. Les instructions mot pour mot caractérisent une recette, l’exhaustivité contredit le caractère sélectif de la lentille et la prédiction certaine n’est pas impliquée.

10. Dans une annonce transmise par une messagerie, quelle distinction attribuée à Robert Escarpit permet de caractériser le contenu et son support de transmission ?

L’information est le contenu et la communication en est le véhicule.
La communication est la relation et l’information en est le contenu.
L’information existe indépendamment de toute communication.
La communication est le contenu et l’information en est le véhicule.

L’information est le contenu et la communication en est le véhicule.

Explication

Pour Robert Escarpit, l’information constitue le contenu de la communication, tandis que la communication en est le véhicule. Inverser ces rôles confond contenu et support, la relation renvoie à la distinction de Daniel Bougnoux, et l’information ne peut exister sans communication.

11. Dans un échange convivial, des personnes communiquent sans transmettre de fait nouveau; plus tard, une information est diffusée par un canal de communication. Quelle conclusion correspond à la distinction d’Eric Dacheux ?

Toute communication transmet une information nouvelle, et toute information la requiert.
L’information peut exister sans communication, mais pas l’inverse.
L’information est une relation, tandis que la communication est un contenu.
La communication peut exister sans information nouvelle, mais pas l’inverse.

La communication peut exister sans information nouvelle, mais pas l’inverse.

Explication

Selon Eric Dacheux, la communication peut exister sans information nouvelle, alors que l’information ne peut exister sans communication. L’inversion de cette dépendance est erronée; l’échange peut être dépourvu de nouveauté et la relation-contenu est une autre distinction.

12. Une équipe explique clairement une consigne, mais les destinataires l’interprètent de façons incompatibles. Que montre cette situation sur la communication ?

L’incompréhension signifie qu’aucune communication n’a eu lieu.
Les interprétations divergentes prouvent qu’aucune information n’a été communiquée.
Communiquer garantit la compréhension dès que la consigne est transmise.
Communiquer vise la compréhension, mais peut aussi produire de l’incompréhension.

Communiquer vise la compréhension, mais peut aussi produire de l’incompréhension.

Explication

La communication vise une meilleure compréhension, mais elle peut aussi générer de l’incompréhension, comme le montrent les interprétations divergentes. La transmission ne garantit pas la compréhension, l’incompréhension n’annule pas l’existence de la communication et elle ne prouve pas l’absence d’information.

13. En quelle année Harold D. Lasswell formule-t-il sa grille de lecture de la communication fondée sur cinq questions ?

En 1948
En 1941
En 1927
Dans les années 1920

En 1948

Explication

Lasswell formule sa grille en 1948, autour des questions « qui, dit quoi, par quel moyen, à qui et avec quel effet ». Les années 1920 renvoient au début de ses recherches, 1927 à son ouvrage sur la propagande et 1941 aux travaux de Shannon aux Bell Telephone Laboratories.

14. Pour analyser une campagne, une équipe identifie l’organisation qui parle, le slogan, la radio utilisée, les auditeurs visés et les conséquences observées. Quelle fonction remplit ici la grille de Lasswell ?

Mesurer la portée du médium employé
Analyser uniquement le contenu du message
Expliquer l’interprétation du récepteur
Décrire opérationnellement l’acte de communication

Décrire opérationnellement l’acte de communication

Explication

La grille relie l’émetteur, le message, le médium, le récepteur et l’impact pour décrire un acte de communication. L’analyse du contenu isole le message, la portée concerne le médium et l’interprétation du récepteur ne couvre pas les cinq éléments.

15. Un ingénieur étudie comment faire parvenir un signal avec le moins d’erreurs possible. Quel objectif correspond à l’intérêt initial de Shannon ?

Analyser la formation de l’opinion publique
Mesurer l’effet persuasif d’une campagne
Étudier l’interprétation sociale des messages
Assurer la transmission fiable d’un signal

Assurer la transmission fiable d’un signal

Explication

Shannon s’intéresse d’abord à la transmission fiable d’un signal, plutôt qu’à l’interprétation sociale des messages. L’interprétation sociale et la formation de l’opinion relèvent d’autres angles d’analyse, tandis que l’effet persuasif n’est pas son objectif initial.

16. Quel texte Claude Shannon publie-t-il en 1948 et qui fonde la théorie mathématique de l’information ?

« A Mathematical Theory of Communication »
« Propaganda Techniques in the World War »
« A Theory of Public Opinion »
« Mathematical Models of Social Influence »

« A Mathematical Theory of Communication »

Explication

Shannon publie « A Mathematical Theory of Communication » en 1948, texte fondateur de la théorie mathématique de l’information. « Propaganda Techniques in the World War » est l’ouvrage de Lasswell publié en 1927.

17. Lors d’une transmission, le bruit perturbe le canal et provoque des erreurs. Quelle mesure, dans la théorie de Shannon, peut aider à les réduire ?

Éliminer le canal de transmission
Employer un codage approprié
Interpréter socialement le message
Éviter de mesurer l’information

Employer un codage approprié

Explication

Un codage approprié peut réduire les erreurs causées par le bruit dans un canal de transmission. La théorie reconnaît que le canal peut être perturbé; l’interprétation sociale et l’abandon de la mesure ne corrigent pas ces erreurs de transmission.

18. Dans la publication de 1949 intitulée *The Mathematical Theory of Communication*, quelle contribution Warren Weaver apporte-t-il au texte mathématique fondateur de Claude Shannon ?

Il publie seul l’ouvrage et Shannon en rédige l’introduction.
Il rédige une introduction interprétative destinée à un public plus large.
Il présente les résultats d’une recherche expérimentale sur la transmission.
Il rédige le texte mathématique fondateur destiné aux ingénieurs.

Il rédige une introduction interprétative destinée à un public plus large.

Explication

Shannon publie le texte mathématique fondateur, tandis que Weaver en rédige une introduction interprétative pour élargir sa portée. Attribuer le texte fondateur à Weaver confond leurs rôles; inverser les auteurs attribue à Shannon l’introduction; parler d’une recherche expérimentale ajoute une contribution qui n’est pas celle décrite.

19. Quel domaine de recherche Warren Weaver soutient-il dans le cadre de ses initiatives interdisciplinaires ?

La biologie, la médecine, les statistiques, les langues et la traduction automatique.
La médecine, la psychologie, la philosophie, la littérature et la linguistique clinique.
Les mathématiques, la physique, la chimie, l’astronomie et la théorie de l’information.
La biologie, la médecine, la physique, l’astronomie et l’enseignement des mathématiques.

La biologie, la médecine, les statistiques, les langues et la traduction automatique.

Explication

Weaver soutient des recherches interdisciplinaires comprenant la biologie, la médecine, les statistiques, les langues et la traduction automatique. L’enseignement des mathématiques renvoie à son activité universitaire; réduire son soutien aux sciences naturelles écarte les langues et la traduction; la théorie de l’information ne remplace pas la traduction automatique dans cette liste.

20. Un message vocal arrive sans coupure, mais la personne comprend les mots dans un sens différent de celui prévu. Quel niveau d’analyse est principalement concerné ?

Le niveau sémantique, qui porte sur la compréhension du sens prévu.
Le niveau technique, qui porte sur la fidélité du code transmis.
Le niveau pragmatique, qui porte sur l’effet produit par le message.
Le niveau technique, qui porte sur la transmission correcte du signal.

Le niveau sémantique, qui porte sur la compréhension du sens prévu.

Explication

Le niveau sémantique concerne la compréhension du message dans le sens prévu, alors que le signal sans coupure relève du niveau technique. Le niveau technique ne décrit pas une divergence d’interprétation, et le niveau pragmatique porte sur l’effet produit plutôt que sur le sens compris.

21. Une étudiante envoie un message vocal par internet à son groupe. Quel élément désigne la voie physique par laquelle l’information transite ?

Le récepteur, ici le téléphone d’un membre du groupe.
Le code, ici les règles de transformation de la voix en signes.
La source-émetteur, ici le téléphone de l’étudiante.
Le canal, ici le réseau internet.

Le canal, ici le réseau internet.

Explication

Le canal est le support ou la voie par laquelle l’information passe de l’émetteur au récepteur; dans cette situation, c’est le réseau internet. La source désigne l’origine de l’émission, le récepteur est le dispositif qui reçoit le signal, et le code correspond aux règles de codage et de décodage.

22. Pendant la transmission d’un message, des grésillements dénaturent le signal et rendent certains mots difficiles à comprendre. Quel élément du modèle décrit ces phénomènes parasites ?

Le récepteur qui reçoit le signal avant sa transmission au destinataire.
Les bruits qui altèrent le message durant sa transmission.
Le message constitué du contenu communiqué au destinataire.
Le canal qui transporte l’information entre l’émetteur et le récepteur.

Les bruits qui altèrent le message durant sa transmission.

Explication

Les bruits sont des phénomènes parasites qui dénaturent le message et peuvent nuire à sa compréhension pendant la transmission. Le canal est la voie de transmission, le message est le contenu communiqué et le récepteur est le dispositif qui reçoit le signal.

23. Une publicité repose sur un jeu de mots et un sous-entendu séducteur. Quelle limite du modèle de Shannon et Weaver cette situation met-elle en évidence ?

Il néglige le retour d’information du récepteur.
Il décrit mal les perturbations techniques du canal.
Il rend mal compte des dimensions complexes du sens.
Il explique mal les écarts entre plusieurs récepteurs.

Il rend mal compte des dimensions complexes du sens.

Explication

Centré sur la transmission technique, le modèle rend mal compte des jeux de mots, des sous-entendus et de la séduction. Le bruit concerne les perturbations du canal, la rétroaction le retour d’information et les interprétations divergentes la pluralité des récepteurs.

24. Dans un schéma de communication, une personne formule activement un message tandis que son destinataire est représenté comme le recevant sans agir. Quelle caractéristique du modèle de Shannon et Weaver est illustrée ?

L’émetteur et le récepteur sont également actifs.
L’émetteur est passif et le récepteur actif.
L’émetteur et le récepteur échangent par rétroaction.
L’émetteur est actif et le récepteur passif.

L’émetteur est actif et le récepteur passif.

Explication

Le modèle attribue un rôle actif à l’émetteur et passif au récepteur, une représentation contestée par les théories ultérieures de l’interaction. La réponse qui rend le récepteur actif inverse les rôles, tandis que l’activité égale et la rétroaction circulaire ne décrivent pas cette caractéristique.

25. Quelle définition correspond à la cybernétique fondée par Norbert Wiener en 1948 ?

La science de la transmission des signaux.
La science du contrôle des systèmes.
La science de l’interprétation des œuvres.
La science des perturbations des canaux.

La science du contrôle des systèmes.

Explication

Norbert Wiener fonde la cybernétique en 1948 comme « science du contrôle des systèmes ». La transmission des signaux renvoie au modèle de Shannon et Weaver, tandis que l’interprétation des œuvres et les perturbations des canaux ne définissent pas la cybernétique.

26. Pour étudier une série télévisée, une chercheuse examine son financement, les rapports sociaux qui organisent sa production, les techniques de diffusion et les choix politiques qui influencent sa réception. Quelle démarche adopte-t-elle ?

L’analyse des seuls contenus narratifs des biens culturels.
L’analyse des seuls procédés techniques de diffusion des biens culturels.
L’analyse des seules conditions économiques de production des biens culturels.
L’analyse des conditions économiques, sociales, techniques et politiques des biens culturels.

L’analyse des conditions économiques, sociales, techniques et politiques des biens culturels.

Explication

L’École de Francfort étudie conjointement les conditions économiques, sociales, techniques et politiques de production, de diffusion et de réception des biens culturels. Une analyse limitée à la technique, au contenu ou à l’économie laisse de côté une partie de cette démarche.

27. Une plateforme modifie le format des contenus et leur mise en avant afin d’accroître la rentabilité et d’orienter les expériences du public. Quel concept critique décrit cette situation ?

La standardisation culturelle, où les œuvres adoptent des formats semblables.
L’industrie culturelle, où les impératifs économiques façonnent contenus, formes et réception.
La diffusion médiatique, où des canaux transmettent des contenus au public.
La production commerciale, où une entreprise finance des contenus culturels.

L’industrie culturelle, où les impératifs économiques façonnent contenus, formes et réception.

Explication

L’industrie culturelle désigne une situation où les impératifs économiques façonnent les contenus, leurs formes et les expériences de réception. La simple production commerciale ne suffit pas à définir le concept; la standardisation n’en est qu’un aspect et la diffusion neutre ne rend pas compte de l’orientation économique.

28. Un projet culturel privilégie le calcul de rentabilité, la planification et la fabrication en série. Dans la distinction entre culture et industrie, à quel pôle ces caractéristiques correspondent-elles ?

À une synthèse de la culture et de la culture.
Au pôle de la culture.
À une synthèse de l’industrie et de l’autonomie.
Au pôle de l’industrie.

Au pôle de l’industrie.

Explication

Le calcul, la rentabilité, la planification et la production en série caractérisent le pôle de l’industrie, tandis que la création, l’originalité, l’autonomie et l’expérience esthétique caractérisent celui de la culture. Associer ces derniers critères à l’industrie confond les deux pôles; la rentabilité n’est pas l’expérience esthétique.

29. Une œuvre reproduite en de nombreux exemplaires perd une part de son aura, mais devient accessible à un public plus large qui peut la découvrir collectivement et la critiquer. Quelle analyse correspond à la position de Walter Benjamin ?

La reproductibilité affaiblit l’aura et peut favoriser une réception collective et critique.
La reproductibilité accélère la marchandisation et favorise une réception distraite.
La reproductibilité empêche l’accès élargi et limite la réception critique.
La reproductibilité préserve l’aura et encourage une réception individuelle.

La reproductibilité affaiblit l’aura et peut favoriser une réception collective et critique.

Explication

Pour Walter Benjamin, la reproduction technique peut faire perdre à l’œuvre son aura tout en élargissant l’accès à la culture et en favorisant une réception collective et critique. La marchandisation accrue relève de l’analyse d’Adorno, tandis que la préservation de l’aura et la limitation de l’accès contredisent cette position.

30. Une plateforme diffuse des œuvres reproduites en série et encourage le public à les consommer de manière répétitive ou distraite. Quelle lecture se rapproche de celle de Theodor Adorno ?

La reproduction peut préserver l’aura et favoriser une réception individuelle et attentive.
La reproduction peut élargir l’accès à la culture et favoriser une réception collective et critique.
La reproduction peut accélérer la marchandisation et favoriser une réception répétitive ou distraite.
La reproduction peut réduire la diffusion commerciale et favoriser une réception critique.

La reproduction peut accélérer la marchandisation et favoriser une réception répétitive ou distraite.

Explication

Adorno met en garde contre une reproduction technique qui peut accélérer la marchandisation et encourager une réception répétitive ou distraite. L’élargissement de l’accès associé à une réception collective et critique renvoie à Benjamin; préserver l’aura ou réduire la diffusion commerciale ne correspond pas à cette analyse.

31. Une chaîne produit des séries différentes en reprenant des intrigues, des formats et des procédés esthétiques familiers, peu risqués et propices à une consommation répétée. Comment caractériser cette logique ?

La pseudo-individualisation des contenus.
La transformation réelle des contenus.
La standardisation des contenus.
Le fétichisme culturel des contenus.

La standardisation des contenus.

Explication

La standardisation repose sur la répétition de structures, de formats et de procédés familiers, peu risqués et adaptés à une consommation répétée. La pseudo-individualisation donne une apparence de singularité, tandis que le fétichisme valorise les signes visibles du succès.

32. Dans une tendance vidéo, chaque personne ajoute des anecdotes et des détails personnels, mais conserve la même musique, la même transition et la même chute. Quel phénomène ces variations illustrent-elles ?

La standardisation sans variation personnelle, qui reproduit des contenus identiques.
Le fétichisme culturel, qui valorise les signes visibles de réussite.
La transformation réelle du modèle, qui modifie la structure et la formule communes.
La pseudo-individualisation, qui donne une apparence de nouveauté dans un cadre inchangé.

La pseudo-individualisation, qui donne une apparence de nouveauté dans un cadre inchangé.

Explication

La pseudo-individualisation produit une impression de nouveauté et de singularité grâce à des différences personnelles, alors que le cadre général reste largement inchangé. Une transformation réelle modifierait le modèle; l’absence de variation et la valorisation des signes de réussite désignent d’autres phénomènes.

33. Une plateforme utilise le nombre de vues, de likes, de partages et le taux de complétion pour ajuster ses recommandations et sa visibilité. Que représentent ces indicateurs dans ce système ?

Des retours correctifs destinés à réguler l’action de chaque créateur.
Des données économiques alimentant recommandation, visibilité et rentabilité.
Des appréciations esthétiques déterminant directement la qualité des œuvres.
Des signaux techniques sans rôle dans la circulation des contenus.

Des données économiques alimentant recommandation, visibilité et rentabilité.

Explication

Sur les plateformes, ces indicateurs deviennent des données économiques qui alimentent la recommandation, la visibilité et la rentabilité. Les traiter comme de simples retours correctifs ou comme des jugements esthétiques confond leur fonction économique avec d’autres types d’évaluation.

34. Un format obtient beaucoup d’engagement; l’algorithme le rend plus visible, puis les créateurs reprennent ses caractéristiques pour obtenir des résultats semblables. Quelle dynamique décrit cette situation ?

La sélection des contenus engageants réduit leur visibilité et encourage l’abandon des formats performants.
La sélection des contenus engageants accroît leur visibilité et encourage l’imitation des formats performants.
La correction des contenus peu engageants accroît leur visibilité et encourage la diversification des formats.
La circulation des contenus reste indépendante de l’engagement et des choix des créateurs.

La sélection des contenus engageants accroît leur visibilité et encourage l’imitation des formats performants.

Explication

Dans un système algorithmique et marchand, la sélection des contenus qui répondent aux critères d’engagement peut amplifier leur visibilité, puis inciter les créateurs à reproduire les formats qui réussissent. Réduire leur visibilité inverse la dynamique, tandis que la correction et l’indépendance supposée de l’engagement ne rendent pas compte de ce processus.

35. Après une polémique en ligne, chaque nouveau commentaire amplifie l’attention portée au phénomène. Quel type de feedback est à l’œuvre ?

Un feedback neutre, qui laisse le phénomène inchangé.
Un feedback positif, qui amplifie le phénomène.
Un feedback correctif, qui réduit progressivement le phénomène.
Un feedback négatif, qui conduit l’émetteur à se corriger.

Un feedback positif, qui amplifie le phénomène.

Explication

Le feedback positif accentue un phénomène; dans ce cas, les commentaires amplifient la polémique. Le feedback négatif conduit plutôt l’émetteur à corriger son action, tandis qu’une réduction ou une absence d’effet ne décrit pas l’amplification observée.

36. Quelle caractérisation correspond aux sciences de l’information et de la communication en France ?

Un champ récent, composite et interdisciplinaire, reconnu officiellement depuis la création de la 71e section en 1975
Une discipline ancienne et homogène, reconnue officiellement depuis la création de la 71e section en 1975
Un champ récent, composite et interdisciplinaire, reconnu officiellement dès 1974
Un domaine professionnel spécialisé, reconnu officiellement depuis la création de la 71e section en 1975

Un champ récent, composite et interdisciplinaire, reconnu officiellement depuis la création de la 71e section en 1975

Explication

Les SIC françaises sont un champ récent, composite et interdisciplinaire, dont la reconnaissance officielle est liée à la création de la 71e section en 1975. Les réponses évoquant une discipline ancienne, un domaine professionnel spécialisé ou 1974 confondent respectivement leur nature, leur portée et la date de reconnaissance indiquée.

37. Une historienne reconstitue les repères institutionnels des SIC en France et doit associer la SFSIC à une année. Quelle année doit-elle retenir ?

1960
1957
1975
1972

1972

Explication

La SFSIC est le repère institutionnel de 1972. 1960 correspond au CECMAS, 1957 au CELSA et 1975 à la 71e section.

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En quelle année Aristote établit-il son modèle de communication orale ?

En 350 avant J.-C.

Quels sont les trois piliers du modèle rhétorique d’Aristote ?

L’ethos, le logos et le pathos.

Quel auteur établit le modèle rhétorique de la communication orale ?

Aristote.

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