QCM : Trouble développemental du langage — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément est défini comme un facteur de protection face à l’apparition d’un trouble ?

Un élément qui diminue la probabilité de son apparition
Un élément qui confirme la présence du trouble
Un élément qui impose une prise en charge spécialisée
Un élément qui indique une cause familiale directe

Un élément qui diminue la probabilité de son apparition

Explication

Un facteur de protection diminue la probabilité qu’un trouble apparaisse. Il ne constitue ni une preuve diagnostique, ni une cause familiale, ni une prescription de prise en charge.

2. Qu’est-ce qui caractérise un facteur de risque dans l’apparition d’un trouble développemental du langage ?

Il décrit une conséquence certaine du trouble chez l’enfant
Il confirme la présence du trouble dès qu’il est observé
Il remplace l’évaluation clinique réalisée par un professionnel
Il augmente la probabilité du trouble sans suffire à l’établir

Il augmente la probabilité du trouble sans suffire à l’établir

Explication

Un facteur de risque rend l’apparition du trouble plus probable, mais ne permet pas à lui seul de conclure à sa présence. Le confondre avec une preuve diagnostique transforme une probabilité en certitude, ce qui est incorrect.

3. Avant l’âge de 3 ans, quel ensemble d’indices est associé à un faible pronostic langagier ?

Une absence de combinaison de mots, une compréhension atteinte et peu de communication gestuelle
Une compréhension préservée, des gestes fréquents et un vocabulaire expressif varié
Une articulation imprécise, une voix faible et une préférence pour les jeux solitaires
Une difficulté limitée aux sons, avec une imitation corporelle et des échanges gestuels fréquents

Une absence de combinaison de mots, une compréhension atteinte et peu de communication gestuelle

Explication

Avant 3 ans, l’absence de combinaison de mots, l’atteinte de la compréhension et l’absence de communication gestuelle figurent parmi les principaux prédicteurs d’un faible pronostic. Une difficulté limitée à la production des sons, avec une communication non verbale préservée, est plutôt compatible avec un pronostic plus favorable.

4. Quelle responsabilité revient aux éducateurs et aux enseignants face aux difficultés de langage d’un enfant ?

Évaluer les fonctions cognitives supérieures liées au langage
Prescrire un bilan d’orthophonie ou d’examen ORL
Repérer ou dépister les difficultés sans poser le diagnostic
Coordonner les professionnels et établir le diagnostic final

Repérer ou dépister les difficultés sans poser le diagnostic

Explication

Les éducateurs et les enseignants sont en première ligne pour repérer ou dépister les difficultés, mais le diagnostic ne relève pas de leur fonction. La coordination, la prescription et le diagnostic final appartiennent au médecin.

5. Dans une conversation, quelle situation peut révéler une difficulté pragmatique ?

L’enfant remplace certains sons et rend plusieurs mots difficiles à identifier
L’enfant éprouve des difficultés à relier les phrases pour raconter une histoire
L’enfant utilise un vocabulaire peu varié et confond des mots proches
L’enfant donne trop peu d’informations et ne comprend pas une expression figurée

L’enfant donne trop peu d’informations et ne comprend pas une expression figurée

Explication

La pragmatique concerne l’usage du langage dans les interactions ; elle peut être marquée par une quantité d’informations inadaptée et une mauvaise compréhension des indices sociaux ou des expressions figurées. Les autres situations renvoient respectivement à la phonologie, au lexique et au discours.

6. Quel comportement illustre le mieux une difficulté lexicale chez l’enfant ?

Employer des mots vagues comme « machin » ou « truc » et confondre certains mots
Donner trop peu d’informations et interpréter mal les expressions figurées
Omettre des sons dans les mots et rendre la parole difficile à comprendre
Assembler difficilement les mots et utiliser incorrectement les mots grammaticaux

Employer des mots vagues comme « machin » ou « truc » et confondre certains mots

Explication

Une difficulté lexicale touche le choix et la compréhension des mots ; l’emploi de termes vagues et la confusion entre mots en sont des manifestations. Les erreurs de sons relèvent de la phonologie, alors que l’assemblage des mots relève de la syntaxe.

7. Quelle affirmation décrit correctement le rôle du bilinguisme ou du multilinguisme dans le trouble développemental du langage ?

Le bilinguisme ou le multilinguisme ne crée pas de TDL
Le bilinguisme ou le multilinguisme exclut toute difficulté langagière
Le bilinguisme ou le multilinguisme suffit à confirmer un TDL
Le bilinguisme ou le multilinguisme impose une évaluation dans une seule langue

Le bilinguisme ou le multilinguisme ne crée pas de TDL

Explication

Le bilinguisme ou le multilinguisme ne crée pas en lui-même un trouble développemental du langage. Les compétences langagières doivent être appréciées de manière adaptée aux langues de l’enfant, sans attribuer automatiquement ses difficultés au bilinguisme.

8. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque individuels du trouble développemental du langage ?

Un accès précoce aux soins autour de la naissance
Une naissance avant trente-sept semaines de grossesse
Une pratique fréquente d’activités motrices fines
Une exposition régulière à des conversations de jeu

Une naissance avant trente-sept semaines de grossesse

Explication

Une naissance avant trente-sept semaines fait partie des facteurs de risque individuels associés au trouble développemental du langage. Les autres propositions correspondent à des éléments pouvant contribuer à la protection ou au soutien du développement.

9. Chez un enfant de 5 ans ou plus présentant une difficulté de langage oral en cours préparatoire, quelle conclusion est la plus exacte ?

Cette difficulté concerne principalement la compréhension des consignes mathématiques
Cette difficulté expose à un risque ultérieur de trouble spécifique des apprentissages en lecture
Cette difficulté annonce généralement une récupération complète avant la fin de la scolarité
Cette difficulté établit automatiquement un diagnostic de trouble spécifique de la lecture

Cette difficulté expose à un risque ultérieur de trouble spécifique des apprentissages en lecture

Explication

À partir de 5 ans, les difficultés langagières sont souvent persistantes et une difficulté de langage oral en CP expose à un risque ultérieur en lecture. Elle ne constitue toutefois pas, à elle seule, un diagnostic automatique de trouble de la lecture.

10. Quel rôle distingue le médecin des autres professionnels dans le parcours de repérage et de prise en charge ?

Il évalue les habiletés sociales et les fonctions cognitives supérieures
Il accompagne les apprentissages scolaires sans participer au diagnostic
Il prend en charge le langage après une orientation pédagogique
Il coordonne les intervenants et établit le diagnostic final

Il coordonne les intervenants et établit le diagnostic final

Explication

Le médecin est le professionnel référent : il coordonne les intervenants, prescrit si nécessaire certains bilans et établit le diagnostic final. L’accompagnement pédagogique et l’évaluation cognitive ou sociale relèvent d’autres professionnels.

11. Quel élément est indispensable pour poser le diagnostic d’un trouble développemental du langage ?

La présence d’une difficulté dans une seule langue parlée
La présence d’un impact fonctionnel réel sur la vie quotidienne
L’obtention d’un résultat scolaire inférieur à la moyenne
La nécessité d’une cause médicale identifiée par examen

La présence d’un impact fonctionnel réel sur la vie quotidienne

Explication

Le diagnostic exige que les difficultés langagières aient un impact fonctionnel réel sur la communication et la vie quotidienne de l’enfant. Une difficulté isolée dans une langue ou un résultat scolaire faible ne suffit pas à lui seul.

12. Quelle estimation correspond à la fréquence des troubles des apprentissages chez les enfants ?

Environ 20 à 25 %, soit plusieurs enfants par classe
Environ 1 à 2 %, soit un enfant dans plusieurs classes
Environ 10 à 12 %, soit deux enfants par classe
Environ 5 à 6 %, soit près d’un enfant par classe

Environ 5 à 6 %, soit près d’un enfant par classe

Explication

Les troubles des apprentissages concerneraient au moins 5 à 6 % des enfants, ce qui correspond approximativement à un enfant par classe. Les autres estimations s’écartent de la fréquence indiquée.

13. Pourquoi le diagnostic et la prise en charge des troubles des apprentissages doivent-ils être coordonnés entre plusieurs professionnels ?

Parce qu’ils exigent un traitement médical identique pour chaque enfant
Parce qu’ils concernent des difficultés limitées à la situation scolaire
Parce qu’ils relèvent d’une procédure administrative menée par plusieurs services
Parce qu’ils associent évaluation, soins et adaptations pédagogiques complémentaires

Parce qu’ils associent évaluation, soins et adaptations pédagogiques complémentaires

Explication

Une approche pluridisciplinaire permet de coordonner le diagnostic, la prise en charge précoce et les adaptations pédagogiques. Le dépistage ou l’intervention d’un seul professionnel ne suffit pas à couvrir ces dimensions.

14. Quelle définition correspond au trouble développemental du langage ?

Un trouble neurodéveloppemental persistant sans cause médicale vérifiable
Un trouble langagier provoqué par une déficience sensorielle connue
Une difficulté de communication limitée à l’apprentissage d’une langue
Un retard de langage expliqué par une atteinte neurologique identifiée

Un trouble neurodéveloppemental persistant sans cause médicale vérifiable

Explication

Le trouble développemental du langage implique des difficultés persistantes d’acquisition et d’utilisation du langage sans cause sensorielle, motrice, neurologique ou médicale vérifiable. Lorsqu’une condition vérifiable explique les difficultés, il s’agit d’un trouble du langage associé.

15. Quelle caractéristique distingue un trouble des apprentissages d’une difficulté scolaire transitoire ?

Une apparition limitée à une période de changement scolaire
Une association constante avec une déficience sensorielle
Une persistance malgré des interventions adaptées et soutenues
Une amélioration spontanée après quelques semaines de travail

Une persistance malgré des interventions adaptées et soutenues

Explication

Un trouble des apprentissages se définit par des difficultés spécifiques et persistantes malgré des interventions adaptées. Une difficulté scolaire transitoire peut, elle, s’atténuer avec le temps ou un soutien ponctuel.

16. Quel ensemble d’activités peut être limité par un trouble développemental du langage ?

Manger, dormir, respirer et réguler spontanément sa température
Courir, sauter, coordonner ses gestes et maintenir son équilibre
Se faire comprendre, suivre des consignes, apprendre et se faire des amis
Reconnaître les couleurs, dessiner, découper et manipuler des objets

Se faire comprendre, suivre des consignes, apprendre et se faire des amis

Explication

Le TDL peut limiter la compréhension et l’expression, l’apprentissage et la mémorisation, ainsi que les interactions sociales et les jeux. Les autres ensembles décrivent principalement des fonctions motrices, perceptives ou physiologiques qui ne constituent pas l’impact central indiqué ici.

17. Quelle manifestation caractérise principalement un trouble phonologique ?

Des erreurs fréquentes dans la production des sons, pouvant rendre la parole inintelligible
Une tendance à donner trop peu d’informations et à manquer les indices sociaux
Une difficulté à organiser les idées et à relier les phrases d’un récit
Une difficulté à assembler les mots et à employer les mots grammaticaux

Des erreurs fréquentes dans la production des sons, pouvant rendre la parole inintelligible

Explication

Le trouble phonologique se traduit par des erreurs fréquentes de production des sons, qui peuvent parfois rendre la parole difficile à comprendre. L’assemblage des mots relève de la syntaxe, tandis que l’organisation du récit relève du discours.

18. Dans quel ordre général les professionnels interviennent-ils pour repérer, diagnostiquer et prendre en charge un trouble développemental du langage ?

Le médecin intervient après les spécialistes, qui coordonnent ensuite l’action de l’école
L’enseignant diagnostique, le médecin rééduque, puis l’entourage réalise l’évaluation
Les spécialistes repèrent, l’enseignant diagnostique, puis le médecin accompagne la rééducation
L’entourage et l’école repèrent, le médecin coordonne, puis les spécialistes interviennent

L’entourage et l’école repèrent, le médecin coordonne, puis les spécialistes interviennent

Explication

L’entourage, les éducateurs et les enseignants contribuent d’abord au repérage, le médecin coordonne et pose le diagnostic final, puis les professionnels spécialisés évaluent et interviennent. Les autres séquences attribuent à tort le diagnostic ou la coordination à des professionnels qui n’ont pas ce rôle.

19. Entre 3 et 4 ans, comment évolue le risque de persistance du trouble lorsque plusieurs domaines langagiers sont atteints ?

Il reste indépendant du nombre de domaines langagiers concernés
Il dépend principalement de la fréquence des erreurs phonologiques
Il diminue lorsque les domaines atteints deviennent plus nombreux
Il augmente avec le nombre de domaines langagiers touchés

Il augmente avec le nombre de domaines langagiers touchés

Explication

Entre 3 et 4 ans, l’atteinte d’un nombre plus important de domaines langagiers est associée à un risque accru de persistance. La fréquence des erreurs phonologiques ne suffit pas à elle seule à déterminer ce risque.

20. Que désigne une difficulté syntaxique ?

Une difficulté à comprendre les indices sociaux d’une conversation
Une difficulté à produire correctement les sons de la parole
Une difficulté à assembler les mots et à utiliser les mots grammaticaux
Une difficulté à mémoriser les lettres, les nombres et les jours

Une difficulté à assembler les mots et à utiliser les mots grammaticaux

Explication

La syntaxe concerne l’organisation et l’assemblage des mots ainsi que l’emploi des mots grammaticaux. La production des sons relève de la phonologie, tandis que la compréhension des indices sociaux relève de la pragmatique.

21. Quelle estimation de prévalence correspond au trouble développemental du langage chez les enfants ?

Entre 10 et 15 %, selon le niveau scolaire atteint
Entre 20 et 25 %, indépendamment des critères diagnostiques
Entre 1 et 2 %, quelle que soit la population étudiée
Entre 3 et 8 %, selon l’âge et la définition retenue

Entre 3 et 8 %, selon l’âge et la définition retenue

Explication

La prévalence du trouble développemental du langage est estimée entre 3 et 8 %. Cette variation dépend notamment de l’âge des enfants et de la définition utilisée.

22. Quelle distinction entre le psychologue et l’orthophoniste est correcte dans l’évaluation et la prise en charge du langage ?

Le psychologue prend en charge le langage sur ordonnance, tandis que l’orthophoniste établit le diagnostic médical
Le psychologue coordonne les intervenants, tandis que l’orthophoniste évalue principalement les habiletés motrices
Le psychologue repère en classe, tandis que l’orthophoniste prescrit les examens médicaux nécessaires
Le psychologue évalue les fonctions cognitives et sociales, tandis que l’orthophoniste évalue et prend en charge le langage

Le psychologue évalue les fonctions cognitives et sociales, tandis que l’orthophoniste évalue et prend en charge le langage

Explication

Le psychologue examine les fonctions cognitives supérieures liées au langage et les habiletés sociales, tandis que l’orthophoniste évalue et prend en charge le langage sur ordonnance médicale. Le diagnostic médical et la coordination générale ne correspondent pas à ces rôles respectifs.

23. Quelle distinction permet de différencier un trouble du langage associé d’un trouble développemental du langage ?

Le trouble associé s’accompagne d’un impact fonctionnel, contrairement au TDL
Le trouble associé concerne une seule langue, contrairement au TDL
Le trouble associé apparaît après l’entrée à l’école, contrairement au TDL
Le trouble associé a une condition médicale explicative, contrairement au TDL

Le trouble associé a une condition médicale explicative, contrairement au TDL

Explication

Un trouble du langage associé est expliqué par une condition médicale vérifiable, tandis qu’aucune condition de ce type n’explique le trouble développemental du langage. Les deux peuvent toutefois entraîner un impact fonctionnel sur la communication.

24. Quelle conséquence scolaire est associée au TDL à l’âge adulte ?

Une scolarité préservée, mais une difficulté accrue limitée aux activités de loisir
Une moindre probabilité de terminer le lycée ou l’université et un risque accru d’abandon scolaire
Une réussite universitaire comparable, avec une diminution des interruptions de scolarité
Une fin de scolarité plus précoce, suivie d’une insertion professionnelle généralement facilitée

Une moindre probabilité de terminer le lycée ou l’université et un risque accru d’abandon scolaire

Explication

À l’âge adulte, les personnes ayant un TDL sont moins nombreuses à terminer le lycée ou l’université et présentent un risque accru d’abandon scolaire. Le trouble peut donc avoir des répercussions durables sur le parcours éducatif, et pas seulement sur les loisirs.

25. Quelle distinction décrit correctement les parleurs tardifs et la persistance d’un trouble du langage ?

Les parleurs tardifs gardent des difficultés durables, tandis que la persistance désigne un retard rapidement résolu
Les parleurs tardifs présentent plusieurs domaines atteints, tandis que la persistance concerne une difficulté phonologique isolée
Les parleurs tardifs ont besoin d’une intervention prolongée, tandis que la persistance disparaît avec la maturation
Les parleurs tardifs récupèrent sans intervention, tandis que la persistance correspond au maintien des difficultés

Les parleurs tardifs récupèrent sans intervention, tandis que la persistance correspond au maintien des difficultés

Explication

Le parleur tardif présente un délai d’acquisition puis récupère sans intervention, alors que la persistance désigne le maintien des difficultés au fil du temps. Confondre ces notions revient à attribuer au retard résolutif les caractéristiques d’un trouble durable.

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Que sont les troubles des apprentissages ?

Ce sont des difficultés scolaires spécifiques et persistantes malgré des interventions adaptées.

Quel pourcentage d'enfants serait concerné par les troubles des apprentissages ?

Au moins 5 à 6 % des enfants seraient concernés.

Quelle approche est nécessaire pour le diagnostic et la prise en charge des troubles des apprentissages ?

Une approche pluridisciplinaire coordonnée est nécessaire.

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