QCM : Développement socio-émotionnel (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’approche béhavioriste et l’apprentissage par observation associé à Bandura ?

Elle étudie les représentations mentales et décrit l’apprentissage comme une maturation spontanée.
Elle étudie le comportement observable et reconnaît l’apprentissage par observation d’un modèle.
Elle étudie les systèmes environnementaux et explique l’apprentissage par des influences réciproques.
Elle étudie les interactions sociales et situe l’apprentissage dans l’intériorisation des échanges.

Elle étudie le comportement observable et reconnaît l’apprentissage par observation d’un modèle.

Explication

L’approche béhavioriste porte sur le comportement observable, et Bandura souligne que l’observation peut contribuer à l’apprentissage. L’intériorisation des interactions sociales correspond plutôt à l’approche socioculturelle de Vygotsky.

2. Un enfant regarde un adulte nouer un lacet, se rappelle les étapes, puis essaie de les reproduire : quelles étapes de l’imitation sont ainsi illustrées ?

Percevoir le modèle, exécuter l’action, puis retenir l’observation.
Retenir l’observation, exécuter l’action, puis percevoir le modèle.
Exécuter l’action, percevoir le modèle, puis retenir l’observation.
Percevoir le modèle, retenir l’observation, puis exécuter l’action.

Percevoir le modèle, retenir l’observation, puis exécuter l’action.

Explication

L’imitation suppose de percevoir d’abord le modèle, de retenir ce qui a été observé, puis d’exécuter l’action. Commencer par l’exécution ne respecte pas cette séquence.

3. Dans la théorie socioculturelle de Vygotsky, comment les connaissances se développent-elles ?

Elles émergent d’abord individuellement, puis donnent lieu à des interactions sociales.
Elles se forment par des échanges avec l’environnement qui restent externes à l’individu.
Elles se construisent dans l’interaction sociale, puis sont intériorisées.
Elles résultent d’abord de l’observation d’un modèle, puis de l’exécution de ses gestes.

Elles se construisent dans l’interaction sociale, puis sont intériorisées.

Explication

Pour Vygotsky, les connaissances se construisent d’abord dans les interactions sociales avant d’être intériorisées. L’observation suivie de l’exécution décrit plutôt les étapes de l’imitation.

4. Dans le modèle de Bronfenbrenner, que se passe-t-il lorsqu’un changement dans l’environnement d’un enfant modifie ses conduites, lesquelles influencent ensuite son milieu ?

Le développement et l’environnement évoluent en parallèle sans influencer leurs transformations respectives.
Le développement et l’environnement s’influencent par des interactions continues et réciproques.
Le développement de l’enfant transforme son milieu, mais celui-ci n’a pas d’effet en retour.
L’environnement détermine le développement, tandis que les conduites de l’enfant ne modifient pas son milieu.

Le développement et l’environnement s’influencent par des interactions continues et réciproques.

Explication

Bronfenbrenner décrit une influence continue et réciproque entre le développement et l’environnement. Une influence à sens unique ne rend pas compte de cette réciprocité.

5. Quelle description distingue le développement prénatal du goût, du toucher et de l’audition de celui de l’odorat ?

Les quatre sens se développent avant la naissance, mais seul l’odorat fonctionne dès la naissance.
Le toucher, l’audition et l’odorat se développent avant la naissance, tandis que le goût commence à la naissance.
Le goût, le toucher et l’odorat se développent avant la naissance, tandis que l’audition commence à la naissance.
Le goût, le toucher et l’audition se développent avant la naissance, tandis que l’odorat fonctionne dès la naissance.

Le goût, le toucher et l’audition se développent avant la naissance, tandis que l’odorat fonctionne dès la naissance.

Explication

Le goût, le toucher et l’audition se développent durant la période prénatale, alors que l’odorat fonctionne dès la naissance. L’option qui situe plutôt l’audition au moment de la naissance confond ces repères.

6. À partir de quand l’audition fonctionne-t-elle, et quelle capacité peut-elle soutenir ?

Dès la 24e semaine post-conception, elle peut permettre de localiser les sons et de discriminer la parole.
Dès la naissance, elle peut permettre de localiser les sons et de discriminer la parole.
Dès la 24e semaine post-conception, elle peut permettre de localiser les sons et de reconnaître les odeurs.
Dès la 24e semaine post-conception, elle peut permettre de reconnaître les visages et de discriminer la parole.

Dès la 24e semaine post-conception, elle peut permettre de localiser les sons et de discriminer la parole.

Explication

L’audition fonctionne dès la 24e semaine post-conception et permet notamment la localisation des sons et la discrimination de la parole. La situer dès la naissance omet son fonctionnement prénatal.

7. Quelle capacité faciale précoce est observée chez les nouveau-nés ?

Ils manifestent une préférence pour les visages et peuvent reconnaître précocement celui de leur mère.
Ils distinguent les expressions faciales, mais ne manifestent pas de préférence pour les visages.
Ils manifestent une préférence pour les voix et peuvent reconnaître précocement l’odeur de leur mère.
Ils reconnaissent les visages familiers, mais ne manifestent pas de préférence pour celui de leur mère.

Ils manifestent une préférence pour les visages et peuvent reconnaître précocement celui de leur mère.

Explication

Les nouveau-nés montrent une préférence pour les visages et peuvent reconnaître précocement celui de leur mère. La reconnaissance d’une odeur maternelle relève d’une autre modalité sensorielle.

8. Une expérience présente à des nouveau-nés le visage de leur mère et d’autres visages : quel résultat est compatible avec leurs capacités précoces ?

Ils reconnaissent le visage de leur mère, mais ne manifestent aucune préférence pour les visages.
Ils peuvent manifester une préférence pour les visages et reconnaître celui de leur mère.
Ils manifestent une préférence pour les voix, mais ne distinguent pas les visages.
Ils préfèrent les visages familiers, mais ne peuvent pas reconnaître celui de leur mère.

Ils peuvent manifester une préférence pour les visages et reconnaître celui de leur mère.

Explication

Les nouveau-nés manifestent une préférence pour les visages et peuvent reconnaître précocement celui de leur mère. Une préférence générale pour les visages n’exclut donc pas la reconnaissance du visage maternel.

9. Quelle capacité perceptive peut-on observer chez un bébé âgé de deux ou trois jours face à des démarches différentes ?

Il distingue les sons de la voix et préfère les mouvements accompagnés de paroles.
Il reconnaît les visages familiers et préfère les mouvements exécutés par un adulte.
Il suit le regard d’un adulte et préfère les mouvements dirigés vers un objet.
Il reconnaît une démarche biologique et préfère un mouvement biologiquement possible.

Il reconnaît une démarche biologique et préfère un mouvement biologiquement possible.

Explication

Dès deux ou trois jours, le bébé peut reconnaître une démarche biologique et montrer une préférence pour un mouvement biologiquement possible. La capacité à suivre le regard vers un objet relève plutôt de l’attention conjointe.

10. Deux partenaires regardent un même jouet, réagissent ensemble à ce qu’il fait et partagent leur intérêt : quel phénomène cette scène illustre-t-elle ?

La préférence perceptive, qui consiste à distinguer un mouvement biologique d’un mouvement impossible.
L’imitation différée, qui consiste à reproduire plus tard une action observée chez un partenaire.
La référenciation sociale, qui consiste à lire l’expression d’un adulte avant d’agir dans une situation nouvelle.
L’attention conjointe, qui associe un troisième élément à un intérêt partagé en action et en émotion.

L’attention conjointe, qui associe un troisième élément à un intérêt partagé en action et en émotion.

Explication

L’attention conjointe correspond à un intérêt partagé par deux partenaires, à la fois dans leurs actions et leurs émotions, à propos d’un troisième élément. La référenciation sociale concerne plutôt l’utilisation de l’expression de l’adulte pour évaluer une situation avant d’agir.

11. Face à un objet nouveau qui l’inquiète, un enfant observe le visage de l’adulte avant de décider s’il va s’en approcher : quel mécanisme est à l’œuvre ?

La communication prélinguistique, par laquelle l’enfant utilise des sons et des gestes pour désigner l’objet.
L’attention conjointe, par laquelle l’enfant et l’adulte partagent un intérêt pour un troisième élément de la situation.
La référenciation sociale, par laquelle l’enfant prélève l’appréciation affective de la situation sur le visage de l’adulte avant d’agir.
L’imitation sociale, par laquelle l’enfant reproduit le geste de l’adulte pour explorer l’objet nouveau.

La référenciation sociale, par laquelle l’enfant prélève l’appréciation affective de la situation sur le visage de l’adulte avant d’agir.

Explication

La référenciation sociale permet à l’enfant d’utiliser l’expression affective de l’adulte pour évaluer une situation nouvelle ou inquiétante avant d’agir. L’attention conjointe implique un intérêt partagé pour un élément, mais ne désigne pas cette évaluation préalable du danger ou de la nouveauté.

12. Quel mécanisme Saarni et ses collaborateurs associent-ils à l’utilisation du visage de l’adulte par l’enfant pour évaluer une situation nouvelle ou inquiétante ?

L’attention conjointe, qui coordonne l’intérêt de deux partenaires autour d’un même élément.
La référenciation sociale, qui guide l’action de l’enfant à partir de l’appréciation affective de l’adulte.
L’imitation différée, qui permet à l’enfant de reproduire ultérieurement une action observée.
La régulation émotionnelle, qui permet à l’enfant de modifier seul son état affectif avant d’agir.

La référenciation sociale, qui guide l’action de l’enfant à partir de l’appréciation affective de l’adulte.

Explication

Saarni et ses collaborateurs associent ce processus à la référenciation sociale : l’enfant consulte l’expression affective de l’adulte avant d’agir. L’attention conjointe concerne un intérêt partagé autour d’un troisième élément, et non l’évaluation affective d’une situation.

13. Quelle succession décrit correctement les grandes étapes du développement du langage ?

Une phase prélinguistique de sons et de gestes, une période linguistique, puis une période de réception où apparaît le lexique.
Une période de réception, une phase prélinguistique de sons sans gestes, puis une phase linguistique où la grammaire précède le lexique.
Une période de réception, une phase prélinguistique de sons et de gestes, puis une phase linguistique où le lexique précède la grammaire.
Une période de réception, une phase linguistique où la grammaire précède le lexique, puis une phase prélinguistique de gestes et de sons.

Une période de réception, une phase prélinguistique de sons et de gestes, puis une phase linguistique où le lexique précède la grammaire.

Explication

Le développement comprend d’abord une période de réception, puis une phase prélinguistique faite de sons et de gestes, avant la phase linguistique, où le lexique précède la grammaire. L’inversion de l’ordre entre lexique et grammaire ne correspond pas à cette progression.

14. Quelle évolution résume le mieux les productions vocales et verbales de l’enfant entre trois et douze mois ?

Des productions diversifiées vers trois à six mois, des premiers mots vers neuf à dix mois, puis des gazouillis vers douze mois.
Des premiers mots vers trois à six mois, des gazouillis vers neuf à dix mois, puis des productions diversifiées vers douze mois.
Des vocalisations et gazouillis vers trois à six mois, des premiers mots vers neuf à dix mois, puis des productions diversifiées vers douze mois.
Des vocalisations et gazouillis vers trois à six mois, des productions diversifiées vers neuf à dix mois, puis des premiers mots vers douze mois.

Des vocalisations et gazouillis vers trois à six mois, des productions diversifiées vers neuf à dix mois, puis des premiers mots vers douze mois.

Explication

Le babillage évolue des vocalisations et gazouillis vers trois à six mois vers des productions diversifiées vers neuf à dix mois, avant l’apparition des premiers mots autour de douze mois. L’apparition des premiers mots vers neuf à dix mois placerait cette étape trop tôt dans la progression décrite.

15. Quelles opérations cognitives sont impliquées dans l’imitation d’une action observée ?

Construire une représentation mentale, maintenir l’action en mémoire, la planifier et l’exécuter en mobilisant l’attention et un transfert intermodal.
Mémoriser les paroles qui accompagnent l’action, puis reproduire le mouvement sans le planifier ni en construire de représentation.
Observer les conséquences de l’action, les comparer à ses propres résultats et choisir ensuite un comportement différent.
Associer une récompense à l’action, répéter le mouvement et ajuster son exécution en fonction des réactions d’autrui.

Construire une représentation mentale, maintenir l’action en mémoire, la planifier et l’exécuter en mobilisant l’attention et un transfert intermodal.

Explication

L’imitation mobilise une représentation mentale, l’attention, la mémoire, la planification, l’exécution et un transfert entre modalités. L’association d’une récompense décrit un mécanisme d’apprentissage différent et ne rend pas compte de l’ensemble de ces opérations.

16. Un enfant voit un adulte accomplir un geste avec un objet, puis le reproduit après un délai. Quel processus décrit le mieux cette imitation ?

L’enfant reproduit le geste par réflexe, car la perception visuelle déclenche directement le mouvement sans intervention de la mémoire.
L’enfant comprend d’abord les règles verbales de l’activité, puis déduit le geste attendu sans s’appuyer sur l’action observée.
L’enfant conserve en mémoire une représentation de l’action observée, puis planifie et exécute sa reproduction en reliant les modalités concernées.
L’enfant reproduit le geste après avoir appris qu’il sera récompensé, l’observation de l’adulte jouant un rôle secondaire.

L’enfant conserve en mémoire une représentation de l’action observée, puis planifie et exécute sa reproduction en reliant les modalités concernées.

Explication

La reproduction différée s’appuie sur le maintien en mémoire d’une représentation de l’action, ainsi que sur sa planification et son exécution. Un déclenchement réflexe ne rend pas compte du délai ni des opérations cognitives nécessaires à l’imitation.

17. Quelle conception Bruner défend-il au sujet du lien entre pensée, apprentissage et développement ?

La pensée a une origine sociale et l’apprentissage précède le développement.
La pensée a une origine individuelle et le développement précède l’apprentissage.
La pensée a une origine biologique et l’apprentissage suit le développement.
La pensée a une origine linguistique et le développement précède les échanges sociaux.

La pensée a une origine sociale et l’apprentissage précède le développement.

Explication

Bruner considère que la pensée se forme dans un contexte social et que l’apprentissage précède le développement. L’idée que le développement précède l’apprentissage inverse précisément l’ordre proposé par Bruner.

18. Une tâche dépasse partiellement les capacités d’un débutant : que signifie l’étayage dans cette situation ?

Accomplir la tâche entière à la place du débutant afin qu’il puisse observer un résultat réussi.
Prendre en charge certains éléments trop difficiles afin que le débutant puisse se concentrer sur ceux qu’il peut accomplir.
Laisser le débutant réaliser tous les éléments sans aide afin qu’il découvre seul les étapes de la tâche.
Remplacer la tâche par une activité plus simple afin que le débutant puisse éviter les éléments qui le mettent en difficulté.

Prendre en charge certains éléments trop difficiles afin que le débutant puisse se concentrer sur ceux qu’il peut accomplir.

Explication

L’étayage consiste à soutenir les éléments qui dépassent les capacités du débutant pour lui permettre de traiter ceux qu’il peut accomplir. Réaliser toute la tâche à sa place ne lui laisse pas la possibilité de se concentrer sur les éléments accessibles.

19. Un accompagnateur aide un novice à poursuivre son objectif, à repérer les aspects importants et à gérer sa frustration. À quelles fonctions de l’étayage cela correspond-il ?

Au maintien de l’orientation, à la signalisation des caractéristiques dominantes et au contrôle de la frustration.
À l’enrôlement, à la réduction des degrés de liberté et à la démonstration de modèles.
À la réduction des degrés de liberté, à la signalisation des caractéristiques dominantes et à l’enrôlement.
À la démonstration de modèles, à l’enrôlement et au maintien de l’orientation.

Au maintien de l’orientation, à la signalisation des caractéristiques dominantes et au contrôle de la frustration.

Explication

Les trois interventions décrites correspondent au maintien de l’orientation, à la signalisation des caractéristiques dominantes et au contrôle de la frustration. L’enrôlement et la démonstration de modèles sont aussi des fonctions de l’étayage, mais ne désignent pas ces interventions précises.

20. Que désigne la socialisation au sein d’un groupe ?

La participation aux activités collectives et l’adoption de comportements visant le bénéfice d’autrui.
L’intériorisation des normes et des valeurs du groupe, ainsi que la modulation des comportements en fonction de celui-ci.
La transmission de règles explicites par une autorité, sans modification des comportements individuels.
L’apprentissage de connaissances scolaires et l’adaptation des compétences aux exigences d’une tâche donnée.

L’intériorisation des normes et des valeurs du groupe, ainsi que la modulation des comportements en fonction de celui-ci.

Explication

La socialisation consiste à intérioriser les normes et les valeurs d’un groupe et à moduler ses comportements en fonction de celui-ci. Les comportements visant le bénéfice d’autrui relèvent plutôt de la définition des comportements prosociaux.

21. Quel critère caractérise un comportement prosocial ?

Il est imposé par les règles du groupe et vise à obtenir l’approbation d’autrui.
Il est volontaire, dirigé vers autrui et vise à lui procurer un bénéfice.
Il est spontané, dirigé vers soi-même et vise à améliorer sa propre situation.
Il est appris par observation et vise à éviter les conséquences négatives pour soi.

Il est volontaire, dirigé vers autrui et vise à lui procurer un bénéfice.

Explication

Un comportement prosocial est volontaire, dirigé vers une autre personne et orienté vers son bénéfice. Un comportement destiné à obtenir l’approbation peut être socialement motivé, mais cette intention ne suffit pas à établir qu’il vise le bénéfice d’autrui.

22. Un jeune enfant pousse un camarade pour récupérer un jouet qu’il convoite. Quel type d’agressivité cette conduite illustre-t-elle ?

Un comportement internalisé lié au retrait social
Une réaction agressive sans fonction liée à un objectif
Une conduite externalisée correspondant à une opposition à l’adulte
Une agressivité instrumentale visant à atteindre un but

Une agressivité instrumentale visant à atteindre un but

Explication

L’agressivité instrumentale sert à atteindre un but ou à exercer un contrôle sur l’environnement, ce qui correspond ici à la récupération du jouet. Le retrait social est un comportement internalisé et ne décrit pas cette conduite orientée vers un objectif.

23. Quel profil distingue correctement les comportements internalisés des comportements externalisés chez l’enfant ?

Le retrait social est internalisé, tandis que l’hyperactivité et l’agressivité sont externalisées.
Le retrait social et l’opposition sont internalisés, tandis que l’agressivité est externalisée.
L’agressivité est internalisée, tandis que le retrait social et l’hyperactivité sont externalisés.
L’hyperactivité est internalisée, tandis que le retrait social et l’opposition sont externalisés.

Le retrait social est internalisé, tandis que l’hyperactivité et l’agressivité sont externalisées.

Explication

Les comportements internalisés se manifestent notamment par le retrait social, alors que les comportements externalisés comprennent l’hyperactivité, l’opposition et l’agressivité. L’opposition à l’adulte est donc mal classée comme conduite internalisée dans l’une des interprétations possibles.

24. Quelle évolution caractérise les comportements agressifs physiques entre la petite enfance et l’âge préscolaire ?

Ils apparaissent sous forme de colère, augmentent après les premiers gestes, puis diminuent tandis que l’agressivité verbale progresse.
Ils apparaissent sous forme de gestes, diminuent jusqu’à deux ans, puis augmentent en même temps que l’agressivité verbale.
Ils restent stables après les premières manifestations de colère, tandis que l’agressivité verbale diminue progressivement.
Ils augmentent jusqu’à quatre ans, puis diminuent tandis que les manifestations de colère réapparaissent.

Ils apparaissent sous forme de colère, augmentent après les premiers gestes, puis diminuent tandis que l’agressivité verbale progresse.

Explication

La colère se manifeste dès les premiers mois, les premiers gestes apparaissent ensuite et l’agressivité physique augmente jusqu’à douze-vingt-quatre mois, avant de diminuer entre deux et quatre ans. Contrairement à l’option qui propose une baisse jusqu’à deux ans, l’agressivité physique connaît d’abord une hausse, tandis que l’agressivité verbale augmente plus tard.

25. Que désigne le développement moral chez l’enfant ?

La capacité croissante à prévoir les conséquences matérielles de ses propres actions
L’acquisition des émotions qui permettent de reconnaître les intentions d’autrui
L’appréhension progressive des valeurs et des comportements sociaux encouragés dans son environnement
L’apprentissage graduel des règles scolaires indépendamment des valeurs de son environnement

L’appréhension progressive des valeurs et des comportements sociaux encouragés dans son environnement

Explication

Le développement moral correspond à l’appréhension progressive des valeurs et des comportements sociaux encouragés dans l’environnement de l’enfant. La prévision des conséquences d’une action est une capacité distincte et ne définit pas à elle seule ce développement.

26. Deux enfants causent le même dommage, mais l’un l’a fait volontairement et l’autre accidentellement. Comment le réalisme moral tend-il à différer du jugement qui se développe vers dix ans ?

Entre six et huit ans, le réalisme moral privilégie l’intention; vers dix ans, les conséquences comptent davantage.
À ces deux âges, le jugement privilégie les conséquences, mais l’intention devient moins pertinente vers dix ans.
À ces deux âges, le jugement privilégie l’intention, mais les conséquences deviennent plus pertinentes vers dix ans.
Entre six et huit ans, le réalisme moral privilégie les conséquences; vers dix ans, l’intention compte davantage.

Entre six et huit ans, le réalisme moral privilégie les conséquences; vers dix ans, l’intention compte davantage.

Explication

Le réalisme moral entre six et huit ans conduit à juger surtout l’action d’après ses conséquences, tandis que vers dix ans l’intention est davantage prise en compte. L’idée que l’intention domine déjà dans le réalisme moral inverse cette distinction liée à Piaget.

27. Qu’est-ce que la théorie de l’esprit permet à une personne de faire ?

Reconnaître les émotions visibles d’autrui sans inférer ses croyances ou ses intentions
Comprendre et attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui pour interpréter et prévoir les comportements
Mémoriser les règles sociales afin de reproduire les comportements attendus dans un groupe
Déduire les capacités intellectuelles d’autrui à partir de ses seules performances observables

Comprendre et attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui pour interpréter et prévoir les comportements

Explication

La théorie de l’esprit est la capacité à comprendre, inférer et attribuer des états mentaux à soi-même et à autrui afin de comprendre et de prédire les comportements. Reconnaître des émotions visibles sans inférer d’autres états mentaux ne suffit pas à caractériser cette capacité.

28. Dans la tâche de fausse croyance de Wimmer et Perner, quelle compréhension permet généralement à l’enfant de réussir à partir de quatre ans ?

Autrui connaît nécessairement les mêmes informations que lui sur la situation.
Autrui modifie ses croyances dès qu’un événement contredit la réalité observée.
Autrui peut avoir une croyance différente de la sienne au sujet d’une situation.
Autrui peut prédire un comportement sans tenir compte des croyances qui le motivent.

Autrui peut avoir une croyance différente de la sienne au sujet d’une situation.

Explication

La réussite à partir de quatre ans repose sur la compréhension qu’autrui peut avoir une croyance différente de la sienne. Supposer qu’autrui partage les mêmes informations empêche précisément de reconnaître qu’une fausse croyance peut guider son comportement.

29. Quelle explication attribue l’acquisition de la théorie de l’esprit à la maturation d’un mécanisme spécialisé inné vers l’âge de trois ans ?

La théorie de la théorie, qui repose sur l’apprentissage par essais et erreurs.
La théorie de la simulation, qui repose sur la reproduction mentale d’états d’autrui.
Une approche comportementale, qui repose sur le renforcement des réponses observables.
La théorie modulaire, qui postule la maturation d’un module spécialisé inné.

La théorie modulaire, qui postule la maturation d’un module spécialisé inné.

Explication

La théorie modulaire explique l’acquisition par la maturation d’un module spécialisé inné, proposée autour de trois ans. La théorie de la théorie est un distracteur plausible, mais elle met l’accent sur l’apprentissage et la révision des interprétations.

30. Un enfant révise ses prédictions sur les pensées d’autrui après avoir constaté que ses interprétations ne correspondent pas à la réalité. Quelle approche décrit ce processus ?

La théorie de la simulation, qui explique la compréhension par une imitation observable.
La théorie de la théorie, qui décrit un apprentissage par essais et erreurs.
La théorie modulaire, qui attribue ces progrès à un module inné spécialisé.
L’approche comportementale, qui explique ces progrès par le renforcement des réponses.

La théorie de la théorie, qui décrit un apprentissage par essais et erreurs.

Explication

La théorie de la théorie décrit un apprentissage par essais et erreurs, dans lequel l’enfant ajuste ses prédictions en les confrontant à la réalité. La théorie modulaire constitue un distracteur proche, mais elle invoque la maturation d’un module inné plutôt que des interprétations révisées.

31. Lorsqu’une personne cherche à comprendre ce qu’un autre ressent en se représentant mentalement ses états ou ses actions, quelle explication de la théorie de l’esprit mobilise-t-elle ?

La théorie de la simulation, fondée sur la représentation mentale des états ou actions d’autrui.
La théorie modulaire, fondée sur la maturation d’un mécanisme spécialisé inné.
La théorie de la théorie, fondée sur la révision de prédictions par essais et erreurs.
Une approche comportementale, fondée sur l’observation des réponses et de leurs conséquences.

La théorie de la simulation, fondée sur la représentation mentale des états ou actions d’autrui.

Explication

La théorie de la simulation explique la compréhension d’autrui par une simulation mentale de ses états ou de ses actions. La théorie de la théorie est également liée à l’interprétation d’autrui, mais elle met l’accent sur l’ajustement des prédictions à partir de l’expérience.

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Qu’étudie l’approche béhavioriste ?

Le comportement observable.

Selon Bandura, par quel processus l’apprentissage passe-t-il notamment ?

Par l’observation.

Quelles sont les étapes de l’imitation ?

Percevoir un modèle, retenir l’observation, puis exécuter l’action.

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