★ À maîtriser
La centralisation concentre les décisions administratives auprès d’une autorité unique, la déconcentration confie des décisions à des agents de l’État soumis au pouvoir hiérarchique, et la décentralisation transfère des compétences à des personnes publiques distinctes de l’État.
Depuis les lois de décentralisation de 1982-1983, le contrôle de légalité exercé a posteriori par le préfet a remplacé la tutelle a priori.
Le pouvoir hiérarchique s’exerce au sein d’une même personne morale et peut permettre l’annulation, la réformation ou la substitution d’une décision, tandis que la tutelle s’exerce entre personnes morales distinctes et nécessite un texte.
Compléments
Déconcentration : même pouvoir rapproché ; décentralisation : pouvoir transféré à une autre personne publique
★ À maîtriser
Les actes réglementaires ont une portée générale et impersonnelle, tandis que les actes non réglementaires sont individuels ou correspondent à une situation particulière.
La délégation de pouvoir transfère la compétence au délégataire, tandis que la délégation de signature laisse la compétence au délégant et ne transfère que l’exercice matériel de la signature.
Les actes réglementaires entrent en vigueur après leur publication et les actes individuels après leur notification, la signature établissant leur existence juridique sans suffire à les rendre opposables.
L’abrogation fait disparaître un acte uniquement pour l’avenir, tandis que le retrait l’efface rétroactivement comme s’il n’avait jamais existé.
Selon la jurisprudence Ternon du 26 octobre 2001, le retrait d’un acte individuel illégal créateur de droits est possible dans les quatre mois suivant sa signature. — Conseil d’État
Compléments
📌 Selon la jurisprudence Société immobilière Saint-Just de 1902, l’administration ne peut recourir à l’exécution forcée qu’en présence d’un texte l’y autorisant, d’une urgence, ou de l’absence de toute autre voie de droit et de sanction légale. — Tribunal des conflits
Abrogation pour l’avenir, retrait rétroactif
★ À maîtriser
📌 La qualification de contrat administratif attribue en principe le contentieux au juge administratif et soumet le contrat à un régime exorbitant du droit commun.
📌 Un contrat est administratif lorsqu’un texte le qualifie ainsi ou lorsqu’il réunit un critère organique, avec au moins une personne publique en principe, et un critère matériel lié au service public ou à un régime exorbitant du droit commun.
📌 L’administration peut contrôler et diriger l’exécution, modifier unilatéralement le contrat pour un motif d’intérêt général, sanctionner le cocontractant et résilier unilatéralement le contrat, sous réserve de l’indemniser lorsque cela lui cause un préjudice.
Compléments
📌 Depuis l’arrêt Département de Tarn-et-Garonne de 2014, les tiers susceptibles d’être lésés directement et certainement peuvent contester la validité du contrat devant le juge du plein contentieux dans un délai de deux mois après les mesures de publicité appropriées. — Conseil d’État
Prérogatives de l’administration → indemnisation et maintien de l’équilibre financier
★ À maîtriser
📌 Les SPA sont soumis au droit administratif, tandis que les SPIC sont largement soumis au droit privé dans leurs rapports avec les usagers et leur personnel.
Les trois indices de distinction sont (Conseil d’État, 1956):
Les lois de Rolland sont:
Compléments
CEM : Continuité, Égalité, Mutabilité
📌 La police administrative prévient les atteintes à l’ordre public, tandis que la police judiciaire réprime les infractions commises et en recherche les auteurs.
Les composantes de l’ordre public sont:
Les autorités de police administrative générale sont le Premier ministre au niveau national et le maire et le préfet au niveau local, tandis que les autorités de police spéciale interviennent dans un domaine déterminé par un texte. — Conseil d’État, Labonne, 1919
📌 Une mesure de police doit être nécessaire, adaptée et proportionnée au but de protection de l’ordre public qu’elle poursuit. — Conseil d’État, Benjamin, 1933
Police administrative : prévenir ; police judiciaire : réprimer
Les tribunaux administratifs sont les juges de droit commun en premier ressort, les cours administratives d’appel jugent les appels et le Conseil d’État est principalement juge de cassation, tout en exerçant certaines compétences en premier et dernier ressort ou en appel.
Le recours pour excès de pouvoir doit être formé contre une décision faisant grief par un requérant ayant intérêt à agir, en principe dans les deux mois suivant la publication ou la notification de l’acte.
La légalité externe concerne la compétence, la forme et la procédure, tandis que la légalité interne concerne notamment la violation de la loi, les erreurs de droit ou de fait, l’erreur manifeste d’appréciation et le détournement de pouvoir.
Le référé-suspension exige l’urgence et un doute sérieux sur la légalité, tandis que le référé-liberté permet d’ordonner sous quarante-huit heures les mesures nécessaires contre une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Tribunal administratif → cour administrative d’appel → Conseil d’État
★ À maîtriser
📌 La faute de service est une faute anonyme imputable au fonctionnement du service, tandis que la faute personnelle est détachable du service et engage personnellement l’agent. — Tribunal des conflits, Pelletier, 1873
Compléments
Faute de service : administration ; faute personnelle : agent
★ À maîtriser
Compléments
📌 En dissertation, il faut interroger la portée et les limites du principe étudié et mobiliser la jurisprudence de référence pour illustrer et nuancer l’analyse.
📌 En commentaire d’arrêt, il faut présenter l’apport de la décision par rapport à l’état antérieur du droit et la replacer dans l’évolution jurisprudentielle de la matière.
Qualifier → déterminer le régime → vérifier compétence, procédure et fond
| Dimension | Acte administratif unilatéral | Contrat administratif |
|---|---|---|
| Formation | Volonté unilatérale de l’administration | Accord des parties |
| Effet principal | Modification unilatérale de l’ordonnancement juridique | Création d’obligations contractuelles |
| Pouvoirs de l’administration | Privilège du préalable et exécution immédiate | Contrôle, modification, sanction et résiliation |
| Recours principal | Recours pour excès de pouvoir | Plein contentieux contractuel |
| Dimension | Police administrative | Police judiciaire |
|---|---|---|
| Finalité | Prévenir les atteintes à l’ordre public | Réprimer une infraction déterminée |
| Moment | Avant ou indépendamment de l’infraction | Après la commission de l’infraction |
| Juge compétent | Juge administratif | Juge judiciaire |
Teste tes connaissances sur Action administrative et contrôle avec 30 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle distinction caractérise la déconcentration par rapport à la décentralisation ?
2. Quel élément appartient à la définition juridique de la décentralisation ?
Mémorisez les concepts clés de Action administrative et contrôle avec 57 flashcards interactives.
Qu'est-ce que la centralisation en administration ?
La centralisation concentre les décisions auprès d'une autorité unique.
Qu'impose la décentralisation en termes de transfert de compétences ?
Elle transfère des compétences à des personnes publiques distinctes de l'État.
Qu'est-ce que la décentralisation ?
Le transfert de compétences à des personnes morales de droit public distinctes avec personnalité juridique.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches