QCM : Composition du conseil municipal (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Combien de conseillers municipaux une commune de 2 000 habitants doit-elle élire selon le barème légal ?

15 conseillers municipaux
27 conseillers municipaux
23 conseillers municipaux
19 conseillers municipaux

19 conseillers municipaux

Explication

La tranche de 1 500 à 2 499 habitants correspond à un conseil de 19 membres. La tranche de 2 500 à 3 499 habitants, qui correspond à 23 membres, ne s’applique pas à une commune de 2 000 habitants.

2. Après le second tour d’une élection complémentaire, quel effectif minimal permet de considérer comme complet le conseil d’une commune de 80 habitants ?

Au moins 11 membres
Au moins 5 membres
Au moins 9 membres
Au moins 7 membres

Au moins 5 membres

Explication

Dans une commune de moins de 100 habitants, le conseil est réputé complet s’il compte au moins 5 membres après le second tour concerné. Le seuil de 9 membres concerne les communes de 100 à 499 habitants.

3. Quel mode de scrutin s’applique à l’élection du conseil municipal d’une commune de 800 habitants ?

Un scrutin plurinominal majoritaire à deux tours, avec renouvellement intégral du conseil
Un scrutin de liste majoritaire à un tour, avec renouvellement partiel du conseil
Un scrutin de liste à deux tours, avec renouvellement intégral du conseil
Un scrutin plurinominal proportionnel à un tour, avec renouvellement partiel du conseil

Un scrutin plurinominal majoritaire à deux tours, avec renouvellement intégral du conseil

Explication

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers sont élus pour six ans au scrutin plurinominal majoritaire à deux tours et le conseil est renouvelé intégralement. Le scrutin de liste concerne les communes d’au moins 1 000 habitants.

4. Au premier tour dans une commune de moins de 1 000 habitants, un candidat obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, mais ses voix représentent 24 % des électeurs inscrits ; est-il élu ?

Non, car ses voix doivent aussi représenter au moins 25 % des inscrits
Non, car il doit obtenir la majorité relative des suffrages exprimés
Oui, car le seuil de 25 % des inscrits ne s’applique qu’au second tour
Oui, car la majorité absolue des suffrages exprimés suffit au premier tour

Non, car ses voix doivent aussi représenter au moins 25 % des inscrits

Explication

L’élection au premier tour exige à la fois la majorité absolue des suffrages exprimés et des voix représentant au moins 25 % des électeurs inscrits. La majorité absolue des suffrages exprimés ne suffit donc pas à elle seule.

5. Dans une commune de moins de 1 000 habitants, comment les suffrages sont-ils décomptés lorsque les électeurs rayent ou ajoutent des noms ?

Uniquement pour les candidats présentés dans un groupe constitué
En attribuant un suffrage identique à chaque bulletin valide
Collectivement pour chaque liste, selon l’ordre initial des candidatures
Individuellement pour chaque candidat, malgré les modifications apportées aux bulletins

Individuellement pour chaque candidat, malgré les modifications apportées aux bulletins

Explication

Les suffrages sont comptés candidat par candidat, et le panachage permet aux électeurs de rayer ou d’ajouter des noms. Un décompte par liste correspond au scrutin des communes d’au moins 1 000 habitants.

6. Quel bulletin un électeur peut-il utiliser aux élections municipales dans une commune de 1 200 habitants ?

Un bulletin de liste paritaire complète, sans ajout, suppression ni changement de l’ordre des noms
Un bulletin de liste paritaire où il peut modifier l’ordre des candidats sans supprimer de nom
Un bulletin de liste comportant un nombre de candidats inférieur au nombre de sièges
Un bulletin plurinominal où il peut rayer des candidats et en ajouter d’autres

Un bulletin de liste paritaire complète, sans ajout, suppression ni changement de l’ordre des noms

Explication

Dans les communes d’au moins 1 000 habitants, le scrutin se déroule sur des listes paritaires comportant autant de candidats que de sièges, sans modification des noms ni de leur ordre. Le panachage par ajout ou suppression de noms relève du scrutin des petites communes.

7. Comment les électeurs choisissent-ils les conseillers communautaires dans une commune d’au moins 1 000 habitants ?

Par un vote séparé au second tour, selon un scrutin différent de celui des conseillers municipaux
Par un vote unique sur un bulletin commun, avec des candidats communautaires absents de la liste municipale
Par un vote séparé après les municipales, sur une liste communautaire indépendante
Par un vote unique sur un bulletin comportant deux listes distinctes, les candidats communautaires figurant sur la liste municipale

Par un vote unique sur un bulletin comportant deux listes distinctes, les candidats communautaires figurant sur la liste municipale

Explication

Les conseillers communautaires sont élus pour la même durée et selon le même scrutin que les conseillers municipaux, au moyen d’un vote unique sur un bulletin présentant deux listes distinctes. Les candidats communautaires doivent également figurer sur la liste municipale.

8. Dans une commune d’au moins 1 000 habitants, une liste obtient 12 % des suffrages exprimés au premier tour sans atteindre la majorité absolue ; quelle conséquence s’applique ?

Elle ne peut pas accéder au second tour, car le seuil requis est de 15 %
Elle peut accéder au second tour, car elle a atteint le seuil de 10 %
Elle peut accéder au second tour seulement si elle obtient au moins 50 %
Elle est élue dès le premier tour, car elle a dépassé le seuil de 10 %

Elle peut accéder au second tour, car elle a atteint le seuil de 10 %

Explication

Sans majorité absolue au premier tour, une liste peut accéder au second tour si elle a obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés. Le seuil de 10 % permet le maintien au second tour, mais ne suffit pas à faire élire la liste dès le premier tour.

9. Lors de la répartition des sièges dans une commune d’au moins 1 000 habitants, à quelle liste est attribuée la prime de 50 % des sièges ?

À la liste arrivée en tête, avec un arrondi à l’entier inférieur dans toutes les situations
À la liste arrivée en tête, avec un arrondi à l’entier supérieur, sauf l’exception prévue pour moins de quatre sièges
À chaque liste ayant franchi le seuil de 5 %, au prorata de ses suffrages
À la liste ayant obtenu la majorité absolue, uniquement si elle est arrivée en tête au second tour

À la liste arrivée en tête, avec un arrondi à l’entier supérieur, sauf l’exception prévue pour moins de quatre sièges

Explication

La liste arrivée en tête reçoit une prime de 50 % des sièges, arrondie à l’entier supérieur, sauf l’exception prévue lorsque moins de quatre sièges sont à pourvoir. Les sièges restants sont répartis à la proportionnelle, ce qui ne signifie pas que la prime est partagée entre les listes.

10. À quelle date les conditions d’éligibilité aux élections municipales sont-elles appréciées, et jusqu’à quand l’âge requis et la cessation des inéligibilités doivent-ils être acquis ?

À la date de clôture des listes, avec les conditions acquises au plus tard le jour du premier tour
À la date du dépôt de candidature, avec les conditions acquises au plus tard la veille du scrutin
Au premier tour, avec les conditions acquises au plus tard le samedi précédent à minuit
Au second tour, avec les conditions acquises au plus tard le vendredi précédent à minuit

Au premier tour, avec les conditions acquises au plus tard le samedi précédent à minuit

Explication

L’éligibilité s’apprécie à la date du premier tour, tandis que l’âge requis et la cessation des inéligibilités doivent être acquis au plus tard le samedi précédent à minuit. La date de dépôt de candidature ne constitue pas le moment de référence prévu pour apprécier ces conditions.

11. Un candidat français de 18 ans révolus, non inscrit sur la liste électorale de la commune, peut-il justifier d’une attache communale pour y être candidat ?

Non, car l’inscription sur la liste électorale communale constitue l’unique attache admise pour un candidat français
Oui, s’il est inscrit sur la liste électorale d’une commune voisine et réside dans la commune candidate
Oui, s’il est inscrit personnellement ou a le droit de figurer au rôle d’une contribution directe communale au 1er janvier de l’année électorale
Oui, s’il possède un logement dans la commune au jour du premier tour, même sans attache électorale ou fiscale

Oui, s’il est inscrit personnellement ou a le droit de figurer au rôle d’une contribution directe communale au 1er janvier de l’année électorale

Explication

Un candidat français doit avoir 18 ans révolus et peut établir son attache communale par une inscription personnelle ou un droit personnel à figurer au rôle d’une contribution directe au 1er janvier de l’année électorale. La possession d’un logement, à elle seule, ne correspond pas aux critères d’attache indiqués.

12. Quel candidat ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne satisfait aux critères d’âge et d’attache communale ?

Celui qui a 18 ans révolus et est inscrit sur la liste électorale complémentaire, ou remplit les conditions de cette inscription avec une attache fiscale communale
Celui qui a 18 ans révolus et est inscrit sur une liste électorale complémentaire d’une commune voisine
Celui qui a 17 ans révolus et possède une attache fiscale communale au 1er janvier de l’année électorale
Celui qui a 18 ans révolus et réside dans la commune, même sans inscription complémentaire ni attache fiscale communale

Celui qui a 18 ans révolus et est inscrit sur la liste électorale complémentaire, ou remplit les conditions de cette inscription avec une attache fiscale communale

Explication

Le ressortissant d’un autre État membre de l’Union européenne doit avoir 18 ans révolus et justifier d’une attache par son inscription sur la liste électorale complémentaire ou par les conditions permettant cette inscription et une attache fiscale communale. La résidence seule, sans les critères électoraux et fiscaux prévus, ne suffit pas.

13. Quelle situation relève d’une inéligibilité personnelle aux élections municipales ?

Un salarié d’un établissement intercommunal sans fonction de direction qui se présente dans une commune membre
Une personne sanctionnée pour irrégularité de comptes de campagne, ou un conseiller déclaré démissionnaire d’office pendant l’année suivant le premier tour
Un agent salarié communal qui se présente dans sa commune, quelle que soit la nature de son emploi
Un préfet qui a cessé ses fonctions depuis six mois, indépendamment de son ressort territorial

Une personne sanctionnée pour irrégularité de comptes de campagne, ou un conseiller déclaré démissionnaire d’office pendant l’année suivant le premier tour

Explication

Les inéligibilités personnelles comprennent notamment les sanctions liées à l’irrégularité des comptes de campagne et l’inéligibilité d’un an applicable au conseiller déclaré démissionnaire d’office à compter du premier tour. Le cas du préfet relève des inéligibilités liées aux fonctions, dont les délais dépendent de la fonction et du ressort.

14. Quelle combinaison de délais de cessation correspond aux inéligibilités liées à certaines fonctions ?

Six mois pour les préfets de région et préfets, trois ans pour les sous-préfets, un an pour les fonctions énumérées par le code électoral
Un an pour les préfets de région et préfets, six mois pour les sous-préfets, trois ans pour les fonctions énumérées par le code électoral
Trois ans pour les préfets de région et préfets, un an pour les sous-préfets et fonctions assimilées, six mois pour les fonctions énumérées par le code électoral
Trois ans pour les sous-préfets, un an pour les préfets, six mois pour les préfets de région et fonctions assimilées

Trois ans pour les préfets de région et préfets, un an pour les sous-préfets et fonctions assimilées, six mois pour les fonctions énumérées par le code électoral

Explication

Les délais sont de trois ans pour les préfets de région et les préfets, d’un an pour les sous-préfets et fonctions préfectorales assimilées, et de six mois pour les catégories visées par le code électoral. L’inversion des délais entre préfets et sous-préfets est une confusion plausible, mais ne correspond pas à la règle.

15. Dans quelle situation un agent salarié communal peut-il être élu au conseil municipal de sa commune ?

S’il a été recruté pour une activité saisonnière ou occasionnelle dans une commune de moins de 1 000 habitants
S’il occupe un emploi permanent dans une commune de moins de 1 000 habitants
S’il exerce un emploi occasionnel dans une commune de toute taille, dès lors qu’il n’a pas de fonction de direction
S’il a été recruté pour une activité saisonnière dans une commune d’au moins 1 000 habitants

S’il a été recruté pour une activité saisonnière ou occasionnelle dans une commune de moins de 1 000 habitants

Explication

Les agents salariés communaux sont en principe inéligibles au conseil municipal de leur commune, avec une exception pour les recrutements saisonniers ou occasionnels dans les communes de moins de 1 000 habitants. Un emploi permanent dans une petite commune ne relève pas de cette exception.

16. Un conseiller municipal détient déjà un mandat de conseiller régional. Quel autre mandat peut-il conserver au regard des règles de non-cumul applicables à ces mandats locaux ?

Aucun autre mandat local parmi ceux énumérés, mais un mandat de conseiller communautaire n’est pas visé par cette règle
Un mandat de conseiller de Paris, car ce mandat n’est pas compris dans les mandats locaux visés
Un mandat à l’assemblée de Corse, car les mandats régionaux et territoriaux ne sont pas cumulés entre eux
Un mandat départemental, car il peut détenir deux autres mandats locaux en plus du mandat municipal

Aucun autre mandat local parmi ceux énumérés, mais un mandat de conseiller communautaire n’est pas visé par cette règle

Explication

Un conseiller municipal ne peut détenir qu’un seul autre mandat local parmi les mandats énumérés, et le mandat régional occupe déjà cette possibilité. Le mandat de conseiller communautaire n’est pas visé par ces règles de non-cumul, contrairement aux mandats locaux énumérés.

17. Un député peut-il conserver son siège de conseiller municipal dans une commune de 1 000 habitants ou plus ?

Oui, mais seulement si son mandat municipal est accompagné d’un mandat de conseiller communautaire
Non, car un député ne peut cumuler son mandat parlementaire qu’avec un mandat local exercé dans une commune de moins de 1 000 habitants
Oui, s’il ne cumule pas son mandat de député avec plus d’un des mandats locaux énumérés par le code électoral
Non, car le mandat de député est incompatible avec tout mandat de conseiller municipal dans ces communes

Oui, s’il ne cumule pas son mandat de député avec plus d’un des mandats locaux énumérés par le code électoral

Explication

Un député peut cumuler son mandat avec au plus un des mandats locaux énumérés, et le mandat de conseiller municipal d’une commune d’au moins 1 000 habitants en fait partie. La règle n’interdit donc pas automatiquement ce mandat municipal à un député.

18. Dans une commune de moins de 1 000 habitants, quelle règle s’applique à la déclaration de candidature entre les deux tours ?

Une nouvelle déclaration est requise au second tour seulement pour les candidats qui s’étaient présentés au premier.
La déclaration est facultative au premier tour, mais obligatoire pour tout candidat au second tour.
Une déclaration est requise à chaque tour, y compris pour les candidats absents au premier tour qui souhaitent se présenter au second.
La déclaration du premier tour suffit aux candidats qui souhaitent poursuivre leur candidature au second tour.

Une déclaration est requise à chaque tour, y compris pour les candidats absents au premier tour qui souhaitent se présenter au second.

Explication

La déclaration est obligatoire à chaque tour, et un candidat qui ne s’était pas présenté au premier doit déposer une candidature pour le second. L’idée que la déclaration initiale couvre le second tour ne respecte pas cette exigence distincte.

19. Dans une commune d’au moins 1 000 habitants, comment la candidature est-elle déposée et quels éléments doivent l’accompagner ?

Le responsable de liste dépose une liste indiquant son titre et les renseignements personnels des candidats, sans leurs mandats ni justificatifs individuels.
Le responsable de liste dépose une liste indiquant son titre, les renseignements personnels et mandats des candidats, ainsi que leurs justificatifs d’éligibilité et d’identité.
Les candidats déposent collectivement une liste avec leurs renseignements personnels et mandats, tandis que le titre et les justificatifs sont remis après le dépôt.
Chaque candidat dépose individuellement son dossier, avec ses renseignements personnels, ses mandats et ses justificatifs d’éligibilité et d’identité.

Le responsable de liste dépose une liste indiquant son titre, les renseignements personnels et mandats des candidats, ainsi que leurs justificatifs d’éligibilité et d’identité.

Explication

La candidature prend la forme d’une liste déposée par le responsable de liste, avec le titre et les renseignements et justificatifs requis pour les candidats. Un dépôt individuel par chaque candidat confond cette procédure collective avec une démarche personnelle.

20. Dans un cas où les emplacements ne sont pas attribués par tirage au sort, quand faut-il déposer une demande en mairie et selon quelle règle les emplacements sont-ils attribués ?

Au plus tard le jeudi précédant le scrutin à 18 heures, avec attribution par tirage au sort entre les demandes.
Au plus tard le mardi suivant le premier tour à 18 heures, avec attribution selon l’ordre d’arrivée des demandes.
Au plus tard le mercredi précédant chaque tour à midi, avec attribution selon l’ordre d’arrivée des demandes.
Au plus tard le mercredi précédant chaque tour à midi, avec attribution par tirage au sort entre les demandes.

Au plus tard le mercredi précédant chaque tour à midi, avec attribution selon l’ordre d’arrivée des demandes.

Explication

Dans ces autres cas, les demandes doivent être déposées en mairie avant l’échéance du mercredi à midi, puis les emplacements sont accordés dans l’ordre d’arrivée. Le tirage au sort concerne les candidatures soumises à déclaration obligatoire, et non cette procédure.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Composition du conseil municipal.

Quel article fixe l’effectif du conseil municipal selon la population communale ?

L’article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.

Combien de conseillers municipaux une commune de 5 000 à 9 999 habitants compte-t-elle ?

29 conseillers municipaux.

Depuis quelle loi le conseil municipal peut-il être réputé complet avec un effectif réduit ?

La loi n° 2019-1461 du 27 décembre 2019.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Composition du conseil municipal.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM