QCM : Conseil des prud’hommes (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la mission du conseil de prud’hommes dans les litiges individuels liés au contrat de travail ?

Conseiller les parties et transmettre leur litige au juge civil
Contrôler les conventions collectives et arbitrer les conflits collectifs
Sanctionner les manquements professionnels et fixer les salaires
Concilier les parties et, si nécessaire, juger leur litige

Concilier les parties et, si nécessaire, juger leur litige

Explication

Le conseil de prud’hommes est une juridiction paritaire qui cherche d’abord à concilier les parties et peut ensuite juger leur litige individuel. Les conflits collectifs ne correspondent pas à cette mission centrée sur les litiges individuels du contrat de travail.

2. Quelle organisation caractérise un conseil de prud’hommes ?

Cinq sections autonomes et une formation commune de référé
Six sections autonomes sans formation commune de référé
Cinq sections rattachées à une formation commune de jugement
Quatre sections autonomes et une formation de référé par section

Cinq sections autonomes et une formation commune de référé

Explication

Le conseil comprend cinq sections autonomes — industrie, commerce, agriculture, activités diverses et encadrement — ainsi qu’une formation commune de référé. Une formation de référé propre à chaque section ne correspond pas à cette organisation.

3. Combien de conseillers siègent dans les bureaux de conciliation et de jugement, respectivement ?

Quatre au bureau de conciliation et deux au bureau de jugement
Deux au bureau de conciliation et quatre au bureau de jugement
Deux au bureau de conciliation et trois au bureau de jugement
Trois au bureau de conciliation et quatre au bureau de jugement

Deux au bureau de conciliation et quatre au bureau de jugement

Explication

Le bureau de conciliation comprend un conseiller salarié et un conseiller employeur, tandis que le bureau de jugement compte deux conseillers de chaque collège. Confondre les effectifs inverse la composition des deux bureaux.

4. Comment les conseillers prud’hommes sont-ils désignés depuis 2018 ?

Ils sont élus directement par les salariés et les employeurs lors d’un scrutin national
Ils sont nommés par le ministère du travail, sur proposition des juridictions locales
Ils sont désignés par les organisations représentatives sans nomination ministérielle
Ils sont nommés conjointement par les ministères de la justice et du travail, sur proposition d’organisations représentatives

Ils sont nommés conjointement par les ministères de la justice et du travail, sur proposition d’organisations représentatives

Explication

Depuis 2018, les ministères de la justice et du travail procèdent conjointement à leur nomination sur proposition des organisations syndicales et professionnelles représentatives. L’élection directe correspond à l’ancien mode de désignation, et non au dispositif actuel.

5. Dans quelle situation un litige relève-t-il de la compétence du conseil de prud’hommes ?

Lorsqu’il concerne une relation professionnelle, même sans contrat de travail ou d’apprentissage
Lorsqu’il est collectif et porte sur l’interprétation générale d’une convention de branche
Lorsqu’il est individuel, lié à un contrat de travail ou d’apprentissage et relève de l’activité professionnelle concernée
Lorsqu’il est individuel et porte sur toute activité exercée au sein d’une entreprise

Lorsqu’il est individuel, lié à un contrat de travail ou d’apprentissage et relève de l’activité professionnelle concernée

Explication

La compétence suppose un litige individuel lié à un contrat de travail ou d’apprentissage, né à l’occasion de ce contrat et relevant de l’activité professionnelle concernée. Une relation professionnelle sans contrat de cette nature ne suffit pas à établir cette compétence.

6. Une salariée travaille hors des locaux d’une entreprise et conteste une décision de son employeur : quel conseil est territorialement compétent ?

Celui de la commune où se situe le greffe le plus proche
Celui de la commune où se trouve le siège de l’entreprise
Celui de la commune où elle est domiciliée
Celui de la commune où l’employeur a signé le contrat

Celui de la commune où elle est domiciliée

Explication

Lorsque le travail est effectué en dehors d’une entreprise, la compétence territoriale revient au conseil de la commune du domicile du salarié. La commune de l’entreprise sert de critère lorsque le travail y est effectué.

7. Pour quelle demande la tentative de conciliation préalable est-elle écartée ?

Une demande de requalification du contrat ou une prise d’acte de rupture
Une demande de rappel de salaire ou de paiement d’heures supplémentaires
Une contestation portant sur le montant d’une indemnité de congés payés
Une demande d’indemnisation d’un préjudice lié à l’exécution du contrat

Une demande de requalification du contrat ou une prise d’acte de rupture

Explication

La procédure comporte en principe une tentative de conciliation, mais les demandes de requalification du contrat et les prises d’acte de rupture en sont dispensées. Une demande de rappel de salaire relève du principe général de conciliation préalable.

8. Quelle mesure le juge peut-il prendre en référé lorsqu’une situation exige une intervention rapide ?

Une mesure suspendue jusqu’à l’issue d’une procédure d’appel
Une décision limitée à constater l’urgence sans ordonner de mesure
Une décision définitive qui tranche l’ensemble du litige au fond
Une mesure provisoire et conservatoire, immédiatement exécutoire

Une mesure provisoire et conservatoire, immédiatement exécutoire

Explication

Le référé permet notamment de répondre à l’urgence ou à un trouble illicite par des mesures provisoires et conservatoires, immédiatement exécutoires. À la différence du jugement au fond, il ne tranche pas définitivement l’ensemble du litige.

9. Comment une partie saisit-elle le conseil de prud’hommes ?

En remettant ou en adressant une requête au greffe
En se présentant volontairement avec l’autre partie devant le bureau de conciliation
En demandant au greffe de convoquer les parties sans requête
En transmettant une demande directement au bureau de jugement

En remettant ou en adressant une requête au greffe

Explication

La saisine se fait par une requête remise ou adressée au greffe du conseil de prud’hommes. Depuis le 1er janvier 2020, la présentation volontaire des parties devant le bureau de conciliation ne vaut plus saisine.

10. Que peut-il se produire devant le Bureau de conciliation et d’orientation si les parties concluent un accord ?

Un jugement au fond doit être prononcé avant que l’accord soit enregistré
Un procès-verbal de conciliation peut être dressé et avoir l’autorité de la chose jugée
Un rapport confidentiel peut être établi sans effet juridique pour les parties
Une décision de référé peut être rendue pour remplacer l’accord conclu

Un procès-verbal de conciliation peut être dressé et avoir l’autorité de la chose jugée

Explication

Les parties peuvent être entendues ensemble ou séparément et confidentiellement ; en cas d’accord, un procès-verbal de conciliation peut être dressé et possède l’autorité de la chose jugée. Un rapport sans effet juridique ne rendrait pas compte de cette portée.

11. Après l’échec de la conciliation, quelle composition correspond à la formation normale du bureau de jugement ?

Un juge du tribunal judiciaire et deux conseillers salariés
Un conseiller salarié et un conseiller employeur
Deux juges du tribunal judiciaire et deux conseillers employeurs
Deux conseillers salariés et deux conseillers employeurs

Deux conseillers salariés et deux conseillers employeurs

Explication

La formation normale réunit deux conseillers de chaque collège, soit quatre conseillers au total. La formation restreinte, contrairement à la formation normale, ne compte qu’un conseiller salarié et un conseiller employeur.

12. Une partie souhaite contester un jugement prud’homal tout en suspendant son exécution : quel recours doit-elle former et dans quel délai ?

Un appel dans un délai d’un mois
Un pourvoi en cassation dans un délai d’un mois
Un appel dans un délai de deux mois
Un pourvoi en cassation dans un délai de deux mois

Un appel dans un délai d’un mois

Explication

L’appel doit être formé dans le mois et suspend l’exécution du jugement. Le pourvoi en cassation se forme dans un délai de deux mois, mais ne suspend pas cette exécution.

13. Lors de la conciliation d’un litige de licenciement, quelle indemnité les parties peuvent-elles convenir de verser pour mettre fin au litige ?

Une indemnité comprise entre six et douze mois de salaire selon l’ancienneté
Une indemnité déterminée par un barème progressif avec un plancher et un plafond
Une indemnité fixe de six mois de salaire, quelle que soit l’ancienneté
Une indemnité comprise entre deux et vingt-quatre mois de salaire selon l’ancienneté

Une indemnité comprise entre deux et vingt-quatre mois de salaire selon l’ancienneté

Explication

Les parties peuvent conclure la conciliation par le versement d’une indemnité allant de deux à vingt-quatre mois de salaire, selon l’ancienneté du salarié. Le barème avec plancher et plafond concerne l’indemnisation judiciaire d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

14. Quel mode de calcul s’applique à l’indemnisation prononcée pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse ?

Une indemnité forfaitaire identique pour tous les salariés
Un barème progressif qui fixe un plancher et un plafond
Une indemnité de deux à vingt-quatre mois fixée lors de la conciliation
Une indemnité minimale de six mois sans plafond

Un barème progressif qui fixe un plancher et un plafond

Explication

L’indemnisation prononcée au jugement suit un barème progressif qui encadre le montant par un plancher et un plafond. L’indemnité minimale de six mois sans plafond concerne le licenciement nul dans les conditions prévues.

15. Un salarié victime d’un licenciement nul ne demande pas sa réintégration, ou celle-ci est impossible : quelle indemnité peut-il réclamer ?

Au moins douze mois de salaire, avec un plafond lié à son ancienneté
Au moins six mois de salaire, sans plafond
Entre deux et vingt-quatre mois de salaire selon son ancienneté
Un montant fixé par un barème progressif avec un plancher et un plafond

Au moins six mois de salaire, sans plafond

Explication

Dans cette situation, le salarié a droit à une indemnité d’au moins six mois de salaire, sans plafond. Le barème progressif avec plancher et plafond relève du licenciement sans cause réelle et sérieuse.

16. Une salariée réclame des rappels de salaire et de rémunération variable : quel délai de prescription s’applique et quand commence-t-il à courir ?

Trois ans à partir du moment où elle a connu ou aurait dû connaître les faits utiles
Deux ans à partir du jour où elle a connu ou aurait dû connaître les faits utiles
Six mois à compter de la signature du solde de tout compte
Douze mois à compter de la notification de la rupture du contrat

Trois ans à partir du moment où elle a connu ou aurait dû connaître les faits utiles

Explication

Les demandes de paiement de salaire et de rémunération variable se prescrivent par trois ans à compter de la connaissance, réelle ou présumée, des faits permettant d’agir. Le délai de deux ans concerne les actions portant sur l’exécution du contrat de travail.

17. Un salarié découvre des faits concernant l’exécution de son contrat et souhaite agir en justice : quel délai s’applique ?

Six mois à compter de la signature du solde de tout compte
Douze mois à compter de la notification de la rupture
Deux ans à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître les faits
Trois ans à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître les faits

Deux ans à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître les faits

Explication

L’action portant sur l’exécution du contrat se prescrit par deux ans à compter de la connaissance, réelle ou présumée, des faits permettant d’exercer le droit. Le délai de douze mois concerne une action portant sur la rupture du contrat.

18. Après la notification de la rupture de son contrat de travail, dans quel délai le salarié doit-il engager une action portant sur cette rupture ?

Dans les deux ans suivant la notification
Dans les douze mois suivant la notification
Dans les trois ans suivant la notification
Dans les six mois suivant la notification

Dans les douze mois suivant la notification

Explication

L’action portant sur la rupture du contrat se prescrit par douze mois à compter de sa notification. Le délai de deux ans s’applique aux actions concernant l’exécution du contrat, et non sa rupture.

19. Un salarié signe un reçu pour solde de tout compte puis souhaite le contester : quel délai s’applique à sa contestation ?

Deux ans à compter de la signature
Six mois à compter de la signature
Trois ans à compter de la signature
Douze mois à compter de la signature

Six mois à compter de la signature

Explication

La contestation du solde de tout compte signé se prescrit par six mois à compter de la signature. Le délai de douze mois concerne l’action portant sur la rupture du contrat, et non cette contestation.

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Quel est le rôle du conseil de prud’hommes dans les litiges individuels du travail ?

Il concilie les parties et, si nécessaire, juge les litiges liés au contrat de travail.

Quelles sections autonomes composent chaque conseil de prud’hommes ?

Industrie, commerce, agriculture, activités diverses et encadrement.

Quelle formation complète les sections autonomes du conseil de prud’hommes ?

Une formation commune de référé.

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