QCM : Contrat de travail et CDD (56 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel organisme est compétent pour trancher un litige portant sur l’application d’un contrat de travail ?

Le tribunal administratif
Le tribunal judiciaire
Le bureau de conciliation et d’orientation
Le conseil de prud’hommes

Le conseil de prud’hommes

Explication

Les litiges relatifs à l’application d’un contrat de travail relèvent du conseil de prud’hommes. Le tribunal judiciaire renvoie à la juridiction civile de droit commun, le tribunal administratif traite les litiges administratifs et le bureau de conciliation est une étape de la procédure prud’homale.

2. Quelle relation décrit un contrat de travail conclu entre une salariée et une entreprise ?

La salariée fournit une prestation indépendante, sans direction de l’entreprise et contre rémunération
La salariée travaille pour l’entreprise, sous sa direction et sans rémunération
L’entreprise travaille pour la salariée, sous sa direction et contre rémunération
La salariée travaille pour l’entreprise, sous sa direction et contre rémunération

La salariée travaille pour l’entreprise, sous sa direction et contre rémunération

Explication

Le contrat de travail est synallagmatique : une personne travaille pour le compte et sous la direction d’une autre, en échange d’une rémunération. La prestation indépendante écarte la subordination, l’absence de rémunération omet un élément de cette définition et l’inversion attribue la prestation à la mauvaise partie.

3. Une personne travaille pour une société, reçoit une rémunération et voit l’exécution de ses tâches contrôlée par celle-ci. Quels éléments caractéristiques du contrat de travail sont réunis ?

Travail, rémunération et lien de subordination juridique
Travail, absence de rémunération et lien de subordination juridique
Rémunération, contrôle des résultats et absence de prestation de travail
Travail, rémunération et autonomie dans l’exécution

Travail, rémunération et lien de subordination juridique

Explication

Les trois éléments caractéristiques sont la fourniture d’un travail, le paiement d’une rémunération et le lien de subordination juridique, dont le contrôle est un indice. L’autonomie écarte la subordination, l’absence de rémunération contredit la situation décrite et les résultats seuls ne remplacent pas la prestation de travail.

4. Dans une émission télévisée, une participante suit un déroulement contrôlé et scénarisé par la production, et son activité contribue à créer une valeur économique. Quelle qualification cette activité peut-elle recevoir ?

Une activité bénévole, du fait de son caractère scénarisé
Une prestation de travail, malgré l’apparence d’un jeu
Une prestation indépendante, du fait de sa diffusion télévisée
Une activité de loisir, malgré la valeur créée

Une prestation de travail, malgré l’apparence d’un jeu

Explication

Une activité ressemblant à un jeu télévisé peut constituer un travail lorsqu’elle crée une valeur économique et que ses conditions révèlent une prestation de travail. La forme ludique ne suffit pas à exclure le travail, la valeur économique n’établit pas à elle seule une rémunération et la diffusion ne prouve pas l’indépendance.

5. Quelles obligations réciproques le contrat de travail précise-t-il entre le salarié et l’employeur ?

Diriger le salarié et fournir un travail
Mettre à disposition une activité et contrôler son exécution
Fournir un travail et payer une rémunération
Payer une rémunération et justifier le lien de subordination

Fournir un travail et payer une rémunération

Explication

Le contrat précise les obligations réciproques : le salarié fournit un travail et l’employeur paie une rémunération. Diriger ou contrôler relève du pouvoir de l’employeur, tandis que justifier le lien de subordination est aussi une utilité du contrat, mais ne remplace pas ces obligations.

6. Une entreprise conclut en France un contrat de travail écrit avec une salariée. Dans quelle langue ce contrat doit-il être rédigé ?

En français
Dans la langue choisie par l’employeur
Dans une langue commune aux deux parties
Dans la langue maternelle de la salariée

En français

Explication

Un contrat de travail écrit conclu en France doit être rédigé en français. La langue maternelle, le choix de l’employeur ou une langue commune ne remplacent pas cette règle applicable au contrat.

7. Une entreprise envisage de recruter un salarié en CDI ou sous un autre type de contrat. Quelle règle encadre ce choix ?

Le CDI est le mode de droit commun ; les autres contrats sont encadrés par la loi
Les autres contrats relèvent du droit commun ; le CDI est encadré par la loi
Le CDI et les autres contrats sont soumis au même principe de recours
Le CDD est le mode de droit commun ; le CDI est encadré par la loi

Le CDI est le mode de droit commun ; les autres contrats sont encadrés par la loi

Explication

Le CDI constitue le mode de recrutement de droit commun, tandis que le recours aux autres types de contrats est encadré par la loi. Inverser ces catégories attribue à tort le droit commun au CDD, et les autres réponses effacent ou renversent la distinction juridique.

8. Une entreprise confie à une salariée en CDD, pour une mission présentée comme temporaire, les tâches ordinaires d’un poste qui fonctionne toute l’année. Quel principe s’applique ?

Le CDD relève d’un motif saisonnier lorsque l’activité se répète chaque année.
Le CDD est valable dès lors que la mission est présentée comme temporaire.
Le CDD ne peut pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.
Le CDD peut couvrir durablement un poste permanent si les tâches sont ordinaires.

Le CDD ne peut pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise.

Explication

Le CDD doit répondre à une tâche précise et temporaire et ne peut avoir pour objet ou effet de pourvoir durablement un emploi normal et permanent. Le premier distracteur confond l’intitulé temporaire avec la réalité du poste, le deuxième assimile une activité permanente à une activité saisonnière et le troisième méconnaît l’interdiction légale.

9. Quel motif fait partie des motifs légaux ordinaires de recours au CDD ?

La création d’un poste permanent lié à l’activité normale.
La réalisation de travaux dangereux dans l’entreprise.
L’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise.
La couverture d’un emploi permanent au titre d’une formation.

L’accroissement temporaire de l’activité de l’entreprise.

Explication

L’accroissement temporaire de l’activité fait partie des motifs ordinaires de recours au CDD, avec le remplacement et certains emplois saisonniers ou d’usage. Le premier distracteur transforme une hausse temporaire en besoin permanent, le deuxième confond emploi permanent et emploi d’usage, et le troisième substitue à un motif légal un contexte de travaux dangereux.

10. Une entreprise invoque un remplacement fictif pour conclure un CDD. Quelle conséquence peut découler du caractère non réel du motif ?

La requalification en CDI et une indemnité de requalification égale à un mois de salaire.
La requalification en CDI et une indemnité de licenciement égale à un mois de salaire.
Le maintien du CDD et une indemnité de préavis égale à un mois de salaire.
Le maintien du CDD dès lors qu’une échéance est écrite au contrat.

La requalification en CDI et une indemnité de requalification égale à un mois de salaire.

Explication

Un motif de recours qui n’est pas réel peut entraîner la requalification en CDI et une indemnité de requalification d’un mois de salaire. Le premier distracteur confond cette indemnité avec celle de licenciement, le deuxième réduit la conséquence au préavis et le troisième suppose à tort qu’une échéance écrite valide un motif fictif.

11. Six semaines après un licenciement économique, l’employeur veut recruter en CDD pour remplacer un salarié gréviste. Quelle règle s’applique ?

Le recours est autorisé, car le remplacement constitue un motif ordinaire de CDD.
Le recours est interdit uniquement si le poste est lié à l’activité permanente.
Le recours est autorisé, car l’exception des six mois couvre tout remplacement.
Le recours est interdit, car il s’agit du remplacement d’un gréviste.

Le recours est interdit, car il s’agit du remplacement d’un gréviste.

Explication

Le remplacement de salariés grévistes est interdit en CDD. L’exception à l’interdiction suivant un licenciement économique concerne l’accroissement temporaire d’activité, pas le remplacement d’un gréviste; les autres distracteurs confondent cette exception avec le remplacement ou écartent à tort l’interdiction propre à la grève.

12. Une embauche en CDD a lieu un lundi, sans jour férié dans la semaine. Au plus tard quand le contrat écrit doit-il être remis au salarié ?

Le vendredi, en appliquant un délai de quatre jours ouvrables.
Le mardi, en comptant le lundi comme premier jour du délai.
Le mercredi, après les deux jours ouvrables suivant l’embauche.
Le jeudi, en faisant courir deux jours calendaires à partir du mardi.

Le mercredi, après les deux jours ouvrables suivant l’embauche.

Explication

Le jour de l’embauche n’est pas compté : les deux jours ouvrables suivants sont le mardi et le mercredi, et le contrat doit être remis dans ce délai. Le premier distracteur inclut à tort le lundi, le deuxième confond jours ouvrables et jours calendaires, et le troisième allonge le délai prévu.

13. Un CDD signé est remis au salarié après le délai de deux jours ouvrables. Quelle conséquence correspond à cette situation ?

Le retard ne requalifie pas le CDD en CDI, mais une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire peut être accordée.
Le retard rend le CDD nul, même si le salarié a signé le contrat.
Le retard requalifie le CDD en CDI et ouvre droit automatiquement à un mois de salaire.
Le retard maintient le CDD sans requalification et entraîne automatiquement un mois de salaire.

Le retard ne requalifie pas le CDD en CDI, mais une indemnité pouvant atteindre un mois de salaire peut être accordée.

Explication

Quand le contrat est signé, le dépassement du délai de transmission ne provoque pas la requalification en CDI, mais peut ouvrir droit à une indemnité plafonnée à un mois de salaire. Le premier distracteur confond retard et absence d’écrit, le deuxième transforme un plafond en somme automatique, et le troisième nie toute conséquence possible.

14. En cas de remplacement, quelles informations doivent figurer parmi les mentions essentielles du CDD ?

La seule adresse de l’organisme de prévoyance du salarié remplacé.
Le nom et la qualification professionnelle du salarié remplacé.
Le seul nom du salarié recruté, sans indication de qualification.
La seule date de remise du contrat au salarié recruté.

Le nom et la qualification professionnelle du salarié remplacé.

Explication

Pour un CDD de remplacement, le nom et la qualification professionnelle de la personne remplacée sont des mentions essentielles. Le premier distracteur omet la qualification, le deuxième confond le salarié remplacé avec le salarié recruté et le troisième substitue une information de prévoyance à une mention essentielle.

15. Un employeur souhaite rédiger un seul CDD en indiquant à la fois un remplacement et un accroissement temporaire d’activité. Quelle règle doit-il respecter ?

Le contrat peut omettre le motif si les deux situations sont détaillées ailleurs.
Le contrat peut indiquer deux motifs si chacun est décrit avec précision.
Le contrat peut combiner plusieurs motifs dès lors qu’ils sont tous légaux.
Le contrat doit indiquer clairement un seul motif de recours parmi les cas légaux.

Le contrat doit indiquer clairement un seul motif de recours parmi les cas légaux.

Explication

Un CDD doit indiquer clairement et précisément un seul motif de recours parmi les cas légaux limitatifs. Le premier distracteur confond motifs et mentions, tandis que les deux autres autorisent à tort le cumul de motifs ou l’omission de la mention exigée.

16. Un CDD est renouvelé par avenant. À quel moment l’employeur doit-il réexaminer le motif de recours et respecter le formalisme applicable ?

Lors de la paie suivant le renouvellement, sans avenant
Au moment du renouvellement, en respectant son formalisme
À la signature initiale, sans nouvel examen au renouvellement
À la fin du renouvellement, avant la fin du contrat

Au moment du renouvellement, en respectant son formalisme

Explication

Le motif de recours s’apprécie à la signature, puis de nouveau au moment du renouvellement, lequel doit respecter son formalisme. Le premier distracteur omet le nouvel examen, le deuxième le reporte au mauvais moment et le troisième confond ce contrôle avec une formalité de paie.

17. Une entreprise conclut un CDD à terme précis pour une mission dont la date de fin est connue dès la signature. Quand ce contrat prend-il fin ?

À la date prévue dès la conclusion, ou à la fin de son renouvellement
Au terme de dix-huit mois, quelle que soit la date convenue
À la date choisie ultérieurement par l’employeur
À la réalisation d’un événement dont la date reste inconnue

À la date prévue dès la conclusion, ou à la fin de son renouvellement

Explication

Un CDD à terme précis comporte une échéance fixée dès sa conclusion et prend fin à cette échéance ou à la fin de sa période de renouvellement. Le premier distracteur décrit un terme incertain, le deuxième ajoute une décision unilatérale et le troisième confond échéance contractuelle et durée maximale ordinaire.

18. Un CDD autorise deux renouvellements déterminés, mais le renouvellement envisagé ferait dépasser la durée maximale applicable au contrat. Quelle règle s’applique ?

Le contrat doit être renouvelé deux fois avant de pouvoir prendre fin
Le renouvellement est permis dès lors que le contrat initial était régulier
La durée maximale s’applique au contrat initial, renouvellements exclus
Le renouvellement ne peut pas porter la durée totale au-delà du maximum applicable

Le renouvellement ne peut pas porter la durée totale au-delà du maximum applicable

Explication

Le CDD peut être renouvelé deux fois pour une durée déterminée, mais la durée cumulée doit rester dans la limite maximale applicable. Le premier distracteur ignore cette limite, le deuxième exclut à tort les renouvellements du calcul et le troisième transforme une possibilité en obligation.

19. Pour un CDD successif sur le même poste, le contrat initial et son renouvellement totalisent 18 jours. Quel délai de carence légal correspond à cette durée ?

Trois jours
Six jours
Douze jours
Neuf jours

Six jours

Explication

Pour une durée d’au moins 14 jours, renouvellement inclus, le délai de carence est égal au tiers de la durée totale : 18÷3=618 \div 3 = 6 jours. Le deuxième distracteur applique la règle des contrats de moins de 14 jours, tandis que les autres reposent sur une mauvaise base de calcul.

20. Un CDD est conclu pour une durée de sept mois. Quelle durée maximale de période d’essai s’applique ?

Sept mois
Deux semaines
Sept jours
Un mois

Un mois

Explication

Pour un CDD de plus de six mois, la période d’essai est d’un mois. Le premier distracteur applique la règle des contrats d’au moins six mois sans tenir compte du dépassement du seuil, et les autres confondent l’essai avec une autre durée.

21. Un salarié en CDD devient inapte, et cette inaptitude est constatée par le médecin du travail. Cette situation peut-elle mettre fin au contrat avant son terme ?

Oui, mais seulement si l’employeur constate lui-même une faute grave
Non, l’inaptitude permet seulement de renouveler le CDD
Oui, l’inaptitude constatée par le médecin du travail est un cas de fin du CDD
Non, seule l’arrivée du terme peut mettre fin au CDD

Oui, l’inaptitude constatée par le médecin du travail est un cas de fin du CDD

Explication

L’inaptitude constatée par le médecin du travail figure parmi les cas pouvant mettre fin au CDD. Le premier distracteur confond inaptitude et faute grave, le deuxième écarte à tort les autres cas de fin et le troisième assimile cette situation à un renouvellement.

22. À la fin d’un CDD, un salarié refuse un CDI proposé pour le même emploi. Quelle conséquence cela a-t-il sur l’indemnité de précarité ?

L’indemnité n’est écartée que si l’employeur rompt le CDD avant son terme
L’indemnité est due dès lors que le CDD arrive à son terme
L’indemnité de précarité reste égale à 10 % des sommes perçues
L’indemnité de précarité n’est pas due en raison du refus du CDI

L’indemnité de précarité n’est pas due en raison du refus du CDI

Explication

Le refus d’un CDI proposé à la fin du CDD fait partie des exceptions au versement de l’indemnité de précarité, normalement égale à 10 % des sommes perçues. Le premier distracteur ignore cette exception, et les autres confondent le refus du CDI avec d’autres circonstances ou supposent que l’arrivée du terme suffit.

23. Une salariée commence à travailler sans contrat écrit. Quelle présomption s’applique à son contrat ?

Un contrat sans durée présumée
Un CDI à temps complet
Un CDI à temps partiel
Un CDD à temps partiel

Un CDI à temps complet

Explication

Le CDI est la forme normale du contrat de travail et, en l’absence d’écrit, le contrat est présumé à durée indéterminée et à temps complet. Le CDD à temps partiel doit être écrit ; le temps partiel inverse la présomption ; l’absence d’écrit n’empêche pas la présomption.

24. Un employeur retire une offre d’emploi après qu’elle est parvenue à la candidate, mais avant la fin du délai fixé pour l’accepter. Quelle conséquence peut en résulter ?

La rétractation est valable et ne peut engager aucune responsabilité
Le contrat est formé dès la réception de l’offre, malgré son retrait
La formation du contrat est empêchée, mais sa responsabilité extracontractuelle peut être engagée
La rétractation est sans conséquence puisque l’offre n’a pas encore été acceptée

La formation du contrat est empêchée, mais sa responsabilité extracontractuelle peut être engagée

Explication

Après réception de l’offre et avant l’échéance du délai fixé ou raisonnable, sa rétractation empêche la formation du contrat mais peut engager la responsabilité extracontractuelle de son auteur. La rétractation avant réception est possible ; la réception seule ne forme pas le contrat ; l’absence de contrat n’exclut pas cette responsabilité.

25. Lors de la rédaction d’une clause de rémunération, quelles informations doivent être précisées pour décrire la rémunération contractualisée ?

Le fixe, le montant brut, les objectifs et la date d’embauche
Le fixe, le calcul du variable, la périodicité et le montant net
Le variable, la périodicité, le montant brut et la classification
Le fixe, le calcul du variable, la périodicité et le montant brut

Le fixe, le calcul du variable, la périodicité et le montant brut

Explication

La rémunération contractualisée précise le montant fixe, les éléments de calcul du variable, la périodicité du versement et le montant brut. Le net ne remplace pas le brut ; les objectifs ou la date d’embauche ne remplacent pas les éléments de calcul ou la périodicité.

26. Une entreprise prévoit une prime variable calculée selon des indicateurs objectifs indépendants de sa volonté. La prime ne transfère pas le risque de l’entreprise au salarié et maintient sa rémunération au-dessus des minima applicables. Comment évaluer cette rémunération variable ?

Elle est illicite parce que le salarié supporte le risque de l’entreprise
Elle est illicite parce que son montant varie selon des indicateurs
Elle est illicite parce qu’elle ne respecte pas les minima applicables
Elle satisfait aux conditions de licéité énoncées

Elle satisfait aux conditions de licéité énoncées

Explication

Une rémunération variable est licite si elle repose sur des éléments objectifs indépendants de l’employeur, ne fait pas porter le risque de l’entreprise sur le salarié et ne fait pas passer la rémunération sous les minima. Une rémunération variable n’est pas illicite du seul fait qu’elle varie ; ici, le risque n’est pas transféré et les minima sont respectés.

27. Deux salariés accomplissent un travail de valeur comparable, mais l’un est mieux rémunéré. Quelle justification peut rendre cette différence admissible ?

Des critères objectifs et pertinents, étrangers à toute discrimination
La seule différence de rémunération, sans motif lié aux salariés
Un critère pertinent même s’il repose sur une discrimination
Une décision de l’employeur fondée sur ses préférences personnelles

Des critères objectifs et pertinents, étrangers à toute discrimination

Explication

Une différence de rémunération pour un travail égal doit s’appuyer sur des critères objectifs et pertinents, étrangers à toute discrimination. Une préférence personnelle n’est pas un critère objectif ; la comparabilité n’interdit pas toute différence justifiée ; un motif discriminatoire ne peut la justifier.

28. Une salariée travaille à temps partiel, mais son employeur n’a pas établi de contrat écrit. Quelle conséquence découle de cette absence d’écrit ?

Le contrat est présumé être un CDI à temps complet
Le contrat est sans effet faute d’horaires écrits
Le contrat est réputé à temps plein
Le contrat est réputé à temps partiel

Le contrat est réputé à temps plein

Explication

Le contrat à temps partiel doit être écrit ; à défaut, il est réputé à temps plein. La présomption concerne ici la durée du travail, pas la durée déterminée ou indéterminée ; des horaires informatifs ne remplacent pas l’écrit ; l’absence d’écrit entraîne la présomption de temps plein plutôt que l’inefficacité du contrat.

29. Une salariée signe un contrat de travail qui ne mentionne aucun forfait et n’a signé aucune convention distincte. Son employeur peut-il considérer qu’elle est soumise à un forfait annuel ?

Oui, si la salariée a poursuivi son travail sans contester les horaires
Non, le forfait suppose l’accord écrit de la salariée, éventuellement intégré au contrat
Oui, dès lors qu’un accord collectif prévoit ce forfait pour sa catégorie
Oui, si l’employeur lui a communiqué le nombre d’heures annuel attendu

Non, le forfait suppose l’accord écrit de la salariée, éventuellement intégré au contrat

Explication

Une convention individuelle de forfait ne se présume pas : l’accord écrit de la salariée est requis, même s’il peut figurer dans le contrat. L’accord collectif ne remplace pas cet écrit, un horaire communiqué n’y suffit pas et la poursuite du travail ne vaut pas accord écrit.

30. Un salarié rémunéré au forfait annuel en heures effectue des heures supplémentaires. Quel régime s’applique à ces heures ?

Elles sont majorées et comptabilisées dans le contingent annuel ouvrant droit à la contrepartie obligatoire en repos
Elles ouvrent droit aux majorations, mais le salarié est exclu du contingent annuel et de sa contrepartie obligatoire en repos
Elles ne donnent droit ni aux majorations ni à la contrepartie obligatoire en repos
Elles ouvrent droit au contingent annuel et à sa contrepartie obligatoire en repos, mais sans majoration

Elles ouvrent droit aux majorations, mais le salarié est exclu du contingent annuel et de sa contrepartie obligatoire en repos

Explication

Le forfait annuel en heures maintient le droit aux majorations d’heures supplémentaires, tandis que le salarié est exclu du contingent annuel et de la contrepartie obligatoire en repos. L’erreur consiste à confondre ces majorations avec cette contrepartie, à écarter les garanties de durée et de repos, ou à inclure les heures dans le contingent.

31. Une salariée organise réellement son emploi du temps, et la durée de son travail ne peut être prédéterminée. Elle n’est pas cadre. Peut-elle relever d’un forfait jours au titre de l’article L.3121-58 ?

Non, car seuls les cadres autonomes peuvent conclure un forfait jours
Oui, dès lors que son poste est visé par un accord collectif, même sans autonomie réelle
Non, car elle devrait suivre l’horaire collectif pour être éligible
Oui, car les salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée peuvent aussi y relever s’ils disposent d’une réelle autonomie

Oui, car les salariés dont la durée du travail ne peut être prédéterminée peuvent aussi y relever s’ils disposent d’une réelle autonomie

Explication

L’article L.3121-58 vise aussi les salariés dont le temps de travail ne peut être prédéterminé et qui disposent d’une réelle autonomie dans l’organisation de leur emploi du temps. Réserver le dispositif aux cadres confond les deux catégories, et le suivi de l’horaire collectif ne correspond pas au critère d’autonomie décrit.

32. Une entreprise prépare la convention individuelle de forfait jours d’un salarié autonome. Quelle combinaison de mentions doit-elle y faire figurer ?

La nature du forfait, le nombre de jours travaillés, la rémunération forfaitaire et les raisons de son autonomie
L’intitulé du poste, l’horaire collectif, les repos hebdomadaires et les majorations d’heures supplémentaires
La période de référence, le suivi collectif de la charge, le droit à la déconnexion et les règles d’absence
Le nombre d’heures annuelles, la durée quotidienne maximale et le contingent d’heures supplémentaires

La nature du forfait, le nombre de jours travaillés, la rémunération forfaitaire et les raisons de son autonomie

Explication

La convention individuelle écrite indique la nature du forfait, le nombre de jours travaillés dans l’année, la rémunération forfaitaire et les raisons de l’autonomie du salarié. Les modalités de suivi et le droit à la déconnexion relèvent de l’accord collectif ; l’intitulé du poste ou un volume horaire ne remplacent pas les mentions individuelles requises.

33. Une salariée relève d’un forfait jours valide et travaille au-delà de la durée quotidienne maximale prévue pour les salariés soumis au décompte horaire. Cette limite lui est-elle applicable ?

Non, les limites hebdomadaires sont écartées, mais la limite quotidienne demeure
Oui, les limites quotidiennes et hebdomadaires s’appliquent comme pour un décompte horaire
Non, la durée quotidienne maximale ne s’applique pas au forfait jours
Oui, la durée quotidienne maximale s’applique, mais pas les limites hebdomadaires

Non, la durée quotidienne maximale ne s’applique pas au forfait jours

Explication

Dans le forfait jours, les durées légales hebdomadaires, les durées hebdomadaires maximales et la durée quotidienne maximale ne s’appliquent pas. Les options qui maintiennent la limite quotidienne ou hebdomadaire confondent ces règles avec celles applicables à d’autres régimes de décompte.

34. Un employeur constate que la charge de travail d’un salarié au forfait jours s’est nettement accrue. Quelle mesure relève de son obligation ?

Attendre l’entretien annuel pour évaluer la charge et sa répartition
Demander au salarié d’attester seul que sa charge de travail reste raisonnable
Vérifier régulièrement que la charge reste raisonnable et que le travail est bien réparti dans le temps
Contrôler chaque jour le respect de la durée quotidienne maximale de travail

Vérifier régulièrement que la charge reste raisonnable et que le travail est bien réparti dans le temps

Explication

L’employeur doit vérifier régulièrement que la charge de travail est raisonnable et permet une bonne répartition du travail dans le temps. Cette obligation ne se réduit pas au contrôle d’une durée quotidienne maximale, ne peut être reportée au seul entretien annuel et ne repose pas sur la seule autoévaluation du salarié.

35. Un accord collectif doit encadrer un forfait jours. Quelle proposition décrit correctement plusieurs éléments qu’il doit fixer ?

Les catégories éligibles, la période de référence, le nombre de jours dans la limite de 235 et les règles de rémunération des absences
Le nombre d’heures annuelles, les durées maximales quotidiennes et hebdomadaires et les majorations d’heures supplémentaires
Les catégories éligibles, la période de référence, le nombre de jours dans la limite de 218 et les règles de rémunération des absences et des mouvements en cours de période
Les raisons de l’autonomie de chaque salarié, sa rémunération forfaitaire et le nombre de jours de sa convention individuelle

Les catégories éligibles, la période de référence, le nombre de jours dans la limite de 218 et les règles de rémunération des absences et des mouvements en cours de période

Explication

L’accord collectif définit notamment les catégories concernées, la période de référence, le nombre de jours dans la limite de 218 et le traitement des absences, arrivées ou départs en cours de période. La limite de 235 jours est erronée ici, les raisons individuelles de l’autonomie relèvent de la convention individuelle, et les éléments horaires proposés correspondent à un autre régime.

36. Un salarié souhaite renoncer à des jours non travaillés au titre de son forfait jours. Quelle démarche respecte les règles applicables ?

Informer l’employeur et signer un avenant fixant une majoration d’au moins 10 %, reconduit tacitement l’année suivante
Obtenir l’accord de l’employeur et signer un avenant fixant une majoration d’au moins 10 %, reconduit tacitement l’année suivante
Obtenir l’accord de l’employeur et signer un avenant fixant une majoration d’au moins 10 %, sans reconduction tacite l’année suivante
Obtenir l’accord de l’employeur et signer un avenant fixant une majoration inférieure à 10 %, sans reconduction tacite

Obtenir l’accord de l’employeur et signer un avenant fixant une majoration d’au moins 10 %, sans reconduction tacite l’année suivante

Explication

La renonciation à des jours non travaillés exige l’accord de l’employeur et un avenant qui fixe une majoration salariale d’au moins 10 % ; l’accord ne se reconduit pas tacitement l’année suivante. Les distracteurs omettent l’accord, passent sous le minimum ou réintroduisent une reconduction tacite.

37. Quel est le double objectif de la période d’essai pour l’employeur et le salarié ?

Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié d’apprécier si les fonctions lui conviennent
Permettre au salarié d’évaluer les compétences de l’employeur et à celui-ci d’apprécier ses attentes
Permettre à l’employeur de former le salarié et au salarié de négocier sa rémunération
Permettre à l’employeur de préparer une rupture et au salarié de vérifier la durée du préavis

Permettre à l’employeur d’évaluer les compétences et au salarié d’apprécier si les fonctions lui conviennent

Explication

La période d’essai sert à l’employeur pour évaluer les compétences professionnelles et au salarié pour apprécier si les fonctions lui conviennent. Les autres propositions la confondent avec la formation, inversent les rôles ou l’assimilent au préavis.

38. Une entreprise embauche une salariée et souhaite prévoir une période d’essai. Que doit-elle faire pour que cette période soit valablement prévue au contrat ?

La déterminer selon la seule qualification du salarié et la communiquer après la prise de poste
La mentionner oralement à l’embauche en tenant compte de la situation antérieure du salarié
La prévoir expressément au contrat en tenant compte de la qualification, du contrat, de la situation antérieure et des règles conventionnelles
La prévoir automatiquement en fonction de la nature du contrat, sans la faire figurer dans le contrat

La prévoir expressément au contrat en tenant compte de la qualification, du contrat, de la situation antérieure et des règles conventionnelles

Explication

La période d’essai doit être expressément inscrite au contrat, en tenant compte de plusieurs éléments : qualification, nature du contrat, situation avant l’embauche et dispositions conventionnelles. Les distracteurs omettent l’exigence d’inscription expresse ou réduisent les critères à un seul.

39. Une entreprise embauche un agent de maîtrise et doit fixer sa durée initiale de période d’essai. Quelle durée de référence s’applique ?

Six mois
Deux mois
Quatre mois
Trois mois

Trois mois

Explication

La durée initiale de référence est de trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens. Deux mois correspondent aux ouvriers et employés, quatre mois aux cadres, tandis que six mois est un plafond renouvellement compris pour les agents de maîtrise.

40. Le contrat d’un salarié et un accord de branche étendu autorisent expressément le renouvellement de sa période d’essai. Quelle condition supplémentaire doit être remplie pour renouveler celle-ci ?

Informer le salarié du renouvellement et le limiter à une seule fois
Obtenir l’accord de l’employeur et limiter le renouvellement à une seule fois
Obtenir l’accord du salarié et limiter le renouvellement à une seule fois
Obtenir l’accord du salarié et permettre plusieurs renouvellements prévus au contrat

Obtenir l’accord du salarié et limiter le renouvellement à une seule fois

Explication

Même lorsque l’accord de branche étendu et le contrat prévoient expressément le renouvellement, celui-ci exige l’accord du salarié et n’est possible qu’une fois. Une simple information ne remplace pas cet accord, et le renouvellement ne peut pas être répété.

41. Lors de l’embauche, quelle information l’employeur doit-il communiquer au salarié concernant l’entretien professionnel ?

Son droit à bénéficier d’un entretien professionnel tous les deux ans
Son droit à bénéficier d’un entretien annuel d’évaluation tous les quatre ans
Son droit à bénéficier d’un entretien professionnel tous les quatre ans
La possibilité de solliciter un entretien professionnel sans périodicité déterminée

Son droit à bénéficier d’un entretien professionnel tous les quatre ans

Explication

À l’embauche, l’employeur doit informer le salarié de son droit à un entretien professionnel tous les quatre ans ; l’inscrire au contrat peut faciliter la preuve de cette information. Les distracteurs confondent le type d’entretien, changent la périodicité ou rendent l’information facultative.

42. Un contrat désigne clairement un établissement précis et stipule que le salarié y exercera exclusivement son activité. Comment faut-il qualifier la mention du lieu de travail ?

Elle devient déterminante, car le contrat fixe clairement et exclusivement le lieu d’activité
Elle devient déterminante uniquement si le contrat désigne un secteur géographique
Elle reste informative, car l’exclusivité écrite ne modifie pas la portée de la mention
Elle reste informative, car le lieu de travail n’a en principe qu’une valeur indicative

Elle devient déterminante, car le contrat fixe clairement et exclusivement le lieu d’activité

Explication

Le lieu de travail est en principe une indication informative, mais il devient déterminant lorsque le contrat stipule clairement et précisément une activité exclusivement exercée dans un lieu défini. Les autres réponses ignorent cette exception, confondent le lieu avec le secteur géographique ou minimisent la portée de la clause.

43. Un employeur modifie un élément essentiel du contrat d’une salariée. Quel est le statut juridique de cette mesure ?

Une modification applicable avant que la salariée puisse donner son avis
Un changement des conditions de travail relevant du pouvoir de direction
Un changement non déterminant qui s’impose à la salariée
Une modification du contrat nécessitant l’accord de la salariée

Une modification du contrat nécessitant l’accord de la salariée

Explication

La modification qui affecte un élément essentiel du contrat exige l’accord du salarié. La confondre avec un simple changement des conditions de travail, reporter l’accord après coup ou la traiter comme un élément non déterminant méconnaît cette distinction.

44. Parmi les éléments suivants, lequel fait partie des éléments essentiels du contrat définis par la jurisprudence ?

La répartition quotidienne des tâches sans changement de qualification
L’horaire ponctuel d’une réunion d’équipe
La préférence du salarié pour une méthode de travail
La qualification du salarié

La qualification du salarié

Explication

La qualification et les fonctions du salarié font partie des éléments essentiels du contrat, avec la rémunération, la durée du travail et, sous certaines conditions, le lieu. Les autres choix portent sur des modalités d’organisation ou une préférence qui ne sont pas, à elles seules, les éléments énumérés.

45. Une entreprise remplace la formule de rémunération variable d’un salarié par une formule plus avantageuse, sans diminuer sa rémunération globale. Que doit-elle obtenir ?

L’avis favorable du comité social et économique
L’accord du salarié sur le nouveau mode de calcul
La preuve que le nouveau calcul ne réduit pas la part fixe
L’accord du salarié uniquement si la rémunération globale baisse

L’accord du salarié sur le nouveau mode de calcul

Explication

La rémunération et son mode de calcul ne peuvent être modifiés sans l’accord du salarié, même si le changement est avantageux, minime ou limité à la part variable. L’avantage, l’absence de baisse globale et la distinction entre part fixe et variable ne suppriment donc pas cette exigence.

46. Le contrat d’un salarié prévoit une durée hebdomadaire de travail que l’employeur veut augmenter tout en maintenant le même salaire. Quelle règle s’applique ?

L’accord du salarié est nécessaire pour modifier la durée prévue
Le maintien du salaire suffit à rendre la hausse applicable
L’employeur peut imposer la hausse comme un changement d’horaire
L’accord n’est nécessaire que si la rémunération diminue

L’accord du salarié est nécessaire pour modifier la durée prévue

Explication

La durée du travail mentionnée au contrat ne peut être modifiée sans l’accord du salarié, même si sa rémunération est maintenue. Le maintien du salaire ou la qualification de simple changement d’horaire ne remplace pas cet accord.

47. Une salariée choisit ses activités en dehors de ses heures de travail et hors de tout lien de subordination. De quelle notion s’agit-il ?

De la vie privée
De la vie personnelle
De la vie familiale
De l’intimité de la vie privée

De la vie personnelle

Explication

La vie personnelle désigne la vie du salarié en dehors du travail et du lien de subordination, comme espace d’autonomie protégé. La vie privée concerne ce qui n’est pas public, tandis que la vie familiale et l’intimité de la vie privée sont des notions plus spécifiques.

48. Un employeur envisage une restriction à une liberté individuelle pour atteindre un objectif professionnel. Quels critères doivent justifier cette restriction ?

La nature de la tâche et la proportionnalité au but recherché
La seule utilité de la mesure pour la gestion de l’entreprise
Le consentement du salarié et la conformité aux usages internes
La gravité du manquement et l’ancienneté du salarié

La nature de la tâche et la proportionnalité au but recherché

Explication

L’article L.1121-1 exige que les restrictions aux droits et libertés soient justifiées par la nature de la tâche et proportionnées au but recherché. L’utilité de gestion, le consentement ou la gravité d’un manquement ne remplacent pas ces deux critères.

49. Un salarié commet, hors du travail, un fait relevant de sa vie personnelle qui n’a aucun lien avec son emploi et ne trouble pas le fonctionnement de l’entreprise. L’employeur peut-il le sanctionner disciplinairement sur ce fondement ?

Non, mais uniquement parce que le fait s’est produit hors des locaux
Oui, dès lors que le fait est connu de l’employeur
Oui, si le fait concerne la vie privée du salarié
Non, faute de lien avec le travail ou de trouble objectif

Non, faute de lien avec le travail ou de trouble objectif

Explication

Un fait relevant de la vie personnelle ne peut en principe justifier une sanction disciplinaire, sauf s’il est lié au travail ou cause un trouble objectif au fonctionnement de l’entreprise. Le fait d’être connu ou de relever de la vie privée n’établit pas ces exceptions, et le lieu n’est pas à lui seul décisif.

50. Un comportement relevant de la vie privée d’un salarié provoque un trouble objectif suffisamment grave dans l’entreprise, compte tenu de ses fonctions et du retentissement de l’affaire. Quelle forme de rupture peut être envisagée ?

Un licenciement disciplinaire fondé sur le comportement privé
Un licenciement disciplinaire pour manquement aux obligations du contrat
Une rupture du contrat sans licenciement disciplinaire
L’absence de toute rupture puisque le fait relève de la vie privée

Une rupture du contrat sans licenciement disciplinaire

Explication

Un trouble objectif suffisamment grave causé par un comportement relevant de la vie privée peut justifier la rupture du contrat sans licenciement disciplinaire; les fonctions, l’objet social et le retentissement sont notamment examinés. Le qualifier de sanction disciplinaire confond les régimes, tandis que nier toute conséquence ou invoquer un manquement contractuel lié au travail ne correspond pas à cette situation.

51. Un salarié utilise un ordinateur fourni par son entreprise et y crée un dossier professionnel sans le marquer comme personnel. Que peut faire l’employeur pour consulter les fichiers qu’il contient ?

Les consulter en présence du salarié
Ne pas les consulter sans autorisation du salarié
Les consulter hors la présence du salarié
Les consulter après avoir informé le salarié

Les consulter hors la présence du salarié

Explication

Les outils informatiques fournis pour le travail sont présumés professionnels, et les fichiers non identifiés comme personnels peuvent être consultés hors la présence du salarié. L’information préalable concerne l’ouverture de fichiers identifiés comme personnels ; la présence n’est pas exigée pour les fichiers professionnels ordinaires ; la protection de la messagerie personnelle ne s’étend pas à ces fichiers.

52. Un employeur veut ouvrir un dossier du disque dur explicitement identifié comme personnel. En l’absence de risque ou d’événement particulier pour l’entreprise, quelle condition lui permet de l’ouvrir ?

La constatation d’un risque particulier pour l’entreprise
La présence du salarié ou son information préalable
L’accord écrit du salarié et la présence d’un témoin
L’intervention d’un représentant du personnel en toute circonstance

La présence du salarié ou son information préalable

Explication

Pour ouvrir un fichier identifié comme personnel, l’employeur doit agir en présence du salarié ou après l’en avoir informé ; le risque ou l’événement particulier constitue une possibilité alternative à défaut. Exiger systématiquement un risque oublie cette alternative, tandis que les autres conditions ne sont pas celles énoncées par la règle.

53. Une salariée consulte sa messagerie personnelle depuis l’ordinateur professionnel. L’employeur souhaite lire ses messages. Quelle règle s’applique ?

L’employeur peut accéder aux messages après avoir informé la salariée
L’employeur ne peut accéder à cette messagerie personnelle
L’employeur peut accéder aux messages si leur dossier porte un nom professionnel
L’employeur peut accéder aux messages hors de la présence de la salariée

L’employeur ne peut accéder à cette messagerie personnelle

Explication

Les messages d’une messagerie personnelle sont protégés par le secret des correspondances, y compris lorsque cette messagerie est utilisée sur un ordinateur professionnel. La règle applicable aux fichiers professionnels non marqués ne s’y substitue pas, et informer la salariée ou choisir un dossier au nom professionnel ne lève pas cette protection.

54. Dans un procès civil, une partie produit une preuve obtenue de manière déloyale, qu’elle estime indispensable. Quelle démarche le juge doit-il suivre ?

Écarter la preuve en raison de son mode d’obtention
Admettre la preuve dès qu’elle contribue à établir les faits
Mettre en balance les droits et vérifier nécessité et proportionnalité
Examiner la proportionnalité sans vérifier son caractère indispensable

Mettre en balance les droits et vérifier nécessité et proportionnalité

Explication

Une preuve obtenue ou produite de manière illicite ou déloyale n’est pas nécessairement écartée : le juge met en balance le droit à la preuve et les droits concurrents, puis vérifie que la production est indispensable et l’atteinte strictement proportionnée. L’exclusion automatique, l’admission fondée sur la seule utilité et l’omission du critère de nécessité méconnaissent cette démarche.

55. Un salarié publie un message en mode privé dans un groupe comprenant plusieurs centaines de personnes, dont des professionnels. Comment caractériser la destination de ses propos ?

Ils sont destinés à être rendus publics en raison du groupe
Ils sont publics du seul fait que le salarié est un professionnel
Ils restent destinés à un cercle privé du fait du réglage
Ils deviennent publics seulement après un partage hors du groupe

Ils sont destinés à être rendus publics en raison du groupe

Explication

Même en mode privé, des propos sont destinés à être rendus publics si le groupe comprend des professionnels ou un très grand nombre de personnes. Le réglage privé ne suffit donc pas à maintenir leur caractère privé ; le critère décisif n’est pas un partage ultérieur ni la seule profession de l’auteur.

56. Quelle juridiction a jugé justifié le licenciement pour faute grave d’une salariée ayant critiqué publiquement sur LinkedIn la gestion de son employeur pendant la pandémie ?

La cour d’appel de Paris, le 31 mai 2024
La cour d’appel de Douai, le 22 décembre 2023
La cour d’appel de Douai, le 31 mai 2024
La Cour de cassation, le 22 décembre 2023

La cour d’appel de Douai, le 31 mai 2024

Explication

La décision relative aux critiques publiées sur LinkedIn est celle de la cour d’appel de Douai du 31 mai 2024. La Cour de cassation du 22 décembre 2023 concerne la mise en balance des droits en matière de preuve civile ; les autres propositions attribuent la décision à une juridiction ou une date différente.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Contrat de travail et CDD.

Quelle juridiction connaît des litiges relatifs à l’application d’un contrat de travail ?

Le conseil de prud’hommes.

Qu’est-ce qu’un contrat de travail ?

Un contrat synallagmatique par lequel une personne travaille pour une autre, sous sa direction et contre rémunération.

Quels sont les trois éléments caractéristiques du contrat de travail ?

La fourniture d’un travail, une rémunération et un lien de subordination juridique.

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