QCM : Droits extrapatrimoniaux (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise les droits extrapatrimoniaux par rapport aux droits patrimoniaux ?

Ils sont dépourvus de protection juridique et concernent la personne.
Ils ont une valeur marchande et figurent dans la succession.
Ils sont dépourvus de valeur marchande et protègent la personne humaine.
Ils ont une valeur économique et composent le patrimoine.

Ils sont dépourvus de valeur marchande et protègent la personne humaine.

Explication

Les droits extrapatrimoniaux n’ont pas de valeur marchande et contribuent à garantir la dignité, l’intégrité et l’identité de la personne. La confusion avec les droits patrimoniaux leur attribue une valeur économique ; l’absence de valeur marchande n’exclut pas leur protection, et ils ne figurent pas dans l’inventaire successoral.

2. Une personne cherche à vendre son droit extrapatrimonial à un tiers, mais celui-ci est violé par la suite. Quelle conséquence juridique est possible ?

La vente est impossible et aucune sanction ne peut être prononcée.
La vente est valable et la violation relève d’une sanction civile.
La vente est impossible, mais la violation peut être sanctionnée.
La vente est valable, mais la violation peut être sanctionnée.

La vente est impossible, mais la violation peut être sanctionnée.

Explication

Un droit extrapatrimonial ne peut être vendu, donné ou transmis, mais sa violation peut entraîner des sanctions civiles, administratives ou pénales. L’impossibilité de transmission n’empêche donc pas la sanction ; l’existence d’une violation ne rend pas le droit cessible et les sanctions ne se limitent pas au domaine civil.

3. Quel principe l’article 16 du Code civil affirme-t-il au sujet de la personne humaine ?

La primauté des intérêts patrimoniaux et la protection des biens dès leur acquisition.
La liberté de disposer de son corps et la possibilité d’y porter atteinte avec consentement.
La primauté de la personne, la protection de sa dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de la vie.
Le respect de la vie privée, la protection des correspondances et la confidentialité des choix personnels.

La primauté de la personne, la protection de sa dignité et le respect de l’être humain dès le commencement de la vie.

Explication

L’article 16 affirme la primauté de la personne, interdit les atteintes à sa dignité et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie. L’article 9 porte sur la vie privée ; la protection ne se limite pas à l’intégrité après la naissance et ne concerne pas la primauté des biens.

4. Une clinique envisage une expérimentation médicale sans consentement éclairé et propose aussi de céder des éléments du corps d’un patient. Quelle règle s’applique ?

La cession est interdite, mais l’expérimentation sans consentement éclairé reste permise.
L’expérimentation est interdite, mais la cession des éléments du corps reste permise.
Ces pratiques sont permises si la clinique respecte la confidentialité des données médicales.
Ces pratiques sont interdites au titre du droit à la vie, à l’intégrité physique et à la santé.

Ces pratiques sont interdites au titre du droit à la vie, à l’intégrité physique et à la santé.

Explication

Le droit à la vie, à l’intégrité physique et à la santé interdit les expérimentations sans consentement éclairé ainsi que la cession du corps ou de ses éléments. La confidentialité relève de la vie privée ; l’interdiction concerne aussi les éléments du corps, et l’absence de consentement éclairé suffit à rendre l’expérimentation interdite.

5. Quel droit l’article 9 du Code civil reconnaît-il à chacun ?

Le droit de protéger la valeur économique de ses biens.
Le droit au respect de la dignité humaine dès le commencement de la vie.
Le droit de contrôler l’usage de son image et de son identité.
Le droit au respect de la vie privée.

Le droit au respect de la vie privée.

Explication

L’article 9 du Code civil reconnaît à chacun le droit au respect de sa vie privée. La dignité et le respect de l’être humain relèvent de l’article 16 ; le contrôle de l’image et de l’identité constitue un droit distinct, tandis que les biens économiques relèvent des droits patrimoniaux.

6. Une entreprise publie la photo d’une personne sans son accord et utilise son nom dans une publicité sans autorisation. Quel droit cette personne peut-elle invoquer ?

Le droit de contrôler la transmission de ses biens patrimoniaux.
Le droit au respect de sa vie privée et de ses correspondances.
Le droit de contrôler l’usage de son image et de son identité.
Le droit à l’intégrité physique et à la protection de sa santé.

Le droit de contrôler l’usage de son image et de son identité.

Explication

Chacun peut contrôler l’usage de son image et de son identité ; publier une photo sans accord ou utiliser un nom à des fins commerciales sans autorisation porte atteinte à ce droit. La vie privée protège notamment les correspondances, l’intégrité physique concerne le corps, et la transmission des biens relève du domaine patrimonial.

7. Quelle est la finalité de l’autorité parentale définie par l’article 371-1 du Code civil ?

Le maintien de la vie commune des parents
La défense des intérêts des parents
L’intérêt de l’enfant
La protection du patrimoine familial

L’intérêt de l’enfant

Explication

L’autorité parentale regroupe des droits et des devoirs destinés à servir l’intérêt de l’enfant. La protection du patrimoine, le maintien de la vie commune et les intérêts des parents ne sont pas la finalité énoncée.

8. Deux parents souhaitent transférer leur autorité parentale à un proche par un accord privé. Quel principe s’applique ?

Le transfert est impossible, car l’autorité découle de la filiation et ne se cède pas à un tiers
Le transfert est valable si les deux parents donnent leur accord écrit
Le transfert est possible par accord, comme pour le droit de visite
Le transfert est valable si le proche réside avec l’enfant

Le transfert est impossible, car l’autorité découle de la filiation et ne se cède pas à un tiers

Explication

L’autorité parentale appartient aux parents du fait de la filiation et ne peut être vendue, cédée ou transmise à un tiers. L’accord écrit ou la résidence du proche ne rend pas ce droit cessible, et le droit de visite ne peut pas non plus être transféré.

9. Après la séparation de deux parents, aucune décision judiciaire de retrait n’a été prononcée. Quelle conséquence en découle pour l’autorité parentale ?

Le parent qui a quitté le domicile perd l’autorité parentale
Les deux parents restent coresponsables de l’autorité parentale
Le parent chez qui vit l’enfant détient seul l’autorité parentale
L’autorité parentale est suspendue jusqu’à une nouvelle décision

Les deux parents restent coresponsables de l’autorité parentale

Explication

La séparation ne retire pas l’autorité parentale : les deux parents en restent coresponsables, sauf retrait judiciaire. La résidence de l’enfant ou la fin de la vie commune ne suffit pas à y mettre fin.

10. Un parent demande la suppression de son droit de visite après une séparation. Dans quelle condition cette suppression est-elle possible ?

Sur demande du parent qui exerce le droit
Sur simple accord entre les parents
Dès que les parents cessent de vivre ensemble
Sur décision judiciaire fondée

Sur décision judiciaire fondée

Explication

Le droit de garde et de visite permet de maintenir le lien avec l’enfant et ne peut être supprimé que par une décision judiciaire fondée. Un accord privé, la demande d’un parent ou la séparation ne remplacent pas cette décision.

11. Laquelle de ces catégories rassemble uniquement des libertés fondamentales extrapatrimoniales ?

Expression, conscience et religion, réunion, vote, domicile et circulation
Expression, conscience et religion, image, vote, domicile et circulation
Expression, propriété, réunion, vote, domicile et circulation
Expression, conscience et religion, réunion, visite familiale, domicile et circulation

Expression, conscience et religion, réunion, vote, domicile et circulation

Explication

Les libertés fondamentales citées comprennent l’expression, la conscience et la religion, la réunion, le vote, le respect du domicile et la circulation. La propriété est patrimoniale, tandis que le droit à l’image et le droit de visite relèvent d’autres catégories.

12. Une autorité encadre une liberté afin de protéger l’ordre public, sans permettre à son titulaire de la céder. Quelle règle cela illustre-t-il ?

La liberté peut être cédée, mais son exercice ne peut pas être encadré
L’exercice ne peut être encadré qu’après une injure ou une diffamation
La liberté peut être supprimée dès qu’un intérêt général est invoqué
L’exercice peut être encadré, mais la liberté ne peut pas être cédée

L’exercice peut être encadré, mais la liberté ne peut pas être cédée

Explication

Les libertés fondamentales ne peuvent être cédées, mais leur exercice peut être encadré dans l’intérêt général ou pour protéger l’ordre public. Cela ne signifie ni que la liberté est cessible, ni qu’elle disparaît, ni que tout encadrement suppose un abus d’expression.

13. Une personne accepte de céder un droit extrapatrimonial à un tiers contre rémunération. Quel caractère juridique empêche cette cession, même avec son accord ?

L’insaisissabilité
L’imprescriptibilité
L’incessibilité
L’intransmissibilité

L’incessibilité

Explication

L’incessibilité interdit de céder le droit, même avec l’accord de son titulaire. L’intransmissibilité vise la donation et la succession, l’insaisissabilité la saisie ou le gage, et l’imprescriptibilité la perte du droit avec le temps ou le non-usage.

14. Une personne souhaite transmettre un droit extrapatrimonial à sa fille par donation. Quel caractère s’oppose à cette transmission ?

L’incessibilité
L’intransmissibilité
L’imprescriptibilité
L’insaisissabilité

L’intransmissibilité

Explication

L’intransmissibilité signifie qu’un droit ne se transmet ni par donation ni par succession. L’incessibilité concerne la cession, l’insaisissabilité protège contre la saisie ou le gage, et l’imprescriptibilité empêche la perte du droit par le temps ou le non-usage.

15. Une personne n’a pas exercé un droit extrapatrimonial pendant de nombreuses années. Quel caractère signifie que ce non-usage ne lui fait pas perdre ce droit ?

L’insaisissabilité
L’incessibilité
L’intransmissibilité
L’imprescriptibilité

L’imprescriptibilité

Explication

L’imprescriptibilité signifie qu’un droit ne se perd pas avec le temps ni par non-usage. L’incessibilité porte sur la cession, l’intransmissibilité sur la donation ou la succession, et l’insaisissabilité sur la saisie ou le gage.

16. Une atteinte à la vie privée est établie. Quel ensemble de conséquences juridiques peut-elle entraîner ?

Des condamnations civiles, des sanctions pénales ou des décisions administratives ou européennes
Des condamnations civiles et des sanctions pénales, sans décision administrative ou européenne
Des sanctions pénales et des décisions administratives ou européennes, sans condamnation civile
Des condamnations civiles et des décisions administratives ou européennes, sans sanction pénale

Des condamnations civiles, des sanctions pénales ou des décisions administratives ou européennes

Explication

La violation d’un droit extrapatrimonial peut entraîner des condamnations civiles, des sanctions pénales et des décisions administratives ou européennes, notamment via la CEDH. Les autres réponses écartent à tort l’une de ces catégories de conséquences.

17. Une entreprise enfreint les règles du RGPD concernant des données personnelles, mais la personne concernée ne subit aucune perte financière. Quelle conséquence reste possible ?

Une réparation financière due à la victime sans autre sanction possible
Une sanction seulement après une condamnation pénale de l’entreprise
Une sanction seulement si la victime prouve une perte financière
Une lourde sanction contre l’entreprise

Une lourde sanction contre l’entreprise

Explication

Le non-respect du RGPD peut entraîner une lourde sanction pour l’entreprise même si la victime n’a subi aucun préjudice financier. Exiger une perte financière confond sanction et réparation, tandis que les autres réponses ajoutent des conditions non requises par cette règle.

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Quelle valeur marchande ont les droits extrapatrimoniaux ?

Aucune valeur marchande.

Les droits extrapatrimoniaux figurent-ils dans l’inventaire successoral ?

Ils n’y figurent pas.

Quelles dimensions de la personne humaine les droits extrapatrimoniaux garantissent-ils ?

La dignité, l’intégrité et l’identité.

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