★ À maîtriser
📌 Le droit du travail relève du droit privé et ne s’applique ni aux travailleurs soumis au droit public ni aux travailleurs indépendants non subordonnés.
📌 Le droit du travail est d’ordre public et la qualification de contrat de travail est indisponible pour les parties.
📌 L’ordre public absolu interdit aux conventions collectives de déroger à certaines règles, tandis que l’ordre public social permet des stipulations conventionnelles plus favorables aux salariés.
📌 Un accord collectif plus favorable s’applique au salarié malgré une stipulation moins favorable de son contrat, et le salarié ne peut pas renoncer à un avantage conventionnel.
Compléments
Indépendant sans subordination, salarié sous l’autorité de l’employeur
★ À maîtriser
Les trois critères du contrat de travail sont :
La preuve de la subordination repose sur un faisceau d’indices : les juges examinent des éléments qui, isolément, ne sont ni nécessaires ni suffisants, mais dont l’accumulation peut établir la subordination.
Compléments
La Cour de cassation a admis que la participation à des émissions de téléréalité, notamment L’Île de la Tentation, Mister France (2013) et Koh-Lanta, pouvait constituer un travail salarié.
Les activités non considérées comme du travail salarié sont : les activités d’insertion professionnelle ou sociale, les stages en entreprise, le travail en prison
📌 Depuis l’arrêt Bardou de 1931, le lien de subordination requis est juridique et non économique.
📌 Dans l’arrêt Take Eat Easy du 28 novembre 2018, la géolocalisation du livreur et le pouvoir de sanction de la plateforme ont permis de retenir un lien de subordination. - Soc., 28 nov. 2018
T-R-S : travail, rémunération, subordination
★ À maîtriser
La liberté de recrutement de l’employeur est notamment limitée par l’interdiction des discriminations et par des priorités d’emploi, dont la priorité d’embauche des salariés licenciés pour motif économique et la priorité des salariés à temps plein pour passer à temps partiel.
Une offre d’emploi acceptée ne forme pas à elle seule le contrat de travail, tandis qu’une promesse unilatérale d’embauche forme un contrat lorsque le salarié lève l’option dans le délai imparti.
Le contrat de travail à temps plein et à durée indéterminée peut être verbal, tandis que les autres formes de contrat visées par la loi doivent être écrites.
Compléments
📌 Les méthodes d’aide au recrutement doivent être pertinentes au regard de leur finalité, et les candidats doivent être informés de leurs modalités.
★ À maîtriser
📌 En l’absence d’écrit ou d’une condition de forme essentielle, le contrat est présumé à durée indéterminée et à temps plein, et l’absence d’écrit d’un CDD entraîne une présomption irréfragable de CDI.
La période d’essai ne se présume pas et doit être écrite dans le contrat de travail.
La période d’essai maximale initiale est de :
📌 Le renouvellement de la période d’essai doit être prévu par un accord de branche et stipulé dans le contrat de travail.
Compléments
La période d’essai renouvelée ne peut dépasser :
Le délai de prévenance de l’employeur est de :
CDI à temps plein oral possible, autres formes écrites
★ À maîtriser
📌 Le CDD doit être écrit et signé le jour de l’embauche ou au plus tard dans les 2 jours qui suivent ; depuis l’ordonnance de 2017, l’absence d’écrit ouvre droit à une indemnité d’un mois de salaire.
Compléments
📌 Le recours au CDD ou au travail temporaire est interdit pour remplacer des grévistes, exécuter des travaux dangereux ou répondre à un accroissement temporaire d’activité dans les 6 mois suivant un licenciement économique, sous réserve des exceptions prévues pour certaines missions de courte durée ou commandes exceptionnelles.
★ À maîtriser
À défaut de dispositions de branche, un CDD à terme précis peut être renouvelé deux fois au maximum, sans que sa durée totale dépasse la limite légale applicable.
Le renouvellement prolonge le même contrat, tandis que la succession correspond à la conclusion d’un nouveau contrat et peut imposer un délai de carence.
À défaut d’accord de branche étendu, le délai de carence entre CDD est égal au tiers de la durée du contrat renouvellements compris si celle-ci atteint 14 jours, et à la moitié si elle est inférieure à 14 jours.
Compléments
📌 Les conditions de renouvellement doivent figurer dans le contrat ou dans un avenant soumis au salarié avant le terme initialement prévu.
Renouveler le même contrat, c’est différent d’en succéder un autre
★ À maîtriser
À défaut de dispositions conventionnelles différentes, un CDD peut être renouvelé deux fois, dans la limite de la durée maximale applicable au contrat initial et à ses renouvellements.
Le renouvellement prolonge normalement le CDD avec le même salarié et le même motif, tandis que la succession correspond à un nouveau contrat, soumis en principe à un délai de carence.
À défaut d’accord collectif, le délai de carence entre deux CDD est égal au tiers de la durée du contrat, renouvellements inclus, si celle-ci atteint 14 jours, et à la moitié de cette durée si elle est inférieure à 14 jours.
Seul le salarié peut demander la requalification du CDD en CDI ; l’action est portée directement devant le bureau de jugement du conseil de prud’hommes, qui statue au fond dans le mois suivant sa saisine.
Un CDD prend fin de plein droit à l’échéance de son terme ou à l’issue de son renouvellement.
Les cinq cas de rupture anticipée du CDD sont :
📌 Le salarié ne peut rompre son CDD avant terme que dans les cas prévus par la loi, notamment s’il justifie d’une embauche en CDI ; une rupture irrégulière par l’employeur ouvre droit à des dommages-intérêts au moins égaux aux rémunérations restant dues jusqu’au terme.
📌 L’indemnité de fin de CDD est en principe égale à 10 % de la rémunération brute totale due ; elle peut être fixée à 6 % par accord collectif prévoyant des contreparties de formation.
Compléments
Le délai de carence est calculé en jours d’ouverture de l’entreprise et ne s’applique notamment pas en cas de nouvelle absence du salarié remplacé, de travaux urgents de sécurité ou d’emploi saisonnier, sous réserve des accords applicables.
Lorsque la demande de requalification est fondée, l’indemnité accordée au salarié ne peut être inférieure à un mois de salaire, calculé sur son dernier salaire mensuel perçu.
L’action en requalification du CDD se prescrit par deux ans.
L’indemnité de fin de contrat n’est notamment pas due dans les cas suivants : contrat saisonnier, CDD d’usage, CDD de vendanges, certains contrats liés à des mesures pour l’emploi, contrat conclu avec un jeune pendant ses vacances scolaires ou universitaires, rupture anticipée du CDD par le salarié, refus par le salarié d’une proposition de poursuite en CDI
Renouveler prolonge le contrat ; succéder crée un nouveau contrat
★ À maîtriser
📌 Le contrat à temps partiel doit être écrit et mentionner notamment la durée hebdomadaire ou mensuelle du travail ainsi que la répartition des jours de travail.
📌 À défaut d’accord collectif, la répartition quotidienne du travail à temps partiel ne peut comporter plus d’une interruption d’activité ni d’interruption supérieure à deux heures.
📌 Les heures complémentaires ne peuvent porter la durée de travail au niveau de la durée légale ou conventionnelle applicable et sont majorées ; à défaut d’accord, elles sont limitées au dixième de la durée contractuelle, avec une majoration de 10 % dans cette limite et de 25 % entre le dixième et le tiers.
Compléments
Le temps partiel peut être mis en place par accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, par accord de branche étendu ; sans accord collectif, il peut être instauré à l’initiative de l’employeur après avis du CSE, ou à la demande des salariés en l’absence de représentants du personnel, après information de l’inspecteur du travail.
À défaut d’accord collectif, une modification de la répartition des horaires doit être notifiée au salarié au moins sept jours ouvrés avant sa mise en œuvre ; le refus n’est pas fautif si le contrat ne prévoit pas les cas de modification.
Dans le contrat intermittent, les heures dépassant la durée annuelle minimale ne peuvent excéder son tiers, sauf accord du salarié.
★ À maîtriser
Les obligations principales de l’employeur sont de fournir du travail et de rémunérer le salarié ; le cours les qualifie d’obligations de résultat.
L’employeur est tenu d’une obligation de sécurité ; depuis 2015, sa responsabilité n’est pas engagée s’il justifie avoir pris toutes les mesures prévues et n’avoir méconnu aucune mesure de sécurité applicable.
Le salarié doit exécuter sa prestation de travail avec ses compétences et capacités, obligation présentée comme une obligation de moyens ; l’insuffisance professionnelle se distingue d’un comportement fautif volontaire ou nuisible.
Le salarié est tenu d’exécuter le contrat de bonne foi et de respecter les ordres relevant du lien de subordination ; son obligation de loyauté perdure pendant la suspension du contrat.
La clause de mobilité doit définir une zone géographique et être acceptée clairement par le salarié ; si elle est valable, le changement de lieu de travail dans cette zone ne constitue pas une modification du contrat que le salarié peut refuser sans conséquence.
La clause de non-concurrence s’applique après la fin du contrat et doit être écrite, limitée dans le temps et l’espace, indispensable aux intérêts de l’entreprise et assortie d’une contrepartie financière due dès le départ du salarié.
Compléments
📌 Une clause d’exclusivité est nulle dans un contrat à temps partiel et, comme les autres clauses, doit être justifiée par les intérêts de l’entreprise sans porter atteinte aux droits du salarié.
★ À maîtriser
📌 Le prêt lucratif de main-d’œuvre est en principe illicite, mais certaines entreprises autorisées, notamment les entreprises de travail temporaire, de travail à temps partagé et de portage salarial, peuvent effectuer des mises à disposition onéreuses.
📌 L’action en requalification d’une mission d’intérim peut viser l’entreprise utilisatrice, l’entreprise de travail temporaire ou les deux ; les deux entreprises peuvent être condamnées solidairement.
Compléments
📌 Une mise à disposition ne poursuit pas de but lucratif lorsque l’entreprise prêteuse facture uniquement les salaires, les charges sociales afférentes et les frais professionnels remboursés au salarié.
📌 Le contrat de mise à disposition écrit est conclu entre l’entreprise utilisatrice et l’entreprise de travail temporaire dans les deux jours ouvrables suivant la mise à disposition ; le contrat de mission écrit est conclu entre l’entreprise de travail temporaire et l’intérimaire dans le même délai.
Le prêt lucratif est interdit, sauf cadres autorisés ; l’intérim repose sur deux contrats
★ À maîtriser
La procédure de licenciement comporte une convocation écrite à un entretien préalable, l’entretien avec possibilité d’assistance du salarié, puis la notification du licenciement par lettre recommandée après le délai applicable.
Une cause réelle de licenciement existe, est objective, vérifiable et exacte ; elle doit aussi être suffisamment sérieuse et imputable au salarié lorsqu’elle relève de sa conduite.
La perte de confiance ne constitue pas à elle seule une cause réelle et sérieuse de licenciement, tandis que l’insuffisance professionnelle peut en constituer une selon les circonstances.
En matière disciplinaire, la faute grave prive le salarié du préavis et de l’indemnité de licenciement, tandis que la faute lourde suppose une intention de nuire.
La charge de prouver l’existence d’une cause réelle et sérieuse ne repose exclusivement ni sur le salarié ni sur l’employeur ; en cas de doute, celui-ci profite au salarié, mais l’employeur doit prouver la gravité de la faute ou l’intention de nuire.
En cas de licenciement nul, le barème d’indemnisation ne s’applique pas et, si le salarié ne demande pas la poursuite du contrat ou si sa réintégration est impossible, l’indemnité ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Compléments
★ À maîtriser
Les causes économiques reconnues comprennent : les difficultés économiques, les mutations technologiques, la réorganisation nécessaire à la sauvegarde de la compétitivité, la cessation d’activité
En cas de proposition de modification du contrat pour motif économique, le salarié dispose d’un mois pour la refuser et son absence de réponse vaut acceptation.
Avant un licenciement économique, l’employeur doit rechercher les emplois disponibles dans l’entreprise et les entreprises du groupe situées sur le territoire national, proposer par écrit des postes précis et personnalisés et réaliser les efforts de formation permettant l’adaptation du salarié.
Un reclassement sur une catégorie inférieure n’est possible qu’avec l’accord exprès du salarié ; le licenciement économique ne peut être prononcé que si le reclassement est impossible.
Le régime du licenciement économique collectif s’applique notamment lorsqu’au moins dix salariés sont concernés sur une même période de trente jours.
Compléments
Les difficultés économiques doivent être importantes et durables, et sont appréciées au niveau de l’entreprise ou, le cas échéant, du groupe et du secteur d’activité concerné.
La cessation d’activité ne justifie le licenciement économique que si elle est totale et définitive et n’est due ni à la faute ni à la légèreté blâmable de l’employeur.
Dans une entreprise ou un établissement d’au moins cinquante salariés, après plus de dix licenciements économiques répartis sur trois mois consécutifs sans atteindre dix sur trente jours, tout nouveau licenciement envisagé pendant les trois mois suivants relève du régime collectif applicable aux licenciements d’au moins dix salariés sur trente jours.
Dans une entreprise ou un établissement employant habituellement au moins cinquante salariés, plus de dix-huit licenciements économiques au cours d’une année civile sans obligation de présenter un plan de sauvegarde de l’emploi soumettent tout nouveau licenciement aux règles du licenciement collectif d’au moins dix salariés sur trente jours.
Suppression ou transformation d’emploi → cause économique justifiée
★ À maîtriser
Le reclassement doit être recherché dans l’entreprise et, si les conditions de permutation du personnel sont réunies, dans les entreprises du groupe, d’abord sur un emploi de même catégorie ou équivalent avec rémunération équivalente, puis, à défaut, sur une catégorie inférieure avec l’accord exprès du salarié.
L’employeur doit adresser à chaque salarié concerné des offres de reclassement écrites, précises et personnalisées ; le licenciement ne peut être prononcé que si le reclassement est impossible.
Un licenciement économique collectif concernant au moins dix salariés sur une même période de trente jours relève des dispositions applicables à ce seuil, y compris lorsque plusieurs refus de modification du contrat motivée par l’article L. 1233-3 conduisent aux licenciements.
Les formalités communes comprennent : l’information-consultation préalable du CSE dans les entreprises d’au moins cinquante salariés, la détermination de l’ordre des licenciements, l’adaptation et le reclassement, la notification par lettre recommandée avec avis de réception indiquant les motifs économiques et la priorité
📌 L’employeur doit tenir compte au minimum des charges de famille et de l’ancienneté pour déterminer l’ordre des licenciements, et peut retenir d’autres critères s’ils ne sont pas discriminatoires.
Compléments
📌 Dans une entreprise ou un établissement d’au moins cinquante salariés, après plus de dix licenciements économiques cumulés sur trois mois sans atteindre dix sur une période de trente jours, tout nouveau licenciement envisagé au cours des trois mois suivants suit la procédure des licenciements d’au moins dix salariés sur trente jours.
📌 Dans une entreprise ou un établissement employant habituellement au moins cinquante salariés, après plus de dix-huit licenciements économiques au cours d’une année civile sans obligation de présenter un PSE, tout nouveau licenciement envisagé suit le régime collectif applicable aux licenciements d’au moins dix salariés sur trente jours.
Même catégorie ou emploi équivalent d’abord ; catégorie inférieure seulement avec l’accord exprès du salarié.
★ À maîtriser
Dans les entreprises d’au moins cinquante salariés projetant au moins dix licenciements sur trente jours, l’employeur doit établir avant toute décision de licenciement un plan de sauvegarde de l’emploi comprenant des mesures concrètes pour éviter ou limiter les licenciements et un plan de reclassement sur le territoire national.
Dans les entreprises de moins de mille salariés et celles en redressement ou liquidation judiciaire quelle que soit leur taille, un contrat de sécurisation professionnelle doit être proposé à tout salarié dont le licenciement économique est envisagé.
Dans les entreprises ou groupes concernés employant au moins mille salariés, l’employeur doit proposer un congé de reclassement permettant des actions de formation et l’accompagnement des démarches de recherche d’emploi.
Le salarié licencié pour motif économique bénéficie d’une priorité de réembauche pendant un an après la rupture s’il manifeste le souhait de l’exercer au cours de cette période.
Compléments
📌 L’acceptation d’un congé de mobilité entraîne la rupture du contrat d’un commun accord à l’issue du congé et dispense l’employeur de proposer un congé de reclassement ; les salariés protégés peuvent en bénéficier avec l’autorisation de l’inspecteur du travail.
📌 Lorsqu’un licenciement collectif affecte l’équilibre d’un bassin d’emploi, des actions visent à créer des activités, développer l’emploi et atténuer les effets sur les autres entreprises ; les entreprises d’au moins mille salariés doivent y contribuer selon une convention avec l’autorité administrative.
★ À maîtriser
La contestation du licenciement économique se prescrit par douze mois à compter de la dernière réunion du CSE ou, pour l’action individuelle du salarié, de la notification du licenciement.
Les litiges portant sur l’accord de méthode, le document unilatéral, le contenu du PSE ou la régularité de la procédure collective relèvent du tribunal administratif et doivent être engagés dans les deux mois de la notification ou de la connaissance de la décision de validation ou d’homologation.
Pour un licenciement sans cause réelle et sérieuse, un salarié ayant moins de deux ans d’ancienneté dans une entreprise de moins de onze salariés peut obtenir une indemnité correspondant au préjudice réellement subi ; dans les autres conditions indiquées par le texte, le juge peut proposer la réintégration ou accorder l’indemnité encadrée par le barème légal.
Dans une entreprise d’au moins cinquante salariés, un licenciement collectif d’au moins dix salariés sur trente jours est nul s’il intervient sans décision de validation ou d’homologation ou malgré une décision négative, sauf en redressement ou liquidation judiciaire ; dans cette exception, l’indemnité ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Compléments
📌 Lorsque le licenciement repose sur une cause réelle et sérieuse mais que l’entretien préalable obligatoire ou les délais de notification n’ont pas été respectés, l’indemnité due au salarié ne peut dépasser un mois de salaire.
★ À maîtriser
📌 Aucun préavis n’est dû lorsque la rupture est non unilatérale, qu’une dispense légale ou convenue s’applique, ou que le préavis est impossible à exécuter ; la faute grave de l’une des parties permet à l’autre de rompre immédiatement sans préavis.
📌 Pendant un préavis travaillé, le contrat et les obligations des parties sont maintenus, et l’employeur ne peut pas modifier le contrat de travail.
Compléments
En cas de licenciement ou de démission, le préavis commence au jour de la première présentation de la lettre notifiant la rupture.
Le préavis est un délai préfix qui ne peut être suspendu ni interrompu, sauf notamment en cas d’accident du travail ou de notification du licenciement pendant les congés du salarié.
📌 Si l’employeur dispense unilatéralement le salarié d’exécuter son préavis, il doit lui verser les salaires et avantages qu’il aurait perçus pendant cette période ; le salarié reste électeur et éligible aux élections des représentants du personnel.
Préavis travaillé : contrat maintenu ; préavis dispensé par l’employeur : rémunération maintenue.
★ À maîtriser
📌 L’indemnité légale de licenciement suppose une ancienneté ininterrompue d’au moins huit mois chez le même employeur et son droit naît à la date de notification du licenciement, date à laquelle l’ancienneté est appréciée.
📐 Formule - L’indemnité légale de licenciement ne peut être inférieure à de mois de salaire par année d’ancienneté jusqu’à dix ans, puis à de mois de salaire par année au-delà de dix ans.
📌 L’indemnité légale de licenciement n’est pas due en cas de licenciement pour faute grave ou lourde.
📌 Le reçu pour solde de tout compte inventorie les sommes versées à la rupture, est établi en double exemplaire et peut être dénoncé dans les six mois suivant sa signature ; au-delà, il libère l’employeur pour les sommes qui y sont mentionnées.
L’accord de conciliation prud’homale met fin au litige et prévoit une indemnité forfaitaire qui s’ajoute aux indemnités légales, conventionnelles ou contractuelles et est assimilée à des dommages et intérêts.
La transaction doit reposer sur un litige né ou éventuel, être constatée par écrit et comporter des concessions réciproques ; les parties doivent avoir la capacité de contracter et un consentement non vicié.
📌 La transaction fait obstacle à l’introduction ou à la poursuite d’une action en justice entre les parties pour le même objet et a autorité de la chose jugée pour le litige couvert et les droits déjà nés, mais non pour les droits futurs éventuels. - Code civil
Compléments
📌 Une indemnité conventionnelle ou contractuelle peut être plus favorable que l’indemnité légale ; l’indemnité contractuelle constitue une clause pénale que le juge peut réduire si elle est manifestement excessive.
📌 Au moment du licenciement, l’employeur doit délivrer les attestations et justifications permettant au salarié d’exercer ses droits aux prestations de chômage ; le défaut de remise ou le retard cause un préjudice qui doit être réparé.
📌 Une transaction conclue avant la notification du licenciement par lettre recommandée avec demande d’avis de réception est nulle, selon l’arrêt de la Cour de cassation du 10 octobre 2018.
📌 L’action en nullité d’une transaction est soumise à la prescription quinquennale de droit commun ; si la transaction est annulée, les sommes versées en exécution doivent être restituées.
Teste tes connaissances sur Contrats de travail et licenciement avec 70 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle mesure la loi de 1841 a-t-elle prise concernant le travail des enfants dans les manufactures ?
2. Quel changement la loi du 21 mars 1884 a-t-elle apporté en matière de syndicats ?
Mémorisez les concepts clés de Contrats de travail et licenciement avec 94 flashcards interactives.
En quelle année une loi interdit-elle le travail des enfants de moins de 8 ans dans les manufactures ?
En 1841.
Quelle loi autorise les syndicats le 21 mars 1884 ?
La loi du 21 mars 1884.
Qu’instituent les accords de Matignon de mai 1936 ?
Les délégués du personnel.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches