★ À maîtriser
Le concept de bloc de constitutionnalité a été forgé par le doyen Louis Favoreu et consacré par la décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971, Liberté d'association.
Depuis la décision Liberté d'association du 16 juillet 1971, le Conseil constitutionnel contrôle la conformité des lois aux droits et libertés fondamentaux, et pas seulement la répartition entre les domaines de la loi et du règlement.
Le bloc de constitutionnalité comprend :
Un PFRLR doit satisfaire cumulativement trois conditions :
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le contrôle a priori de l'article 61 intervient avant la promulgation de la loi, tandis que le contrôle a posteriori de l'article 61-1 intervient après son entrée en vigueur, à l'occasion d'un litige.
📌 Le contrôle a priori porte sur la procédure parlementaire, la répartition des compétences entre les articles 34 et 37 et les droits fondamentaux, tandis que la QPC porte uniquement sur les droits et libertés garantis par la Constitution.
Compléments
Le contrôle a priori existait dans la Constitution de 1958, tandis que la QPC a été introduite par la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, avec effet au 1er mars 2010.
La saisine par 60 députés ou 60 sénateurs a été introduite par la réforme de 1974.
Avant la promulgation : article 61 ; après l’entrée en vigueur : QPC, article 61-1.
★ À maîtriser
Tout justiciable peut soulever une QPC au cours d'une instance judiciaire ou administrative, en première instance, en appel ou en cassation.
Le juge vérifie trois conditions :
Après le premier filtre, la Cour de cassation ou le Conseil d'État réexamine la QPC et décide de la renvoyer ou non au Conseil constitutionnel dans un délai de 3 mois ; le Conseil constitutionnel dispose ensuite de 3 mois pour statuer.
Compléments
📌 L'instance est suspendue pendant l'examen de la QPC, sauf en cas d'urgence, de mesure privative de liberté ou de délai légal impératif.
Juge du fond → Conseil d’État ou Cour de cassation → Conseil constitutionnel.
★ À maîtriser
En contrôle a priori, une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni entrer en vigueur.
En contrôle a posteriori, une disposition déclarée inconstitutionnelle est abrogée à compter de la publication de la décision ou d'une date ultérieure fixée par le Conseil constitutionnel.
Les décisions du Conseil constitutionnel s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, et ne peuvent faire l'objet d'aucun recours.
Compléments
A priori : la loi ne naît pas ; a posteriori : la disposition est abrogée.
★ À maîtriser
📌 La saisine au titre de l'article 61 doit intervenir pendant le délai de promulgation, qui ne peut dépasser 15 jours.
📌 Une QPC ne peut porter sur un vice de procédure parlementaire, qui relève du contrôle a priori.
Compléments
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1. Quelle combinaison de critères permet de reconnaître un principe fondamental reconnu par les lois de la République (PFRLR) ?
2. Quel énoncé distingue correctement l’étendue du contrôle a priori de celle de la QPC ?
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Qui a forgé le concept de bloc de constitutionnalité ?
Le doyen Louis Favoreu.
Quel contrôle le Conseil constitutionnel exerce-t-il depuis 1971 ?
Le contrôle des lois au regard des droits et libertés fondamentaux.
Quand interviennent les contrôles des articles 61 et 61-1 ?
L’article 61 intervient avant la promulgation ; l’article 61-1, après l’entrée en vigueur, à l’occasion d’un litige.
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