QCM : Coopérations territoriales et démocratie locale (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une présentation des données communales au 1er janvier 2024, quelle proportion des communes françaises comptait moins de 10 000 habitants, et quelle part de la population ces communes représentaient-elles ?

97,1 % des communes et 49,3 % de la population
93,6 % des communes et 37,0 % de la population
49,3 % des communes et 97,1 % de la population
84,4 % des communes et 22,3 % de la population

97,1 % des communes et 49,3 % de la population

Explication

Les communes de moins de 10 000 habitants représentaient 97,1 % des communes, mais 49,3 % de la population au 1er janvier 2024. Les valeurs 93,6 % et 37,0 % concernent le seuil de 5 000 habitants, tandis que 84,4 % et 22,3 % correspondent au seuil de 2 000 habitants.

2. Pour décrire les EPCI à fiscalité propre au 1er janvier 2024, quel ensemble de données faut-il retenir ?

33 908 EPCI regroupant 34 931 communes et 68,9 millions d’habitants
1 254 EPCI regroupant 34 935 communes et 68,9 millions d’habitants
1 254 EPCI regroupant 34 931 communes et 68,9 millions d’habitants
1 254 EPCI regroupant 33 908 communes et 34,9 millions d’habitants

1 254 EPCI regroupant 34 931 communes et 68,9 millions d’habitants

Explication

Au 1er janvier 2024, les 1 254 EPCI à fiscalité propre regroupaient 34 931 communes et 68,9 millions d’habitants. Le total national de 34 935 communes ne correspond pas au nombre de communes regroupées dans ces EPCI.

3. Deux communes veulent organiser un service commun de collecte des déchets, tandis qu’un autre groupement porte un projet intercommunal plus général : quelle distinction caractérise le syndicat et les communautés ?

Le syndicat relève de l’intercommunalité de projet et les communautés de la gestion de services communs
Le syndicat relève de la gestion de services communs et les communautés de l’intercommunalité de projet
Le syndicat porte un projet général et les communautés gèrent un service commun déterminé
Le syndicat et les communautés relèvent tous deux de la gestion de services communs

Le syndicat relève de la gestion de services communs et les communautés de l’intercommunalité de projet

Explication

Le syndicat de communes est une forme d’intercommunalité de gestion de services communs, alors que les communautés relèvent de l’intercommunalité de projet. Inverser gestion et projet confond précisément les deux formes de coopération.

4. À quelle loi la création des syndicats de communes est-elle attribuée, et quel type de mission leur est associé ?

À l’ordonnance du 5 janvier 1959, pour exercer plusieurs compétences comme les SIVOM
À la loi du 22 mars 1890, pour gérer des services communs tels que l’eau ou l’assainissement
À la loi du 22 mars 1890, pour porter des projets intercommunaux généraux comme les communautés
À la loi du 31 décembre 1970, pour gérer des services communs tels que l’eau ou l’assainissement

À la loi du 22 mars 1890, pour gérer des services communs tels que l’eau ou l’assainissement

Explication

Les syndicats de communes ont été créés par la loi du 22 mars 1890 pour gérer des services publics communs, notamment l’eau et l’assainissement. La loi de 1970 unifie les régimes juridiques des SIVU et des SIVOM, tandis que l’ordonnance de 1959 permet les compétences multiples.

5. Dans une procédure de création d’un syndicat, tous les conseils municipaux concernés approuvent la création : quelle étape permet alors de créer le syndicat ?

Le préfet crée le syndicat après une nouvelle approbation des communes
Le préfet crée le syndicat par arrêté
Les conseils municipaux créent le syndicat par délibération commune
Le comité syndical crée le syndicat par un vote constitutif

Le préfet crée le syndicat par arrêté

Explication

Lorsque tous les conseils municipaux concernés approuvent la création, le préfet crée le syndicat par arrêté. La création n’est pas prononcée par les conseils municipaux eux-mêmes ni par le comité syndical.

6. Les communes d’un syndicat doivent identifier son assemblée délibérante et désigner leurs représentants : quelle organisation correspond à la règle générale ?

Le comité syndical délibère et le préfet désigne en principe deux délégués par commune
Le comité syndical délibère et chaque commune désigne en principe deux délégués
Les conseils municipaux délibèrent et chaque commune désigne en principe deux délégués
Le comité syndical délibère et chaque commune désigne obligatoirement deux délégués

Le comité syndical délibère et chaque commune désigne en principe deux délégués

Explication

Le comité syndical est l’assemblée délibérante, et les conseils municipaux désignent en principe deux délégués par commune. La règle générale admet une disposition statutaire différente, contrairement à l’idée d’un nombre obligatoire dans tous les cas.

7. Plusieurs communes mettent en commun des moyens et des services autour d’un projet territorial et créent une structure disposant de ressources fiscales propres. Quelle est la nature de cette structure ?

Une personne morale de droit privé fédérative
Une collectivité territoriale regroupant les communes
Un service municipal commun sans personnalité juridique
Une personne morale de droit public fédérative

Une personne morale de droit public fédérative

Explication

Un EPCI à fiscalité propre est une personne morale de droit public fédérative constituée par plusieurs communes pour mutualiser leurs moyens et services autour d’un projet commun. La collectivité territoriale confond les deux catégories, le service municipal nie la personnalité morale et le droit privé contredit sa nature juridique publique.

8. Un EPCI veut agir dans un domaine que ses statuts ne lui attribuent pas, tandis qu’une commune membre souhaite intervenir dans un domaine qui ne lui a pas été transféré. Quelle distinction s’applique ?

L’EPCI et la commune disposent tous deux d’une clause générale de compétence
L’EPCI et la commune sont limités aux compétences inscrites dans les statuts de l’EPCI
L’EPCI dispose d’une clause générale, tandis que la commune est limitée à ses compétences définies
L’EPCI est limité à ses compétences définies, tandis que la commune dispose d’une clause générale

L’EPCI est limité à ses compétences définies, tandis que la commune dispose d’une clause générale

Explication

Le principe de spécialité borne l’action de l’EPCI aux compétences définies par la loi et ses statuts, alors que la commune dispose d’une clause générale de compétence. Attribuer cette clause à l’EPCI inverse la distinction, et limiter la commune aux statuts de l’EPCI ou lui attribuer une clause générale identique à celle de l’EPCI méconnaît le régime propre à chaque entité.

9. Une commune membre d’un EPCI intervient dans un domaine de compétence qui a été transféré à cet établissement. Quelle conséquence découle du principe d’exclusivité ?

La commune conserve une compétence concurrente dans ce domaine
La commune ne peut plus intervenir dans ce domaine transféré
La commune peut intervenir si ses statuts locaux le prévoient
La commune reprend la compétence jusqu’à une nouvelle décision de l’EPCI

La commune ne peut plus intervenir dans ce domaine transféré

Explication

Selon le principe d’exclusivité, le transfert retire à la commune la possibilité d’intervenir dans le domaine transféré à l’EPCI. La compétence partagée et le maintien d’une intervention communale confondent transfert et exercice concurrent, tandis qu’une disposition locale ne rétablit pas cette compétence.

10. Quelle réforme a créé les métropoles comme nouvelle catégorie d’EPCI à fiscalité propre dotée de compétences étendues ?

La loi du 7 août 2015
La loi du 27 janvier 2015
La loi du 16 décembre 2010
La loi du 12 juillet 1999

La loi du 16 décembre 2010

Explication

La loi du 16 décembre 2010 a créé les métropoles comme nouvelle catégorie d’EPCI à fiscalité propre dotée de compétences étendues. La loi de 1999 a favorisé les communautés d’agglomération, tandis que les lois de 2015 ont notamment modifié les seuils ou les compétences des métropoles et des EPCI.

11. En 2015, un projet de communauté de communes concerne un territoire de 13 000 habitants situé en zone de montagne. Quelle règle de la loi du 7 août 2015 faut-il appliquer ?

Le seuil est de 15 000 habitants sans exception liée à la montagne
Le seuil général est de 15 000 habitants, avec une exception possible liée à la montagne
Le seuil général est de 20 000 habitants, avec une exception possible liée à la montagne
Aucun seuil démographique n’est prévu pour les communautés de communes

Le seuil général est de 15 000 habitants, avec une exception possible liée à la montagne

Explication

La loi du 7 août 2015 a fixé un seuil général minimal de 15 000 habitants pour constituer une communauté de communes, sous réserve notamment d’exceptions liées à la montagne ou à la faible densité. L’absence d’exception ignore cette réserve, le seuil de 20 000 habitants concerne les communautés de ville créées en 1992, et l’absence de seuil correspond au régime antérieur.

12. Pour réorganiser l’intercommunalité d’un département, quel objectif le schéma départemental adopté par la CDCI doit-il poursuivre ?

Prévoir une couverture complète par des EPCI à fiscalité propre, en supprimant les enclaves et discontinuités éventuelles
Prévoir une couverture complète par des syndicats sans fiscalité propre, en supprimant les enclaves et discontinuités éventuelles
Prévoir une couverture complète par des EPCI à fiscalité propre, en maintenant les enclaves et discontinuités existantes
Prévoir une couverture partielle par des EPCI à fiscalité propre, en supprimant les enclaves et discontinuités éventuelles

Prévoir une couverture complète par des EPCI à fiscalité propre, en supprimant les enclaves et discontinuités éventuelles

Explication

La CDCI adopte le schéma préparé par le préfet, lequel vise une couverture complète du département par des EPCI à fiscalité propre et la suppression des enclaves et discontinuités. Le maintien des enclaves contredit cet objectif, tout comme une couverture partielle ou le remplacement des EPCI à fiscalité propre par des syndicats sans fiscalité propre.

13. Des communes prennent l’initiative de constituer un EPCI ; quel acte juridique peut en prononcer la création ?

Un arrêté préfectoral
L’adoption du schéma départemental
Une délibération des conseils municipaux
Une décision de la CDCI

Un arrêté préfectoral

Explication

Quelle que soit l’initiative, la création d’un EPCI ne peut résulter que d’un arrêté préfectoral. Les délibérations communales peuvent exprimer l’initiative ou l’avis des communes, tandis que la CDCI adopte le schéma départemental et ne prononce pas la création.

14. Un projet recueille l’accord des deux tiers des conseils municipaux, qui représentent 55 % de la population ; la commune la plus peuplée, représentant 30 % de la population totale, s’y oppose. Le préfet peut-il créer l’EPCI ?

Oui, car l’accord des deux tiers des conseils municipaux suffit dès qu’il représente plus de la moitié de la population
Oui, car l’accord de la moitié des conseils municipaux suffit dès qu’il représente les deux tiers de la population
Non, car l’accord de la commune la plus peuplée est requis lorsqu’elle dépasse le quart de la population
Non, car il faut l’accord unanime des conseils municipaux, quelle que soit la population de la commune principale

Non, car l’accord de la commune la plus peuplée est requis lorsqu’elle dépasse le quart de la population

Explication

La voie des deux tiers des conseils représentant au moins la moitié de la population est satisfaite, mais l’accord de la commune la plus peuplée est aussi requis si elle dépasse le quart de la population totale. L’option fondée sur les deux tiers de la population confond les deux voies d’accord, tandis que l’unanimité n’est pas exigée.

15. Depuis mars 2014, selon quelle modalité les membres du conseil communautaire ou métropolitain sont-ils élus ?

Au suffrage universel direct, lors d’un scrutin organisé après les élections municipales
Au suffrage universel direct, le même jour que les conseillers municipaux
Au suffrage indirect, le même jour que les conseillers municipaux
Par nomination préfectorale, le même jour que les conseillers municipaux

Au suffrage universel direct, le même jour que les conseillers municipaux

Explication

Depuis mars 2014, les membres sont élus au suffrage universel direct le même jour que les conseillers municipaux. Le suffrage indirect confond le mode d’élection, la nomination préfectorale confond élection et désignation, et le scrutin ultérieur sépare des élections qui ont lieu le même jour.

16. Dans un conseil communautaire, une commune compte une population municipale importante, mais la répartition proportionnelle lui attribuerait plus de la moitié des sièges. Quelle limite s’applique ?

Elle ne peut détenir plus de la moitié des sièges
Elle doit recevoir autant de sièges que chacune des autres communes
Elle ne peut obtenir qu’un siège, comme toute commune
Elle peut détenir plus de la moitié des sièges si sa population le justifie

Elle ne peut détenir plus de la moitié des sièges

Explication

La répartition se fait à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne selon la population, mais aucune commune ne peut détenir plus de la moitié des sièges. Le minimum d’un siège par commune est une garantie distincte, et la règle ne prévoit pas une répartition égalitaire.

17. Un maire transfère au président de l’EPCI un pouvoir relatif aux déchets. Quelle description correspond aux pouvoirs de police du président ?

Une absence de pouvoir de police, même dans les domaines transférés
Un pouvoir de police sectoriel attribué directement par la loi sans transfert du maire
Un pouvoir de police administrative générale identique à celui du maire
Un pouvoir de police sectoriel transféré par le maire, distinct de la police administrative générale

Un pouvoir de police sectoriel transféré par le maire, distinct de la police administrative générale

Explication

Le président ne dispose pas du pouvoir de police administrative générale du maire, mais peut exercer des pouvoirs sectoriels transférés par les maires, notamment dans certains domaines liés aux compétences de l’EPCI. Assimiler ce pouvoir à la police générale efface cette distinction ; nier tout pouvoir ou écarter le transfert du maire contredit également la règle.

18. Une nouvelle compétence obligatoire est prévue par la loi, qui ne fixe pas sa date de transfert à l’EPCI. À quelle date est-elle transférée par défaut ?

À la date choisie par le conseil communautaire
Le lendemain de la publication de la loi au Journal officiel
Le jour de la publication de la loi au Journal officiel
À la date d’une décision ultérieure des communes

Le lendemain de la publication de la loi au Journal officiel

Explication

Les compétences obligatoires sont prévues par la loi et transférées de plein droit ; si la loi ne fixe pas de date, le transfert intervient le lendemain de sa publication au Journal officiel. La date de publication confond le jour de parution avec le lendemain, tandis qu’une décision communale relève du régime des compétences facultatives.

19. Des communes souhaitent créer une communauté pour porter un projet commun de développement et d’aménagement dans un espace de solidarité. Leur territoire compte 13 800 habitants et se situe en zone de montagne. Quelle conclusion correspond aux règles de population applicables ?

La création est impossible dès que la population est inférieure à 15 000 habitants
La création dépend uniquement de l’accord sur le projet commun
La création peut bénéficier de l’exception liée à la montagne
La création exige au moins 50 000 habitants

La création peut bénéficier de l’exception liée à la montagne

Explication

Le seuil de principe est de 15 000 habitants, mais des exceptions sont prévues notamment pour les territoires de montagne. Le seuil de 50 000 habitants concerne les communautés d’agglomération, tandis que le projet commun ne supprime pas les règles démographiques.

20. Une communauté de communes envisage de prendre en charge une compétence facultative qui soutient son projet communautaire. Quelle démarche permet son transfert ?

Les communes la transfèrent par la majorité qualifiée requise pour créer la communauté
Les communes la transfèrent à la majorité simple, sans lien avec le projet communautaire
Le conseil communautaire la transfère seul, à condition qu’elle soit d’intérêt communal
Le préfet la transfère après avoir constaté qu’elle relève d’une compétence obligatoire

Les communes la transfèrent par la majorité qualifiée requise pour créer la communauté

Explication

Une compétence facultative doit contribuer au projet communautaire et être transférée par décision des communes à la majorité qualifiée requise pour la création. La majorité simple ne suffit pas, et le transfert ne relève pas du seul conseil communautaire ni du préfet.

21. Un groupement de communes forme un territoire continu de 52 000 habitants, sans enclave, autour d’une commune de 16 000 habitants. Quelle catégorie peut correspondre à cette configuration, sous réserve des autres règles applicables ?

Une communauté de communes, car une commune dépasse 15 000 habitants
Une communauté d’agglomération, même si le territoire comporte une enclave
Une communauté d’agglomération, dès lors que le total atteint 15 000 habitants
Une communauté d’agglomération

Une communauté d’agglomération

Explication

La communauté d’agglomération réunit au moins 50 000 habitants dans un ensemble d’un seul tenant et sans enclave, autour d’une ou plusieurs communes d’au moins 15 000 habitants, sous réserve d’exceptions. L’enclave compromet la condition territoriale, et 15 000 habitants est le seuil de la commune-centre, pas celui du groupement.

22. Une communauté d’agglomération prépare la répartition de ses compétences obligatoires. Laquelle des listes proposées comprend uniquement des compétences de cette catégorie ?

Développement économique, équilibre social de l’habitat, déchets ménagers et assainissement
Aménagement de l’espace, action culturelle, soutien aux associations et eau
Développement économique, protection de l’environnement, tourisme et logement
Politique de la ville, prévention des inondations, voirie communale et tourisme

Développement économique, équilibre social de l’habitat, déchets ménagers et assainissement

Explication

Les compétences obligatoires comprennent notamment le développement économique, l’équilibre social de l’habitat, les déchets ménagers et assimilés, ainsi que l’assainissement. La protection de l’environnement, le tourisme, l’action culturelle et le soutien associatif ne figurent pas dans cette liste obligatoire.

23. Plusieurs communes contiguës, sans enclave, souhaitent former une communauté urbaine. Quel seuil démographique minimal leur ensemble doit-il atteindre ?

250 000 habitants
300 000 habitants
200 000 habitants
150 000 habitants

250 000 habitants

Explication

Une communauté urbaine regroupe un ensemble d’un seul tenant et sans enclave comptant au moins 250 000 habitants. Les seuils de 150 000, 200 000 et 300 000 habitants ne correspondent pas au seuil indiqué pour cette catégorie.

24. Combien de domaines regroupent les compétences obligatoires d’une communauté urbaine ?

Sept domaines
Huit domaines
Six domaines
Cinq domaines

Sept domaines

Explication

Les compétences obligatoires des communautés urbaines sont regroupées en sept domaines, dont l’habitat, la politique de la ville et les aires d’accueil des gens du voyage. Six domaines correspond aux compétences obligatoires des métropoles ; cinq et huit résultent d’un décompte erroné.

25. Une commune intégrée à un ensemble intercommunal d’un seul tenant et sans enclave participe à un projet commun de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social. Quel statut correspond à cet ensemble ?

Une collectivité territoriale à statut particulier
Un syndicat mixte ouvert
Un EPCI à fiscalité propre
Une communauté urbaine à fiscalité propre

Un EPCI à fiscalité propre

Explication

La métropole est un EPCI à fiscalité propre constitué de communes d’un seul tenant et sans enclave pour conduire un projet commun de développement. La collectivité territoriale à statut particulier désigne la métropole de Lyon, tandis que la communauté urbaine et le syndicat mixte ouvert sont des structures distinctes.

26. Une institution appelée métropole de Lyon exerce de plein droit les compétences du département du Rhône. Quelle est sa qualification juridique ?

Une communauté urbaine
Une collectivité territoriale à statut particulier
Un EPCI à fiscalité propre
Un syndicat mixte fermé

Une collectivité territoriale à statut particulier

Explication

La métropole de Lyon est une collectivité territoriale à statut particulier, et non un EPCI ; elle exerce de plein droit les compétences du département du Rhône. La qualification d’EPCI à fiscalité propre correspond aux métropoles en général, mais pas à la métropole de Lyon.

27. Un syndicat regroupe des communes, des EPCI et une chambre de commerce et d’industrie. Quelle qualification peut-il recevoir si la condition de présence d’une collectivité territoriale ou d’un groupement de collectivités est remplie ?

Un EPCI à fiscalité propre
Une communauté urbaine
Un syndicat mixte ouvert
Un syndicat mixte fermé

Un syndicat mixte ouvert

Explication

Un syndicat mixte ouvert peut associer des collectivités, des groupements et des personnes morales de droit public, à condition de comprendre au moins une collectivité territoriale ou un groupement de collectivités territoriales. Le syndicat fermé se compose de communes et d’EPCI, ou d’EPCI seuls, tandis que la présence d’une chambre consulaire ne transforme pas le syndicat en EPCI ou en communauté urbaine.

28. Dans un syndicat mixte fermé, qui désigne les représentants siégeant au comité syndical, lequel élit ensuite son président ?

Les électeurs des communes et EPCI membres
Les représentants des personnes morales de droit public associées
Les organes délibérants des communes et EPCI membres
Le préfet et les conseils départementaux concernés

Les organes délibérants des communes et EPCI membres

Explication

Les représentants au comité syndical sont désignés par les organes délibérants des communes et des EPCI membres, puis le comité élit son président. Les électeurs et le préfet ne désignent pas ces représentants, et la présence de personnes morales de droit public caractérise plutôt la composition possible d’un syndicat ouvert.

29. Un établissement public réunit plusieurs EPCI à fiscalité propre. À quel type de structure correspond cette composition ?

Une collectivité territoriale, dotée d’une assemblée élue directement
Un pôle d’équilibre territorial et rural, destiné aux territoires ruraux
Un pôle métropolitain, assimilé à un syndicat mixte fermé
Un syndicat mixte ouvert, associant des personnes publiques diverses

Un pôle métropolitain, assimilé à un syndicat mixte fermé

Explication

Le pôle métropolitain est un établissement public composé d’EPCI à fiscalité propre et assimilé à un syndicat mixte fermé. Le syndicat mixte ouvert peut associer d’autres personnes publiques, tandis que le PETR est une autre structure et qu’une collectivité territoriale ne correspond pas à cette définition.

30. Un projet de pôle métropolitain rassemble 320 000 habitants. Son EPCI le plus peuplé compte 60 000 habitants et est limitrophe d’un État étranger. Le seuil démographique applicable à cet EPCI est-il atteint ?

Oui, car seul le seuil de 300 000 habitants s’applique
Oui, car le seuil applicable est de 50 000 habitants
Non, car l’ensemble doit compter au moins 500 000 habitants
Non, car le seuil applicable reste de 100 000 habitants

Oui, car le seuil applicable est de 50 000 habitants

Explication

Pour un EPCI limitrophe d’un État étranger, le seuil requis est abaissé à 50 000 habitants ; l’ensemble doit aussi dépasser 300 000 habitants, ce qui est le cas ici. Le seuil de 100 000 habitants est le seuil général, et la population totale ne remplace pas le seuil propre à un EPCI membre.

31. Quelle loi a permis la création des pôles d’équilibre territoriaux et ruraux, notamment comme structures supports des « pays » ?

La loi du 27 janvier 2010
La loi du 16 décembre 2010
La loi MAPTAM du 27 janvier 2014
La loi d’orientation du 4 février 1995

La loi MAPTAM du 27 janvier 2014

Explication

La loi MAPTAM du 27 janvier 2014 a permis la création des PETR, notamment pour servir de structure support aux « pays ». La loi de 2010 a supprimé la possibilité de créer de nouveaux pays, et celle de 1995 est à l’origine de leur création.

32. Un EPCI à fiscalité propre envisage d’adhérer à un PETR alors qu’il en est déjà membre d’un autre. Quelle règle s’applique ?

Il peut appartenir simultanément à plusieurs PETR
Il peut appartenir à plusieurs PETR si leurs territoires sont contigus
Il peut appartenir à plusieurs PETR si aucun territoire n’est enclavé
Il ne peut appartenir qu’à un seul PETR

Il ne peut appartenir qu’à un seul PETR

Explication

Un EPCI à fiscalité propre ne peut être membre que d’un seul PETR. La possibilité d’appartenir à plusieurs pôles métropolitains concerne ces derniers, tandis que la continuité et l’absence d’enclave décrivent la forme du territoire d’un PETR.

33. Un comité syndical de PETR répartit 20 sièges entre ses EPCI membres. Quelle règle doit guider cette répartition ?

Attribuer le même nombre de sièges à chaque EPCI, sans plafond individuel
Tenir compte du poids démographique, garantir un siège à chacun et plafonner chaque EPCI à 11 sièges
Tenir compte du poids démographique, garantir un siège à chacun et plafonner chaque EPCI à 10 sièges
Tenir compte du poids démographique, garantir deux sièges à chacun et plafonner chaque EPCI à 10 sièges

Tenir compte du poids démographique, garantir un siège à chacun et plafonner chaque EPCI à 10 sièges

Explication

La répartition tient compte du poids démographique, assure au moins un siège à chaque EPCI et limite la représentation d’un seul EPCI à la moitié des sièges, soit 10 sur 20. Une garantie de deux sièges, un plafond supérieur à la moitié ou une répartition indépendante de la démographie ne respectent pas ces règles.

34. Plusieurs départements et une commune créent un établissement public commun. Où ses compétences doivent-elles être définies ?

Dans les décisions de la collectivité de contrôle
Dans un accord portant uniquement sur des frais communs
Dans les statuts de l’établissement
Dans une délibération annuelle des départements

Dans les statuts de l’établissement

Explication

Les compétences d’un organisme interdépartemental sont définies par ses statuts, et l’organisme peut associer plusieurs départements ainsi que, éventuellement, des régions ou des communes. Une délibération annuelle confond les statuts avec une décision ponctuelle, la collectivité de contrôle avec l’organe qui fixe les compétences, et l’accord de frais communs avec le régime de l’entente interdépartementale.

35. Deux départements souhaitent financer ensemble la conservation d’un ouvrage d’utilité publique. Quel cadre de coopération correspond à cet objectif ?

Un organisme interdépartemental
Une entente interrégionale
Une conférence interdépartementale
Une entente interdépartementale

Une entente interdépartementale

Explication

L’entente interdépartementale permet à plusieurs départements d’entreprendre ou de conserver à frais communs des ouvrages ou institutions d’utilité publique. L’organisme interdépartemental est un établissement public dont les compétences figurent dans les statuts, la conférence sert à débattre de questions d’intérêt commun, et l’entente interrégionale concerne des régions contiguës.

36. Deux régions contiguës, après des délibérations concordantes de leurs conseils régionaux, veulent confier à une structure commune certaines compétences prévues par ses statuts. Quelle structure répond à ces conditions ?

Une entente interdépartementale créée par arrêté préfectoral
Un organisme interdépartemental créé par délibération communale
Une entente interrégionale créée par décret en Conseil d’État
Une conférence interrégionale créée par décision du conseil d’administration

Une entente interrégionale créée par décret en Conseil d’État

Explication

L’entente interrégionale est un établissement public créé par décret en Conseil d’État entre des régions contiguës, après des délibérations concordantes, et exerce les compétences inscrites dans ses statuts à la place de ses régions membres. L’entente interdépartementale relève de départements, l’organisme interdépartemental n’est pas cette structure régionale, et la conférence ne correspond pas au mécanisme de création décrit.

37. Une collectivité souhaite créer un établissement public local pour une mission spécialisée. Quelle condition doit notamment être satisfaite ?

L’établissement échappe au contrôle de la collectivité qui l’a créé
L’établissement relève d’une catégorie existante définie par le législateur
L’établissement reçoit une compétence générale identique à celle de la collectivité
L’établissement peut former une catégorie nouvelle par décision locale

L’établissement relève d’une catégorie existante définie par le législateur

Explication

Un établissement public local est soumis au principe de spécialité et au contrôle de la collectivité créatrice, et il doit appartenir à une catégorie existante définie par le législateur. La compétence générale contredit la spécialité, l’absence de contrôle méconnaît le lien avec la collectivité créatrice, et la création locale d’une catégorie nouvelle ne respecte pas l’exigence législative.

38. Quel statut ont les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale et les offices de l’habitat ?

Établissements publics administratifs nationaux
Services municipaux sans personnalité publique
Établissements publics industriels et commerciaux locaux
Établissements publics administratifs locaux

Établissements publics administratifs locaux

Explication

Les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale et les offices de l’habitat ont le statut d’établissements publics administratifs locaux. Le statut industriel et commercial, le service sans personnalité publique et le statut administratif national correspondent à d’autres catégories.

39. Une séance d’un conseil municipal vient de s’achever. Dans quel délai son compte rendu doit-il être affiché en mairie, et où doit-il aussi être publié ?

Sous un mois en mairie et en ligne
Sous quinze jours en mairie et en ligne
Sous huitaine en mairie et transmis au préfet
Sous huitaine en mairie et en ligne

Sous huitaine en mairie et en ligne

Explication

Le compte rendu doit être mis en ligne et affiché sous huitaine en mairie ou au siège de la collectivité. Un délai de quinze jours ou d’un mois est erroné, et la transmission au préfet ne remplace pas la publication en ligne.

40. Une collectivité de 4 200 habitants détient une base de données qu’elle a produite et qui présente un intérêt environnemental. Quelle obligation de publication s’applique ?

La publier en ligne au titre des obligations applicables
La publier uniquement si elle présente un intérêt économique
La communiquer en ligne seulement sur demande individuelle
La garder hors ligne jusqu’à une demande de la CADA

La publier en ligne au titre des obligations applicables

Explication

Les collectivités de plus de 3 500 habitants doivent publier en ligne certaines publications d’intérêt public et leurs bases de données. Exclure les bases de données, relever le seuil ou restreindre les intérêts visés méconnaît cette règle.

41. Une association demande à une préfecture qui détient les documents de lui communiquer le budget d’une commune. À qui ce droit de communication est-il ouvert et quelle réponse convient ?

Toute personne physique peut le demander, mais seulement à la commune
Toute personne morale peut demander les procès-verbaux, mais pas les budgets
Toute personne physique ou morale peut le demander, même aux services déconcentrés de l’État
Tout électeur peut le demander au préfet, mais pas à une autre administration

Toute personne physique ou morale peut le demander, même aux services déconcentrés de l’État

Explication

Toute personne physique ou morale peut demander communication des budgets et comptes, y compris lorsque les documents sont détenus par les services déconcentrés de l’État. Réserver le droit aux personnes physiques ou à la commune détentrice réduit à tort son champ.

42. Après une consultation locale, les électeurs rejettent une proposition, mais l’assemblée souhaite l’adopter. Quelle conséquence juridique distingue cette consultation d’un référendum décisionnel ?

Les deux procédures produisent un avis non contraignant, mais le référendum suspend la décision de l’assemblée
L’avis consultatif ne lie pas juridiquement la collectivité, tandis que le référendum transfère le pouvoir de décision aux électeurs
La consultation transfère la décision aux électeurs, tandis que le référendum laisse un avis à l’assemblée
L’avis consultatif lie juridiquement la collectivité, tandis que le référendum laisse la décision à l’assemblée

L’avis consultatif ne lie pas juridiquement la collectivité, tandis que le référendum transfère le pouvoir de décision aux électeurs

Explication

Une consultation recueille un avis qui ne lie pas juridiquement la collectivité, tandis que le référendum décisionnel transfère aux électeurs le pouvoir de décision. Lier l’avis consultatif ou réduire le référendum à un avis inverse la distinction; attribuer la décision à l’exécutif ne correspond à aucune des deux règles.

43. Dans une commune, des électeurs atteignent le seuil requis pour demander l’organisation d’une consultation. Qui décide finalement de l’organiser ?

Le maire agissant seul
Les électeurs ayant déposé la demande
Le préfet après examen de la demande
L’assemblée délibérante

L’assemblée délibérante

Explication

Le seuil d’un dixième des électeurs d’une commune permet de demander l’inscription de l’organisation d’une consultation à l’ordre du jour, mais la décision appartient à l’assemblée délibérante. La demande ne donne pas elle-même le pouvoir de décider et ne le transfère ni au maire ni au préfet.

44. Une communauté de communes envisage un référendum local sur une question relevant exclusivement de la compétence de l’État. Quelle règle s’applique ?

Le référendum est possible si une majorité d’électeurs demande son organisation
Le référendum ne peut porter que sur une affaire relevant de la compétence de la communauté
Le référendum est possible si l’assemblée délibérante en approuve le principe
Le référendum peut porter sur toute affaire présentant un intérêt pour les habitants

Le référendum ne peut porter que sur une affaire relevant de la compétence de la communauté

Explication

Une consultation ou un référendum local doit porter sur une affaire relevant de la compétence de la collectivité qui l’organise. L’intérêt des habitants, l’accord de l’assemblée ou une demande majoritaire ne permet pas d’étendre cette compétence à une question étatique.

45. Lors d’un référendum décisionnel local, 48 % des électeurs inscrits votent et 70 % des suffrages exprimés approuvent le projet. Quel est le résultat juridique ?

Le projet est adopté, car les suffrages favorables dépassent la moitié des exprimés
Le projet n’est pas adopté, car la participation est inférieure à la moitié des inscrits
Le projet est adopté, car le taux d’approbation compense la participation insuffisante
Le projet n’est pas adopté, car les suffrages favorables doivent dépasser la moitié des inscrits

Le projet n’est pas adopté, car la participation est inférieure à la moitié des inscrits

Explication

L’adoption exige à la fois la participation d’au moins la moitié des électeurs inscrits et l’approbation par la majorité des suffrages exprimés. Ici, le seuil de participation n’est pas atteint; le taux d’approbation des exprimés ne peut pas le compenser.

46. Une décision locale est notifiée le 12 avril à une personne ayant intérêt à agir. Jusqu’à quelle échéance cette personne doit-elle former un recours pour excès de pouvoir ?

Dans les deux mois suivant la notification
Dans les deux mois suivant l’adoption
Dans les deux mois suivant sa connaissance informelle
Dans le mois suivant la notification

Dans les deux mois suivant la notification

Explication

Le recours pour excès de pouvoir doit être formé dans les deux mois suivant la publication ou la notification de la décision. Le point de départ à l’adoption confond décision et notification, le délai d’un mois raccourcit le délai applicable, et la connaissance informelle n’est pas le point de départ indiqué.

47. Le conseil municipal refuse d’engager une action que la commune aurait dû exercer. Quelle démarche permet à un contribuable communal de la mener à sa place ?

Obtenir l’accord du préfet et agir au nom de la commune
Obtenir l’autorisation du juge administratif et agir à ses frais et risques
Saisir directement le tribunal sans autorisation judiciaire
Demander au conseil municipal de financer l’action refusée

Obtenir l’autorisation du juge administratif et agir à ses frais et risques

Explication

Le contribuable communal peut exercer l’action refusée ou négligée par le conseil municipal après autorisation du juge administratif, à ses frais et risques. L’accord du préfet ne remplace pas cette autorisation, la commune ne prend pas les frais en charge, et une saisine directe sans autorisation ne respecte pas la procédure.

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Combien de communes la France comptait-elle au 1er janvier 2024 ?

34 935 communes.

Combien de communes françaises comptaient moins de 10 000 habitants au 1er janvier 2024 ?

33 908 communes.

Quelle part de la population vivait dans les communes de moins de 10 000 habitants au 1er janvier 2024 ?

49,3 %.

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