QCM : Déconcentration et décentralisation (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un directeur régional confie à une responsable locale le pouvoir de prendre certaines décisions en son nom et conserve sur elle un contrôle étroit. Quel principe décrit cette organisation ?

Le transfert de compétence, par attribution à une personne juridique distincte
La décentralisation, par autonomie d’une collectivité territoriale
La délégation sans lien hiérarchique, par abandon du contrôle
La déconcentration, par délégation à une autorité subordonnée contrôlée

La déconcentration, par délégation à une autorité subordonnée contrôlée

Explication

La déconcentration délègue le pouvoir de décider à une autorité hiérarchiquement subordonnée, tout en maintenant un contrôle étroit. L’autonomie d’une collectivité relève de la décentralisation, la personne juridique distincte ne caractérise pas cette délégation et l’absence de contrôle contredit le principe.

2. Lorsqu’un ministre et un préfet prennent des décisions dans le cadre de la déconcentration, pour le compte de quelle personne juridique agissent-ils ?

L’État, personne juridique commune au ministre et au préfet
La collectivité territoriale dans laquelle le préfet exerce
L’administration centrale, distincte de l’État
Le préfet, en tant que personne juridique autonome

L’État, personne juridique commune au ministre et au préfet

Explication

Dans la déconcentration, ministre et préfet agissent pour le compte de la même personne juridique : l’État. La collectivité territoriale n’est pas leur personne juridique commune, le préfet n’agit pas comme entité autonome et l’administration centrale n’est pas distincte de l’État.

3. Quel effet la loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République a-t-elle produit sur les services déconcentrés de l’État ?

Elle a supprimé la libre administration des collectivités territoriales
Elle a renforcé les administrations centrales vis-à-vis des services déconcentrés
Elle a renforcé leurs prérogatives vis-à-vis des administrations centrales
Elle a redessiné la carte des régions et réparti les compétences régionales

Elle a renforcé leurs prérogatives vis-à-vis des administrations centrales

Explication

La loi ATR de 1992 réaffirme la libre administration des collectivités territoriales et renforce les prérogatives des services déconcentrés face aux administrations centrales. La réforme de la carte régionale est associée à une loi de 2015, tandis que l’inversion du rapport de renforcement et la suppression de la libre administration sont erronées.

4. Pour rapprocher l’action de l’État des habitants, une réforme répartit les responsabilités administratives entre des territoires placés sous l’autorité de représentants de l’État. Quelle condition de la déconcentration cette réforme met-elle en œuvre ?

Une élection locale des autorités chargées de représenter l’État
Un maintien des services concernés dans une administration centrale unique
Un découpage effectif en circonscriptions administrées par des représentants de l’État
Une attribution de compétences à des collectivités territoriales autonomes

Un découpage effectif en circonscriptions administrées par des représentants de l’État

Explication

La déconcentration suppose un découpage effectif du territoire en circonscriptions administratives administrées par des représentants de l’État. Une collectivité autonome relève de la décentralisation, une organisation centrale ne réalise pas ce découpage et l’élection des autorités ne correspond pas à la représentation étatique décrite.

5. Dans une comparaison entre deux modes d’organisation, le premier vise à maintenir une action étatique unifiée sur tout le territoire, tandis que le second accorde davantage de droits et libertés aux collectivités avec un risque d’affaiblissement de l’égalité. Quelle analyse est correcte ?

La décentralisation soutient l’unité, tandis que la déconcentration peut amoindrir l’égalité
La déconcentration soutient les droits locaux, tandis que la décentralisation garantit l’unité
Les deux modes garantissent l’unité sans risque concernant l’égalité
La déconcentration soutient l’unité, tandis que la décentralisation peut amoindrir l’égalité

La déconcentration soutient l’unité, tandis que la décentralisation peut amoindrir l’égalité

Explication

La déconcentration assure l’unité du territoire républicain par l’action de l’État, alors que la décentralisation comporte un risque d’amoindrir l’égalité au profit des droits et libertés des collectivités. La réponse qui inverse les régimes attribue mal leurs effets, et confondre unité et uniformité des collectivités ne décrit pas cette distinction.

6. Un préfet examine l’acte d’une autorité déconcentrée et décide de le remplacer par une autre décision. Quel pouvoir de contrôle hiérarchique exerce-t-il ?

Le pouvoir de substitution de l’acte
Le pouvoir disciplinaire sur l’autorité
Le pouvoir d’approbation de l’acte
Le pouvoir d’annulation de l’acte

Le pouvoir de substitution de l’acte

Explication

Le contrôle hiérarchique de l’État comprend la possibilité de substituer un acte à celui de l’autorité déconcentrée. L’approbation valide l’acte, l’annulation le fait disparaître sans désigner un acte de remplacement et le pouvoir disciplinaire porte sur l’autorité elle-même.

7. Pourquoi le maire constitue-t-il un cas particulier parmi les autorités déconcentrées ?

Il est élu et exerce comme représentant autonome de la collectivité
Il n’est pas nommé et exerce uniquement comme exécutif de la commune
Il est nommé et exerce à la fois comme exécutif communal et représentant de l’État
Il n’est pas nommé et exerce à la fois comme exécutif communal et représentant de l’État

Il n’est pas nommé et exerce à la fois comme exécutif communal et représentant de l’État

Explication

Le maire est la seule autorité déconcentrée qui n’est pas nommée, car il cumule la fonction d’exécutif de la commune et celle de représentant de l’État. Le présenter comme nommé méconnaît cette exception, réduire son rôle à la fonction communale omet le cumul, et l’autonomie de la collectivité ne définit pas ce statut.

8. Dans un département, les services déconcentrés doivent appliquer les lois et défendre les intérêts nationaux. Quel rôle revient au préfet de département dans cette situation ?

Représenter l’État, diriger les services régionaux et veiller au respect des seules décisions locales
Représenter l’État dans la commune et diriger les services municipaux
Représenter l’État, diriger les services déconcentrés et veiller au respect des lois et des intérêts nationaux
Représenter le département, diriger les services régionaux et défendre les intérêts locaux

Représenter l’État, diriger les services déconcentrés et veiller au respect des lois et des intérêts nationaux

Explication

Le préfet de département représente l’État sur son territoire, dirige les services déconcentrés et veille au respect des lois et des intérêts nationaux. La représentation du département confond l’État et la collectivité, la direction des services régionaux renvoie à l’échelon régional, et les services municipaux relèvent d’un autre niveau.

9. Dans une région, un directeur régional et un directeur départemental relèvent chacun de l’autorité préfectorale. Qui exerce l’autorité sur chacun d’eux ?

Le préfet de région sur les deux directeurs
Le préfet de région sur le directeur régional, le préfet de département sur le directeur départemental
Le préfet de département sur le directeur régional, le préfet de région sur le directeur départemental
Le préfet de département sur les deux directeurs

Le préfet de région sur le directeur régional, le préfet de département sur le directeur départemental

Explication

L’autorité suit le niveau territorial : le préfet de région a autorité sur les directeurs régionaux, tandis que le préfet de département dirige les directions départementales. Inverser les niveaux confond les échelons, et attribuer les deux directions à un seul préfet efface cette distinction.

10. Lorsqu’un préfet examine la situation administrative d’un département, quelles responsabilités l’article 72 de la Constitution lui confie-t-il ?

La charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois
La charge de l’exécutif départemental, du budget local et de l’adoption des règlements
La charge des intérêts départementaux, du contrôle politique et de l’adoption des lois
La charge de l’ordre public, de la sécurité et de la protection des populations

La charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois

Explication

L’article 72 attribue au préfet la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois. Les intérêts départementaux et l’exécutif local relèvent d’une confusion avec les compétences des collectivités; l’ordre public et la sécurité sont bien des missions préfectorales, mais ne correspondent pas à la responsabilité visée ici.

11. Après la loi du 2 mars 1982, un préfet estime qu’un acte d’une collectivité territoriale est illégal. Quelle démarche correspond au contrôle de légalité ?

Demander au président du conseil concerné d’annuler l’acte
Annuler l’acte lui-même avant son entrée en vigueur
Soumettre l’acte au tribunal administratif avant son adoption
Déférer l’acte au tribunal administratif, qui apprécie s’il doit être annulé

Déférer l’acte au tribunal administratif, qui apprécie s’il doit être annulé

Explication

Depuis 1982, le contrôle préfectoral s’exerce a posteriori : le préfet défère l’acte au tribunal administratif, et le juge apprécie s’il y a lieu de l’annuler. Le contrôle préalable correspond au régime antérieur, tandis que le préfet ou l’exécutif local ne se substitue pas au juge pour prononcer l’annulation.

12. Quelle conséquence la loi du 2 mars 1982 a-t-elle eue sur la fonction exécutive départementale et régionale ?

Elle a transféré cette fonction aux maires des communes concernées
Elle a transféré cette fonction aux présidents des conseils concernés
Elle a maintenu cette fonction au préfet dans les départements et les régions
Elle a transféré cette fonction aux assemblées des conseils concernées

Elle a transféré cette fonction aux présidents des conseils concernés

Explication

La loi du 2 mars 1982 a transféré la fonction exécutive départementale et régionale aux présidents des conseils concernés. Le maintien de cette fonction au préfet méconnaît la réforme, les assemblées ne sont pas les exécutifs, et les maires ne sont pas les présidents visés.

13. Quel principe la Révolution française pose-t-elle pour unifier le territoire national ?

Des administrations locales placées sous l’autorité des préfets
Des institutions financières et judiciaires uniformes
Des circonscriptions identiques dans tout le pays
Des provinces dotées de lois et d’usages distincts

Des circonscriptions identiques dans tout le pays

Explication

La Révolution pose le principe de l’unification nationale en créant des circonscriptions identiques, notamment les départements, les cantons et les communes. Les provinces aux règles distinctes renvoient à la diversité antérieure, les préfets à l’organisation centralisée napoléonienne, et l’uniformisation financière et judiciaire à un autre aspect de l’unification.

14. Dans une localité française de 6 200 habitants sous le Consulat, qui désigne le maire selon les mesures de Napoléon Bonaparte ?

Les habitants de la localité
Le Premier Consul
Le préfet du département
Le gouvernement

Le Premier Consul

Explication

Napoléon Bonaparte prévoit que les maires des localités de plus de 5 000 habitants sont nommés par le Premier Consul. La désignation par le gouvernement concerne les membres des assemblées locales, tandis que le préfet administre le département et que l’élection par les habitants ne correspond pas à cette mesure.

15. Quel statut juridique caractérise une collectivité créée ou reconnue dans le cadre de la décentralisation ?

Une circonscription administrative de l’État, sans personnalité juridique propre
Une personne morale distincte de l’État, titulaire de droits et d’obligations
Une institution étatique dotée de droits, mais dépourvue d’obligations
Une administration locale caractérisée par son budget autonome

Une personne morale distincte de l’État, titulaire de droits et d’obligations

Explication

La décentralisation crée ou reconnaît des collectivités juridiquement distinctes de l’État, dotées de la personnalité morale et titulaires de droits et d’obligations. La circonscription administrative relève de la déconcentration, tandis que le budget autonome est un attribut distinct de la personnalité morale.

16. Une réforme constitutionnelle veut affirmer le caractère décentralisé de la République, renforcer les finances locales et permettre des expériences territoriales. À quel ensemble de mesures correspond-elle ?

La création des départements, cantons et communes
L’acte II de la décentralisation
La réforme napoléonienne de l’administration départementale
Le contrôle de légalité exercé par le préfet

L’acte II de la décentralisation

Explication

L’acte II précise que l’organisation de la République est décentralisée, renforce l’autonomie financière locale et introduit le droit à l’expérimentation. La nomination des préfets relève de la centralisation napoléonienne, le contrôle de légalité est un mécanisme distinct, et les circonscriptions identiques sont une mesure révolutionnaire.

17. Une collectivité possède ses propres organes, compétences, biens, personnel et budget. Quelle capacité cette organisation lui confère-t-elle ?

La capacité d’exercer la souveraineté de l’État
La capacité de gérer son budget sans autres compétences propres
La capacité d’appliquer les décisions du préfet comme service de l’État
La capacité de s’administrer librement

La capacité de s’administrer librement

Explication

La réunion d’organes distincts, de compétences propres, de biens, de personnel et d’un budget propre permet à la collectivité de s’administrer librement. La libre administration ne signifie pas souveraineté, ne se réduit pas au budget et ne correspond pas au rôle d’un service déconcentré sous l’autorité préfectorale.

18. Dans un département, un service local agit comme une composante administrative de l’État, tandis qu’une collectivité voisine dispose d’une personnalité juridique propre. Quelle distinction s’applique ?

Les deux relèvent de la décentralisation puisqu’ils agissent localement
La collectivité relève de la décentralisation et le service de la déconcentration
Les deux relèvent de la déconcentration puisqu’ils sont dans le département
La collectivité relève de la déconcentration et le service de la décentralisation

La collectivité relève de la décentralisation et le service de la déconcentration

Explication

En décentralisation, la collectivité est une entité juridique relativement autonome ; en déconcentration, le service demeure une circonscription administrative de l’État. L’inversion des deux statuts les confond, et leur implantation locale ne suffit pas à les classer de la même manière.

19. Une association conserve une existence juridique distincte de celle de ses membres : de quelle catégorie relève-t-elle ?

Un groupement sans personnalité juridique
Une personne physique
Un service public
Une personne morale

Une personne morale

Explication

Une personne morale est une entité juridique dont l’existence est dissociée de celle des individus qui la composent. La personne physique désigne un être humain, le service public est une activité, et un groupement sans personnalité juridique ne correspond pas à cette définition.

20. Une entité est créée pour gérer des services destinés à répondre aux besoins collectifs : quelle catégorie correspond à sa finalité ?

Une personne morale de droit public
Une personne morale de droit mixte
Une personne physique investie d’une mission
Une personne morale de droit privé

Une personne morale de droit public

Explication

Une personne morale de droit public est créée pour agir dans l’intérêt général, notamment en gérant des services publics répondant aux besoins collectifs. Le droit privé renvoie à une autre catégorie, le droit mixte combine des caractéristiques juridiques, et une personne physique est un être humain.

21. Quelle distinction caractérise une personne physique par rapport à une personne morale ?

C’est un groupement doté d’une raison sociale et d’un représentant légal.
C’est une entité distincte de ses membres, créée pour un objectif commun.
C’est un être humain titulaire de la personnalité juridique dès sa naissance.
C’est un ensemble de membres dont la responsabilité est toujours personnelle.

C’est un être humain titulaire de la personnalité juridique dès sa naissance.

Explication

La personne physique est un être humain titulaire de la personnalité juridique dès sa naissance, tandis que la personne morale est une entité distincte de ses membres constituée pour un objectif commun. La distinction entre les deux notions est inversée dans les distracteurs portant sur l’entité et le groupement; la responsabilité personnelle ne définit pas la personne physique.

22. Des fondateurs créent une entité pour porter leur activité : quel effet général cette création peut-elle avoir sur la responsabilité ?

Engager la responsabilité des dirigeants plutôt que celle de l’entité.
Engager la responsabilité de l’entité plutôt que celle des individus créateurs.
Faire porter automatiquement la responsabilité sur les fondateurs.
Écarter toute responsabilité des associés et des dirigeants.

Engager la responsabilité de l’entité plutôt que celle des individus créateurs.

Explication

La création d’une personne morale permet d’engager la responsabilité de l’entité plutôt que celle des individus qui l’ont créée; la responsabilité des associés reste à distinguer de celle des dirigeants. Le rôle des dirigeants ne remplace donc pas automatiquement celui de l’entité, et la création ne supprime pas toute responsabilité des personnes concernées.

23. Quel ordre associe correctement les trois grandes lois aux actes I, II et III de la décentralisation ?

2 mars 1982, 16 décembre 2010, 28 mars 2003
28 mars 2003, 2 mars 1982, 16 décembre 2010
2 mars 1982, 28 mars 2003, 16 décembre 2010
16 décembre 2010, 28 mars 2003, 2 mars 1982

2 mars 1982, 28 mars 2003, 16 décembre 2010

Explication

La loi du 2 mars 1982 marque l’acte I, celle du 28 mars 2003 l’acte II et celle du 16 décembre 2010 l’acte III. Inverser les actes I et II confond les deux premières dates ; attribuer l’acte III à 2003 ou permuter les dates de 2003 et 2010 déplace les actes concernés.

24. En 1941, quel rôle les préfets régionaux nommés par le gouvernement de Vichy exerçaient-ils ?

Répartir les compétences entre les communes, les départements et les régions
Exécuter le pouvoir central en matière de police, de ravitaillement et de prix
Représenter le gouvernement provisoire dans les régions après la Libération
Décider de façon autonome des politiques régionales de police et de ravitaillement

Exécuter le pouvoir central en matière de police, de ravitaillement et de prix

Explication

En 1941, les préfets régionaux étaient chargés d’exécuter le pouvoir central dans les domaines de la police, du ravitaillement et des prix. Les commissaires de la République appartiennent à l’étape de 1944 ; la répartition des compétences entre collectivités relève d’un autre processus, et les préfets régionaux n’exerçaient pas ici un pouvoir autonome.

25. Une administration adopte un arrêté qui contredit une norme de rang supérieur. Quel principe cet arrêté méconnaît-il ?

La libre administration des collectivités
La clause de compétence locale
La répartition légale des compétences
Le principe de légalité

Le principe de légalité

Explication

Le principe de légalité exige qu’une norme administrative, telle qu’un arrêté, soit conforme aux normes qui lui sont supérieures. L’intérêt public local relève de la clause de compétence ; le rang réglementaire d’un arrêté ne le soustrait pas aux normes supérieures, et la répartition des compétences est une question distincte.

26. Une commune envisage une action répondant à un intérêt public local, sans empiéter sur une compétence attribuée par la loi à une autre autorité. Quel principe fonde sa possibilité d’intervenir ?

La compétence exclusive du représentant de l’État
Le principe de légalité administrative
La répartition des compétences par la loi
La clause de compétence de la collectivité

La clause de compétence de la collectivité

Explication

La clause de compétence permet à une collectivité d’intervenir dans une matière présentant un intérêt public local, sous réserve de ne pas empiéter sur une compétence attribuée par la loi à une autre autorité. Le principe de légalité porte sur la conformité des normes, tandis que l’attribution légale des compétences fixe une limite à cette liberté d’intervention.

27. En 2020, un département souhaite invoquer la clause générale de compétence pour agir dans un domaine non attribué par la loi. Quelle règle issue de la loi NOTRe s’applique ?

Le département peut l’invoquer si son action présente un intérêt public local
Le département ne conserve pas cette clause générale de compétence
Le département conserve cette clause générale comme les communes
Le département l’a perdue dès la répartition des compétences de 1983

Le département ne conserve pas cette clause générale de compétence

Explication

La loi NOTRe du 7 août 2015 a supprimé la clause générale de compétence pour les départements et les régions ; seules les communes la conservent aujourd’hui. L’extension de 1982 est antérieure à cette suppression, et la loi de 1983 traite notamment de répartition des compétences, non de la suppression de 2015.

28. Un département organise un dispositif de polyvalence de secteur, de protection de l’enfance et de protection maternelle et infantile. À quelle loi attribue-t-on ces compétences ?

La loi du 7 août 2015
La loi du 5 avril 1884
La loi du 22 juillet 1983
La loi du 2 mars 1982

La loi du 22 juillet 1983

Explication

La loi du 22 juillet 1983 attribue aux départements le service social polyvalent de secteur, la protection de l’enfance par l’ASE et la protection maternelle et infantile par la PMI. La loi de 1982 marque l’acte I de la décentralisation, la loi NOTRe date de 2015 et la loi de 1884 concerne la clause générale de compétence des communes.

29. Une commune française conclut avec une collectivité étrangère une convention de jumelage. De quel type de démarche s’agit-il ?

Un contrat de plan État-région
Une mesure de déconcentration
Un échange informel entre collectivités
Une coopération décentralisée

Une coopération décentralisée

Explication

La coopération décentralisée comprend les partenariats, jumelages ou aides au développement entre collectivités françaises et étrangères, formalisés par une convention. Le contrat de plan État-région concerne l’État et les régions, la déconcentration relève de l’organisation de l’État, et un échange informel ne répond pas au critère de convention.

30. Quels acteurs sont liés par un contrat de plan État-région (CPER) ?

L’État et les régions
Des collectivités françaises et étrangères
L’État et les communes
L’État et les départements

L’État et les régions

Explication

Un CPER est un contrat de plan conclu entre l’État et une région. Les collectivités étrangères relèvent de la coopération décentralisée, tandis que les départements ou les communes ne sont pas les partenaires désignés dans cette définition.

31. Une collectivité veut alléger ses démarches administratives : elle envisage un registre numérique unique des délibérations et la visioconférence pour certaines réunions. À quel ensemble ces mesures correspondent-elles ?

Au renforcement du Conseil national d’évaluation des normes
Aux mesures du premier méga-décret de simplification
À une nouvelle mesure de décentralisation
Au pouvoir général de substitution des préfets

Aux mesures du premier méga-décret de simplification

Explication

Le premier méga-décret prévoit notamment la visioconférence pour certaines réunions administratives et un registre unique dématérialisé des délibérations locales. Le pouvoir de substitution concerne un autre projet, le renforcement du CNEN figure dans un projet de loi distinct, et ces outils ne constituent pas une mesure de décentralisation.

32. Un projet déposé au Sénat propose qu’un préfet puisse agir à la place d’une collectivité en situation de carence, sans transférer de compétences. Quelle mesure décrit-il ?

Un renforcement du contrôle normatif par le CNEN
Un pouvoir général de substitution des préfets
Une simplification des procédures de commande publique
Un transfert de compétences aux collectivités

Un pouvoir général de substitution des préfets

Explication

Le projet visant à renforcer l’État local propose un pouvoir général de substitution des préfets en cas de carence des collectivités et ne prévoit pas de décentralisation. Le contrôle du CNEN relève d’un autre projet, tandis qu’un transfert de compétences irait à l’inverse de l’absence de décentralisation.

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Qu’est-ce que la déconcentration ?

La délégation du pouvoir de décision à une autorité subordonnée, étroitement contrôlée.

Dans quel ouvrage Pierre Bodineau et Michel Verpeaux traitent-ils de la déconcentration ?

Dans *Histoire de la décentralisation*.

Pour le compte de quelle personne juridique le ministre et le préfet agissent-ils ?

Pour le compte de l’État.

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