QCM : Ouverture des procédures collectives (51 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une salariée réclame des salaires dus pour les 60 derniers jours avant le jugement d’ouverture, une indemnité de préavis et une indemnité de licenciement. Quels éléments relèvent du super privilège, sous réserve de son plafond ?

Les rémunérations des six derniers mois et l’indemnité de préavis
Les salaires et l’indemnité de licenciement, mais pas l’indemnité de préavis
Les salaires des 60 derniers jours, sans les accessoires de salaire
Les salaires et l’indemnité de préavis, mais pas l’indemnité de licenciement

Les salaires et l’indemnité de préavis, mais pas l’indemnité de licenciement

Explication

Le super privilège couvre les rémunérations des 60 derniers jours et certains accessoires, dont l’indemnité de préavis, dans la limite de deux fois le plafond mensuel de la sécurité sociale ; les indemnités de licenciement en sont exclues. Inclure cette indemnité confond les deux privilèges, retenir six mois reprend la période du privilège général, et exclure le préavis omet un élément couvert.

2. Par quels moyens le tribunal peut-il être saisi pour ouvrir une procédure collective ?

Par assignation du débiteur, requête d’un créancier ou déclaration du ministère public
Par déclaration du débiteur, requête d’un créancier ou assignation du ministère public
Par requête du débiteur, assignation d’un créancier ou décision d’office du tribunal
Par déclaration du débiteur, assignation d’un créancier ou requête du ministère public

Par déclaration du débiteur, assignation d’un créancier ou requête du ministère public

Explication

Les trois voies de saisine sont la déclaration du débiteur, l’assignation d’un créancier et la requête du ministère public. Les réponses qui intervertissent ces modalités confondent l’auteur avec la forme de saisine.

3. Une entreprise est placée en sauvegarde par un jugement d’ouverture. Le tribunal accorde ensuite, sur demande recevable et par décision spécialement motivée, le renouvellement de la période d’observation. Quelle est sa durée maximale ?

Six mois
Neuf mois
Douze mois
Dix-huit mois

Douze mois

Explication

En sauvegarde, la période commence au jugement d’ouverture et peut durer six mois, puis être renouvelée une fois pour six mois sur décision spécialement motivée, soit douze mois au maximum. Dix-huit mois correspond au maximum du redressement judiciaire; six mois omet le renouvellement et neuf mois ne correspond pas aux durées prévues.

4. Une entreprise rencontre des difficultés qu’elle ne peut surmonter, mais peut encore régler ses dettes exigibles avec ses ressources disponibles. Quelle condition permet de demander la sauvegarde ?

Des difficultés insurmontables avec cessation des paiements
Des difficultés surmontables sans cessation des paiements
Des difficultés insurmontables sans cessation des paiements
Des difficultés surmontables avec cessation des paiements

Des difficultés insurmontables sans cessation des paiements

Explication

La sauvegarde exige des difficultés que le débiteur ne peut surmonter, sans cessation des paiements. Les difficultés surmontables ne satisfont pas le critère, et la cessation des paiements correspond aux conditions du redressement ou de la liquidation.

5. Quel est le caractère du jugement d’ouverture qui vérifie les conditions requises et crée un état de droit nouveau ?

Un caractère constitutif
Un caractère déclaratif
Un caractère préparatoire
Un caractère arbitral

Un caractère constitutif

Explication

Le jugement d’ouverture est constitutif parce qu’il crée un état de droit nouveau, après vérification des conditions d’ouverture. Le caractère déclaratif correspond à la simple constatation d’une situation existante, et les notions de mesure préparatoire ou de décision arbitrale ne décrivent pas cet effet.

6. À quoi sert le bilan économique, social et environnemental établi pendant la période d’observation ?

À contrôler les actes du dirigeant sans analyser les difficultés
À désigner les créanciers prioritaires pour organiser leur remboursement
À diagnostiquer les difficultés pour orienter la suite de la procédure
À fixer le montant des dettes pour arrêter immédiatement la procédure

À diagnostiquer les difficultés pour orienter la suite de la procédure

Explication

Ce bilan est un diagnostic qui établit l’origine, l’importance et la nature des difficultés de l’entreprise afin d’orienter la suite de la procédure. Le réduire aux comptes omet sa portée diagnostique; arrêter la procédure ou classer les créanciers ne définit pas son objectif.

7. Une entreprise est placée en liquidation judiciaire après une période de redressement pendant laquelle la vérification des créances a commencé. Que fait le liquidateur concernant cette vérification ?

Il recommence toute la vérification des créances après avoir liquidé l’entreprise
Il achève la vérification déjà commencée tout en procédant aux opérations de liquidation
Il confie la vérification au juge-commissaire et se limite à liquider l’entreprise
Il suspend la vérification et procède aux opérations de liquidation

Il achève la vérification déjà commencée tout en procédant aux opérations de liquidation

Explication

Après un redressement ou une sauvegarde, le liquidateur liquide l’entreprise tout en achevant la vérification des créances déjà commencée. Recommencer intégralement la vérification confond cette situation avec une nouvelle procédure, tandis que cette tâche n’est pas transférée au juge-commissaire ni suspendue.

8. Un jugement d’ouverture est notifié à un créancier poursuivant le 6 juin. Jusqu’à quand ce créancier peut-il en faire appel ?

Dans les 15 jours à compter de la publication au BODACC
Dans les 8 jours à compter de la notification
Dans les 10 jours à compter du prononcé
Dans les 10 jours à compter de la notification

Dans les 10 jours à compter de la notification

Explication

Le créancier poursuivant peut faire appel dans les 10 jours à compter de la notification du jugement. Le délai d’appel ne court pas à partir du prononcé; le délai lié à la publicité au BODACC concerne la tierce opposition.

9. Un créancier demande la liquidation judiciaire d’une entreprise encore en activité. Quelle condition doit-il établir concernant la situation de l’entreprise ?

La cessation totale de toute activité de l’entreprise
Des difficultés financières rendant le redressement simplement incertain
L’existence d’une créance impayée, quelle que soit la situation de l’entreprise
La cessation des paiements et l’impossibilité manifeste du redressement

La cessation des paiements et l’impossibilité manifeste du redressement

Explication

Le créancier qui demande la liquidation judiciaire doit établir la cessation des paiements et que le redressement est manifestement impossible. La cessation totale d’activité est une autre voie mentionnée dans l’extrait; une créance impayée ou de simples difficultés ne suffisent pas à établir ces conditions.

10. Dans un redressement judiciaire, le tribunal confie à l’administrateur la gestion de tout un secteur de l’entreprise et retire au dirigeant ses prérogatives sur ce secteur. Quelle mission a été confiée à l’administrateur ?

Une mission de conseil sans pouvoir de gestion
Une mission d’assistance
Une mission de surveillance
Une mission de représentation

Une mission de représentation

Explication

La représentation confie à l’administrateur l’administration de tout ou partie de l’entreprise et dessaisit le dirigeant des prérogatives correspondantes. L’assistance suppose une participation conjointe aux actes, tandis que la surveillance laisse l’administration au dirigeant.

11. Un jugement d’ouverture est rendu le 3 avril. Au plus tard à quelle échéance le greffier doit-il en assurer la publicité ?

Dans les 8 jours à compter du 3 avril
Dans les 15 jours à compter du 3 avril
Dans le mois suivant la publication au BODACC
Dans les 10 jours à compter de la notification

Dans les 15 jours à compter du 3 avril

Explication

Le greffier assure la publicité dans les 15 jours à compter de la date du jugement d’ouverture. Le délai de 8 jours concerne la notification au débiteur, tandis que les 10 jours concernent certains recours.

12. Un contrat est toujours en cours d’exécution à la date du jugement d’ouverture. Comment se qualifie-t-il au sens de l’article L. 622-13 du code de commerce ?

Un contrat conclu pour une durée indéterminée
Un contrat dont l’exécution n’est pas terminée à cette date
Un contrat conclu après le jugement d’ouverture
Un contrat dont une échéance est impayée à cette date

Un contrat dont l’exécution n’est pas terminée à cette date

Explication

Un contrat en cours est défini par le fait que son exécution n’est pas terminée le jour du jugement d’ouverture. La date de conclusion, l’existence d’un impayé et la durée indéterminée ne constituent pas les critères de cette définition.

13. Une entreprise soumise à une procédure collective exploite une installation classée, et un administrateur a été désigné. Qui établit le bilan économique et social, avec quel concours, et quel bilan le complète ?

L’administrateur sans le concours du débiteur, complété par un bilan financier
Le juge-commissaire avec le concours du débiteur, complété par un bilan social
L’administrateur avec le concours du débiteur, complété par un bilan environnemental
Le débiteur avec le concours de l’administrateur, complété par un bilan comptable

L’administrateur avec le concours du débiteur, complété par un bilan environnemental

Explication

L’administrateur réalise le bilan économique et social avec le concours du débiteur, et l’exploitation d’une installation classée entraîne l’ajout d’un bilan environnemental. Attribuer le bilan au débiteur inverse les rôles, désigner le juge-commissaire correspond à une autre situation, et remplacer le bilan environnemental par un bilan comptable ou financier omet la condition environnementale.

14. Dans une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire, quelle mission caractérise le mandataire judiciaire ?

Trancher les litiges sur les contrats et admettre les créances déclarées
Défendre les créanciers en vérifiant leurs créances, en les consultant et en pouvant agir en nullité
Vérifier les créances salariales et représenter les salariés dans la procédure
Gérer l’entreprise et décider de la continuation des contrats en cours

Défendre les créanciers en vérifiant leurs créances, en les consultant et en pouvant agir en nullité

Explication

En sauvegarde et en redressement, le mandataire judiciaire défend les intérêts des créanciers : il vérifie les créances déclarées, consulte les créanciers sur l’apurement du passif et peut agir en nullité contre des actes de la période suspecte. La gestion de l’entreprise revient à l’administrateur ou au liquidateur, les litiges contractuels au juge-commissaire, et les créances salariales au représentant des salariés.

15. Après le jugement d’ouverture, une entreprise paie une dette née avant ce jugement, sans relever d’une exception applicable. Quelle est la conséquence prévue par l’article L. 622-7 du code de commerce ?

Le paiement est suspendu jusqu’à la déclaration de la créance
Le paiement reste valable, mais une pénalité civile peut être prononcée
Le paiement est nul et peut entraîner deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende
Le paiement est valable si le créancier engage une action en justice

Le paiement est nul et peut entraîner deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende

Explication

Le paiement d’une créance antérieure est interdit ; un paiement irrégulier est nul et peut aussi entraîner deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. Le distinguer d’une créance postérieure ou d’une simple suspension évite de méconnaître la sanction prévue.

16. Un débiteur doit récupérer un véhicule gagé, indispensable à ses livraisons, et le garagiste réclame une créance antérieure. Quelle mesure le juge-commissaire peut-il autoriser ?

Le maintien du véhicule chez le garagiste jusqu’à la fin de la procédure
Le paiement de toute créance antérieure liée à l’activité du débiteur
Le paiement de la créance gagiste pour récupérer le véhicule nécessaire à l’activité
L’admission de la créance du garagiste sans autoriser le paiement

Le paiement de la créance gagiste pour récupérer le véhicule nécessaire à l’activité

Explication

Le juge-commissaire peut déroger à l’interdiction de payer une créance antérieure afin de libérer un bien gagé nécessaire à l’activité. Le maintien du véhicule néglige cette faculté, le paiement de toute créance élargit indûment la dérogation et l’admission de la créance est une compétence distincte.

17. Après le jugement d’ouverture, un bailleur invoque des loyers antérieurs impayés et l’absence d’exploitation du local pour demander la résiliation du bail. Quelle règle s’applique ?

L’absence d’exploitation permet la résiliation si le local est vacant
Les loyers antérieurs permettent la résiliation dès le jugement d’ouverture
Ces deux motifs ne permettent pas au bailleur de demander la résiliation
Les loyers antérieurs permettent la résiliation après trois mois

Ces deux motifs ne permettent pas au bailleur de demander la résiliation

Explication

Le bailleur ne peut demander la résiliation ni pour les loyers et charges impayés avant le jugement d’ouverture, ni pour défaut d’exploitation du local. Le délai de trois mois évoqué pour les loyers postérieurs ne transforme pas ces deux motifs en causes de résiliation.

18. Dans un examen de la cessation des paiements, laquelle de ces créances peut être comptabilisée dans le passif exigible ?

Une dette échue, chiffrée, contestée et susceptible d’exécution forcée
Une dette échue, chiffrée, non contestée et sans exécution forcée possible
Une dette non échue, chiffrée, non contestée et susceptible d’exécution forcée
Une dette échue, chiffrée, non contestée et susceptible d’exécution forcée

Une dette échue, chiffrée, non contestée et susceptible d’exécution forcée

Explication

Le passif exigible comprend des dettes échues, liquides, certaines et susceptibles d’exécution forcée. Une dette contestée n’est pas certaine, une dette non échue n’est pas échue, et l’absence de possibilité d’exécution forcée fait défaut à la définition.

19. Un créancier dont la créance est antérieure au jugement d’ouverture engage une action pour obtenir la résolution d’un contrat en raison d’une somme impayée. Quel effet produit l’article L. 622-21 ?

L’action se poursuit, car elle demande une résolution plutôt qu’un paiement
L’action est arrêtée si la résolution repose sur un motif sans lien avec le paiement
L’action est suspendue jusqu’à ce que le créancier obtienne le paiement
L’action est arrêtée ou interdite, car elle vise une résolution pour défaut de paiement

L’action est arrêtée ou interdite, car elle vise une résolution pour défaut de paiement

Explication

L’arrêt des poursuites individuelles vise notamment les actions des créanciers antérieurs tendant à obtenir la résolution d’un contrat pour défaut de paiement d’une somme d’argent. Il ne dépend pas du fait que l’action demande directement le paiement, et une résolution fondée sur un autre motif n’est pas visée par cette règle.

20. Une entreprise ne peut pas régler les dettes échues et exigibles avec les sommes et valeurs immédiatement mobilisables dont elle dispose. Quelle situation cela caractérise-t-il ?

L’insuffisance de l’actif total
La cessation des paiements
La cessation d’activité commerciale
La difficulté insurmontable sans cessation des paiements

La cessation des paiements

Explication

La cessation des paiements est l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. L’insuffisance de l’actif total et la difficulté insurmontable sont des notions distinctes, tandis que la cessation d’activité ne suffit pas à caractériser cette situation.

21. Une entreprise en procédure collective compte 17 salariés et réalise un chiffre d’affaires hors taxes de 2,8 millions d’euros. Comment la nomination d’un administrateur judiciaire est-elle déterminée ?

Elle est facultative et le tribunal en apprécie l’opportunité
Elle est obligatoire dès que l’effectif est inférieur à 20 salariés
Elle est obligatoire dès que le chiffre d’affaires est inférieur à 3 millions d’euros
Elle relève de la décision du débiteur, sans appréciation du tribunal

Elle est facultative et le tribunal en apprécie l’opportunité

Explication

Lorsque le débiteur se situe sous les deux seuils — moins de 20 salariés et moins de 3 millions d’euros de chiffre d’affaires hors taxes — la nomination est facultative et le tribunal en apprécie l’opportunité. Considérer un seul seuil comme suffisant confond la condition combinée; la nomination n’est donc pas automatiquement obligatoire ni décidée par le débiteur.

22. Un créancier envoie sa déclaration de créance dans le délai, mais ne l’adresse pas par lettre recommandée avec accusé de réception. Quelle conséquence découle de cette irrégularité de forme ?

La déclaration reste possible, car la lettre recommandée avec accusé de réception n’est pas obligatoire
La déclaration est valable seulement si le créancier obtient un relevé de forclusion
La déclaration est irrecevable, car la lettre recommandée avec accusé de réception est obligatoire
La déclaration prive le créancier des répartitions, car toute forme différente entraîne cette sanction

La déclaration reste possible, car la lettre recommandée avec accusé de réception n’est pas obligatoire

Explication

La déclaration peut être adressée par lettre recommandée avec accusé de réception, mais cette forme n’est pas imposée ; la sanction concerne l’absence de déclaration dans le délai. Rendre la lettre recommandée obligatoire confond une modalité avec une condition, assimiler toute autre forme à une absence de déclaration applique la sanction au mauvais cas, et exiger un relevé de forclusion confond déclaration dans le délai et déclaration tardive.

23. Un débiteur demande la suspension de l’exécution provisoire de son jugement d’ouverture. Quelle démarche peut permettre de l’obtenir ?

Former une tierce opposition devant le tribunal et invoquer un préjudice
Demander au greffier de suspendre l’exécution dès le dépôt d’un appel
Saisir le ministère public, qui suspend l’exécution pendant l’examen du recours
Saisir en référé le premier président de la cour d’appel et justifier la demande

Saisir en référé le premier président de la cour d’appel et justifier la demande

Explication

Le jugement d’ouverture est immédiatement exécutoire, mais le premier président de la cour d’appel peut en suspendre l’exécution provisoire en référé si la demande est justifiée. L’appel n’entraîne pas, à lui seul, la suspension; le greffier et le ministère public ne disposent pas de ce pouvoir dans cette règle.

24. Une personne qui n’était pas partie à la procédure est lésée par le jugement d’ouverture et veut en obtenir une modification à son profit. Quelle voie de recours correspond à sa situation ?

Le référé devant le premier président
La notification au débiteur
La tierce opposition
L’appel du ministère public

La tierce opposition

Explication

La tierce opposition permet à un tiers lésé, resté étranger à la procédure, de demander la modification du jugement à son profit. L’appel vise notamment le débiteur, le créancier poursuivant ou le ministère public; le référé porte sur la suspension de l’exécution provisoire.

25. Un dirigeant accomplit un acte malgré les pouvoirs de l’administrateur. L’acte relève de la gestion courante et son cocontractant ignore la procédure collective ainsi que la nomination de l’administrateur. Quel est le sort de cet acte ?

Il reste valable
Il est nul malgré les deux conditions réunies
Il est inopposable parce que le cocontractant est de mauvaise foi
Il est valable même si l’acte ne relève pas de la gestion courante

Il reste valable

Explication

L’acte accompli malgré les pouvoirs de l’administrateur peut rester valable si les deux conditions cumulatives sont réunies : gestion courante et cocontractant de bonne foi, ignorant la procédure et la nomination. La nullité de principe ne tient pas compte de cette exception; la seule bonne foi ou la seule gestion courante ne suffit pas.

26. Quel est le rôle général du juge-commissaire dans une procédure collective ?

Défendre les intérêts des créanciers en vérifiant leurs créances déclarées
Vérifier les créances salariales et consulter les salariés
Suivre le dossier pour le tribunal, veiller au bon déroulement et protéger les intérêts en présence
Assurer la gestion quotidienne de l’entreprise pendant la procédure

Suivre le dossier pour le tribunal, veiller au bon déroulement et protéger les intérêts en présence

Explication

Le juge-commissaire suit le dossier du débiteur pour le tribunal, veille au déroulement rapide de la procédure et protège les intérêts en présence. La défense des créanciers relève du mandataire, la gestion de l’entreprise peut relever de l’administrateur et la vérification des créances salariales revient au représentant des salariés.

27. Un litige oppose un débiteur et son cocontractant sur la continuation d’un contrat en cours, tandis qu’un créancier a déclaré une créance contestée. Qui est compétent pour trancher le litige contractuel et admettre la créance ?

Le juge-commissaire pour le litige contractuel et pour l’admission de la créance
L’administrateur pour le litige contractuel et pour l’admission de la créance
Le tribunal pour le litige contractuel et le mandataire pour l’admission de la créance
Le mandataire judiciaire pour le litige contractuel et pour l’admission de la créance

Le juge-commissaire pour le litige contractuel et pour l’admission de la créance

Explication

Le juge-commissaire est exclusivement compétent pour trancher les litiges relatifs à la continuation des contrats en cours et pour admettre les créances déclarées. Le mandataire vérifie les créances, tandis que l’administrateur peut exiger la continuation d’un contrat sans trancher le litige.

28. Un salarié détient une créance de salaire antérieure au jugement d’ouverture. Quelle obligation ne lui incombe pas au titre de cette créance ?

Demander à l’AGS de déclarer sa créance
Déclarer sa créance
Signaler sa créance au représentant des salariés
Faire vérifier sa créance salariale

Déclarer sa créance

Explication

Les salariés créanciers ne sont pas soumis à l’obligation de déclarer leurs créances. La déclaration des créanciers ordinaires ne s’applique pas aux salariés, et le rôle du représentant des salariés est notamment de vérifier les créances salariales ; l’obligation de déclaration évoquée pour l’AGS concerne sa propre créance.

29. Après la déclaration de sa créance, un créancier veut reprendre une instance interrompue, qui visait initialement une condamnation au paiement. Quelles démarches et quel objet doivent caractériser la reprise ?

Appeler le débiteur et le mandataire judiciaire, puis obtenir le paiement de la créance
Obtenir d’abord une condamnation au paiement, puis déclarer la créance au mandataire
Appeler le mandataire judiciaire et l’administrateur, puis faire constater et chiffrer la créance
Appeler le mandataire judiciaire et l’administrateur, puis obtenir la condamnation au paiement

Appeler le mandataire judiciaire et l’administrateur, puis faire constater et chiffrer la créance

Explication

Après la déclaration, l’instance peut reprendre à condition d’appeler le mandataire judiciaire et l’administrateur ; elle sert alors à constater la créance et à en fixer le montant, non à condamner le débiteur au paiement. La reprise avant déclaration ou le maintien d’une demande de paiement ne respecte pas ce cadre.

30. En sauvegarde, un dirigeant demeure à la tête de son entreprise tandis qu’un administrateur contrôle ses actes. Quelle mission l’administrateur exerce-t-il ?

Une mission de représentation
Une mission de liquidation
Une mission de surveillance
Une mission d’assistance

Une mission de surveillance

Explication

En sauvegarde, la surveillance consiste à contrôler les actes du débiteur et à lui demander d’en rendre compte, tandis que le dirigeant conserve l’administration de l’entreprise. L’assistance implique une participation à la conclusion des actes; la représentation confie à l’administrateur des prérogatives et dessaisit le dirigeant à due concurrence.

31. Un créancier chirographaire détient une créance commerciale de faible montant contre un débiteur en cessation des paiements. Peut-il l’assigner en ouverture d’une procédure collective ?

Non, car un créancier chirographaire ne peut pas assigner le débiteur
Oui, si sa créance est garantie par une sûreté ou une hypothèque
Oui, si le montant de sa créance atteint un seuil minimal
Oui, quelle que soit la nature ou le montant de sa créance

Oui, quelle que soit la nature ou le montant de sa créance

Explication

Tout créancier peut assigner le débiteur, quelle que soit la nature ou le montant de sa créance, qu’il soit chirographaire ou privilégié. Exiger une garantie confond créanciers chirographaires et privilégiés, tandis que le montant n’est pas soumis à un seuil indiqué.

32. Une entreprise agricole constituée sous forme de personne morale de droit privé demande l’ouverture d’une procédure collective. Quel tribunal est compétent en raison de son activité ?

Le tribunal judiciaire
La cour d’appel
Le tribunal de commerce
Le tribunal du ressort du siège social

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est compétent pour les agriculteurs et les autres personnes morales de droit privé visés par cette répartition. Le tribunal de commerce concerne les commerçants et les artisans ; le siège social relève de la compétence territoriale.

33. Un débiteur exploite son activité au siège du tribunal et dans deux autres ressorts. Quelles formalités de publicité doivent être accomplies pour le jugement d’ouverture ?

Annonces légales dans les trois ressorts et insertion au BODACC, sans mention au RCS
Mention au RCS et annonce légale au seul siège, puis notification aux créanciers
Mention au RCS, annonces légales au siège et dans les deux ressorts d’exploitation, puis insertion au BODACC
Mention au RCS et insertion au BODACC, sans publication dans un journal d’annonces légales

Mention au RCS, annonces légales au siège et dans les deux ressorts d’exploitation, puis insertion au BODACC

Explication

La publicité comprend la mention au RCS, la publication d’un extrait dans un journal d’annonces légales au siège et dans chaque ressort d’exploitation, puis l’insertion au BODACC. Limiter les annonces au siège omet les autres lieux d’exploitation, tandis que la notification ne remplace pas ces formalités.

34. Dans un jugement de redressement judiciaire, le tribunal ne précise pas la date de cessation des paiements. Quelle date est alors retenue ?

La date de la première échéance impayée
La date du jugement d’ouverture
La date de la demande d’ouverture
La date d’un jugement ultérieur

La date du jugement d’ouverture

Explication

Si le tribunal ne fixe pas la date de cessation des paiements, celle-ci est réputée correspondre à la date du jugement d’ouverture. La première échéance impayée et la date de la demande ne remplacent pas cette règle, et la fixation n’est pas reportée à un jugement ultérieur.

35. Un créancier non salarié demande à un mandataire de déclarer sa créance après la publication du jugement au BODACC. Quelle exigence le créancier doit-il respecter ?

Déclarer par écrit au mandataire judiciaire dans les deux mois et justifier d’un mandat spécial
Déclarer par écrit au juge-commissaire dans les trois mois avec un mandat spécial
Déclarer oralement au mandataire judiciaire dans les deux mois avec un mandat général
Déclarer par écrit au mandataire judiciaire dans les deux mois sans justifier le mandat

Déclarer par écrit au mandataire judiciaire dans les deux mois et justifier d’un mandat spécial

Explication

Le créancier non salarié doit déclarer sa créance par écrit au mandataire judiciaire dans les deux mois suivant la publication au BODACC ; un mandataire déclarant à sa place doit justifier d’un mandat spécial. Un mandat général ne répond pas à cette exigence, et le destinataire ainsi que le délai ne sont pas ceux proposés dans les autres formulations.

36. Quelle catégorie de débiteurs peut relever du redressement ou de la liquidation judiciaire au regard de la qualité du débiteur ?

Les commerçants et artisans, à l’exclusion des professions libérales
Les seuls commerçants inscrits au RCS
Les mêmes catégories que pour la sauvegarde
Les personnes morales privées et publiques

Les mêmes catégories que pour la sauvegarde

Explication

Les personnes pouvant relever du redressement ou de la liquidation sont les mêmes que celles pouvant relever de la sauvegarde. L’inscription au RCS ne définit pas à elle seule ces catégories, et les personnes morales de droit public ne sont pas incluses.

37. À l’ouverture d’une procédure, l’administrateur dispose des fonds nécessaires pour poursuivre un contrat en cours. Il choisit de le poursuivre, mais ne peut ensuite régler une échéance à son terme : quelle conséquence s’applique ?

Le contrat est résilié dès que l’administrateur choisit sa poursuite
Le contrat est poursuivi et l’échéance devient exigible à l’ouverture
Le contrat est résilié de plein droit faute de paiement à l’échéance
Le contrat est suspendu jusqu’au paiement de l’échéance

Le contrat est résilié de plein droit faute de paiement à l’échéance

Explication

La poursuite d’un contrat suppose que l’administrateur dispose des fonds nécessaires ; s’il le poursuit sans pouvoir payer à l’échéance, le contrat est résilié de plein droit. La suspension et l’exigibilité anticipée ne sont pas les conséquences prévues, et la résiliation ne découle pas du seul choix de poursuivre.

38. Un dirigeant conclut un contrat de travail malgré les pouvoirs de l’administrateur, et le salarié ignore la procédure collective. Quel est l’effet du contrat à l’égard de la procédure collective ?

Il est nul dans toutes les relations, y compris entre le salarié et le dirigeant
Il est opposable à la procédure grâce à la bonne foi du salarié
Il est opposable à la procédure dès lors qu’un salarié est engagé
Il est inopposable à la procédure collective

Il est inopposable à la procédure collective

Explication

La Cour de cassation considère que la conclusion d’un contrat de travail n’est pas un acte de gestion courante : la bonne foi du salarié ne le rend donc pas opposable à la procédure collective. L’inopposabilité à la procédure n’efface pas ses effets entre le salarié et le dirigeant, lequel engage sa responsabilité envers le salarié.

39. Quels objectifs la sauvegarde poursuit-elle dans l’ordre indiqué ?

Poursuivre l’activité, maintenir l’emploi dans la mesure du possible, puis apurer le passif selon les fonds disponibles
Poursuivre l’activité, apurer le passif selon les fonds disponibles, puis maintenir l’emploi
Maintenir l’emploi, poursuivre l’activité, puis apurer le passif selon les fonds disponibles
Apurer le passif, poursuivre l’activité, puis maintenir l’emploi dans la mesure du possible

Poursuivre l’activité, maintenir l’emploi dans la mesure du possible, puis apurer le passif selon les fonds disponibles

Explication

La sauvegarde hiérarchise ses objectifs ainsi : poursuite de l’activité économique, maintien de l’emploi dans la mesure du possible, puis apurement du passif selon les fonds disponibles. Les autres propositions modifient cet ordre ou omettent la limite des fonds disponibles.

40. Le siège social actuel d’une entreprise est situé dans le ressort de Lyon, tandis que son principal établissement d’activité se trouve à Grenoble. Quel critère détermine en principe le tribunal territorialement compétent ?

Le ressort où se trouve le siège social actuel
Le ressort où se trouve le centre principal des intérêts du débiteur
Le ressort où se trouve le principal établissement d’activité
Le ressort du tribunal auprès duquel la demande a été déposée

Le ressort où se trouve le siège social actuel

Explication

En principe, le tribunal territorialement compétent est celui du ressort où se trouve le siège social actuel. Le centre principal des intérêts sert de critère à défaut de siège social, et le lieu de l’établissement d’activité ne remplace pas le principe énoncé.

41. Une entreprise n’est pas en cessation des paiements au moment où le tribunal statue. Quelle procédure celui-ci prononce-t-il ?

Une liquidation judiciaire
Un redressement judiciaire
Une sauvegarde
Un redressement ou une liquidation au choix du tribunal

Une sauvegarde

Explication

En l’absence de cessation des paiements, le tribunal prononce une sauvegarde. Le choix entre redressement et liquidation concerne le cas où la cessation des paiements est constatée ; la liquidation et le redressement ne sont donc pas la réponse applicable ici.

42. Une créance concerne des rémunérations dues pour les cinq mois précédant le jugement d’ouverture ainsi qu’une indemnité de licenciement. Quel régime de garantie couvre ces éléments ?

Le privilège général, qui couvre les rémunérations mais écarte l’indemnité de licenciement
Le super privilège, qui couvre ces rémunérations et l’indemnité de licenciement
Le super privilège, qui couvre les rémunérations des six derniers mois
Le privilège général, qui couvre ces rémunérations et l’indemnité de licenciement

Le privilège général, qui couvre ces rémunérations et l’indemnité de licenciement

Explication

Le privilège général garantit les rémunérations des six derniers mois avant le jugement d’ouverture ainsi que les indemnités de licenciement. La période de 60 jours correspond au super privilège, qui exclut ces indemnités ; écarter l’indemnité de licenciement transpose à tort cette exclusion au privilège général.

43. Le jugement d’ouverture est rendu le 30 septembre. Jusqu’à quelle date antérieure le tribunal peut-il fixer la cessation des paiements ?

Jusqu’au 30 mars de l’année précédente
Jusqu’au 30 septembre de deux ans auparavant
Jusqu’au 30 septembre de l’année précédente
À la date du 30 septembre du jugement d’ouverture

Jusqu’au 30 mars de l’année précédente

Explication

Le tribunal peut fixer la cessation des paiements jusqu’à 18 mois avant le jugement d’ouverture : 18 mois avant le 30 septembre correspond au 30 mars de l’année précédente. Un recul d’un an ou de deux ans applique une durée différente, tandis que la date du jugement est la date réputée applicable si le tribunal ne fixe pas de date.

44. En redressement judiciaire, une période d’observation de six mois a été renouvelée de six mois. Une prolongation exceptionnelle est ensuite demandée par le procureur de la République. Quelle durée maximale peut être atteinte ?

Vingt-quatre mois
Quinze mois
Douze mois
Dix-huit mois

Dix-huit mois

Explication

Le redressement judiciaire prévoit six mois initiaux, un renouvellement de six mois et une prolongation exceptionnelle pouvant atteindre six mois à la demande exclusive du procureur de la République, soit dix-huit mois au maximum. Douze mois est le plafond de la sauvegarde; quinze et vingt-quatre mois ne résultent pas de ces durées.

45. Une entreprise connaît une cessation des paiements depuis 32 jours. Dans quel délai son débiteur doit-il déclarer cette situation au tribunal pour respecter l’obligation légale ?

Dans les 60 jours suivant la cessation des paiements
Dans les 45 jours suivant la cessation des paiements
Dans les 30 jours suivant la cessation des paiements
Dans les 90 jours suivant la cessation des paiements

Dans les 45 jours suivant la cessation des paiements

Explication

Le débiteur doit déclarer la cessation des paiements dans les 45 jours ; le dépassement expose à des sanctions civiles et éventuellement pénales. Les délais de 30, 60 ou 90 jours ne correspondent pas à cette obligation.

46. Une entreprise en difficulté risque de perdre des biens faute de mesures de protection, et l’administrateur envisage aussi de vendre un actif hors gestion courante. Que peut-il faire ?

Demander au juge-commissaire de protéger les biens et vendre l’actif lui-même
Protéger les biens et vendre l’actif sans autorisation particulière
Protéger les biens, mais renoncer à tout acte de disposition hors gestion courante
Protéger les biens et vendre l’actif avec l’autorisation du juge-commissaire

Protéger les biens et vendre l’actif avec l’autorisation du juge-commissaire

Explication

L’administrateur peut accomplir les actes nécessaires à la conservation des biens ; un acte de disposition étranger à la gestion courante nécessite l’autorisation du juge-commissaire. L’absence d’autorisation méconnaît cette condition, tandis que la protection des biens relève bien de l’administrateur.

47. Quelle personne peut bénéficier de la procédure de sauvegarde ?

Un commerçant retiré des affaires avant ses difficultés
Un groupe de sociétés dépourvu de personnalité morale
Un commerçant en activité, même non inscrit au RCS
Une collectivité territoriale exerçant une activité commerciale

Un commerçant en activité, même non inscrit au RCS

Explication

La sauvegarde est ouverte aux commerçants en activité, même s’ils ne sont pas inscrits au RCS. Le retrait des affaires concerne une précision propre au redressement et à la liquidation, tandis qu’une collectivité territoriale ou un groupe de sociétés est exclu de la sauvegarde.

48. Une entreprise est en redressement judiciaire et se trouve en période d’observation. Un licenciement économique est envisagé, mais il n’est ni urgent ni indispensable. L’administrateur peut-il le réaliser sans autorisation du juge-commissaire ?

Non, car les contrats de travail ne peuvent pas être rompus pendant l’observation.
Oui, car tout motif économique permet à l’administrateur de licencier pendant l’observation.
Non, car le licenciement doit être urgent, inévitable et indispensable, et autorisé par le juge-commissaire.
Oui, car l’autorisation du juge-commissaire suffit, même sans caractère urgent.

Non, car le licenciement doit être urgent, inévitable et indispensable, et autorisé par le juge-commissaire.

Explication

Pendant la période d’observation d’un redressement judiciaire, seuls les licenciements économiques urgents, inévitables et indispensables peuvent être réalisés par l’administrateur, avec l’autorisation du juge-commissaire. L’idée qu’un motif économique suffit confond ce régime avec le droit commun; l’autorisation seule ne remplace pas les critères requis; l’interdiction générale de rompre les contrats est trop absolue.

49. Une entreprise cesse ses paiements le 1er février et le jugement d’ouverture est rendu le 1er juin. Quelle période constitue la période suspecte ?

Du 1er février au 1er juin, période durant laquelle certains actes peuvent être annulés
Du 1er juin au 1er février, période durant laquelle certains actes peuvent être annulés
À partir du 1er juin, période durant laquelle certains actes peuvent être annulés
Du 1er février jusqu’après le 1er juin, période durant laquelle certains actes peuvent être annulés

Du 1er février au 1er juin, période durant laquelle certains actes peuvent être annulés

Explication

La période suspecte s’étend de la date de cessation des paiements jusqu’au jugement d’ouverture, et les actes accomplis durant cette période peuvent être annulés. Inverser les bornes, commencer au jugement ou prolonger la période au-delà de celui-ci ne correspond pas à cette définition.

50. Lorsqu’il examine l’ouverture d’une procédure collective, le tribunal envisage une procédure que le débiteur juge inadaptée. Quelle formalité est obligatoire pour lui permettre de défendre sa position ?

Entendre le conciliateur afin qu’il confirme le choix de la procédure
Entendre le débiteur afin qu’il puisse se défendre et contester le choix de la procédure
Vérifier les conditions d’ouverture sans entendre les personnes concernées
Entendre un créancier afin qu’il conteste le choix de la procédure

Entendre le débiteur afin qu’il puisse se défendre et contester le choix de la procédure

Explication

L’audition du débiteur est obligatoire pour qu’il puisse se défendre et contester l’opportunité de la procédure choisie. L’audition du conciliateur ou d’un créancier relève des personnes que le tribunal peut entendre utilement, tandis qu’une simple vérification ne remplace pas cette audition.

51. Pour apprécier la cessation des paiements, une entreprise possède de l’argent en banque et des titres de placement facilement négociables, ainsi qu’un immeuble qui ne peut être vendu rapidement. Quels éléments constituent son actif disponible ?

L’ensemble du patrimoine, y compris l’immeuble difficile à vendre
L’argent en banque et les titres facilement négociables
L’argent en banque, à l’exclusion des titres de placement
Les dettes échues et les titres facilement négociables

L’argent en banque et les titres facilement négociables

Explication

L’actif disponible comprend les sommes immédiatement mobilisables en caisse ou en banque et les valeurs immédiatement réalisables, telles que des titres facilement négociables. Un immeuble difficile à vendre ne répond pas à ce critère, et les dettes relèvent du passif exigible.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Ouverture des procédures collectives.

Quelles personnes peuvent demander la sauvegarde malgré l’absence d’inscription au RCS ?

Les commerçants en activité non inscrits au RCS.

Quelles autres catégories peuvent demander la sauvegarde ?

Les artisans, agriculteurs, professions libérales et personnes morales de droit privé.

Quelles personnes morales de droit privé peuvent demander la sauvegarde ?

Les sociétés, GIE, associations, syndicats et partis politiques.

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Consultez la fiche de révision complète sur Ouverture des procédures collectives.

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