QCM : droit constitutionnel (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une Constitution crée un Parlement et l’autorise à voter les lois. Quelle est la nature de ce pouvoir parlementaire ?

Un pouvoir exécutif habilité à conduire la politique gouvernementale
Un pouvoir constitué habilité à exercer une fonction déterminée
Un pouvoir souverain qui n’est soumis à aucune règle antérieure
Un pouvoir constituant originaire chargé d’établir la Constitution

Un pouvoir constitué habilité à exercer une fonction déterminée

Explication

Un pouvoir institué par la Constitution et autorisé par elle à exercer une fonction est un pouvoir constitué. Le pouvoir constituant originaire crée la Constitution, la fonction exécutive est distincte de la fonction législative, et l’absence de règle antérieure caractérise le pouvoir constituant originaire.

2. Après la chute d’un régime, une assemblée rédige une nouvelle Constitution sans se fonder sur une règle constitutionnelle antérieure. Quel pouvoir exerce-t-elle ?

Le pouvoir législatif d’adopter des lois ordinaires
Le pouvoir constituant originaire d’établir une Constitution
Un pouvoir de révision soumis à la Constitution antérieure
Un pouvoir constitué chargé d’appliquer la Constitution existante

Le pouvoir constituant originaire d’établir une Constitution

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une nouvelle Constitution sans être soumis à une règle de droit antérieure. Un pouvoir constitué est créé par la Constitution, le pouvoir législatif adopte des lois ordinaires, et la révision s’inscrit dans le cadre constitutionnel antérieur.

3. Dans un État, le Parlement agit conformément à la Constitution en vigueur, tandis qu’une rupture politique conduit à établir un ordre constitutionnel nouveau. Quelle distinction s’applique ?

Le Parlement est soumis à la Constitution, tandis que le pouvoir constituant originaire n’est, en principe, lié par aucune règle constitutionnelle antérieure
Le Parlement échappe à la Constitution, tandis que le pouvoir constituant originaire lui est subordonné
Le Parlement crée la Constitution, tandis que le pouvoir constituant originaire exerce les fonctions qu’elle prévoit
Le Parlement et le pouvoir constituant originaire sont tous deux soumis à la Constitution en vigueur

Le Parlement est soumis à la Constitution, tandis que le pouvoir constituant originaire n’est, en principe, lié par aucune règle constitutionnelle antérieure

Explication

Les pouvoirs constitués sont soumis à la Constitution qui les crée, alors que le pouvoir constituant originaire n’est, en principe, lié par aucune règle constitutionnelle antérieure. Les autres réponses inversent cette relation ou attribuent à ces pouvoirs les fonctions de l’autre.

4. Un territoire accède à l’indépendance et doit se doter d’une Constitution. Dans quelle situation le pouvoir constituant originaire intervient-il ?

Lorsqu’un Parlement exerce une fonction prévue par la Constitution
Après un coup d’État seulement, pour rompre avec le régime renversé
Lors d’une révision ordinaire, pour modifier une règle constitutionnelle existante
Lors de la naissance d’un État, pour établir son ordre constitutionnel

Lors de la naissance d’un État, pour établir son ordre constitutionnel

Explication

Le pouvoir constituant originaire peut intervenir à la naissance d’un État pour établir sa Constitution, comme lors d’une rupture avec l’ordre politique antérieur. La révision ordinaire et l’exercice des fonctions parlementaires relèvent d’autres cadres, et le pouvoir originaire n’est pas limité aux situations de coup d’État.

5. Aux États généraux, un ordre représente 80 % de la société, mais chaque ordre dispose d’une voix. Quelle part des voix cet ordre détient-il ?

Un tiers des voix
Quatre cinquièmes des voix
Deux tiers des voix
La moitié des voix

Un tiers des voix

Explication

Le vote se faisant par ordre, chacun des trois ordres dispose d’une voix : le tiers état, malgré ses 80 % de la société, n’a donc qu’un tiers des voix. Quatre cinquièmes reprend sa part démographique, tandis que la moitié et les deux tiers ne correspondent pas au vote par ordre.

6. Quelle thèse l’abbé Sieyès défend-il dans Qu’est-ce que le Tiers État ? en 1789 ?

Le clergé représente la nation, tandis que noblesse et tiers état forment une minorité démographique
Le tiers état représente la nation, tandis que noblesse et clergé sont une minorité démographique
La noblesse représente la nation, tandis que le tiers état forme une minorité démographique
Les trois ordres représentent à parts égales la nation et la population

Le tiers état représente la nation, tandis que noblesse et clergé sont une minorité démographique

Explication

Sieyès soutient que le tiers état représente la nation et que la noblesse et le clergé sont une minorité démographique. Les autres thèses attribuent à tort cette représentation aux ordres privilégiés ou confondent l’égalité institutionnelle des ordres avec leur poids dans la population.

7. À quelle date le tiers état, rejoint par des députés du clergé, se déclare-t-il Assemblée nationale ?

Le 5 mai 1789
Le 17 juin 1789
Le 20 juin 1789
Le 4 août 1789

Le 17 juin 1789

Explication

La déclaration du tiers état en Assemblée nationale, rejoint par des députés du clergé, a lieu le 17 juin 1789. Le 20 juin correspond au serment du Jeu de paume, tandis que les autres dates ne sont pas celle de cette déclaration.

8. En juin 1789, des députés se proclament Assemblée nationale puis jurent de rester réunis jusqu’à l’adoption d’une Constitution. Quelle revendication expriment ces deux gestes ?

Représenter toute la nation et exercer le pouvoir constituant originaire de la nation
Représenter le roi et préserver l’organisation politique antérieure
Représenter le tiers état seul et solliciter l’autorisation de nouveaux impôts
Représenter les ordres privilégiés et exercer une fonction législative ordinaire

Représenter toute la nation et exercer le pouvoir constituant originaire de la nation

Explication

La proclamation affirme la légitimité des députés à représenter toute la nation, et le serment du Jeu de paume revendique une mission constituante au nom de celle-ci. La représentation du seul tiers état, la demande fiscale et la défense de l’ordre ancien ne rendent pas compte de ces deux revendications.

9. À quelle date la France adopte-t-elle sa première Constitution, qui transfère la souveraineté du roi à la nation ?

Le 3 septembre 1791
Le 14 juillet 1789
En septembre 1792
En juin 1791

Le 3 septembre 1791

Explication

La première Constitution française est adoptée le 3 septembre 1791 et transfère la souveraineté du roi à la nation. Le 14 juillet 1789 renvoie au début de la Révolution, juin 1791 à la fuite à Varennes et septembre 1792 à l’instauration de la République.

10. Quelle caractérisation de la souveraineté figure dans le titre III, article 1er, de la Constitution de 1791 ?

Elle est divisible, inaliénable et imprescriptible, et appartient à la nation
Elle est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible, et appartient à la nation
Elle est une, divisible et révocable, et appartient à la nation
Elle est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible, et appartient au roi

Elle est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible, et appartient à la nation

Explication

La Constitution affirme que la souveraineté est une, indivisible, inaliénable et imprescriptible, et qu’elle appartient à la nation. La divisibilité contredit ses caractères, la révocabilité confond inaliénabilité et délégation, et l’attribution au roi nie le transfert de souveraineté.

11. Sous la Constitution de 1791, un roi exerce encore ses fonctions, mais son autorité repose sur la volonté de la nation : de quel type de monarchie s’agit-il ?

Une monarchie constitutionnelle
Une monarchie sans roi
Une république représentative
Une monarchie absolue

Une monarchie constitutionnelle

Explication

En 1791, le roi reste en fonction dans une monarchie constitutionnelle, mais il règne par la volonté de la nation et n’est plus souverain. La monarchie absolue maintient la souveraineté royale, tandis que la République et la monarchie sans roi ne correspondent pas au régime établi.

12. Dans un régime où le prince détient le monopole de la loi et où la population est composée de sujets, quelle conception du pouvoir est à l’œuvre ?

La conception d’un État de citoyens titulaires de la souveraineté
La conception d’un pouvoir constitué encadré par la Constitution
La conception de l’État absolu de l’Ancien Régime
La conception de l’État constitutionnel issu de la Révolution

La conception de l’État absolu de l’Ancien Régime

Explication

Sous l’Ancien Régime, le prince détient la souveraineté et fait ou défait la loi, tandis que la population forme un état de sujets. Le pouvoir constituant national et l’état de citoyens caractérisent l’État constitutionnel, et le pouvoir constitué est encadré par la Constitution.

13. Après une révolution, une constitution est adoptée et la population est désormais considérée comme un ensemble de citoyens : qui détient le pouvoir constituant dans cet État ?

Le peuple ou la nation
Le prince ou le roi
Les tribunaux chargés d’appliquer les lois
Les pouvoirs constitués par la Constitution

Le peuple ou la nation

Explication

Dans l’État constitutionnel issu de la Révolution, le peuple ou la nation détient le pouvoir constituant, et la population forme un état de citoyens. Le prince renvoie à l’État absolu, tandis que les pouvoirs constitués et les tribunaux exercent des fonctions encadrées par la Constitution.

14. Un gouvernement institué par une Constitution veut édicter une règle de droit qui sort du cadre qu’elle fixe : que peut-il faire au regard du principe constitutionnel ?

Il peut écarter la Constitution comme le prince faisait la loi
Il doit agir conformément au cadre constitutionnel
Il peut agir hors du cadre avec l’accord de ses membres
Il peut agir hors du cadre si la règle est utile

Il doit agir conformément au cadre constitutionnel

Explication

Une fois la Constitution adoptée, les pouvoirs constitués ne peuvent agir ni édicter des règles de droit en dehors de son cadre. L’utilité d’une règle ou l’accord des gouvernants ne lève pas cette limite, et le pouvoir de faire et défaire la loi caractérise le prince de l’État absolu.

15. Après une rupture avec l’ordre constitutionnel ancien, les détenteurs du pouvoir choisissent la procédure juridique de rédaction d’une nouvelle Constitution. Quel principe justifie leur choix ?

Le pouvoir constituant est soumis à la procédure de l’ancienne Constitution.
Le pouvoir constituant originaire est inconditionné.
Le peuple doit fixer la procédure constituante.
La procédure choisie dispense d’adopter une Constitution.

Le pouvoir constituant originaire est inconditionné.

Explication

Parce que le pouvoir constituant originaire est inconditionné, ses détenteurs choisissent librement le processus juridique d’élaboration. Le recours à l’ancienne procédure suppose à tort une contrainte préalable, le choix populaire confond titulaire et liberté procédurale, et l’absence de Constitution confond procédure et résultat.

16. Dans un pays, une junte militaire détient le pouvoir au moment où une nouvelle Constitution est élaborée. Quelle conclusion peut-on tirer sur le titulaire du pouvoir constituant ?

Il s’agit des gouvernés, même s’ils ne détiennent pas le pouvoir.
Il s’agit de l’autorité désignée par la Constitution précédente.
Il peut s’agir de la junte, car le titulaire n’est pas prédéterminé.
Il s’agit du peuple, car il est titulaire dans tous les pays.

Il peut s’agir de la junte, car le titulaire n’est pas prédéterminé.

Explication

Le titulaire du pouvoir constituant n’est pas prédéterminé et n’est pas nécessairement le peuple : une junte peut détenir ce pouvoir lors d’une rupture. L’idée que le peuple en est titulaire partout généralise à tort, les gouvernés ne se confondent pas avec les détenteurs, et la désignation par l’ancienne Constitution suppose une règle antérieure qui n’existe généralement pas.

17. Un chef d’État adopte une Constitution sans associer les gouvernés à son élaboration, puis la leur accorde. De quel mode d’établissement s’agit-il ?

D’une Constitution octroyée.
D’une Constitution élaborée par les gouvernés.
D’une Constitution ratifiée par référendum.
D’une Constitution négociée.

D’une Constitution octroyée.

Explication

Une Constitution octroyée est accordée unilatéralement par son titulaire aux gouvernés, sans que ceux-ci participent au processus constituant. Le compromis caractérise l’établissement négocié, tandis que l’élaboration par les gouvernés et la ratification référendaire impliquent leur participation.

18. Un monarque accorde une Constitution de sa propre initiative et s’engage à respecter les limites qu’elle fixe à son pouvoir. Quelle interprétation convient ?

L’octroi peut s’accompagner d’une limitation volontaire du pouvoir monarchique.
La limitation transforme nécessairement l’octroi en compromis négocié.
L’octroi implique que le monarque conserve un pouvoir sans limites.
L’octroi empêche la Constitution de fixer des règles au monarque.

L’octroi peut s’accompagner d’une limitation volontaire du pouvoir monarchique.

Explication

Une Constitution octroyée peut limiter le pouvoir du monarque si celui-ci décide de fixer des règles qu’il s’engage à respecter. L’idée d’un pouvoir nécessairement illimité confond octroi et absence de limites, la limitation volontaire n’établit pas à elle seule une négociation, et une Constitution octroyée peut bien fixer des règles.

19. Un roi et des représentants des Chambres parviennent à un compromis pour établir une Constitution. Quel mode d’établissement correspond à cette situation ?

L’octroi unilatéral, sans accord entre les forces.
L’établissement négocié, de caractère plus contractuel.
L’élaboration directe par les gouvernés réunis en assemblée.
L’établissement unilatéral, sans compromis entre les parties.

L’établissement négocié, de caractère plus contractuel.

Explication

L’établissement négocié résulte d’un compromis entre les forces en présence et présente un caractère plus contractuel qu’un octroi unilatéral. La concession unilatérale et l’établissement sans compromis relèvent de l’octroi, tandis que l’accord entre le roi et les Chambres n’équivaut pas nécessairement à une élaboration directe par les gouvernés.

20. Lorsqu’un projet de Constitution est soumis à un référendum constituant, quelle réponse est demandée à l’électeur ?

Un oui ou un non au projet de Constitution
Le choix des membres de l’assemblée constituante
Un vote des représentants sur le texte
Un avis sur les propositions de rédaction

Un oui ou un non au projet de Constitution

Explication

Le référendum constituant demande à l’électeur d’approuver ou de rejeter par oui ou par non un projet de Constitution. Un avis de rédaction relève de la consultation, le choix des rédacteurs de l’élection d’une assemblée et le vote des représentants d’une décision parlementaire.

21. Un gouvernement rédige un projet constitutionnel puis demande aux électeurs de l’approuver par référendum. À quelle étape le peuple est-il associé ?

À l’adoption, mais pas nécessairement à l’élaboration
À l’adoption et nécessairement à la rédaction
À l’élection des auteurs, mais pas à l’adoption
À l’élaboration, mais pas à l’adoption

À l’adoption, mais pas nécessairement à l’élaboration

Explication

Le référendum associe le peuple à l’adoption du projet, sans impliquer qu’il ait participé à son élaboration. Assimiler le vote à la rédaction ou à l’élection des rédacteurs confond des étapes distinctes.

22. Après un vote binaire fortement contraint, une Constitution maintient au pouvoir ses rédacteurs sans limite de durée. Comment faut-il caractériser ce référendum constituant ?

Comme une garantie d’alternance au terme du mandat
Comme démocratique puisque le choix comporte deux réponses
Comme démocratique du seul fait de la participation électorale
Comme potentiellement illusoire sur le plan démocratique

Comme potentiellement illusoire sur le plan démocratique

Explication

Un référendum peut être démocratiquement illusoire si le choix binaire est contraint et si le texte pérennise le pouvoir de ses rédacteurs. La seule présence d’un vote ne garantit donc pas la démocratie, et la pérennisation du pouvoir ne garantit pas l’alternance.

23. Un analyste compare la Charte de 1814, élaborée sans participation populaire mais limitant le pouvoir, et la Constitution de 1852, issue d’un référendum mais instituant un régime autoritaire. Quelle conclusion s’impose ?

Le degré de participation ne suffit pas à déterminer le caractère démocratique du régime
La participation populaire suffit à garantir un régime démocratique
La limitation du pouvoir prouve que les citoyens ont rédigé la Constitution
L’absence de participation populaire suffit à établir un régime autoritaire

Le degré de participation ne suffit pas à déterminer le caractère démocratique du régime

Explication

La participation des gouvernés ne permet pas, à elle seule, de déduire le caractère démocratique du régime institué : la Charte de 1814 limite le pouvoir sans participation populaire, tandis que le référendum de 1852 accompagne un régime autoritaire. La participation ne garantit donc pas la démocratie, et son absence ne prouve pas l’autoritarisme.

24. Dans la plupart des États démocratiques qui adoptent une Constitution, quelle mission reçoit l’assemblée élue par le peuple ?

Approuver par référendum le projet constitutionnel
Recueillir des avis sans élaborer de texte
Adopter les lois ordinaires de l’État
Élaborer une nouvelle Constitution

Élaborer une nouvelle Constitution

Explication

L’assemblée constituante est élue par le peuple avec pour mission d’élaborer une nouvelle Constitution. Le vote des lois ordinaires, la simple collecte d’avis et l’approbation par référendum correspondent à d’autres fonctions.

25. Une assemblée constituante rédige un projet, puis le soumet aux citoyens pour approbation par référendum. Quelle configuration est appliquée ?

Le peuple élit l’assemblée et cette élection approuve le projet
Le peuple rédige le texte par consultation et l’assemblée le ratifie
L’assemblée élabore le projet et le peuple l’approuve par référendum
L’assemblée élabore et adopte définitivement le texte sans référendum

L’assemblée élabore le projet et le peuple l’approuve par référendum

Explication

Une assemblée constituante peut élaborer un projet ensuite soumis à l’approbation populaire par référendum, cumulant ainsi les deux modes. L’adoption définitive par l’assemblée est l’autre configuration; une consultation pendant la rédaction et l’élection de l’assemblée ne remplacent pas le référendum d’approbation.

26. Pendant la rédaction d’une Constitution, des citoyens sont invités à exprimer leurs avis sur le contenu du projet. De quel mécanisme s’agit-il ?

D’un référendum constituant après l’élaboration du projet
D’une consultation populaire pendant l’élaboration du texte
De l’élection d’une assemblée constituante chargée du texte
De l’adoption définitive du texte par les citoyens consultés

D’une consultation populaire pendant l’élaboration du texte

Explication

La consultation populaire recueille des avis pendant l’élaboration et l’écriture du texte constitutionnel, et non uniquement lors de son adoption. Un référendum intervient pour approuver le projet, tandis que l’élection d’une assemblée choisit les personnes chargées de l’élaborer.

27. Dans un processus constitutionnel, les citoyens proposent des modifications, mais le comité rédacteur n’est pas tenu de les retenir et conserve la décision finale. Quel est le statut de leur participation ?

Une adoption définitive du texte par l’assemblée constituante
Un pouvoir référendaire d’approbation ou de rejet du projet
Une rédaction directe du texte constitutionnel par les citoyens
Un avis consultatif, sans pouvoir de décision des citoyens

Un avis consultatif, sans pouvoir de décision des citoyens

Explication

Dans une consultation populaire, l’avis des citoyens est consultatif et ne leur confère pas le pouvoir de décision; ils ne sont pas, à proprement parler, les rédacteurs du texte. Le pouvoir d’approuver ou de rejeter relève du référendum, tandis que l’adoption définitive peut relever de l’assemblée constituante.

28. Quel mode de composition caractérise une convention citoyenne conçue pour refléter la population ?

Des spécialistes nommés en fonction de leur expertise constitutionnelle
Des parlementaires désignés par les groupes politiques représentés
Des citoyens élus au suffrage direct parmi les candidats de chaque parti
Des citoyens tirés au sort et sélectionnés pour refléter la diversité de la population

Des citoyens tirés au sort et sélectionnés pour refléter la diversité de la population

Explication

Une convention citoyenne rassemble des citoyens tirés au sort, puis sélectionnés afin de refléter la diversité de la population. L’élection directe confond le tirage au sort avec un autre mode de désignation, les spécialistes substituent l’expertise à la représentativité et les parlementaires renvoient aux institutions représentatives.

29. Quel pouvoir permet d’adopter une Constitution et de déterminer qui est compétent pour exercer les différentes fonctions de l’État ?

Le pouvoir exécutif gouvernemental
Le pouvoir législatif ordinaire
Le pouvoir constituant originaire
Le pouvoir de révision constitutionnelle

Le pouvoir constituant originaire

Explication

Le pouvoir constituant originaire adopte une Constitution et définit les compétences des institutions. Le pouvoir de révision concerne une Constitution déjà établie, le pouvoir législatif adopte des lois ordinaires et le pouvoir exécutif met en œuvre les compétences gouvernementales.

30. Après un renversement de régime, des acteurs débattent de la rédaction d’une Constitution sans qu’aucune règle constitutionnelle antérieure ne désigne l’autorité compétente. Quelle conclusion découle de la nature du pouvoir constituant originaire ?

Son titulaire est l’organe chargé de réviser la Constitution selon la procédure établie
Son titulaire ne peut pas être connu d’avance, car ce pouvoir n’est soumis à aucune règle antérieure
Son titulaire est l’autorité que la Constitution précédente a expressément désignée
Son titulaire est nécessairement le peuple, puisque le régime vient d’être renversé

Son titulaire ne peut pas être connu d’avance, car ce pouvoir n’est soumis à aucune règle antérieure

Explication

Le pouvoir constituant originaire étant libre et non soumis à des règles antérieures, son titulaire ne peut être déterminé à l’avance. La désignation par l’ancienne Constitution contredit cette absence de règles antérieures, l’attribution automatique au peuple n’est pas fondée et la révision relève d’un pouvoir encadré par une Constitution existante.

31. Dans un pays où le peuple n’est pas titulaire du pouvoir constituant, le gouvernement veut l’associer au processus constitutionnel. Quelle démarche correspond à une association lors de la phase d’élaboration ?

Consulter les citoyens pendant la préparation du projet constitutionnel
Soumettre le texte achevé à un référendum constituant
Confier la décision finale à une juridiction constitutionnelle
Demander aux institutions représentatives de ratifier le texte achevé

Consulter les citoyens pendant la préparation du projet constitutionnel

Explication

La consultation des citoyens associe le peuple à la phase d’élaboration, avant l’adoption du texte. Le référendum constituant intervient à la phase d’adoption, tandis que le contrôle juridictionnel et la ratification par les institutions ne correspondent pas aux modalités d’élaboration mentionnées.

32. Après un conflit, des engagements internationaux demandent à un État de rédiger une nouvelle Constitution en respectant certaines contraintes. De quel phénomène s’agit-il ?

L’encadrement international du pouvoir constituant
La révision constitutionnelle selon une procédure nationale ordinaire
La formulation d’une recommandation diplomatique facultative
La négociation internationale du texte constitutionnel

L’encadrement international du pouvoir constituant

Explication

Dans un processus de paix, des engagements internationaux peuvent obliger l’État à élaborer sa Constitution en respectant certaines contraintes : c’est l’encadrement international du pouvoir constituant. La négociation internationale place le texte lui-même dans un accord, une recommandation facultative n’impose pas de contrainte et une révision concerne une Constitution déjà en vigueur.

33. Lors de l’élaboration de sa Constitution après la Seconde Guerre mondiale, quelle obligation les traités de paix ont-ils imposée à l’Italie ?

Consacrer l’existence des minorités linguistiques sur son territoire
Créer des régions autonomes pour chaque minorité présente sur son territoire
Inscrire sa neutralité militaire permanente dans le texte constitutionnel
Rédiger l’ensemble de la Constitution dans plusieurs langues officielles

Consacrer l’existence des minorités linguistiques sur son territoire

Explication

Les traités internationaux de paix ont imposé à l’Italie de consacrer dans sa Constitution l’existence des minorités linguistiques, notamment à l’article 6. La neutralité militaire, la création de régions autonomes et le plurilinguisme du texte ne sont pas l’obligation constitutionnelle décrite.

34. Deux processus constitutionnels sont comparés : dans le premier, un État rédige sa Constitution sous certaines contraintes internationales ; dans le second, le texte constitutionnel est inclus dans un accord international. Quelle distinction les sépare ?

Dans le premier, le texte figure dans un accord international ; dans le second, l’État élabore sa Constitution sous contraintes
Dans le premier, l’État élabore sa Constitution sous contraintes ; dans le second, le texte figure dans un accord international
Dans le premier, des acteurs étrangers consultent l’État ; dans le second, l’État ratifie seul un texte national
Dans le premier, une organisation internationale révise la Constitution ; dans le second, elle contrôle son application

Dans le premier, l’État élabore sa Constitution sous contraintes ; dans le second, le texte figure dans un accord international

Explication

L’encadrement international laisse l’État élaborer sa Constitution tout en respectant des contraintes, tandis que la négociation internationale place le texte constitutionnel lui-même dans un accord. L’inversion des deux situations confond ces notions, la consultation étrangère ne caractérise pas la distinction et le contrôle de l’application ou la révision internationale ne la décrit pas.

35. Quelle caractéristique décrit l’élaboration de la Constitution de Bosnie-Herzégovine dans le cadre des Accords de Dayton ?

Elle figure à l’annexe 6 des Accords de Dayton et a été élaborée en grande partie par des autorités bosniennes sans participation internationale
Elle figure à l’annexe 4 d’un traité de paix italien et a été élaborée par des autorités bosniennes avec des médiateurs européens
Elle figure à l’annexe 4 des Accords de Dayton et a été élaborée en grande partie par la communauté internationale avec des autorités bosniennes associées
Elle figure à l’annexe 2 des Accords de Dayton et a été élaborée entièrement par la communauté internationale sans autorités bosniennes associées

Elle figure à l’annexe 4 des Accords de Dayton et a été élaborée en grande partie par la communauté internationale avec des autorités bosniennes associées

Explication

La Constitution de Bosnie-Herzégovine figure à l’annexe 4 des Accords de Dayton ; la communauté internationale l’a élaborée en grande partie, avec la participation d’autorités bosniennes. L’annexe 6 confond le repère de l’accord, la rédaction exclusivement bosnienne écarte à tort le rôle international et la rédaction sans participation bosnienne omet l’association des autorités locales.

36. Que désigne l’abrogation d’une norme juridique ?

La suppression rétroactive de ses effets depuis son entrée en vigueur
La cessation de son applicabilité et de sa force contraignante pour l’avenir
La création d’une nouvelle norme qui reprend son contenu
La suspension provisoire de son application pendant une période déterminée

La cessation de son applicabilité et de sa force contraignante pour l’avenir

Explication

L’abrogation met fin à l’applicabilité et à la force contraignante d’une norme pour l’avenir. L’adoption concerne la création d’une norme, la suspension est temporaire et l’annulation rétroactive porte sur les effets passés.

37. Un juriste compare la fin d’application d’une loi à celle d’une Constitution : quelle différence caractérise le plus souvent l’abrogation constitutionnelle ?

Elle modifie généralement le texte constitutionnel selon la procédure de révision
Elle suit généralement la procédure juridique formelle prévue pour les lois
Elle maintient généralement la Constitution en vigueur sans changement
Elle n’est généralement pas encadrée par une procédure juridique particulière

Elle n’est généralement pas encadrée par une procédure juridique particulière

Explication

L’abrogation d’une Constitution n’est le plus souvent pas formalisée par une procédure juridique particulière, contrairement à l’abrogation des lois ou des décrets. La procédure formelle des lois est ici transposée à tort, le maintien en vigueur ne constitue pas une abrogation et la révision modifie une Constitution qui demeure en vigueur.

38. Un État adopte une nouvelle Constitution qui succède à celle en vigueur : quel effet est le plus souvent attribué à cette adoption ?

L’ancienne Constitution est suspendue jusqu’à une décision ultérieure
L’ancienne Constitution est abrogée par l’adoption de la nouvelle
L’ancienne Constitution est révisée et demeure le texte en vigueur
L’ancienne Constitution reste applicable à côté de la nouvelle

L’ancienne Constitution est abrogée par l’adoption de la nouvelle

Explication

Le plus souvent, l’adoption d’une nouvelle Constitution emporte l’abrogation de celle qui la précédait. Une révision conserve le texte constitutionnel en vigueur, tandis que l’application parallèle ou la suspension ne correspond pas à l’effet habituel de la succession constitutionnelle.

39. Lors de la rédaction d’une Constitution destinée à durer, quel dispositif permet d’adapter ses dispositions aux changements futurs ?

Une procédure réservant toute évolution aux pratiques politiques
Une procédure permettant de réviser ses dispositions
Une procédure confiant toute adaptation à l’interprétation des juges
Une procédure imposant de remplacer le texte à intervalles réguliers

Une procédure permettant de réviser ses dispositions

Explication

La plupart des Constitutions prévoient une procédure de révision afin de modifier leurs dispositions et d’évoluer dans le temps. Le remplacement périodique, la pratique seule et l’interprétation des juges ne définissent pas cette procédure.

40. Une Constitution évolue par les pratiques politiques, mais son texte demeure inchangé : de quel type d’évolution s’agit-il ?

D’une abrogation de la Constitution en vigueur
D’une adoption d’une nouvelle Constitution
D’une évolution informelle de la Constitution
D’une évolution formelle de la Constitution

D’une évolution informelle de la Constitution

Explication

L’évolution informelle change la Constitution sans modifier son texte, notamment par la pratique ou la jurisprudence. L’évolution formelle modifie le texte, tandis que l’abrogation et l’adoption d’un nouveau texte correspondent à la disparition ou au remplacement de la Constitution.

41. Que désigne précisément la révision constitutionnelle ?

La cessation d’application d’une ou de plusieurs dispositions constitutionnelles
La transformation de la Constitution sans modification de son texte écrit
La modification formelle d’une ou de plusieurs dispositions d’une Constitution écrite
Le remplacement d’une Constitution écrite par un texte constitutionnel nouveau

La modification formelle d’une ou de plusieurs dispositions d’une Constitution écrite

Explication

La révision est le processus de modification formelle d’une ou de plusieurs dispositions d’une Constitution écrite. L’évolution informelle laisse le texte inchangé, l’abrogation met fin à l’applicabilité d’une norme et l’adoption d’un nouveau texte remplace la Constitution.

42. Un pays doté d’une Constitution essentiellement coutumière, comme le Royaume-Uni, fait évoluer ses règles constitutionnelles par la pratique : comment qualifier cette évolution ?

Une adoption d’un texte écrit qui remplace les règles coutumières
Une abrogation des règles coutumières par une procédure constitutionnelle
Une évolution par la pratique, sans révision par une loi constitutionnelle
Une révision formelle par l’adoption d’une loi constitutionnelle

Une évolution par la pratique, sans révision par une loi constitutionnelle

Explication

La révision formelle concerne les pays dotés d’une Constitution écrite ; la Constitution essentiellement coutumière du Royaume-Uni évolue par la pratique sans être révisée par une loi constitutionnelle. La loi de révision transpose le modèle écrit, tandis que l’abrogation et le remplacement par un texte écrit décrivent d’autres processus.

43. Une Constitution institue un Parlement et lui attribue le pouvoir législatif. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre le Parlement et le pouvoir qui établit la Constitution ?

Le Parlement crée la Constitution en exerçant la compétence législative qui lui est attribuée.
Le Parlement est le pouvoir constituant, tandis que le pouvoir constitué crée la Constitution.
Le Parlement est un pouvoir constitué, tandis que le pouvoir constituant crée la Constitution.
Le Parlement et le pouvoir constituant sont deux pouvoirs constitués par la Constitution.

Le Parlement est un pouvoir constitué, tandis que le pouvoir constituant crée la Constitution.

Explication

Le pouvoir constituant crée la Constitution, qui institue ensuite les pouvoirs constitués et leur attribue des compétences. Confondre le Parlement avec le pouvoir constituant inverse cette relation, tandis que les autres réponses attribuent à tort au Parlement la création de la Constitution.

44. Un Parlement veut élargir ses compétences en modifiant la Constitution par la procédure législative ordinaire, sans intervention d’un autre organe. Quelle limite s’applique à son projet ?

Il ne peut pas modifier seul la Constitution par la procédure législative ordinaire.
Il peut modifier seul la Constitution dès lors qu’il conserve la séparation des pouvoirs.
Il peut modifier seul la Constitution si ses membres approuvent le changement.
Il peut modifier seul la Constitution si la loi porte sur ses compétences.

Il ne peut pas modifier seul la Constitution par la procédure législative ordinaire.

Explication

Un pouvoir constitué ne peut pas modifier seul la Constitution selon la procédure législative ordinaire, car il pourrait accroître ses compétences au détriment des autres organes. Assimiler la procédure législative à la procédure de révision ou invoquer l’approbation des parlementaires ne supprime pas cette limite.

45. Quel auteur affirme dans *Qu’est-ce que le Tiers État ?* que les pouvoirs délégués ne peuvent changer les conditions de leur délégation ?

Locke
Sieyès
Rousseau
Montesquieu

Sieyès

Explication

Sieyès soutient dans *Qu’est-ce que le Tiers État ?* (1789) qu’un pouvoir délégué ne peut modifier les conditions de sa délégation. Montesquieu est associé à la séparation des pouvoirs, tandis que Rousseau et Locke sont d’autres penseurs politiques, mais ne sont pas l’auteur de cette affirmation.

46. Une procédure de révision est prévue par une Constitution et l’organe chargé de l’utiliser respecte les règles qu’elle fixe. De quel type de pouvoir constituant s’agit-il ?

Du pouvoir constituant originaire, indépendant des règles constitutionnelles existantes.
Du pouvoir constituant dérivé, encadré par la Constitution existante.
D’un pouvoir constitué, créé pour exercer une compétence ordinaire attribuée par la Constitution.
D’un pouvoir constituant sans encadrement, qui établit une nouvelle Constitution.

Du pouvoir constituant dérivé, encadré par la Constitution existante.

Explication

Le pouvoir constituant dérivé découle de la Constitution en vigueur et exerce la révision selon les règles qu’elle prévoit. Le pouvoir originaire n’est pas ainsi encadré, tandis qu’un pouvoir constitué exerce une compétence attribuée par la Constitution et ne se confond pas avec le pouvoir de révision.

47. Quelle décision de 1973 de la Cour suprême des États-Unis a reconnu l’interruption volontaire de grossesse comme faisant partie de la Constitution ?

Brown v. Board of Education
Marbury v. Madison
Dobbs v. Jackson
Roe v. Wade

Roe v. Wade

Explication

En 1973, la Cour suprême des États-Unis rend Roe v. Wade et reconnaît alors l’interruption volontaire de grossesse comme faisant partie de la Constitution. Dobbs v. Jackson date de 2022 et adopte une position inverse; les deux autres décisions citées ne correspondent pas à cette évolution.

48. Quelle décision rendue en 2022 par la Cour suprême des États-Unis retient une position inverse à celle de Roe v. Wade sur l’interruption volontaire de grossesse ?

Dobbs v. Jackson
Marbury v. Madison
Brown v. Board of Education
Roe v. Wade

Dobbs v. Jackson

Explication

En 2022, la Cour suprême des États-Unis rend Dobbs v. Jackson et retient une position inverse à celle de Roe v. Wade sur l’interruption volontaire de grossesse. Roe v. Wade est la décision de 1973; les autres décisions proposées ne désignent pas ce revirement.

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Que désigne l’expression « pouvoirs constitués » ?

Les pouvoirs créés par la Constitution et habilités à exercer des fonctions déterminées.

Qu’est-ce que le pouvoir constituant originaire ?

Le pouvoir d’établir une nouvelle Constitution sans être soumis à une règle de droit antérieure.

À quelle norme les pouvoirs constitués sont-ils soumis ?

À la Constitution qui les crée.

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