QCM : Divorce et rôle du notaire — 33 questions

Questions et réponses du QCM

1. À qui le divorce est-il juridiquement réservé ?

Aux partenaires liés par un PACS
À toute personne formant un couple
Aux époux liés par un mariage
Aux concubins vivant ensemble

Aux époux liés par un mariage

Explication

Le divorce constitue un mode de rupture réservé aux personnes mariées et relève des articles 226 à 309 du Code civil. La dissolution d’un PACS obéit à un régime distinct et ne constitue donc pas un divorce.

2. Quelle distinction oppose la procédure non contentieuse à la procédure contentieuse en matière de divorce ?

La première repose sur un accord global, la seconde traite un désaccord
La première concerne les biens, la seconde concerne les enfants
La première est réservée aux couples non mariés, la seconde aux époux
La première intervient après le jugement, la seconde avant toute séparation

La première repose sur un accord global, la seconde traite un désaccord

Explication

La procédure non contentieuse correspond au divorce par consentement mutuel, fondé sur l’accord global des époux. La procédure contentieuse concerne les autres divorces, dans lesquels subsiste un désaccord entre eux.

3. Quel effet caractérise la séparation de corps ?

Elle met fin au mariage tout en maintenant les obligations patrimoniales
Elle transforme automatiquement le mariage en partenariat civil
Elle permet aux époux de vivre séparément sans dissoudre le mariage
Elle impose aux époux de partager immédiatement tous leurs biens

Elle permet aux époux de vivre séparément sans dissoudre le mariage

Explication

La séparation de corps autorise les époux à résider séparément tout en restant mariés. Elle ne produit donc pas la rupture du lien matrimonial propre au divorce.

4. Quelle réforme a déjudiciarisé le divorce par consentement mutuel et à quelle date est-elle entrée en vigueur ?

La loi du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1er janvier 2017
La loi du 23 mars 2019, entrée en vigueur le 1er septembre 2019
La loi du 11 juillet 1975, entrée en vigueur le 1er janvier 1976
La loi du 26 mai 2004, entrée en vigueur le 1er janvier 2005

La loi du 18 novembre 2016, entrée en vigueur le 1er janvier 2017

Explication

La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle du 18 novembre 2016 a déjudiciarisé ce divorce, avec une entrée en vigueur au 1er janvier 2017. Les autres dates proposées ne correspondent pas à cette réforme.

5. Quel accord les époux doivent-ils avoir pour recourir au divorce par consentement mutuel ?

Un accord sur le partage des biens, avec une décision ultérieure concernant les enfants
Un accord sur la résidence familiale, sans décision concernant le patrimoine
Un accord sur toutes les conséquences personnelles et patrimoniales de la séparation
Un accord sur le principe du divorce, avec une discussion ultérieure sur les biens

Un accord sur toutes les conséquences personnelles et patrimoniales de la séparation

Explication

Le consentement mutuel exige que les époux règlent l’ensemble des conséquences personnelles et patrimoniales, notamment les enfants et le patrimoine. Un accord limité au principe de la rupture correspondrait à une autre situation juridique.

6. Dans quelle situation l’intervention du notaire est-elle obligatoire pour liquider et partager le régime matrimonial ?

Lorsqu’aucun bien immobilier n’est détenu par les époux
Lorsqu’un des époux demande une résidence séparée pour les enfants
Lorsqu’un désaccord subsiste sur le principe même du divorce
Lorsqu’un patrimoine immobilier commun ou indivis doit être partagé

Lorsqu’un patrimoine immobilier commun ou indivis doit être partagé

Explication

Le notaire doit intervenir lorsqu’un patrimoine immobilier commun ou indivis fait l’objet d’une liquidation et d’un partage. La seule présence d’enfants ou d’un désaccord sur le divorce ne déclenche pas cette obligation notariale.

7. Dans la procédure classique du divorce sans juge, quelle étape intervient après la signature de la convention ?

La première transmission du projet par les avocats
La liquidation notariale préalable du patrimoine immobilier
Le dépôt de la convention chez le notaire
L’ouverture du délai de réflexion des époux

Le dépôt de la convention chez le notaire

Explication

Après la signature de la convention, celle-ci est déposée chez le notaire, qui délivre ensuite une attestation de dépôt. Le délai de réflexion et l’envoi du projet par les avocats interviennent en amont.

8. Dans quelle situation le divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats est-il exclu ?

Lorsqu’un époux souhaite conserver le logement familial après le divorce
Lorsqu’un des avocats demande un délai supplémentaire pour examiner la convention
Lorsqu’un enfant mineur demande à être entendu ou qu’un époux est protégé
Lorsqu’un patrimoine immobilier commun doit être partagé entre les époux

Lorsqu’un enfant mineur demande à être entendu ou qu’un époux est protégé

Explication

L’article 229-2 exclut le divorce sans juge si un enfant mineur demande à être entendu ou si l’un des époux est soumis à un régime de protection. Dans ces cas, le recours au divorce judiciaire demeure possible, contrairement à ce que suggère l’idée d’une impossibilité générale de divorcer.

9. Quel enchaînement décrit correctement le divorce judiciaire par consentement mutuel ?

Acte liquidatif conditionnel, requête conjointe, audience, partage enregistré, jugement déposé chez le notaire
Audience, requête conjointe, acte liquidatif définitif, jugement déposé, partage enregistré
Acte liquidatif conditionnel, audience, requête conjointe, jugement déposé, partage enregistré
Requête conjointe, acte liquidatif définitif, partage enregistré, audience, jugement transmis aux avocats

Acte liquidatif conditionnel, requête conjointe, audience, partage enregistré, jugement déposé chez le notaire

Explication

Les époux signent d’abord un acte liquidatif soumis à l’homologation, puis déposent une requête conjointe et comparaissent devant le juge. Après l’enregistrement de l’acte de partage, la copie exécutoire du jugement est déposée chez le notaire, ce qui lève la condition d’homologation.

10. À quel moment le mariage est-il dissous dans un divorce sans juge ?

À la date de la mention du divorce en marge de l’acte de mariage
Lorsque la convention est signée par les époux devant l’officier d’état civil
Lorsque le délai de recours contre la convention est définitivement expiré
Au dépôt de la convention contresignée par les avocats au rang des minutes du notaire

Au dépôt de la convention contresignée par les avocats au rang des minutes du notaire

Explication

Dans un divorce sans juge, le mariage est dissous dès le dépôt de la convention contresignée par les avocats au rang des minutes du notaire. La mention en marge de l’acte de mariage concerne l’opposabilité du divorce aux tiers, et non sa dissolution entre les époux.

11. Dans un divorce judiciaire par consentement mutuel, quand le mariage est-il dissous ?

Au jour où le jugement est rendu, même si un recours reste possible
Lorsque le jugement acquiert force de chose jugée et devient insusceptible de recours
Lors de la transcription du jugement sur les registres de l’état civil
Dès la signature de la convention par les époux et leurs avocats

Lorsque le jugement acquiert force de chose jugée et devient insusceptible de recours

Explication

Le divorce judiciaire par consentement mutuel produit la dissolution du mariage lorsque le jugement acquiert force de chose jugée et ne peut plus faire l’objet d’un recours. La transcription à l’état civil joue un rôle distinct concernant la publicité du divorce.

12. À partir de quelle formalité les effets patrimoniaux du divorce sont-ils opposables aux tiers ?

La date à laquelle le jugement est rendu par le tribunal
Le dépôt de la convention au rang des minutes du notaire
La date de cessation de la cohabitation des époux
La mention du divorce en marge de l’acte de mariage

La mention du divorce en marge de l’acte de mariage

Explication

À l’égard des tiers, les effets patrimoniaux du divorce prennent effet lorsque le divorce est mentionné en marge de l’acte de mariage. Le dépôt notarié ou le jugement peut déterminer la dissolution selon la procédure, mais ne remplace pas cette formalité de publicité envers les tiers.

13. Quel principe détermine la date des effets patrimoniaux du divorce entre les époux ?

La date du partage définitif des biens communs devant le notaire
La date de la première séparation matérielle, même sans accord des époux
La date d’acquisition de la force exécutoire de la convention ou celle de l’homologation, selon la procédure
La date de la mention du divorce en marge de l’acte de mariage dans toutes les procédures

La date d’acquisition de la force exécutoire de la convention ou celle de l’homologation, selon la procédure

Explication

Entre les époux, les effets patrimoniaux interviennent en principe à la date où la convention acquiert force exécutoire ou à la date de l’homologation, selon la procédure. La mention en marge concerne principalement l’opposabilité aux tiers et le partage peut intervenir plus tard.

14. Quel est l’objet de la prestation compensatoire ?

Garantir au créancier une pension identique à son ancien revenu professionnel
Répartir à parts égales les biens acquis pendant la communauté matrimoniale
Maintenir le devoir de secours entre les époux après la dissolution du mariage
Compenser autant que possible la disparité créée par la rupture dans les conditions de vie des époux

Compenser autant que possible la disparité créée par la rupture dans les conditions de vie des époux

Explication

La prestation compensatoire est un capital destiné à réduire autant que possible la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives. Elle se distingue du devoir de secours, qui cesse avec le divorce, et ne constitue pas un partage automatique du patrimoine.

15. Quel élément le juge prend-il notamment en considération pour fixer une prestation compensatoire ?

Le seul revenu actuel de l’époux qui doit verser la prestation compensatoire
La durée du mariage, l’âge, la santé, les carrières, le patrimoine et les droits à retraite
La seule valeur des biens acquis par l’époux demandeur avant le mariage
Le montant des dépenses engagées pour la cérémonie et la résidence familiale

La durée du mariage, l’âge, la santé, les carrières, le patrimoine et les droits à retraite

Explication

Le juge apprécie la situation respective des époux à partir de plusieurs éléments, notamment la durée du mariage, l’âge, la santé, les parcours professionnels, le patrimoine après liquidation et les droits à retraite. Le revenu actuel du débiteur n’est donc qu’un élément parmi d’autres, et non le critère unique.

16. Sous quelle forme la prestation compensatoire est-elle en principe versée ?

Sous forme d’une pension alimentaire révisable selon les besoins courants du créancier
Sous forme d’un transfert automatique de la moitié des biens personnels du débiteur
Sous forme d’une rente viagère, payable jusqu’au décès du bénéficiaire
Sous forme d’un capital, en argent ou par l’attribution d’un bien, avec un versement périodique limité

Sous forme d’un capital, en argent ou par l’attribution d’un bien, avec un versement périodique limité

Explication

La prestation compensatoire est en principe un capital, qui peut être versé en argent ou par l’attribution d’un bien, avec un paiement périodique limité à huit années. La rente constitue une modalité exceptionnelle et ne correspond pas à la forme de principe.

17. Quels documents relèvent principalement des formalités préparatoires permettant d’identifier les époux ?

Les relevés bancaires, les titres de propriété et les états hypothécaires des immeubles
Les décomptes de prêts, les tableaux d’amortissement et les demandes de désolidarisation
Les actes d’état civil, le contrat de mariage ou l’acte modificatif du régime et une pièce d’identité
Les statuts sociaux, l’extrait Kbis et l’évaluation des parts par l’expert-comptable

Les actes d’état civil, le contrat de mariage ou l’acte modificatif du régime et une pièce d’identité

Explication

Les formalités préparatoires comprennent notamment les actes d’état civil, le contrat de mariage ou l’acte de changement de régime matrimonial, ainsi qu’une pièce d’identité. Les autres documents servent principalement à établir le patrimoine, le passif ou la valeur de parts sociales.

18. Quels documents servent notamment à établir la masse active du patrimoine à partager ?

Les certificats de non-faillite, les statuts sociaux et les inscriptions concernant une société
Les actes d’état civil, les pièces d’identité et le contrat de mariage des époux
Les décomptes des emprunts, les sommes restant dues et les conventions de désolidarisation bancaire
Les positions bancaires, les estimations, les titres de propriété, les états hypothécaires et les documents cadastraux

Les positions bancaires, les estimations, les titres de propriété, les états hypothécaires et les documents cadastraux

Explication

La masse active recense les biens et droits et s’établit notamment à l’aide des positions bancaires, des estimations, des titres de propriété, des états hypothécaires et des documents cadastraux. Les décomptes d’emprunts servent plutôt à déterminer la masse passive.

19. Quelle démarche est nécessaire pour établir la masse passive lors de la préparation du partage ?

Faire estimer les biens immobiliers et réunir les documents cadastraux correspondants
Inscrire dans l’acte les attributions, les soultes, les frais et la convention d’indivision
Réunir les actes d’état civil et les pièces d’identité afin de vérifier l’identité des époux
Obtenir le décompte des sommes dues au jour de la dissolution et organiser, si besoin, la désolidarisation bancaire

Obtenir le décompte des sommes dues au jour de la dissolution et organiser, si besoin, la désolidarisation bancaire

Explication

La masse passive nécessite le décompte des sommes restant dues au jour de la dissolution du régime et, lorsque cela est nécessaire, la désolidarisation d’un époux par avenant ou intervention de la banque. Les estimations et les documents cadastraux servent principalement à établir l’actif, tandis que les mentions détaillées relèvent de la rédaction de l’acte.

20. Quels éléments l’acte de partage doit-il préciser ?

La durée du mariage, l’âge, la santé et les droits à retraite de chaque époux
Les seules coordonnées des époux, la date du mariage et le montant des revenus professionnels
Les seuls relevés bancaires, les titres de propriété et les estimations des biens immobiliers
La procédure, le patrimoine, les dates pertinentes, les attributions, les soultes, le passif et les frais

La procédure, le patrimoine, les dates pertinentes, les attributions, les soultes, le passif et les frais

Explication

L’acte de partage doit notamment détailler la procédure, le patrimoine, les dates des effets patrimoniaux et de jouissance divise, les attributions, les soultes, le passif, les frais et, le cas échéant, la convention d’indivision. Les autres éléments proposés concernent l’identification, la constitution du dossier patrimonial ou la prestation compensatoire.

21. Lorsqu’un acte authentique de partage comprend un immeuble, dans quel délai la publicité foncière doit-elle être effectuée ?

Dans les trois mois suivant le jugement définitif
À la clôture des opérations de partage
Avant la signature de l’acte authentique
Dans le mois suivant la signature de l’acte

Dans le mois suivant la signature de l’acte

Explication

La publicité foncière d’un partage immobilier doit être réalisée dans le mois de la signature de l’acte authentique auprès du service compétent. Cette formalité concerne les immeubles, et non les biens mobiliers.

22. Quelle charge s’applique à la publication d’un acte authentique sous condition portant sur un immeuble ?

Une taxe proportionnelle de 0,10 % et une contribution fixe de 125 euros
Une taxe fixe de 125 euros et une contribution de 0,10 % de la valeur déclarée
Une taxe fixe de 150 euros et une contribution de 0,05 % de la créance garantie
Une taxe fixe de 125 euros sans contribution proportionnelle

Une taxe fixe de 125 euros et une contribution de 0,10 % de la valeur déclarée

Explication

La publication comprend une taxe fixe de 125 euros ainsi qu’une contribution de sécurité immobilière égale à 0,10 % de la valeur déclarée de chaque immeuble. Le taux de 0,05 % concerne une hypothèque légale de copartageant, et non cette publication.

23. Sur quelle base est calculé l’émolument proportionnel perçu par le notaire lors d’un partage ?

La valeur nette revenant à chaque copartageant
Le montant des dettes prises en charge
L’actif brut à partager
La valeur fiscale des seuls immeubles

L’actif brut à partager

Explication

L’émolument proportionnel du notaire est assis sur l’actif brut à partager. Il ne se limite donc ni à la part nette d’un copartageant ni à la seule valeur des immeubles.

24. Quels sont les trois cas de divorce contentieux prévus par le droit français ?

Le divorce accepté, le divorce par consentement mutuel et la séparation de fait
Le divorce pour faute, l’annulation du mariage et le divorce amiable
Le divorce pour faute, le divorce accepté et le divorce pour altération définitive du lien conjugal
Le divorce amiable, le divorce pour faute et la séparation de corps

Le divorce pour faute, le divorce accepté et le divorce pour altération définitive du lien conjugal

Explication

Les trois divorces contentieux sont le divorce pour faute, le divorce accepté et le divorce pour altération définitive du lien conjugal. Le consentement mutuel et l’annulation du mariage relèvent de mécanismes distincts.

25. Quelle condition caractérise le divorce pour faute ?

Une séparation de fait d’au moins un an lors de l’assignation
Une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage, imputable à un conjoint
Une demande commune fondée sur la disparition de la vie commune
Un accord des époux sur le principe de la rupture sans accord sur ses conséquences

Une violation grave ou renouvelée des devoirs du mariage, imputable à un conjoint

Explication

Le divorce pour faute exige une violation grave ou renouvelée des devoirs et obligations du mariage, imputable à un conjoint et rendant intolérable le maintien de la vie commune. La séparation d’un an relève du divorce pour altération définitive du lien conjugal.

26. À quelle date la séparation de fait doit-elle avoir duré au moins un an pour permettre un divorce pour altération définitive du lien conjugal ?

À la date de l’assignation en divorce
À la date de la première audience de conciliation
À la date de la transcription du divorce
À la date du prononcé du jugement

À la date de l’assignation en divorce

Explication

La séparation de fait doit atteindre au moins un an au moment de l’assignation en divorce. La date du jugement ou celle de la transcription ne constitue pas le moment de référence prévu par cette règle.

27. Dans le divorce accepté, sur quel point les époux sont-ils d’accord ?

Sur le principe de la rupture, malgré un désaccord sur certaines conséquences
Sur la réalité d’une faute et sur toutes ses conséquences patrimoniales
Sur la durée de la séparation et sur la répartition des biens
Sur le maintien du mariage et sur l’organisation de la vie commune

Sur le principe de la rupture, malgré un désaccord sur certaines conséquences

Explication

Les époux acceptent le principe du divorce, mais peuvent rester en désaccord sur certaines conséquences personnelles ou patrimoniales. Ce mécanisme ne repose pas sur la reconnaissance d’une faute conjugale.

28. Quand le mariage est-il dissous par un divorce contentieux, et quand le divorce devient-il opposable aux tiers ?

À la cessation de la cohabitation, puis à la transcription du partage
À la demande en divorce, puis au jugement rendu en première instance
Au jugement définitif, puis à sa mention en marge de l’acte de mariage
À la première audience, puis à la signature de l’acte notarié

Au jugement définitif, puis à sa mention en marge de l’acte de mariage

Explication

La dissolution du mariage intervient lorsque le jugement de divorce devient définitif, tandis que l’effet à l’égard des tiers dépend de la mention du divorce en marge de l’acte de mariage. Ces deux dates répondent donc à des fonctions juridiques différentes.

29. Entre les époux, à quelle date le divorce contentieux prend-il en principe effet sur leurs biens ?

À la date de la première audience
À la date de la demande en divorce
À la date de la mention du divorce en marge de l’acte de mariage
À la date du jugement définitif

À la date de la demande en divorce

Explication

Entre les époux, l’effet patrimonial du divorce contentieux remonte en principe à la date de la demande en divorce. Le juge peut toutefois reporter cette date à celle de la cessation de la cohabitation.

30. Quelle mission le juge peut-il confier à un notaire pendant l’instance en divorce ?

Représenter un époux protégé dans toutes les décisions personnelles
Prononcer le divorce et fixer la faute conjugale
Remplacer le juge pour trancher définitivement les désaccords patrimoniaux
Dresser un inventaire estimatif ou préparer un projet de liquidation et de partage

Dresser un inventaire estimatif ou préparer un projet de liquidation et de partage

Explication

Le juge peut désigner un notaire pour établir un inventaire estimatif, proposer le règlement des intérêts pécuniaires ou préparer un projet de liquidation et de formation des lots. Le notaire ne prononce pas le divorce et ne se substitue pas au juge pour statuer définitivement.

31. Quelle différence caractérise les conventions conclues respectivement sur le fondement des articles 265-2 et 268 du Code civil ?

L’article 265-2 prévoit une condition suspensive, tandis que l’article 268 exige l’homologation du juge.
Les deux articles soumettent la convention à une condition suspensive sans intervention judiciaire.
Les deux articles prévoient une homologation judiciaire avant tout prononcé du divorce.
L’article 265-2 exige l’homologation du juge, tandis que l’article 268 prévoit une condition suspensive.

L’article 265-2 prévoit une condition suspensive, tandis que l’article 268 exige l’homologation du juge.

Explication

La convention fondée sur l’article 265-2 produit ses effets sous condition suspensive du prononcé définitif du divorce, alors que celle de l’article 268 doit être homologuée par le juge. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux mécanismes.

32. Quelle formalité est requise lorsque la liquidation porte sur des biens soumis à publicité foncière et que la convention est conclue pendant l’instance ?

La convention doit être approuvée par une assemblée familiale.
La convention doit être établie par un procès-verbal de difficulté.
La convention doit être signée devant le greffe du tribunal.
La convention doit être passée par acte notarié.

La convention doit être passée par acte notarié.

Explication

La liquidation de biens soumis à publicité foncière impose que la convention conclue pendant l’instance soit reçue par acte notarié. Un procès-verbal de difficulté correspond à une difficulté dans un partage judiciaire et ne remplace pas cette formalité.

33. Quel enchaînement d’actions correspond à la mission du notaire commis dans un partage judiciaire ?

Il conseille chaque partie, négocie en son nom et signe l’accord à sa place.
Il informe le juge de l’accord amiable, puis demande la clôture de la procédure.
Il prononce le divorce, tranche les contestations et ordonne la publicité foncière.
Il convoque les parties, conduit les opérations, recueille leurs dires et soumet le projet au juge.

Il convoque les parties, conduit les opérations, recueille leurs dires et soumet le projet au juge.

Explication

Le notaire commis agit comme délégué du tribunal : il convoque les parties, ouvre les opérations, recueille les dires, favorise la conciliation et transmet le projet au juge pour homologation. Le notaire choisi pour un partage amiable n’est pas le mandataire ni le conseil personnel des parties.

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Qu'est-ce que le divorce en droit civil français ?

Un mode de rupture du couple réservé aux époux.

Quels articles du Code civil régissent le divorce ?

Les articles 226 à 309 du Code civil.

Quelle procédure concerne le divorce par consentement mutuel ?

La procédure non contentieuse.

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